Mar 07

Fukushima – 6 ans.

La situation est très loin d’être sous contrôle

Le réseau «Sortir du nucléaire» nous fait une synthèse de ce qui s’est passé et de ce qui se passe encore là bas:

Aller directement à l’article complet de «sortir du nucléaire»:
http://sortirdunucleaire.org/Fukushima-6-ans-plus-tard-la-situation-est-tres
avec plusieurs videos et de nombreuses références.

Extraits de l’article:
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Nous commémorons ce 11 mars 2017 les 6 ans du début de la catastrophe de Fukushima.

Ce début d’année aura été marqué par une information peu réjouissante sur les taux de radioactivité records mesurés par une sonde envoyée dans le réacteur 2.

Celle-ci a pu mesurer une radioactivité ambiante de 530 Sv – un taux capable de tuer un homme instantanément ce qui n’augure guère d’espoir quant à la capacité humaine (ou même robotique) à démanteler l’installation et à récupérer les coriums de combustible fondu – dont on ne connait toujours pas la localisation précise…

Par ailleurs le gouvernement japonais via une nouvelle évaluation a considérablement revu à la hausse le coût estimé de la gestion de cette catastrophe, la facture passant ainsi d’une trentaine de milliards d’euros en 2013 à 170 milliards d’euros en 2016 !

Si les médias ont quelque peu déserté le suivi au quotidien de celle-ci et que le gouvernement japonais a tenté la relance de 5 réacteurs nucléaires au Japon, (dont 3 fonctionnent à ce jour), il est pourtant fondamental de rappeler que la situation n’est en aucun cas sous contrôle.

Retour sur la chronologie des événements marquants de ces six dernières années, au cœur de l’enfer radioactif d’un désastre industriel, humain, économique et sanitaire.

Un impact sanitaire préoccupant et difficile à estimer

Les conséquences de la catastrophe étant toujours en cours il est difficile de faire un bilan sur le nombre de personnes directement contaminées, irradiées ou décédées en raison de Fukushima. D’après l’ONG Green Cross c’est près de 32 millions de personnes qui ont été touchées par les retombées atmosphériques de l’accident.

Immédiatement après l’accident, le taux de mortalité des personnes âgées a été multiplié par 3 sur une période d’un an. Le taux de mortalité infantile, d’avortements spontanés et d’anomalies à la thyroïde sur les nouveaux nés a été mesuré en hausse significative jusqu’en Californie, pourtant à 8000 km de la centrale (résultats controversés par le lobby nucléaire américain).

L’ex-directeur de la centrale au moment de la catastrophe, Masao Yoshida, est décédé d’un cancer de l’œsophage deux ans après son exposition mais TEPCO refuse pourtant de relier sa maladie aux radiations qu’il a reçu sur le site de Fukushima.

Une étude significative et sérieuse est à mettre en exergue concernant l’augmentation de cas de cancers de la thyroïde chez les enfants. Dévoilée en février 2015 cette étude a permis de détecter un taux de 30 cas de cancers de la thyroïde par échantillon de 100 000 enfants vivant à Fukushima alors que la moyenne se situait à 1,7 cas pour 100 000 enfants dans la préfecture voisine [11]. Officiellement fin 2016, 173 cas de cancers de la thyroïde suspects ont déjà été déclarés chez des enfants de la région dont au moins 135 confirmés.

Ayant analysé des données médicales et scientifiques des territoires touchés par les retombées radioactives‬, les deux ONG « Physicians for social responsability » (PSR) et « International Physicians for the Prevention of Nuclear War » (IPPN) estiment en mars 2016 que la catastrophe pourrait être responsable de 9 600 à 66 000 cas de cancers supplémentaires au Japon.

Une grande partie des pathologies radio-induites, en particulier les multiples formes de cancer, se déclarent en général après une période de latence qui peut durer des décennies. Il est donc certain qu’un bilan sanitaire de Fukushima ne pourrait être établi qu’au moyen d’études épidémiologiques rigoureuses et honnêtes, menées pendant 40 à 60 ans au moins après la catastrophe – des études peu probables (qui voudrait les financer ?)… Et c’est sans compter les éventuels effets génétiques sur les générations suivantes.

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La contamination de l’environnement marin induite par cet accident est considérée comme étant la plus grande pollution radioactive marine de l’Histoire !
Si les éléments charriés par les courants marins auraient eu par la suite tendance à se déposer sur les couches sédimentaires de par leur masse atomique conséquente, une bonne partie de ces éléments se retrouve pourtant dans tout l’écosystème marin. Le plancton à la base de l’alimentation des animaux marins a incorporé des éléments nocifs tels que le césium137 qui se retrouve ainsi dans la chaîne alimentaire.
C’est ainsi que le taux de radioactivité dans les thons péchés dans le Pacifique (poisson très prisé de la gastronomie japonaise) a augmenté significativement (avec des concentrations en radio-césium jusqu’à 10 fois plus élevées qu’avant Fukushima [3]), et les migrations des bancs de poisson ont répandu cette contamination jusqu’aux thons péchés aux abords des côtes californiennes


Près de 160 000 personnes ont donc ainsi été obligées d’évacuer leurs logements, abandonnant bien souvent tous leurs effets personnels mais aussi parfois leurs animaux de compagnie ou d’élevage sur place, pensant pouvoir revenir rapidement sur place à la suite de l’alerte.

