Jan 12

L’UE va assouplir ses restrictions sur l’importation des produits alimentaires de Fukushima.

Traduction d’un article du Japan Times du 9 janvier 2016

Kyodo
Le ministre japonais de l’agriculture a annoncé que l’Union Européenne va commencer samedi à assouplir les restrictions imposées aux importations de produits alimentaires japonais à cause du désastre nucléaire de Fukushima; y compris les légumes et la viande produits dans cette préfecture.

Tsuyoshi Takagi, ministre du cabinet en charge de la reconstruction concernant le tremblement de terre, le tsunami et la crise nucléaire de Mars 2011, a salué la décision de l’Union Européenne. Jusqu’à présent, tous les produits alimentaires en provenance de Fukushima, à l’exception des boissons alcoolisées devaient être expédiées accompagnées d’un certificat de test de radioactivité.

Selon le ministre de l’agriculture, cette exigence sera supprimée pour les légumes et les fruits, car leur niveau de radiations en 2013 et 2014 n’a jamais dépassé le niveau autorisé; à l’exception des kakis, des produits de l’élevage, du thé et des soba [Les soba sont un mets japonais fait de farine de sarrasin. Avec les udon et les rāmen, ce sont les pâtes les plus consommées au Japon.].

D’autres aliments originaires de la préfecture, comme le riz, les champignons, le soja et certains produits de la pêche -sauf les pétoncles, les algues et les poissons vivants- resteront soumis à l’obligation des tests de radioactivité.

Les limites autorisées sont fixées à 100 Becquerels par Kg pour les légumes et les fruits, 50 Bq/kg pour les boissons lactées, les aliments pour enfants, et 10 Bq/kg pour l’eau potable, conformément aux normes japonaises.

Cette évolution de l’UE est conforme à l’annonce faite en Novembre dernier par le ministre japonais de l’agriculture, des forêts et de la pêche, que l’union assouplira ses restrictions après approbation de la commission européenne.

Cette décision arrive également alors que l’Union Européenne et le Japon sont en cours de négociations pour un accord de libre échange. Au cours de ces négociations, Tokyo recherche l’élimination des droits de douane sur les véhicules japonais alors que Bruxelles cherche à augmenter ses exportations par la réduction des droits sur le porc, le fromage, le vin et autres produits agricoles.

Lors d’une conférence de presse vendredi, le ministre Takagi a affirmé: « Nous allons nous efforcer de faire en sorte que les restrictions sur tous les produits de Fukushima soient éliminées.» Le ministre a ajouté qu’il continuera à travailler avec d’autres pays pour que soient levées les restrictions similaires imposées après que la triple fusion à la centrale nucléaire de Fukushima ait provoqué des inquiétudes au sujet de la sécurité des aliments produits au Japon.

L’Union Européenne va également supprimer les restrictions sur les importations de produits alimentaires de Aomori et Saitama.

En dehors de Fukushima, des restrictions resteront en vigueur pour certains articles produits dans 12 préfectures du nord-Est, de l’Est et du centre du Japon.
Au moins 14 pays, y compris l’Australie et la Thaïlande ont aboli les restrictions sur les importations de produits alimentaires japonais; tandis que des dizaines de pays comme la Corée du sud maintiennent des réglementations spéciales.

L’article du Japan Times en anglais


Note

On voit que le commerce « libre et non faussé » et la sauvegarde de l’industrie nucléaire passent avant la santé des citoyens. En Europe comme ailleurs.
Voir les articles:
– L’Europe envisagerait d’alléger les contrôles de radioactivité de certains aliments en provenance de Fukushima.cliquer ici
– En cas de catastrophe nucléaire en Europe nous mangerons contaminé.
cliquer ici

Le 12 Janvier 2016

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

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Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Oct 15

En cas de catastrophe nucléaire en Europe nous mangerons contaminé

Des autorisations de contamination radioactive des aliments excessivement élevées sont sur le point d’être adoptées par le Conseil de l’Union Européenne en cas d’accident nucléaire.

La CRIIRAD a analysé le dossier; elle a relevé des erreurs et anomalies inacceptables. Devant l’impossiblité de contacter les auteurs de ces normes, bien cachés derrière le secret administratif, elle s’adresse maintenant au Président de la République.

Je reprends ci-dessous des extraits de la lettre ouverte de la CRIIRAD au président de la République
Que vous pouvez consulter en entier ici
(La mise en page est de Vivre après Fukushima)

LETTRE OUVERTE de la CRIIRAD
au Président de la République

Le 14 Octobre 2015
Objet : ACCIDENT NUCLEAIRE / CONTAMINATION RADIOACTIVE DES ALIMENTS
Responsabilité des autorités françaises dans l’adoption d’un règlement exposant la population à des niveaux de risque inadmissibles

Monsieur le Président,
Le Conseil de l’Union européenne est sur le point d’adopter un règlement fixant des limites de contamination alimentaire excessivement élevées en cas d’accident nucléaire.
Comme vous le savez, un règlement européen est d’application directe et obligatoire en France, sans possibilité d’adaptation. Il faut donc agir avant son adoption.
Le projet a été élaboré par la Commission européenne sur la base des travaux du groupe d’experts de l’article 31 du traité Euratom (rapport d’expertise RP 105 de 1998, confirmé par les avis de 2011 et 2012).
Les vérifications auxquelles nous avons procédé montrent que les niveaux de risque associés aux limites européennes sont 10 à 100 fois supérieurs à ce qu’affirment les responsables.
Ces écarts proviennent d’une accumulation d’erreurs, d’incohérences et d’omissions qui discrédite le rapport des experts et invalide ses conclusions.

