Fév 16

Portraits de quelques paysans et acteurs du système teikei après la catastrophe de Fukushima

«Face à l’accident nucléaire, les paysans sinistrés ont été fortement bousculés. En particulier ceux qui cultivaient de manière biologique. Ils fonctionnaient en coopération avec des groupes de consommateurs selon le système teikei de vente directe. Le teikei a servi de modèle pour la création des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) en France.
Hiroko Amemiya présente ci-après une série de portraits permettant d’avoir un aperçu de différents types de réaction et de conséquences provoquées par le drame de Fukushima.
Découragés, révoltés ou acceptant leur sort, les paysans sinistrés ont dû décider d’organiser leur avenir jusque-là « tout tracé ».
L’individualisme de certains paysans s’est révélé tandis que d’autres déclaraient rester défendre leurs villages hautement contaminés.
Chez les consommateurs, la situation a été ressentie comme cornélienne ; ils voulaient soutenir leurs producteurs partenaires mais ils ne pouvaient accepter des aliments radioactifs issus de leurs récoltes.
L’accident nucléaire a été une mise à l’épreuve pour les groupes de teikei, fondés sur le principe de coopération producteurs-consommateurs.»

« Géographies et cultures » vient de mettre en ligne ces « notes de terrain » qui tracent le portrait de plusieurs cultivateurs de la région de Fukushima sinistrés du fait de l’accident nucléaire.

La région de Fukushima est une région agricole qui fournit une grande part de l’alimentation de la région de Tokyo: du riz, des légumes, des pommes réputées, des champignons, des produits de l’élevage.
La pollution nucléaire, les ordres d’évacuation, cela a été dramatique pour les cultivateurs et éleveurs.

Un petit écho d’une réunion avec les représentants du ministère:
Un paysan dans la salle du ministère s’est levé : « Il vous faut décider rapidement où il est possible de reprendre des activités agricoles, pour quelles cultures : si nous ne pouvons cultiver du riz, que voulez-vous que nous mangions ? » Un autre a crié : « Vous m’avez évacué mais vous n’avez pas donné de consigne pour les animaux. Mes vaches, mes poulets sont encore à la ferme. Vous voulez qu’ils crèvent ? Après les animaux ce sera nous ? » La détresse des paysans gagnait toute la salle quand la délégation de fonctionnaires du ministère venus pour la discussion s’est levée pour partir.
Après une petite pause, Mme TARUKAWA, agricultrice de la ville de Sukagawa, a été appelée au pupitre pour témoigner…

Lire la suite de l’article:

    Vous y ferez connaisance de:

  • – Madame TARUKAWA Mitsuyo
    Une agricultrice dont le mari a été acculé au suicide
  • – Monsieur SUGENO Seiju
    Un agriculteur qui voudrait maîtriser la radioactivité
  • – La famille TANNO
    Une famille paysanne tente une relocalisation à l’abri de la
    radioactivité
  • – Monsieur ŌUCHI Shinichi
    Un agriculteur biologique abandonné par son groupe de teikei
  • – Madame KARASAWA Toshiko
    À la tête d’un groupe de teikei qui se défile
  • – Madame TOYA Iyo
    À la tête d’un groupe solidaire avec les agriculteurs sinistrés
Mr Ouchi Shinichi présente son jus de carottes

Mr Ouchi Shinichi présente son jus de carottes


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Référence électronique
Hiroko Amemiya, « Notes de terrain », Géographie et cultures [En ligne], 86 | 2014, mis en ligne le 08 décembre 2014, consulté le 13 février 2015. URL : http://gc.revues.org/2919 ; DOI : 10.4000/gc.2919
Éditeur : Laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENEC)
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http://www.revues.org
Document accessible en ligne sur : http://gc.revues.org/2919


Cet article fait partie d’un ensemble de publications paru dans «Géographie et cultures», intitulé: «Désastres et alimentation», tous en français et d’accès libre, dont voici la liste
http://gc.revues.org/2803