La leçon de l’histoire n’a pas été retenue…

Cliquer sur l’une des images pour voir l’article en entier

Du 11 Mars 2011
image du tsunami

à Février 2017:

le trou sous la cuve

530 Sv/h: Inapprochable

Le 07 Mars 2017


Fév 15

À Fukushima la fusion ne fait que continuer

Le Dr Helen Caldicott nous remet dans les rails en commentant les dernières nouvelles.

Traduction de l’article du journal «Independent Australia» du 13/02/2017
https://independentaustralia.net/politics/politics-display/helen-caldicott-the-fukushima-nuclear-meltdown-continues-unabated,10019

Le Dr Helen Caldicott explique les photos prises par les robots des réacteurs nucléaires de Fukushima Daichii : les niveaux de radiation n’ont pas augmenté, mais ont continué de répandre des déchets toxiques dans l’Océan Pacifique, mais c’est seulement maintenant que les dégâts ont été photographiés.

Le récent rapport sur des mesures de radiations énormes dans l’Unité 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daichii ne signifie pas qu’il y a un sommet [une élévation récente- Note de VAF] des radiations dans le bâtiment du réacteur. Tout ce qu’il indique, c’est que, pour la première fois, les Japonais ont été capables de mesurer l’intensité des radiations délivrées par le combustible en fusion, alors que chaque tentative précédente avait été un échec parce que la radiation est tellement intense que les composants du robot ont été fonctionnellement détruits.

La mesure est de 530 sieverts, soit 53 000 rems (Roentgen Equivalent for Man). La dose à laquelle la moitié de la population exposée mourrait est de 250 à 500 rems, donc c’est une mesure massive. Il est fort probable que si le robot avait pu pénétrer plus profondément à l’intérieur de la cavité, la mesure aurait été bien plus grande.

Ces faits illustrent pourquoi il sera à peu près impossible de « démanteler » les unités 1, 2, 3 car nul humain ne pourra jamais être exposé à une radiation aussi intense. Ce fait signifie que Fukushima Daichi demeure une tache diabolique sur le Japon et sur le monde pour le reste de l’histoire de l’humanité, situé comme il est sur des zones actives de tremblements de terre.

Ce que les photos prises par le robot révèlent, c’est que quelques-uns des soutiens structurels de l’Unité 2 ont été endommagés. Il est vrai aussi que les quatre bâtiments avaient été structurellement endommagés par le tremblement de terre initial il y a plus de cinq ans et par les explosions d’hydrogène consécutives, aussi s’il y avait un tremblement de terre supérieur à 7 sur l’échelle de Richter, il est très possible qu’une ou plus de ces structures s’effondre ; conduisant à une émission massive de radiations si le bâtiment s’effondre sur le coeur en fusion en dessous.

Mais les Unités 1, 2 et 3 contiennent aussi les piscines de refroidissement avec des barres de combustible extrêmement radioactif – 392 dans l’Unité 1, 615 dans l’Unité 2, 566 dans l’Unité 3 ; si un tremblement de terre venait à faire une brèche dans une piscine, le rayonnement gamma serait tellement intense que le site devrait être évacué définitivement. Le combustible de l’Unité 4 et des piscines de refroidissement a été enlevé.

Mais il y a plus à craindre.

Le complexe a été construit au bord d’une chaine de montagnes et des millions de litres d’eau s’écoulent quotidiennement sous le complexe, provoquant une liquéfaction partielle de la terre. Comme cette eau coule par en-dessous sur les réacteurs endommagés, elle est en contact avec les trois coeurs en fusion et devient extrêmement radioactive en continuant sa route vers l’Océan Pacifique proche.

Chaque jour depuis le début de l’accident, 300 ou 400 tonnes d’eau se sont écoulés dans le Pacifique, où de nombreux isotopes – comprenant du cesium 137, 134, strontium 90, tritium, plutonium, americium, et plus de 100 autres – et se concentrent dans la chaine biologique en augmentant à chaque étape de la chaine alimentaire – algues, crustacés, petits poissons, gros poissons, puis nous.

Les poissons parcourent des milliers de kilomètres et les thons, les saumons, et d’autres espèces trouvées sur la côte ouest américaine contiennent maintenant quelques-uns de ces éléments radioactifs qui sont sans goût, sans odeur et invisibles. Entrant dans le corps humain par ingestion, ils se concentrent dans différents organes, irradiant les cellules voisines pour de nombreuses années. Le cycle du cancer est lancé par une seule mutation d’un seul gène régulatoire dans une seule cellule, et la durée d’incubation pour le cancer va de 2 à 90 ans. Aucun cancer ne définit son origine.

Nous pourrions pêcher du poisson radioactif en Australie, ou le poisson importé pourrait contenir des isotopes radioactifs, mais à moins qu’ils ne soient soigneusement testés nous ne saurons jamais.