Les quelques exemples ci-après vous permettront de comprendre qu’il ne s’agit pas de points de détail. Les experts ont en effet :

  • 1/ « oublié » de comptabiliser l’impact de l’une des 5 catégories d’aliments !
  • 2/ méconnu le problème crucial de la dose à la thyroïde (responsable, après Tchernobyl, d’une véritable épidémie de cancer dans la cohorte des plus jeunes enfants) !
  • 3/ défini des limites pour un accident lointain (à plus de 1 000 km des frontières) alors que le règlement s’applique aussi – et avant tout – aux accidents pouvant survenir en Europe !
  • 4/ dimensionné les limites pour 1 ou 2 gorgées d’eau par jour alors que le règlement stipule que les calculs ont tenu compte d’une consommation d’eau courante !
  • 5/ commis des « erreurs » conduisant à sous-évaluer de 10 fois à 200 fois ( !) les doses reçues par les enfants de 1 an du fait du plutonium !

(Cf. démonstrations dans les annexes 1 à 4)…

Nous nous sommes demandé comment les Etats européens pouvaient se mettre d’accord sur des limites aussi dangereuses, fondées sur un rapport truffé d’erreurs ?…

Un courriel des autorités autrichiennes nous apprend que les représentants des Etats membres ont été pleinement informés des travers du rapport d’expertise. L’Autriche et l’Allemagne sont intervenues mais, faute de majorité, n’ont pu obtenir la révision du rapport et ont tenté de compenser ses insuffisances tout en s’efforçant d’éviter le pire : des Etats membres ont en effet soutenu « longtemps – et avec véhémence » les dispositions autorisant, en situation d’urgence, la fixation de limites encore supérieures aux niveaux définis dans le règlement !

Sur la base des informations transmises par le cabinet du ministère de la santé autrichien, nous souhaitons obtenir des réponses aux 2 questions suivantes :

  • 1/ Pourquoi la France n’a-t-elle pas joint ses efforts à ceux de l’Autriche et de l’Allemagne pour remettre à plat le travail d’expertise ? Comment nos représentants ont-ils pu accepter que la protection de plus de 500 millions d’Européens dépende d’un rapport qui sous-évalue scandaleusement les doses ? Ainsi que vous pourrez le constater en lisant l’annexe 2, les experts se sont trompés de façon grossière dans leurs calculs sur le taux de plutonium dans les aliments pour nourrissons ! : couvrir de telles erreurs est impardonnable…
  • 2/ Est-ce plus grave encore ? La France s’est-elle battue pour que soit autorisé, en cas d’accident, le relèvement des limites de contamination définies dans le règlement ?

Le 30 ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl approche et notre question s’inscrit dans un contexte historique difficile à oublier : en 1986, le service chargé de la surveillance radiologique du territoire français a enfreint délibérément, systématiquement et ouvertement le règlement européen interdisant l’importation d’aliments présentant des taux de césium radioactif supérieurs à 600 Bq/kg. Son directeur, le Pr PELLERIN, a signé nombre de télex faisant état de résultats d’analyse dépassant largement ces limites et invariablement assortis de la mention « ces produits sont sans exception consommables sans restriction »

…. En cette année 2015, alors que la révision de ces textes est enfin à l’ordre du jour, la préoccupation des autorités françaises est-elle encore et toujours de préserver les intérêts de l’industrie nucléaire, quoi qu’il en coûte pour la santé des personnes, et tout particulièrement des enfants ? Les calculs que nous avons conduits montrent qu’ils supporteront la plus lourde part du détriment : la moitié des cancers provoqués par la consommation des aliments légalement contaminés se développera dans leur organisme alors qu’ils ne représentent que 15% de la population.

… Ne laissez pas vos conseillers vous convaincre qu’en cas d’accident grave, les limites pourront toujours être revues à la baisse… en situation d’urgence, chaque heure compte. Il ne sera plus temps de débattre, de consulter les experts et de tenter de trouver un accord qui satisfasse les 28 Etats membres.

Compte tenu des enjeux sanitaires, nous considérons que votre responsabilité et celle de votre gouvernement sont engagées. A ce jour, le projet de règlement n’a pas été adopté par le Conseil de l’Union européenne : vous pouvez encore refuser de le cautionner et demander qu’il soit procédé, dans les plus brefs délais, à un réexamen complet et approfondi des textes et de leur justification, aussi bien scientifique qu’éthique.