  • Nicolas Baumert et Sylvie Guichard-Anguis
    Introduction – Désastres et alimentation, le défi japonais
  • Ikuhiro Fukuda
    La transformation des pratiques et des sensibilités alimentaires après le désastre de 1923 – Modernisation et popularisation du nouveau Tokyo
  • Nobuhiro Ito
    Productions agricoles et mesures contre les famines aux époques de Muromachi et d’Edo.
  • Louis Augustin-Jean et Nicolas Baumert
    Les réactions des consommateurs japonais suite à la contamination nucléaire de mars 2011 et leurs conséquences sur le rapport au territoire
  • Keiichi Ishii et Shantala Morlans
    La reprise des activités agricoles dans les régions contaminées après l’accident de Fukushima – Un défi lancé aux agriculteurs
  • Etona Orito
    Les teikei – les précurseurs au Japon de l’agriculture biologique – face à la catastrophe nucléaire de mars 2011.
  • Jean Lagane
    L’apport des partenariats solidaires entre producteurs agricoles et consommateurs en temps de crise
  • – Hiroko Amemiya
    Notes de terrain – Portraits de quelques paysans et acteurs du système teikei après la catastrophe de Fukushima

Le 16 Février 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez aux deux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Jan 24

Rester fermes et aller de l’avant: une statue pour l’espoir.

Environ 7.000 personnes de tout le Japon ont sculpté une statue dans le bois d’une forêt dévastée par le tsunami de 2011.
La statue représente Kannon, la déesse de la miséricorde.
Le projet est de prier pour les personnes tuées par le tremblement de terre et le tsunami et de soutenir la reconstruction de la région.

Seizan Wanatabe, un sculpteur de staues boudhistes, en est le sculpteur principal.

Le sculpteur  Seizan Wanatabe sculpte Ayumi Kannon

Le sculpteur Seizan Wanatabe sculpte Ayumi Kannon (photo Seizan Watanabe)


Le bois provient d’une forêt côtière de pins à Takata-Matsubara; sur les 70.000 arbres de la forêt, un seul était resté debout, devenu le symbole de l’espoir.
Wanataba a assemblé le bois d’une vingtaine d’arbres.
La statue a 85 cm de haut et 60 cm de large.

Elle a un « sourire céleste »; elle a été nommée « Ayumi Kannon » ce qui signifie  » déesse Kannon pour avancer pas à pas ».

Dès janvier 2012, le bloc de bois de la statue avait été envoyé à une trentaine de sites à travers le pays. Les habitants pouvaient en ciseler une partie, garder les copeaux en tant que porte-bonheur et faire un don pour aider à la reconstruction de la région sinistrée.

La statue sera érigée à Rikuzentakata (préfecture d’Iwate) dans une des zones les plus touchées.

Une cérémonie pour peindre les yeux de la statue symbolisera l’infusion d’une âme; elle aura lieu le 11 Juillet.
Parole d’un survivant:

«Nous devons à ceux qui ont été tués de rester fermes et d’aller de l’avant»

Résumé d’un article de l’ Asahi Simbun du 24 janvier, écrit par Norihide FURUSAWA

Le 24 Janvier 2014


Déc 21

Fukushima-Tchernobyl: Des associations travaillent à venir en aide aux enfants des zones contaminées

Un message de l’association « Sauvez les enfants des radiations »

Les vacances d’hiver sont toutes proches ! Cherchez-vous des cadeaux uniques et originaux pour votre famille et amis ? Voici notre suggestion…

Nos organisations amies vendent des produits originaux pour amasser des fonds pour les enfants dans le besoin.
Ringono- bandeau

Un exemple, Ringono:

un groupe de japonais vivant en France et au Japon vend des badges et des cartes postales avec des dessins d’enfants de Fukushima.
Ringono offre des pommes non contaminées aux enfants grâce aux producteurs de pommes de la région d’Aomori, la pointe nord de l’île de Honshu. Aomori est la région natale des fondateurs de Ringono.
Leurs activités sont inspirées par le cure de pectine de pommes pratiquée depuis plus de 20 ans par l’institut Belrad pour les enfants de la zone contaminée de Biélorussie.
Avec la collaboration des écoles locales et d’organisations de Fukushima, Ringono fournit aux familles un dépliant qui contient des recommandations pratiques sur les aliments, utiles pour lutter contre la contamination interne.

L’information est principalement fournie par l’Institut Belrad, le dr Michel Fernex et l’association française non gouvernementale, «Les Enfants de Tchernobyl-Belarus».

Grâce à Ringono, plus de 20.000 enfants ont reçu des pommes et des brochures d’information.
Cette année encore, les enfants recevront des pommes-cadeaux pour leur santé et pour leur sourire !