En même temps que l’eau des montagnes qui atteint le Pacifique depuis l’accident, TEPCO a pompé quotidiennement plus de 300 tonnes d’eau de mer sur les réacteurs endommagés pour les refroidir. Elle est extrêmement radioactive et est re-pompée puis stockée dans 1200 énormes réservoirs éparpillés sur le site de Daichi. Ces réservoirs ne pourraient supporter un gros tremblement de terre et pourraient se briser, répandant leur contenu dans l’océan.

Même si cela n’arrive pas, TEPCO va bientôt être à court d’espace de stockage et est en train d’essayer de convaincre les pêcheurs locaux que ce serait bien de déverser l’eau dans l’océan. Le RCF comme les rayons X délivré par ces réservoirs est très élevé – 10 millirems – et présente un danger pour les travailleurs. Il y a plus de 4 000 travailleurs chaque jour sur site, beaucoup recrutés par les Yakuzas ( la mafia japonaise ), comprenant des sans-domiciles, drogués et déséquilibrés mentaux.

Il y a un autre problème. Comme les coeurs en fusion émettent continuellement de l’hydrogène, explosif, TEPCO pompe de l’azote pour diluer les dangers de l’hydrogène.

De vastes surfaces au Japon sont maintenant contaminées, comprenant certaines parties de Tokyo, si radioactives que la poussière des rues mesurant 7 000 becquerels par kilo serait considérée comme bon à enterrer comme déchet radioactif aux USA.

Comme expliqué précédemment ces éléments radioactifs se concentrent dans la chaine alimentaire. La Préfecture de Fukushima a toujours été considérée comme un grenier alimentaire pour le Japon et bien qu’une grande partie du riz, des légumes et des fruits cultivés ici soit radioactive, il y a une grosse pression pour vendre cette nourriture à la fois sur le marché japonais et à l’étranger. Taiwan a banni la vente de nourriture japonaise, pas l’Australie ni les USA.

Le Premier Ministre Abe a fait récemment adopter une loi selon laquelle tout reporter disant la vérité sur la situation est passible de 10 ans de prison. De plus les médecins disant à leurs patients que leur maladie pourrait être dûe aux radiations, ne seront plus payés, ainsi il y a un immense silence tant au Japon que dans les médias globaux.

Le Comité Préfectoral de Santé de Fukushima surveille seulement les cancers de la thyroïde dans la population et en juin 2016, 172 cas de personnes de moins de 18 ans au moment de l’accident ont développé ou sont suspectes de cancer de la thyroïde ; l’incidence normale dans cette population est de 1 ou 2 cas par million.

Cependant, d’autres cancers et leucémies causés par les radiations ne sont pas documentés de façon courante ainsi que les malformations congénitales, qui étaient et sont, répandues dans la population exposée de Tchernobyl.

Argument ultime, ces réacteurs ne seront jamais nettoyés ni démantelés car une telle tâche est humainement impossible. Donc ils continueront à déverser de l’eau dans le Pacifique jusqu’à la fin des temps et menaceront le Japon et l’hémisphère Nord avec des rejets massifs de radiations s’il y avait de nouveau un gros tremblement de terre. »


Traduction de l’article paru le 13/02/2017 dans Independant Australia:
https://independentaustralia.net/politics/politics-display/helen-caldicott-the-fukushima-nuclear-meltdown-continues-unabated,10019
par papijef
http://papijef.free.fr/spip.php?article176
«Ma traduction est libre de droits et peut être reproduite».


Qui est le Dr Helen Caldicott ?

Voici un extrait de sa notice dans Wikipedia

Helen Caldicott est une militante anti-nucléaire et médecin australienne, née à Melbourne en 1938

Après avoir obtenu son diplôme de médecine à l’Université d’Adélaïde (Australie), Helen Caldicott rejoint l’Hôpital pour enfants d’Adélaïde, puis le quitte en 1977 pour celui de Boston (USA) et enseigne la pédiatrie de 1977 à 1978 à la Harvard Medical School. Elle abandonne sa carrière médicale dès 1980 pour se consacrer au mouvement anti-nucléaire.

Elle accède à la notoriété en 1982, grâce à sa participation au documentaire canadien If you love this planet. Caldicott y accuse alors la Hershey Foods Corporation de distribuer des aliments contaminés par du strontium 90 suite à l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island. Selon Caldicott, le strontium 90 absorbé par les végétaux est ensuite ingéré par les vaches, produisant ainsi le lait contaminé qu’utilisait la société Hershey.


Helen Caldicott partage son temps entre les États-Unis et l’Australie, elle continue ses conférences afin de donner son avis sur le nucléaire. Elle a été récompensée par 19 doctorats honoraires, nominée pour le prix Nobel de la paix, récompensée du prix Lannan Foundation pour sa liberté culturelle en 2003, l’Organisation Pacifique Australienne la récompensa avec le premier Australian Peace Prize « for her longstanding commitment to raising awareness about the medical and environmental hazards of the nuclear age » en 2006. Le Smithsonian Institution a nommé Caldicott comme l’une des femmes les plus influentes du XXe siècle.