La pétition que nous avons lancée pour une « refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation, incluant la réduction drastique des niveaux de contamination autorisés en cas d’accident nucléaire » a recueilli à ce jour plus de 30.000 signatures. Elles seront bien plus nombreuses lorsque le dossier sera médiatisé car la gravité des faits révolte tous ceux qui en prennent connaissance.

…espérant un changement radical dans la position de la France, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre respectueuse considération.

Le président de la CRIIRAD, Roland DESBORDES
P/o Corinne CASTANIER, Responsable Réglementation / Radioprotection
Copie à : Premier ministre et Ministres en charge de la santé, de l’écologie, de l’agriculture et de la Contamination des aliments en Europe en cas d’accident nucléaire

Lire la lettre ouverte en entier
Les annexes détaillant erreurs du projet.
Signer la pétition


La CRIIRAD

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses homologué.

Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org


Note

Les Normes, c’est sur le papier. Mais où sont les matériels de détection ? Les personnels sachant les mener au bon endroit et réaliser des mesures fiables ? Comment les aliments trop contaminés seront-ils sortis des circuits alimentaires ? Le consommateur sera-t-il informé du niveau de contamination de ce qu’il achète ?
Les femmes enceintes et les enfants devraient pouvoir accéder à des aliments non contaminés.
La gestion des suites d’un accident nucléaire est un vrai casse-tête. Il vaudrait-mieux qu’il n’y ait plus d’accident grave. Ce qui signifie l’arrêt des installations nucléaires en commençant par les plus vieilles. Resteront les problèmes non résolus du démontage des installations et pour les siècles qui suivent la gestion des tonnes de déchets radioactifs dangereux.


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Oct 01

420 Bq/kg de césium 134/137 dans des champignons vendus sur un étalage à Gunma

Le 25 septembre 2015, le Ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales a déclaré avoir relevé une haute radioactivité en Cs 134/137 dans des champignons déjà en vente.

situation de Gunma
Le record est de 420 Bq/kg dans des Shimeji. L’analyse a été menée par le National Institute of Health Sciences (Institut National des Sciences de la Santé).

Ils ont également relevé de 120 à 240 Bq/kg de Cs 134/137 dans 3 autres échantillons de champignons.

Tous étaient en vente et produits dans la préfecture de Gunma (200 km de la centrale).

L’échantillonnage a eu lieu mi-septembre.


J’ai simplement repris l’article original du Fukushima Diary: http://fukushima-diary.com/2015/09/420-bqkg-of-cs-134137-detected-from-mushroom-sold-on-a-shelf-in-gunma/


NOTE:

La teneur normale en Césium de tout objet ou être vivant sur terre est de ZÉRO.
Le Césium est un poison entièrement fabriqué par les industries nucléaires civile et militaire.
Les champignons sont connus pour concentrer la radioactivité du sol. Les japonais consomment beaucoup de champignons.

    Les normes alimentaires japonaises concernant les Césiums depuis le 1 Avril 2012:

  • 100 Bq/kg pour les aliments en général
  • 50 Bq/kg pour la nourriture pour enfants
  • 10 Bq/l pour l’eau potable

L’Europe s’est alignée sur ces chiffres. Mais un projet de réglement européen «en cas d’accident nucléaire» est en cours que critique vivement la CRIIRAD.
La CRIIRAD considère que ce projet établit des normes bien trop élevées, notamment pour les enfants. Certains chiffres sont manifestement erronés. Elle a demandé les coordonnées des « experts » qui ont rédigé ce projet , mais l’administration refuse de les communiquer.

Voir le dossier de la CRIIRAD

4 articles de Vivre-apres-fukushima traitent de ce problème:

Le 1er Octobre 2015

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Sep 05

ACCIDENT NUCLEAIRE : les risques encourus par 500 millions d’Européens dépendent d’experts anonymes, qui ne rendent compte à personne !

je reprends ici in extenso le communiqué de la CRIIRAD du 3 septembre 2015
Voir également l’article du 21 Mai 2015
Une analyse détaillée du projet contesté – 6 avril 2015

Les autorités françaises et européennes maintiennent le secret sur l’identité des experts qui ont validé les limites de contamination applicables aux aliments après un accident nucléaire.
Ces limites sont excessivement élevées et exposeront les populations, en particuliers les enfants, à des niveaux de risque inacceptables.

La CRIIRAD poursuit son combat pour la transparence : nous vous avons informés récemment de nos échanges avec la Direction Générale de la Santé (qui tente de décliner toute responsabilité dans le dossier). Ce nouveau message porte sur le volet européen : dans notre courrier d’hier, nous avons mis la Commission au pied du mur : reconnaitre ou nier la réalité des anomalies identifiées dans le rapport de ses experts.

BRAS DE FER AU NIVEAU EUROPEEN

Le 29 juillet dernier, la Commission européenne a adressé un second courrier à la CRIIRAD, avec de nouvelles explications sur ce qui motive son refus de communication

1/ la Commission indique qu’elle ne saurait imposer au groupe d’experts de l’article 31 les règles de transparence habituelles puisque la nomination des membres de ce groupe ne relève pas de ses attributions mais de celles du Comité Scientifique et Technique, comité institué en application de l’article 134 du traité Euratom.