Des membres de Ringono et les personnels de la cantine scolaire à Date

Des membres de Ringono et les personnels de la cantine scolaire à Date

La mesure des radiations pour le repas de la cantine: une routine quotidienne.

La mesure des radiations pour le repas de la cantine: une routine quotidienne.

Une commerçante qui vend des objets fabriqués par Ringono à Aizu-Wakamatsu

Une commerçante qui vend des objets fabriqués par Ringono à Aizu-Wakamatsu

Maison abandonnée à Minamisoma.

Maison abandonnée à Minamisoma
Photos Ringono.


Traduction de l’article, paru en anglais, de l’association «Sauvez les enfants des radiations»
Ringono signifie : champs de pommiers


En savoir plus sur les associations:

L’association « Sauvez les enfants des radiations  » World Network For Saving Children From Radiation
http://www.save-children-from-radiation.org/
Voyez la page en français et la liste des associations.

L’association RINGONO:
http://echoechanges-echoechanges.blogspot.fr/2012/02/ringono-champs-de-pommiers-association.html
http://ringono.com/fr/ (French page- ne manquez pas la video du sympathique producteur de pommes)
http://fr.jaapan.com/news/index/2820_ringono-la-pomme-dans-tous-ses-etats (si vous désirez acheter des cartes postales)

En France:
logo de enfants tchernobyl-belarusL’association française enfants de tchernobyl – belarus
http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php


Dernière minute:

Voici quelques infos que nous envoie Satoko Fujimoto, animatrice de RINGONO France qui nous autorise gentiment à utiliser ses photos

Nous sommes trop peu nombreux pour mener nos actions et nos pages en français ne sont pas souvent renouvelées. Mais nous publions régulièrement des rapports d’envoi sur FB en trois langues.
Voici le lien de notre page FaceBook, avec la mise à jour régulière en français.
https://www.facebook.com/pages/Ringono-りんご野/208927709154775

Demain nos pommes et notre feuillet d’information seront distribués aux enfants du village Katsurao, entièrement évacué depuis mars 2011, lors de leur fête de Noël. L’an dernier nous leur avons envoyé aussi des cadeaux de noël confectionnés à l’occasion de cette rencontre à Paris :
http://ringono.com/fr/2012/12/17/weekend-ringono-repor/

Nos pommes arriveront aussi à un orphelinat de la ville de Shirakawa, et l’année prochaine à la zone Osaki du département Miyagi, où la contamination est plus marquée qu’ailleurs dans le département.

Cette année à Paris nous avons également organisé une rencontre avec Kenta Sato réfugié du village Iitate :
http://ringono.com/fr/2013/04/23/iitate-paris-fr/

En France, le stand Ringono s’invite un peu partout dans des réseaux d’amis et je participe aussi à des salons ou des confés pour présenter des exposés (à venir en janvier, festival du film international des droits de l’homme à Toulouse).


le 21 décembre 2013:

Une lectrice m’écrit: « on croirait que les pommes ont un effet magique !!!»

Hélas non. Pourquoi Ringono offre-t-il des pommes ?

C’est le résultat de l’expérience de l’institut Belrad à Minsk, en Biélorussie, pays le plus touché par les retombées de Tchernobyl.

L’institut de radioprotection Belrad a été créé par des médecins qui soignent les populations obligées de vivre en territoire contaminé (Dr Nesterenko, Dr Babenko et bien d’autres)
Ces médecins ont constaté que:

  • le pourcentage d’enfants en bonne santé qui était de 85% avant la catastrophe est passé à 20% quelques années après
  • les maladies chroniques sont passées de 10% à 20%
  • Indépendemment du type de maladies, le nombre de malades a partout augmenté.
  • la fréquence des malformations congénitales, dans les territoires contaminés par Tchernobyl s’est vue multipliée par un facteur 2,3

26 ans après l’accident, les habitants des territoires contaminés continuent de consommer des aliments contaminés par le Césium137.

Le césium ingéré s’accumule préférentiellement dans les reins, le foie, le coeur. On l’y trouve à des concentrations dix à cent fois supérieures à la concentration moyenne dans le corps.