Son site en anglais: http://www.helencaldicott.com
Son CV sur son site:
http://www.helencaldicott.com/about/cv/
Vous pouvez suivre le Dr Caldicott sur Twitter: @DrHCaldicott


Nov 24

10 ans après la guerre d’Irak d’innocents nouveaux-nés souffrent et meurent

Rapport de l’enquête d’une ONG sur les malformations congénitales à Fallujah, Irak en 2013.
Avril 2013
Par Human Rights Now

Fillette de Falloujah

cliché Human Rights Now


Droits de l’homme maintenant ~ Protéger les droits de l’homme pour tous
Humans Rights Now est une organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme basée à Tokyo.
Elle rassemble des professionnels du droit qui se consacrent à la protection et la promotion des droits de l’homme
partout dans le monde, spécialement en Asie.
Elle se consacre à surveiller, à enquêter sur les droits de l’homme; à enseigner et à plaider au sujet des droits de l’homme.
http://www.hrn.or.jp


L’OMS refuse de publier ce qu’elle a constaté en Irak.
L’ONG «Human Rights Now» alertée par les médecins locaux a publié en 2013 le rapport de ce qu’elle a constaté à l’hôpital de Fallujah.

Vous pouvez télécharger ici ce rapport en anglais
Le texte de base
http://hrn.or.jp/eng/activity/HRNIraqReport2013.pdf
Ses deux appendices
http://hrn.or.jp/eng/activity/Appendix1%20Iraq.pdf
http://hrn.or.jp/eng/activity/Appendix2%20Iraq.pdf

Je n’ai malheureusement pas les moyens de traduire ce gros rapport intégralement;
Voici la traduction de la présentation qu’en fait Human Rights sur son site:
http://hrn.or.jp/eng/news/2013/04/18/press_release10_years_after_the_war_innocent_new_lives_are_still_dying_and_suffering_in_iraq_human_r/


Human Rights Now
18 avril 2013
10 ans après la guerre, d’innocents nouveau-nés continuent de mourir et de souffrir en Irak.

Human Rights Now (HRN) publie les résultats d’une enquête portant sur les malformations congénitales enregistrées en Irak en 2013.

Cette année marque le 10e anniversaire de la guerre en Irak. Les médecins irakiens signalent pour ces dernières années une augmentation très inquiétante du nombre des malformations congénitales, ce qui laisse à penser que l’environnement a été fortement contaminé par cette guerre. Cette situation a des conséquences très néfastes sur la santé des populations locales, et en particulier sur celle des nourrissons et des enfants. Les données collectées par l’Hôpital Général de Fallujah – une ville qui a été lourdement attaquée à 2 reprises par les États-Unis en 2004 – font apparaître que 15 % des naissances enregistrées à Fallujah depuis 2003 présentent des malformations congénitales.

Début 2013, Human Rights Now – une O.N.G. de défense des droits de l’homme dont le siège est à Tokyo et qui est dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies – a mené à Fallujah une enquête portant sur l’augmentation du nombre de malformations congénitales enregistrées en Irak.

HRN vient de publier son rapport intitulé « Des nouveau-nés innocents continuent de mourir et de souffrir en Irak ».
Ce rapport de plus de 50 pages est le premier qu’ait effectué une O.N.G. de Défense des droits de l’homme sur les maladies congénitales signalées en Irak depuis 2003, et l’intégralité du rapport est maintenant disponible en ligne.

Malgré la gravité de la situation, aucune enquête sérieuse n’a été effectuée – que ce soit par les États-Unis, le Royaume-Uni ou une organisation internationale indépendante comme l’ONU – sur les conséquences sanitaires de l’utilisation de munitions toxiques par les États-Unis en Irak.

Le résultat d’un mois d’investigations de la part de la commission d’enquête fait apparaître un niveau qualitatif et quantitatif extraordinaire de malformations congénitales, avec une augmentation significative de ce phénomène dans la période qui suit la guerre. HRN considère que le droit des enfants à la santé et à la vie a été gravement violé à Fallujah en Irak et que cette situation mérite l’attention immédiate de la communauté internationale.

Avec l’autorisation de l’hôpital et des familles, ce rapport présente plus de 70 cas de malformations congénitales récemment enregistrées à Fallujah (textes et photographies). « Malgré le caractère très sensible de ces informations, les familles – et notamment les mères concernées – ont souhaité qu’elles soient divulguées pour attirer l’attention du monde extérieur sur le taux anormal des malformations congénitales enregistrées en Irak. Nous espérons vraiment faire découvrir au plus grand nombre, et en particulier aux états et aux organisations internationales concernés, la gravité de la situation de ces victimes » a dit Kazuko Ito, Secrétaire général de HRN.

Après lecture de la littérature scientifique relative aux effets de l’uranium et des métaux lourds contenus dans les munitions qui ont été utilisés pendant la guerre de 2003 et l’occupations de l’Irak, et après analyse des voies d’exposition, tout donne à penser que la contamination environnementale induite par la guerre d’Irak peut être la cause de cette augmentation du nombre de malformations congénitales. Mais l’absence d’informations suffisantes sur les armes toxiques utilisées pendant ce conflit n’a pas permis jusqu’à présent d’identifier la cause du problème.