· Bien des zones d’ombre subsistent et peut-être s’agit-il d’une nouvelle échappatoire. La réponse ne tardera pas car la CRIIRAD a décidé de prendre la Commission au mot et de saisir le Comité Scientifique et Technique des mêmes demandes de communication des noms et références professionnelles des experts du groupe 31 Euratom : lire le courrier adressé au CST.

2/ la Commission européenne précise qu’elle est d’autant moins convaincue de la nécessité de publier le nom des experts qu’elle ne partage pas l’analyse que fait la CRIIRAD de leur travail scientifique. Cette déclaration est totalement gratuite car la Commission ne répond à aucun des arguments développés par la CRIIRAD. Il faut donc l’obliger à se confronter au fond du dossier.

· Dans un nouveau courrier la CRIIRAD a donc détaillé l’une des 12 anomalies majeures du rapport d’expertise et mis au défi la Commission européenne de reconnaître, ou de nier, sa réalité. L’exemple choisi est facile à exposer : les experts Euratom se trompés sur le coefficient applicable ce qui les conduits à sous-évaluer d’un facteur 10 la dose reçue par les nourrissons en cas d’ingestion de plutonium (le risque réellement encouru est donc 10 fois supérieur à ce qu’ont écrit les experts).
La suite permettra de déterminer si la Commission reste solidaire de ses experts (et choisit l’intérêt particulier contre l’intérêt général et la protection sanitaire des populations) ou si elle est en capacité de reconnaître les fautes qu’ils commettent et d’obtenir leur correction. Dans ce cas, un dialogue pourrait s’ouvrir sur la douzaine d’omissions, contradictions, insuffisances et autres irrégularités graves que la CRIIRAD a repérées. Il serait plus que temps : le Conseil de l’Union européenne devrait adopter le projet de règlement dans les tous prochains mois !

Ces nouveaux éléments ont été transmis ce jour à la médiatrice européenne, dans le cadre de la plainte que la CRIIRAD a déposée contre la Commission européenne.

Très bonne lecture à tous !
Très cordialement
L’équipe de la CRIIRAD


PS : nous comptons sur vous pour diffuser l’information et appeler vos parents, amis et contacts à signer la pétition.
Pour plus d’information, accédez ici au dossier complet

CRIIRAD
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes
sur la Radioactivité
29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
asso@criirad.org – www.criirad.org

Le 5 septembre 2015

Juil 10

Sécurité alimentaire: le Parlement européen refuse de protéger la population en cas d’accident nucléaire

Le Parlement européen s’est prononcé aujourd’hui (09 juillet 2015)sur la proposition de règlement du Conseil fixant les niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail après un accident nucléaire ou dans toute autre situation d’urgence radiologique.
Ce texte fixe les seuils de contamination radioactive acceptable dans l’alimentation en cas d’accident nucléaire en Europe.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts/ALE et cofondatrice de la CRIIRAD, à l’issue des votes:

« Jusqu’à aujourd’hui, pour tout ce qui touche au nucléaire, ce sont les États membres qui décident, seuls: le Parlement ne peut que commenter, donner un avis, qui est loin d’être respecté. Les eurodéputés n’ont jamais eu la codécision car la base juridique utilisée par la Commission européenne dans ses propositions législatives est le traité antidémocratique Euratom et non le traité de Lisbonne. Nous avons donc déposé un amendement pour que le Parlement obtienne la codécision et il a été adopté.

Par ailleurs, le rapport établissant les scénarios au sujet de la contamination (effectué par les experts d’Euratom) minimise complètement les risques en cas d’accident nucléaire. Celui-ci est entaché de contradictions et d’incohérences. Malgré notre demande de rencontrer les experts d’Euratom lors de la préparation du rapport parlementaire, il n’a pas été possible de les rencontrer ni de connaître leur identité. Un scandale en matière de transparence: comment se fier à des normes édictées par des experts dont on ne connaît pas le parcours ni les éventuels conflits d’intérêts?

Si demain l’Union européenne est confrontée à un accident nucléaire, la population ne sera pas protégée avec les seuils proposés par la Commission: ils sont beaucoup trop laxistes. Nous avons demandé à diviser par 10 ces valeurs mais la majorité des parlementaires ne nous a pas suivis, ce qui est grave.

En cas d’accident, celles et ceux qui ont voté contre notre amendement qui aurait permis de renforcer drastiquement les normes devront en répondre devant les Européennes et les Européens qui les ont élus. »

Le 09 juil 2015

Liens utiles:
fiche de procédure
amendements déposés en plénière
la pétition de la CRIIRAD

Le communiqué sur le site de Michèle RIVASI

Le communiqué de la CRIIRAD après le vote
Le dossier complet de la CRIIRAD : CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE


«Vivre après Fukushima» a déjà traité de la question:
Le 21 Mai 2015:« Europe:contamination légale des aliments en cas d’accident nucléaire »
Le 4 juin 2015: « En cas d’accident nucléaire en Europe mangerons-nous des aliments contaminés ? »

L’information en français sur Fukushima:
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Juin 04

En cas d’accident nucléaire en Europe mangerons nous des aliments contaminés ?