C’est le système cardio-vasculaire qui est le plus sensible à l’irradiation par le césium incorporé.
Des dysfonctionnements cardiaques ont observés
– chez 18% des enfants contaminés à moins de 5Bq/kg,
– chez 65% des enfants contaminés à 11-26 Bq/kg,
– chez 87% des enfants contaminés à plus de 74Bq/kg.

L’irradiation causée à l’intérieur du corps par la consommation d’aliments contaminés est plus dangereuse que celle due au rayonnement externe.

Cette contamination interne ne peut être mesurée que par un radiamètre « corps entier »; un compteur Geiger standard ne peut la percevoir.

Même de faibles doses de contamination interne peuvent provoquer de graves maladies et la mort

Le but des médecins de l’institut de radioprotection Belrad est donc double:
1. Conseiller les populations sur les aliments à consommer, la façon de les cuisiner
2. Éliminer le plus efficacement possible les radioéléments du corps:

Normalement, l’évacuation spontanée de la moitié du césium incorporé prendra 90 à 150 jours pour un adulte; 15 à 75 jours pour un enfant.
Vivant dans une région où on est obligé de consommer des aliments contaminés – même s’ils sont « dans les normes » – le césium éliminé est immédiatement remplacé.

Il est donc nécessaire d’accélérer l’élimination des radionucléides du corps. Pour cela les médecins de Belrad utilisent la Pectine.
C’est un élément naturel présent dans les fruits et légumes (spécialement citrons, oranges mandarines, betteraves et POMMES.)

La pectine est une grosse molécule qui a la faculté de fixer et d’évacuer du corps humain (par les selles)les radionucléides et d’autres matières nocives.

Des extraits de pommes ont été mis au point et homologuées (Vitapect).

Une cure de Vitapect de 3 à 4 semaines est capable d’éliminer du corps jusqu’à 90% des radionucléides.

On pratique deux cures de 3 semaines par an; 3 à 4 cures par an dans les territoires très contaminés.
(1 cuillère à café deux fois par jour pour un enfant)

Ces informations sont tirées du petit livre de Vladimir BABENKO : « Après l’accident atomique; guide d’une radioprotection efficace » (éditions Tatamis)
Disponible en France chez votre libraire ou sur internet. Il a été traduit en japonais.

Alors, manger quelques pommes bien sûr ne va pas vous nettoyer de tous vos radionucléides.Je ne sais pas combien il faut de pommes pour faire 2 cuillères à café de Vitapect. On a vu qu’il faut plusieurs cures de 3 semaines par an.
Le geste de Ringono est un geste de solidarité et d’information.

Je crois qu’on envisageait de produire de la pectine au Japon. je ne sais pas où c’en est. Si un lecteur a une information à ce sujet, je le remercie de me la signaler.

En France:
L’association française «enfants de tchernobyl – belarus» soutient l’institut Belrad


Avr 12

Ishinomaki: Une ville ravagée par le Tsunami qui revit

Ne manquez pas d’aller visiter le Blog Tokyo-Paris allers et retours
On y voit comment les habitants d’une ville sinistrée mais non handicapée par le nucléaire ont su redresser la situation.

carte situation Ishnomaki

«A la fin du mois de mars, j’ai passé quelques jours à Ishinomaki dans la région du Tôhoku, nord-est du Japon touché par le séisme puis le brutal tsunami du 11 mars 2011.
Donc juste deux ans après le cataclysme qui a particulièrement touché Ishinomaki puisqu’il y fit 3097 victimes et 2770 disparus sur une population de 164 000 habitants (la commune est vaste et regroupe en fait un ensemble de six villes qui ont fusionné en 2005, en littoral d’une baie équivalente en superficie à celle du Mont St Michel).
Au total, dans tout le Tôhoku, on déplore 18 000 victimes et disparus, dont presque le tiers sur le territoire de Ishinomaki, ce qui est énorme.

Ishinomaki se situe à l’embouchure d’un petit fleuve côtier, la Kawakami-gawa. Ses alluvions ont créé la baie et la plaine littorale, alors que partout ailleurs la côte est extrêmement découpée et escarpée. Ce site est donc plus propice à l’implantation d’équipements portuaires, d’industries (dont une grande papeterie qui a repris ses activités), d’entrepôts ; le lieu semble favorable à l’essor d’une ville…»

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Mar 04

« Nuclear Nation »,l’histoire des réfugiés de Fukushima

Atsui Funahahashi

Le réalisateur
Atsui Funahashi

Depuis les années 60 on avait promis la prospérité à Futaba avec des allégements fiscaux, des subventions majeures pour compenser la présence de la centrale.
La population de Futaba a maintenant perdu sa patrie.
A travers leur agonie et frustration le film pose la question du coût réel du capitalisme et de l’énergie nucléaire.