Pour éviter que des enfants innocents continuent d’être des victimes, il est urgent que soit menée en Irak une enquête portant sur l’importance des malformations congénitales et sur les pathologies liées à la toxicité, sans oublier de les corréler avec la présence de rebuts ou de débris de munitions laissés par la guerre d’Irak. Il est essentiel de définir l’étendue et la cause de ce phénomène, et de mettre en place des mesures de santé publique efficaces, d’organiser des campagnes de soins et d’indemniser les victimes.

HRN demande donc instamment aux gouvernements britannique et américain de publier toutes les informations existantes sur le type d’armes utilisées pendant l’occupation du pays ainsi que sur les quantités de munitions employées et la localisation précise des postes de tir, et de prendre les mesures nécessaires en cas de pollution avérée pour que soit respecté le droit à la santé et à la vie de la population locale.

En outre, HRN demande au gouvernement irakien de nommer une commission indépendante qui analysera les graves problèmes de santé intervenus après la guerre, et demande au Conseil des droits de l’homme des Nations unies de diligenter une enquête portant sur les violations des droits de l’homme perpétrées pendant la guerre, et notamment sur l’utilisation d’armes inhumaines et toxiques. Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les malformations congénitales en Irak n’a pas encore été publié, mais s’il faisait apparaître un problème de santé publique, le HRN demande l’intervention de l’OMS à la fois pour aider à résoudre les problèmes et pour lancer d’autres études visant à mieux définir le caractère épidémiologique de ce phénomène.

Human Rights Now : http://www.hrn.or.jp


* Le texte original: http://hrn.or.jp/eng/news/2013/04/18/press_release10_years_after_the_war_innocent_new_lives_are_still_dying_and_suffering_in_iraq_human_r/
* Même adresse raccourcie: https://frama.link/28a_gpa6
* Traduction: l’équipe de Vivre-après- Fukushima

Un ensemble d’articles en français au sujet des armes à l’uranium appauvri:
– http://www.sortirdunucleaire.org/Uranium-appauvri-un-tueur-meconnu-551
– ARMES A L’URANIUM APPAUVRI : 20 ANS APRES, OU EN EST-ON? Par Joëlle Pénochet:
http://www.internationalnews.fr/article-armes-a-l-uranium-appauvri-ou-en-est-on-64255044.html

* Un Article très complet en anglais avec photos il évoque notamment le problème de la récupération et du recyclage des épaves contaminées par les ferrailleurs:
http://www.bandepleteduranium.org/en/docs/215.pdf


Notes

  • 1- L’uranium appauvri est le premier suspect. Mais il y avait aussi du Phosphore et d’autres produits toxiques dans les munitions utilisées
  • 2- Je doute de la possibilité de dépolluer efficacement une ville et ses abords d’un produit comme l’uranium appauvri vaporisé partout. C’est pourquoi il faut interdire les armes à uranium appauvri
  • 3- Je ne publie ici que la photo d’une fillette « peu » atteinte. Les photos se trouvant dans les annexes montrent des malformations très graves.

Au sujet des armes à uranium appauvri, l’appel d’une pédiatre de Fallouja, voir l’article précédent:
https://www.vivre-apres-fukushima.fr/uranium-appauvri-des-armes-a-bannir/

Au sujet des malformations congénitales à Tchernobyl, voir l’article:
https://www.vivre-apres-fukushima.fr/malformations-congenitales-et-accident-de-tchernobyl/

OMS: Organisation Mondiale de la Santé. (WHO en anglais) Elle est soumise, en ce qui concerne le nucléaire, à un accord signé le 28 Mai 1959 avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique, un organisme de l’ONU chargé de propager l’énergie atomique dans le monde).
Voir: http://independentwho.org/

Le 24 novembre 2016


Jan 20

La centrale de Fukushima fuit toujours:

On a encore trouvé de l’iode 131 dans deux stations d’épuration de Tokyo en décembre dernier

Le 25 décembre 2015, le Bureau de l’Épuration de la Métropole de Tokyo a déclaré qu’ils avaient détecté de l’iode 131 dans 2 stations d’épuration de Tokyo.
Ces stations sont situées dans la région de Tama (communes d’Akishima et Hachiouji).

Les échantillons testés sont des cendres d’incinération des boues d’épuration. Ils ont été collectés entre le 2 et le 15 décembre 2015.

Les radioactivités relevées variaient de 21 à 25 Bq/kg.
Dans le secteur de Edogawa aussi, on a mesuré 1450 Bq/Kg de Cs-134/137. La concentration en Cs134 était de 250 Bq/Kg, ce qui prouve qu’il provenait de la centrale de Fukushima.
Dans l’usine de Akashima on avait déjà relevé 20 Bq/kg d’iode 131 en Novembre dernier.