Voici le communiqué de la CRIIRAD du 04 Juin 2015

le communiqué de la CRIIRAD

Pour en savoir plus, pour signer la pétition:

EUROPE: CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE
Voir l’article du 6 Avril:«Accident nucléaire en Europe: que mangerons-nous ?»

Voir le dossier complet de la CRIIRAD
Aller directement à la pétition


Qu’est-ce que la CRIIRAD ?

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité –
est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français.
La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses.
Indépendante de l’Etat, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.
Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias.
Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.
Le site de la CRIIRAD

Le 4 Juin 2014

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Mai 21

EUROPE: CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE

La CRIIRAD dénonce le travail scandaleux des experts Euratom
et appelle à une mobilisation massive contre le projet de la Commission européenne

Communiqué de la CRIIRAD – 21 Mai 2015

Le projet de règlement européen

La Commission européenne a élaboré un projet de règlement fixant les Niveaux Maximaux Admissibles (NMA) de contamination radioactive qui seront appliqués aux aliments en cas d’accident nucléaire. Ce projet est en cours d’examen par le Parlement (pour avis) et par le Conseil de l’Union européenne (pour décision). Les limites sont fixées pour 4 groupes de radionucléides et 5 catégories d’aliments, eau potable incluse.
Aucune modification n’a été apportée aux valeurs établies en 1987-1989. Si les niveaux de contamination mesurés dans les aliments n’excèdent pas les NMA, ils pourront être librement commercialisés au sein de l’UE ou à partir de pays tiers.

Des niveaux de risque inacceptables

Si l’on en croit la Commission européenne, le projet garantit le respect de la limite maximale de dose efficace de 1 mSv/an (une limite qui correspond à un niveau de risque déjà élevé). Cette affirmation est totalement fausse. Les vérifications conduites par la CRIIRAD font apparaître des doses de l’ordre de 10 fois supérieures (et jusqu’à 100 fois pour des scénarios pénalisants) et montrent que les enfants paieront le tribut le plus élevé.

Une accumulation d’anomalies gravissimes et orientées

La CRIIRAD a procédé à l’analyse du rapport scientifique qui valide le choix de Niveaux Maximaux Admissibles de contamination radioactive. Daté de 1998, ce document a été rédigé par les experts officiels de la Commission (experts dits Euratom car membre du groupe d’experts établi en application de l’article 31 du traité Euratom).

L’analyse critique a permis à la CRIIRAD d’identifier toute une série d’erreurs, d’incohérences et d’irrégularités. Elles sont graves et vont TOUTES dans le même sens : minimiser les risques et aboutir à la fixation de limites de contamination excessivement élevées. Les dysfonctionnements les plus marquants sont détaillés dans la version longue du communiqué.
Un seul exemple est développé ci-après mais il s’agit d’une incohérence majeure, rédhibitoire, entre la conception des limites et le champ d’application du règlement qui les édicte.

En effet, de l’aveu même des experts, les Niveaux Maximaux Admissibles du règlement européen ont été définis pour l’impact d’un accident lointain, survenant à plus de 1 000 km des frontières de l’Union européenne. Partant de ce postulat, les experts ont considéré que la contamination ne toucherait qu’une faible part de la ration alimentaire des consommateurs européens (10% des aliments solides, 1% de l’eau potable).
Problème : le règlement s’applique à tous les accidents nucléaires majeurs et en premier lieu à ceux qui surviendraient en Europe !
Mais dans ce cas, les hypothèses de calcul ne tiennent plus : le pourcentage d’aliments contaminés serait bien plus élevé ce qui impose des limites beaucoup plus basses !
Il faut : soit revoir à la baisse, et de façon drastique, les NMA ; soit rédiger un second règlement applicable aux accidents susceptibles d’affecter fortement les Etats membres de l’UE. C’est urgent : plus de 42% des 438 réacteurs électronucléaires en fonctionnement dans le monde sont implantés en Europe. La probabilité que le prochain accident nous concerne est donc très élevée.

Vu le nombre et la gravité des anomalies identifiées, il importe que toutes les responsabilités soient établies, tant au niveau des experts, que de la Commission, tant au niveau des élus que des Etats membres. Un courrier a été adressé au Commissaire européen en charge de la santé publique et de la sécurité alimentaire, afin d’obtenir communication des coordonnées des experts Euratom à l’origine de l’expertise de 1998 et de l’avis favorable de 2012. Diverses actions sont également en préparation, en premier lieu en direction du Parlement européen, le vote de la commission ENVI devant intervenir le 26 mai prochain.

Appel à mobilisation

La CRIIRAD appelle tous les citoyens européens à se mobiliser pour défendre leur santé et celle de leurs enfants. Elle les invite à s’informer et à signer, et diffuser, la pétition demandant une refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation applicable en cas d’accident.