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Fév 18

Vous pouvez appuyer la demande d’évacuation des enfants de Fukushima vers des territoires non contaminés

Ci-dessous le message de Miho, japonaise, membre du Collectif Independent WHO

Bonjour à toutes et tous,
J’ai reçu une demande urgente de M. Toshio Yanagihara, un avocat qui représente 14 enfants de Fukushima qui demandent l’évacuation collective de la zone contaminée. M. Yanagihara et les autres partisans organisent une manifestation le 23 Février à Tokyo. Ils sont à la recherche de plus de gens qui peuvent soutenir ce mouvement. Comme vous le savez peut-être, la récente enquête de santé sur les enfants de Fukushima a révélé que trois enfants avaient déjà été opérés sur le cancer de la thyroïde et qu’il y avait 7 autres enfants qui subiraient la même conséquence.
M. Yanagihara vous serait reconnaissant si vous pouvez vous inscrire comme « supporter » et laisser éventuellement un commentaire sur le site internet ci-dessous :
http://www.fukushima-sokai.net/action/adovocates-e.php
Bien amicalement,
Kozawa -Hoffmann Miho


Independent WHO «pour une OMS indépendante» a été créé après la catastrophe de Tchernobyl. L’organisation demande que cesse la subordination de l’OMS (WHO) à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). La survenue de la catastrophe de Fukushima a confirmé la nécessité de l’indépendance de l’OMS par rapport au lobby nucléaire.


Le cancer de la thyroïde est un cancer normalement rare

en France données INVS:
1 à 2 cas par an et par million d’enfants de moins de 15 ans
45 cas par an par million d’adultes

Les chiffres de la préfecture de Fukushima sont donnés pour 38 000 enfants (3 cas, peut-être 10).

3 cas sur 38 000, cela ferait déjà 78 fois plus que le nombre de cas attendus normalement…


Vous pouvez voir ici la video de l’intervention de Mr Yanaghiara et du maire de Futuba aux nations unies


Dr Helen Caldicot

Dr Helen CALDICOTT


Voici également l’intervention du Dr Helen Caldicot, médecin pédiatre australienne.


Comment cela se passe autour de Tchernobyl:

«Au Belarus, quelque 2500 enfants ont contracté un cancer de la thyroïde entre 1986 et 2004»
Etat de santé des enfants au Belarus après l’acident de la centrale nucléaire de Tchernobyl
par la pédiatre Galina Bandajevskaya

une citation du livre :
Tchernobyl. Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature.
par A. Yablokov – V & A Nesterenko

Les particularités caractéristiques de la diffusion et de l’apparition du cancer de la thyroïde de Tchernobyl sont très différentes des données, largement utilisées comme références, sur les conséquences des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Le cancer de Tchernobyl :
– apparaît beaucoup plus tôt (non après 10 ans, mais déjà au bout de 3-4 ans après l’irradiation) ;
– il se développe dans une forme beaucoup plus agressive ;
– il ne touche pas seulement les enfants, mais des personnes adultes au moment de l’irradiation.
Il est erroné de penser que ce cancer est facilement guérissable chirurgicalement. Bien que dans la majorité des cas il soit curable par l’opération, dans un tiers des cas environ le cancer continue à se développer après l’intervention. En outre, dans tous les cas de la cure chirurgicale sans exception le malade reste invalide pour toute la vie, dépendant entièrement des médicaments.
Enfin, il faut tenir compte du fait que le cancer de la thyroïde n’est que la pointe de l’iceberg des affections radio induites de cet organe (cf. partie 6.3.2.) – pour chaque cas de cancer il y a des centaines de cas d’autres maladies de la thyroïde, qui altèrent aussi son fonctionnement.