L’information a été fournie par «Fukushima Diary»:
http://fukushima-diary.com/2016/01/i-131-still-detected-from-two-sewage-plants-in-tokyo-this-december/


Note:

– L’iode 131 a une demi-vie de 8 jours. Au bout de 80 jours il n’en persiste que le 1/1000°. Ceci prouve que les émissions d’Iode ne datent pas de l’accident de 2011: elles sont récentes.
La centrale fuit donc toujours et les produits radioactifs émis vont au moins jusqu’à Tokyo.
Contrairement aux déclarations officielles, la situation n’est pas du tout maîtrisée

– En France on s’apprête à étendre la distribution des comprimés d’iode à un rayon de 10km.
Ce n’est pas suffisant. On n’a pas tiré (ou on ne veut pas) les leçons de l’accident de Fukushima: les 3/4 du nuage radioactif sont partis en mer. Le reste s’est étalé sur bien plus de 10 km.
Vous voyez sur la carte que la pollution ayant entraîné l’évacuation a largement dépassé les 20 km.
la carte de l'Asahi

Enfin, l’iode stable ne protège que la thyroïde (surtout celle des enfants); mais il n’y a pas que de l’Iode131 qui est rejeté, dont les fameux Césiums et Strontium.

le 20 janvier 2015

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

L’information en français sur Fukushima:
Les Veilleurs de Fukushima
Le blog de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.
Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Jan 18

Effrayantes lacunes dans le système de la sécurité nucléaire mondiale.

Depuis 2014, « aucun progrès n’a été fait » dans plusieurs domaines clefs pour la protection des stocks mondiaux d’uranium enrichi ou de plutonium, la matière première pour des bombes nucléaires, déplorent les experts de l’Initiative contre la menace nucléaire (NTI), coprésidée par l’ancien sénateur américain Sam Nunn.

Un article en anglais du Japan Times
http://www.japantimes.co.jp/news/2016/01/15/world/world-must-curb-nuclear-terror-threat-watchdog/
Traduction «vivre après Fukushima»

Le 15 janvier 2016
AFP-JIJI
WASHINGTON

Selon un rapport publié jeudi, les progrès concernant la prévention de la menace de terrorisme nucléaire se sont ralentis ces dernières années dans le monde; le système mondial de sécurité nucléaire reste vulnérable.

L’«Initiative Contre la Menace Nucléaire», (NTI) l’une des principales organisations US de surveillance de la non prolifération, estime que alors que la sécurité internationale a été secouée par une succession de crises, les faiblesses fondamentales persistent quand à la sécurisation des matériaux fissiles dans le monde.

«Le système de sécurité nucléaire mondial a de dangereuses lacunes qui l’empêchent d’être vraiment complet et efficace», a affirmé le président du NTI, Joan Rohlfing dans un communiqué.
«Tant que ces lacunes ne seront pas comblées, les terroristes chercheront à les exploiter

Les dirigeants du monde entier vont se réunir du 31 mars au 1er avril à Washington pour tenir le quatrième et dernier Sommet sur la sécurité nucléaire sous l’administration du président Obama.
«Les dirigeants devront s’engager sur la voie à suivre quand ils se rencontreront ce printemps» a déclaré Rohlfing:
«Les conséquences de l’inaction devant des menaces nouvelles et changeantes sont tout simplement trop grandes

D’après le NTI, il n’y a pas eu d’amélioration depuis 2014 dans plusieurs domaines concernant la sécurisation de l’uranium fortement enrichi et du Plutonium.
«Le nombre de pays qui ont fait le pas le plus important pour prévenir le vol – éliminer ces matériaux – a également diminué», a noté le NTI.
Au cours des deux années qui ont précédé le précédent rapport du NTI en 2014, sept pays ont éliminé leurs matériaux nucléaires susceptibles d’être utilisés pour faire des armes nucléaires.
Mais dans la perspective de l’édition 2016 de l’«index de la menace nucléaire», seulement un pays, l’Ouzbekistan, a été rayé de la liste des pays possédant des matériaux utilisables pour des armes nucléaires.

L’index du NTI signale également d’inquiétantes lacunes dans la façon dont bien des pays protègent leurs installations nucléaires contre le sabotage et les cyberattaques.

Le rapport avertit que de nombreux pays qui envisagent d’utiliser l’énergie nucléaire ont du mal à mettre en oeuvre les mesures de base pour prévenir des sabotages qui seraient susceptibles de provoquer un déversement de produits radioactifs d’une amplitude similaire à celui de la catastrophe de Fukushima en 2011.

Vingt pays «ne disposent même pas des dispositifs de base pour protéger leurs installations nucléaires des cyber-attaques.»

Parmi plusieurs améliorations suggérées, le NTI recommande la création de normes internationales concernant la sécurité nucléaire ainsi que l’amélioration des mesures de cyber-sécurité

L’article en anglais du Japan Times

le 18 janvier 2016

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

L’information en français sur Fukushima:
Les Veilleurs de Fukushima
Le blog de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.
Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Jan 10

Les scientifiques japonais étudient la faune et la flore des forêts contaminées.

Mais ils se refusent à conclure avant encore 5 ou 6 ans.

Traduction (par vivre-après-fukushima) d’un article de l’Asahi Shimbun daté du 22 Décembre 2015.

Plus de 90% des sapins proches du site de la catastrophe nucléaire de 2011 présentent des anomalies; et des spéciments de pucerons collectés dans une ville distante de plus de 30 km de la centrale détruite ont des pattes tordues ou absentes.

Mais il reste difficile de savoir si les mutations des plantes et animaux sont effectivement en relation avec la catastrophe de la centrale nucléaire Fukushima N°1.