Signature en ligne à : http://criirad-protegeonsnotrealimentation.wesign.it/fr

Voir la version longue de ce communiqué
Voir le dossier complet : http://www.criirad.org/aliments-nma-accidentnucleaire/sommaire.html


J’ai repris ci-dessus l’intégralité du communiqué de la CRIIRAD

CRIIRAD
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
MAIL : asso@criirad.org
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org

Le 21 mai 2015


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Fév 16

Portraits de quelques paysans et acteurs du système teikei après la catastrophe de Fukushima

«Face à l’accident nucléaire, les paysans sinistrés ont été fortement bousculés. En particulier ceux qui cultivaient de manière biologique. Ils fonctionnaient en coopération avec des groupes de consommateurs selon le système teikei de vente directe. Le teikei a servi de modèle pour la création des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) en France.
Hiroko Amemiya présente ci-après une série de portraits permettant d’avoir un aperçu de différents types de réaction et de conséquences provoquées par le drame de Fukushima.
Découragés, révoltés ou acceptant leur sort, les paysans sinistrés ont dû décider d’organiser leur avenir jusque-là « tout tracé ».
L’individualisme de certains paysans s’est révélé tandis que d’autres déclaraient rester défendre leurs villages hautement contaminés.
Chez les consommateurs, la situation a été ressentie comme cornélienne ; ils voulaient soutenir leurs producteurs partenaires mais ils ne pouvaient accepter des aliments radioactifs issus de leurs récoltes.
L’accident nucléaire a été une mise à l’épreuve pour les groupes de teikei, fondés sur le principe de coopération producteurs-consommateurs.»

« Géographies et cultures » vient de mettre en ligne ces « notes de terrain » qui tracent le portrait de plusieurs cultivateurs de la région de Fukushima sinistrés du fait de l’accident nucléaire.

La région de Fukushima est une région agricole qui fournit une grande part de l’alimentation de la région de Tokyo: du riz, des légumes, des pommes réputées, des champignons, des produits de l’élevage.
La pollution nucléaire, les ordres d’évacuation, cela a été dramatique pour les cultivateurs et éleveurs.

Un petit écho d’une réunion avec les représentants du ministère:
Un paysan dans la salle du ministère s’est levé : « Il vous faut décider rapidement où il est possible de reprendre des activités agricoles, pour quelles cultures : si nous ne pouvons cultiver du riz, que voulez-vous que nous mangions ? » Un autre a crié : « Vous m’avez évacué mais vous n’avez pas donné de consigne pour les animaux. Mes vaches, mes poulets sont encore à la ferme. Vous voulez qu’ils crèvent ? Après les animaux ce sera nous ? » La détresse des paysans gagnait toute la salle quand la délégation de fonctionnaires du ministère venus pour la discussion s’est levée pour partir.
Après une petite pause, Mme TARUKAWA, agricultrice de la ville de Sukagawa, a été appelée au pupitre pour témoigner…

Lire la suite de l’article:

    Vous y ferez connaisance de:

  • – Madame TARUKAWA Mitsuyo
    Une agricultrice dont le mari a été acculé au suicide
  • – Monsieur SUGENO Seiju
    Un agriculteur qui voudrait maîtriser la radioactivité
  • – La famille TANNO
    Une famille paysanne tente une relocalisation à l’abri de la
    radioactivité
  • – Monsieur ŌUCHI Shinichi
    Un agriculteur biologique abandonné par son groupe de teikei
  • – Madame KARASAWA Toshiko
    À la tête d’un groupe de teikei qui se défile
  • – Madame TOYA Iyo
    À la tête d’un groupe solidaire avec les agriculteurs sinistrés
Mr Ouchi Shinichi présente son jus de carottes

Mr Ouchi Shinichi présente son jus de carottes


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Référence électronique
Hiroko Amemiya, « Notes de terrain », Géographie et cultures [En ligne], 86 | 2014, mis en ligne le 08 décembre 2014, consulté le 13 février 2015. URL : http://gc.revues.org/2919 ; DOI : 10.4000/gc.2919
Éditeur : Laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENEC)
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Document accessible en ligne sur : http://gc.revues.org/2919


Cet article fait partie d’un ensemble de publications paru dans «Géographie et cultures», intitulé: «Désastres et alimentation», tous en français et d’accès libre, dont voici la liste
http://gc.revues.org/2803

  • Nicolas Baumert et Sylvie Guichard-Anguis
    Introduction – Désastres et alimentation, le défi japonais
  • Ikuhiro Fukuda
    La transformation des pratiques et des sensibilités alimentaires après le désastre de 1923 – Modernisation et popularisation du nouveau Tokyo
  • Nobuhiro Ito
    Productions agricoles et mesures contre les famines aux époques de Muromachi et d’Edo.
  • Louis Augustin-Jean et Nicolas Baumert
    Les réactions des consommateurs japonais suite à la contamination nucléaire de mars 2011 et leurs conséquences sur le rapport au territoire
  • Keiichi Ishii et Shantala Morlans
    La reprise des activités agricoles dans les régions contaminées après l’accident de Fukushima – Un défi lancé aux agriculteurs
  • Etona Orito
    Les teikei – les précurseurs au Japon de l’agriculture biologique – face à la catastrophe nucléaire de mars 2011.
  • Jean Lagane
    L’apport des partenariats solidaires entre producteurs agricoles et consommateurs en temps de crise
  • – Hiroko Amemiya
    Notes de terrain – Portraits de quelques paysans et acteurs du système teikei après la catastrophe de Fukushima

Le 16 Février 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez aux deux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Jan 22

Le riz de Fukushima a passé les tests de contamination avec succès grâce à un engrais à base de Potassium.