Note

Séparer les enfants de leurs familles ? cela poserait d’autres problèmes. Je ne sais pas comment les japonais voient cela. Je pense qu’il faut donner aux familles qui le demandent le moyen d’aller s’installer ailleurs. Bien des familles qui en ont les moyens sont déjà parties. Un minimum, à mon sens ce serait de ne tolérer la mise en circulation que d’une nourriture saine et d’offrir aux enfants des séjours en milieu non radio-actif.
Mais la politique du gouvernement japonais est de faire vivre les populations dans des zones contaminées jusqu’à 20 mSv/an et d’utiliser de la nourriture locale, plus ou moins contaminée.
Le maire démissionnaire de FUTABA s’est insurgé contre cette volonté du gouvernement d’obliger les populations à vivre en milieu contaminé à 20 mSv/an. Alors que la norme internationale est de 1 mSv/an.
Pour la signification de ces chiffres au niveau des conséquences pour la santé, voir le petit « vademecum » accessible en haut de page.

Le 18 février 2013


Jan 18

Les actes du forum de Genève organisé par le « Collectif Santé et Nucléaire pour une OMS indépendante » bientôt disponibles.

Pour parer à l’omerta officielle sur les effets des rayonnements ionisants, le collectif « independent WHO » a organisé un forum à Genève en mai 2012. Il a réuni des citoyens, des scientifiques indépendants de Biélorussie, du Japon , d’autres pays européens:

Pourquoi ce forum ?

couverture du livre
« Plus de 26 ans après le début de la catastrophe sanitaire de Tchernobyl, presque deux ans après le commencement de celle de Fukushima, le scandale de l’omerta sur les effets des rayonnements ionisants continue. Dans la région de Fukushima, il y a de plus en plus de malades dans la zone sinistrée, notamment des enfants.
Comme les victimes de Tchernobyl, les citoyens, médecins et scientifiques indépendants japonais sont obligés de s’organiser face aux carences des autorités et des organisations internationales, dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui, malgré les leçons sur les effets des rayonnements ionisants qu’elle aurait dû tirer de Tchernobyl, est toujours soumise à l’accord du 28 mai 1959 qu’elle a signé avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Lire la suite

Jan 10

Séjour en territoire non contaminé pour des enfants de Fukushima

A l’occasion des vacances de fin d’année, un troisième séjour a été organisé dans la ville de Takashima, une ville proche de Kyoto, pour des enfants vivant dans des zones fortement contaminées par la catastrophe de Fukushima.

Mme Makiko Fujimoto

C’est une mère de famille, Makiko Fujimoto, qui est à l’initiative de ces séjours, simplement parce que pour elle, il est naturel de faire le maximum pour que les enfants, d’où qu’ils soient, puissent être heureux, sans souffrances.

Ainsi, après un premier séjour au printemps 2012, puis un second durant l’été, c’est une quarantaine d’enfants, accompagnés d’une dizaine de parents, qui ont pu bénéficier pendant 9 jours de ce troisième séjour et quitter pour un petit moment les endroits fortement contaminés où ils vivent.
Pendant quelques jours, ils vont donc pouvoir bénéficier d’une nourriture non contaminée, biologique, variée et très bien présentée. Lire la suite

Nov 24

Situation au Japon-Novembre 2012

Le site Kibô promesse, un site de solidarité avec les japonais nous fait un état de la situation en cette fin d’année:

Santé

Alors que le taux de naissance est en chute libre en 2012 au Japon (-0,76‰ par rapport à 2011), la moitié des enfants de Fukushima ont des problèmes thyroïdiens.
Les cantines n’hésitent pas à servir de la nourriture contaminée (ici depuis août 2011), pour soutenir les producteurs, mais au détriment de la santé des enfants.
Les services d’urgence sont débordés, et plusieurs personnalités japonaises ont dû être hospitalisées. Lire la suite

Nov 11

Pour ne pas oublier FUKUSHIMA, prenons la Bastille d’Iode !

11 novembre 2012 – Solidarité avec les japonais
Par Yûki TAKAHATA

«Prenons la Bastille d’iode», le deuxième rassemblement mensuel antinucléaire en soutien à la population japonaise, aura lieu ce dimanche 11 novembre à la Bastille à 14h, co-organisé par Sortir du nucléaire Paris et Yosomono-net France (le réseau des ressortissants japonais). Il est associé au grand rassemblement organisé par la coalition antinuclaire de Tokyo qui va occuper les quartiers de ministère et du Parlement, ainsi qu’à des actions à Londres, à Berlin, à Berne et à Florence.

L’intervention de Yûki TAKAHATA
(auteure, traductrice japonaise)
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