Tout ce que les scientifiques japonais acceptent de dire c’est qu’ils essaient de comprendre les effets du césium radioactif libéré avec d’énormes quantités de matières radioactives par la triple fusion à la centrale de Fukushima, déclenchée par le tremblement de terre et le tsunami du grand Est japonais.

Ils cherchent à savoir comment le césium radioactif s’est diffusé dans les forêts et le sol des zones proches de la centrale accidentée, accompagné de signes de mutations chez les plantes et les animaux.
Comprendre comment le césium et d’autres particules radioactives se sont propagés après la catastrophe est une clef pour comprendre les conséquences du pire accident nucléaire survenu au Japon.

Ces recherches concernent fortement ce à quoi les autorités et les habitants peuvent s’attendre en cas de nouvel accident.
Elles fournissent également des informations précieuses aux évacués lorsqu’ils pèsent le choix de refaire leur vie près de la centrale détruite.

Parmi les substances radioactives, le césium137 est la préoccupation majeure car sa demi-vie est de 30 ans à peu près. Comme les forêts ont été exclues des travaux de décontamination, une quantité indéterminée de césium va persister dans les forêts et rester enfouie dans le sol pendant de nombreuses années.

Des forêts montagneuses couvrent 70% de la surface de la Préfecture de Fukushima.
L’agence gouvernementale Japan Atomic Energy Agency (JAEA) est l’une des organisations qui étudie les effets de la radioactivité et la façon dont le césium se diffuse dans les zones boisées.

Lors d’un récent déplacement sur le terrain à Kawauchi, les niveaux de radiations sur un point de contrôle ont été de 1,2 à 1,3 microsieverts par heure.
Dans le sol on a mesuré entre 300 000 et 400 000 Becquerels par mètre carré.
voir la note

Le point de contrôle se trouvait dans une zone « No Entry»; cette zone couvrait un rayon de 20 km autour de l’usine; elle a été évacuée peu après l’accident nucléaire.
Actuellement, le site du point de contrôle est classé «Zone en préparation pour la levée de l’ordre d’évacuation» conformément à la réévaluation que fait le gouvernement de la situation des communautés touchées.

Des brindilles en décomposition et des branches mélangées à la couverture de feuilles recouvrent les pentes abruptes de la forêt de cèdres. Au cours de l’enquête, les chercheurs ont balisé une parcelle rectangulaire de 66 m2 comme témoin et y ont recueilli l’eau de pluie et les feuilles tombées.
Ils ont également mesuré la radioactivité de l’eau de pluie. Les chercheurs ont pour cela entouré les troncs d’arbres avec une bande et ont recueilli l’eau de pluie qui y coulait.

Avant la catastrophe de Fukushima, les seules données disponibles pour les chercheurs du JAEA sur le transfert à long terme du césium dans le sol était limitées à des données expérimentales au laboratoire.
«Nous avons du tâtonner pour trouver sous quelle forme et où se trouve le césium dans les forêts après avoir été relâché par la centrale nucléaire» a déclaré Kazuki Iijima, attaché au centre de sécurité environnementale de Fukushima.

Selon les chercheurs, le césium des feuilles se retrouve au sol du fait de la défoliation.
Dans le cas des cèdres, par exemple, les feuilles sont remplacées tous les 3 à 4 ans.
Les feuilles des cèdres tombées au moment de l’accident nucléaire étaient criblées de césium qui ensuite s’est infiltré dans le sol. Chaque nouveau lit de feuilles mortes pèse sur le sol de surface et repoussse le césium plus bas.
De ce fait, le niveau de radiations dans l’air de la zone considérée baisse plus rapidement que la décroissance naturelle du césium au fil du temps.

Les études précédentes des chercheurs ont montré que, en forêt, seulement 0,1 % de la quantité totale de césium des sites surveillés se propage hors de la zone sur une période de 1 an.
« La plus grande partie du césium reste dans le sol de surface jusqu’à 5 à 10 cm de la surface.»

Du fait que le césium se fixe sur la terre et se dissout dans l’eau, il se propage facilement. Il se dépose également dans le lit des rivières et au fond des lacs.
Au barrage de Ogaki, à environ 20 km au Nord-Ouest de la centrale nucléaire, les chercheurs ont mesuré 800 000 Becquerels/kg à 20 cm sous le niveau du lit du lac, à proximité de l’embouchure de la rivière Ukedogawa.
Mais un prélèvement près de la surface du lit du lac était à moins de 200 000 Bq.
Selon les chercheurs, cette différence est facile à expliquer: de la terre hautement contaminée par le césium s’est écoulée dans le barrage immédiatement après l’accident; et de la terre moins contaminée s’est accumulée plus tard au dessus.

Les chercheurs tentent également de déterminer si la libération de matières radioactives affecte la croissance des plantes et des animaux.
Les chercheurs ont rapporté des mutations et des anomalies concernant des espèces comme les sapins, les pucerons, les singes japonais, les carpes et les grenouilles.
L’institut national des sciences radiologiques (NIRS) , une organisation gouvernementale, a déclaré fin août que les troncs des sapins ne poussent pas à la verticale. (http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201508290045)
Les sapins sont l’une des 44 espèces que le gouvernement a demandé au NIRS et d’autres organismes de recherche d’étudier; dans le but de déterminer les effets des radiations sur les êtres vivants.