Janvier 2015. Pour la première fois, tout le riz produit dans la préfecture de Fukushima a respecté la norme de contamination.

Résumé d’un article en anglais du Japan Times qui reprend un article en japonais du journal Fukushima Minpo
http://www.japantimes.co.jp/news/2015/01/18/national/all-2014-fukushima-rice-cleared-radiation-tests-thanks-to-fertilizer/

La loi japonaise sur l’hygiène alimentaire interdit la vente de riz émettant plus de 100 becquerels de Césiums par kilogramme.
En 2014, la préfecture de Fukushima a vérifié chaque sac de riz produit dans la préfecture – quelques 10,75 millions de sacs. Ils étaient tous conformes.

En 2012, un total de 10,35 millions de sacs avaient été testés et 71, soit 0,0007 %, avaient échoué au test: les sacs au dessus de 100Bq/kg ont été jetés.
En 2013 11 millions de sacs ont été testés: seulement 28 dépassaient les 100 Bq/kg, soit 0,0003 %.

Les experts attribuent ce résultat à l’utilisation pendant la culture d’engrais à base de Chlorure de potassium, qui empêche la plante d’absorber le Césium radioactif.

La préfecture prend en charge le coût des engrais. En 2014 elle a distribué 1,61 milliards de Yens (11,7 millions d’Euros) de subventions permettant aux riziculteurs d’acheter suffisamment d’engrais à base de Chlorure de potassium pour traiter 68.000 hectares de rizières.

Le Pr Keisuke Nemoto, professeur au laboratoire de l’Université de Tokyo étudie comment le Césium radioactif pénètre dans le riz:
Il est important de conserver de hauts niveaux niveaux de potassium dans le sol tant que le riz est jeune.
Si les riziculteurs cessent d’ajouter du Potassium dans le sol, sa concentration dans le sol va baisser et le riz pourra alors absorber à nouveau le Césium; il faut donc poursuivre les apports de Potassium.
L’an dernier le riz cultivé sans engrais potassique dépassait encore la limite de 100 Bq/kg.

L’article original en anglais


Notes

Le Césium 137 émis par la centrale accidentée est un émetteur de rayonnement Gamma. Il pert la moitié de sa radioactivité tous les 30 ans; à bientôt 4 ans de la catastrophe, l’activité restante du Césium 137 est encore de 91%.
Les propriétés chimiques du Césium sont proches de celles du Potassium. Si la plante manque de Potassium elle le remplace par le Césium radioactif. Dans l’organisme il se concentre préférentiellement dans les muscles (dont le coeur).

C’est la même chose pour le Strontium qui a des propriétés voisines de celles du calcium. Si la plante manque de Calcium, elle va absorber le Strontium. Le strontium a une demie vie de 28,8 ans.C’est un émetteur de rayons Bêta, plus difficiles à détecter que les Gammas. Il se concentre préférentiellement dans l’os d’où il irradie la moëlle osseuse.

Tchernobyl: Dans son petit manuel de radioprotection, Vladimir BABENKO donne des conseils aux populations vivant en terrain contaminé par Tchernobyl. Pour leurs potagers, il conseille l’usage d’engrais complets avec éventuellement supplément de Chlorure de Potassium; chauler si la terre est acide; apport de fertilisants organiques (fumier, compost); Il déconseille formellement d’utiliser comme engrais les cendres de bois qui sont un concentré de la pollution du bois brûlé.
« En règle générale, on pourra obtenir des produits peu contaminés sur des sols convenablement traités et bien fertilisés.»
Vladimir BABENKO – Après l’accident atomique – «Guide pratique d’une radioprotection efficace» – Éditions Tatamis.
Ce petit livre a été écrit en 2003, traduit en français, puis en japonais en 2011. On le trouve facilement dans les librairies françaises et sur internet.

Le taux normal de Césium dans les aliments est de ZÉRO. Il n’existe pas normalement dans la nature.

Le fait qu’un sac ait passé avec succès le test de radioactivité signifie qu’il émet moins de 100 Bq/kg. Cela ne signifie pas du tout qu’il est indemne de radioactivité.
100 Becquerels = 100 désintégrations chaque seconde.
Il n’est pas question dans les tests du taux éventuel de Strontium ni d’autres polluants.

L’Europe accepte l’importation de denrées alimentaires polluées au Césium à moins de 100 Bq/kg. Voir l’article précédent du 20 Janvier 2015.


Cet article de l’ACRO nous donne un aperçu des problèmes de commercialisation que rencontrent les produits agricoles en provenance de la préfecture de Fukushima:

Mardi 20 janvier :
• Les produits agricoles de Fukushima se vendent toujours mal
Le prix de la viande de bœuf élevé à Fukushima se vend toujours à environ 10% de moins que le prix du marché. Les éleveurs de cette province ont du mal à joindre les deux bouts. Pourtant, chaque bête est contrôlée avant abattage et aucune n’a dépassé la limite de 100 Bq/kg depuis octobre 2012.
Mais cela ne suffit pas. Malgré une réelle amélioration des contrôles de la nourriture, une multiplication des structures de mesure, la confiance des consommateurs n’est pas revenue après la crise de 2011.
C’est la même chose avec les fruits et les légumes. Les autorités continuent d’accuser les «rumeurs néfastes». Ce n’est pas comme cela que la situation va s’améliorer.

Les pêcheurs ont les mêmes soucis à cause des masses d’eau contaminée que rejette chaque jour la centrale dans l’océan Pacifique.

Le 22 Janvier 2015

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Jan 20

Le contrôle de la radioactivité des denrées en provenance du Japon est allégé

Contrôle de la contamination radioactive des denrées importées du Japon – 05/01/2015

Un communiqué de la DGCCRF
(Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des fraudes
)
http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/controle-contamination-radioactive-des-denrees-importees-japon
««

La nouvelle réglementation[1] européenne allège le dispositif de contrôle des importations

La DGCCRF a contrôlé les denrées originaires ou en provenance du japon susceptibles d’être contaminées par les rejets de l’installation de Fukushima.
L’obligation de contrôle documentaire sur chacun des lots importés est ainsi maintenue.
Toutefois, la fréquence minimale de contrôle physique (5 %) est supprimée : les contrôles s’effectuent désormais de manière aléatoire.
Le thé n’est plus contrôlé hormis celui de la préfecture de Fukushima.

Aucune non-conformité n’a été décelée dans les prélèvements analysés

Les contrôles ont eu lieu dans les points d’entrée désignés (PED) ayant enregistré des importations japonaises, à savoir : Le Havre, Roissy, Marseille et Strasbourg, et ont porté sur 4 141 lots. Les laboratoires du SCL situés au Havre, à Lille, Strasbourg, Bordeaux et Marseille ont procédé à 415 analyses de prélèvements, dont 195 de thés et 189 de produits végétaux non frais.

Aucune non-conformité n’a été décelée, et on note une nette diminution de la contamination des thés par rapport à l’année précédente.
La DGCCRF va poursuivre le contrôle des denrées d’origine japonaise importées sur le territoire français.

(1). Règlement d’exécution (UE) n° 322/2014 de la Commission du 28 mars 2014 imposant des conditions particulières à l’importation de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux originaires ou en provenance du Japon à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima.
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:JOL_2014_095_R_0001_01&rid=31
»»

Extraits du document européen

Tableau du JO européen

Extrait du JO Européen cité


– Pour les produits déshydratés destinés à être consommés sous forme reconstituée, la limite maximale s’applique au produit reconstitué prêt à être consommé.
– Pour les champignons déshydratés, un coefficient de reconstitution de 5 est appliqué.
– Pour le thé, la limite maximale s’applique à l’infusion obtenue à partir des feuilles de thé. Un coefficient de transformation de 50 est appliqué pour le thé déshydraté; ainsi, une limite de 500 Bq/kg applicable aux feuilles de thé séchées permet de garantir que le niveau de radioactivité dans l’infusion ne dépasse pas la limite maximale de 10 Bq/kg.


Notes:

  • – contrôle documentaire: on consulte les papiers d’importation
  • – contrôle physique: il semble que sur 4 141 lots contrôlés «physiquement» il y ait eu 415 analyses
  • – les contrôles ne sont plus qu’aléatoires alors qu’auparavant il était obligatoire de contrôler effectivement 5% des lots. La fréquence des contrôles physiques réalisés n’est pas indiquée.
  • – Aucune non conformité n’a été décelée: cela ne signifie pas que les échantillons testés sont indemnes de contamination par le césium. Cela signifie seulement qu’ils sont en dessous de la norme européenne ci dessus.
  • – « On note une nette diminution de la contamination des thés»! Cela signifie donc que les thés ont été et sont contaminés
  • A noter que seuls sont contrôlés les Césiums 134 et 137. Aucun contrôle ne semble fait sur le Strontium, Plutonium, le Tritium.
  • La présence normale de Césium dans l’environnement et les aliments est de ZERO. Quelques chiffres auraient été bienvenus.
  • La DGCCRF fait son travail: elle applique la réglementation.

J’avais signalé l’autorisation officielle d’importer des aliments contaminés en Europe dans l’article du 10 Mai 2014: L’Europe autorise l’importations d’aliments contaminés au Césium>

le 20 Janvier 2015

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