La NIRS a indiqué que la fréquence de ces mutations est liée à l’élévation du niveau de fond de la radioactivité naturelle.(note 2)
Dans la ville de Okuma, à seulement 3,5 km de la centrale accidentée, plus de 90% des sapins ont des anomalies de croissance.
«Nous avons besoin de comprendre comment la radioactivité s’accumule dans les sapins; nous faisons des recherches complémentaires.» affirme un chercheur de la NIRS.

Parmi les autres modifications signalées: les pattes de pucerons collectés à Kawamata, une ville située à plus de 30 km de la centrale, étaient manquantes ou tordues; et à Fukushima, capitale de la préfecture, à 60 km de la centrale, le nombre de leucocytes dans le sang des singes japonais était abaissé.
D’autres scientifiques étudient les vers de terre, les carpes, les grenouilles, les mouches et les coléoptères dorés.

Manabu Fukumoto, professeur de pathologie, du vieillissement, du cancer à l’Institut du développement de l’université du Tohoku, a mis en garde contre toute conclusion hâtive selon laquelle les retombées nucléaires seraient responsables de tous ces effets.
« Nous ne pouvons pas conclure définitivement que ces phénomènes ont été causés par les radiations tant que les doses cumulées (des estimations fiables) n’ont pas été calculées» a déclaré Fukumoto qui est aussi le chef de la société japonaise de recherche sur les radiations.
Mais l’évaluation de leur effet sur les animaux sauvages est un défi pour les scientifiques.
Avant la catastrophe, la plupart des expériences visant à évaluer l’impact des radiations sur les animaux avaient été menées dans les laboratoires.

Au cours de ces expériences, les animaux ont été exposés à des intensités de rayonnement variées sous le contrôle des chercheurs.
Dans l’environnement naturel il est difficile d’évaluer l’exposition externe car les animaux se déplacent.
De plus, les doses de leur exposition interne peuvent varier considérablement, en fonction de ce qu’ils mangent: quand et combien.
Il est également possible que certains animaux, même s’ils ont des signes d’effets des rayonnements, ne restent pas en vie et ne puissent être examinés. Ils pourraient également avoir été tués par leurs prédateurs naturels.

En outre, les scientifiques ne peuvent pas exclure des facteurs tels que la température, la présence de produits chimiques agricoles, derrière ces anomalies.

Les experts affirment qu’ils ont besoin de reproduire de semblables résultats dans des tests de laboratoire.
« Nous devons continuer de surveiller l’environnement pendant au moins 5 ou 6 ans» affirme Fukumoto. « Et dans le même temps nous devons commencer à analyser les phénomènes constatés»

le Journal Asahi Shimbun – 22 décembre 2015


Notes:

  • Pas bien précis cet article et on sent plein de réserves. On dirait que tous les scientifiques japonais, hormis quelques exceptions notables, se sont donné le mot: « Pas question de conclure sur les conséquences des retombées radioactives avant 5 ou 6 ans. Il faut faire des études complémentaires».
  • C’est la même rengaine au sujet de la multiplication des cancers de la thyroïde chez les enfants (au moins 30 fois plus qu’avant la catastrophe nucléaire).
    C’est beau, c’est très scientifique.
  • Mais en attendant, on fait quoi ? On incite énergiquement les gens, les enfants, les femmes enceintes, à aller vivre dans les zones polluées ! Avec l’aide des dosimètres que le programme «Ethos» leur fournit chacun pourra contrôler sa contamination !
    On compte le nombre d’enfants ayant un cancer de la thyroïde !
  • Il n’est pas mentionné que lorsque les arbres font de nouvelles feuilles ils remontent du césium puisé dans le sol

(1) La radioactivité naturelle au Japon est généralement franchement inférieure à 0,10 µSv/h
A partir de 8000 Bq/kg, on objet est déclaré «déchet radioactif» et doit être traité en conséquence.
La teneur normale d’un sol en Césium est ZÉRO
Un aliment contaminé jusqu’à 100 Bq/kg de Césium est déclaré consommable.
Retour au texte

(2)-un exploit cette phrase ! affirmer que l’augmentation de la radioactivité locale serait «naturelle»! Je ne peux déterminer si c’est le journaliste ou le scientifique qui a affirmé cela; ou peut-être une erreur dans les traductions successives.
Retour au texte

(3) Et on n’oublie pas bien sûr l’énorme fuite de méthane dans la région de Los Angeles. Des milliers de personnes ont du évacuer. 30 à 58 tonnes par heure ! La fuite dure depuis au moins le 23 octobre. Encore un exemple d’une « super » technologie non maîtrisée, avec de lourdes conséquences.

Le 10 janvier 2016

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

L’information en français sur Fukushima:
Les Veilleurs de Fukushima
Le blog de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.
Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Jan 05

La préfecture de Fukushima demande la décontamination de ses forêts.

Les fonctionnaires de la préfecture japonaise de Fukushima et ses municipalités ont demandé au gouvernement central d’étendre le travail de décontamination plus profondément dans les forêts.

Ils en ont fait la demande lundi à Tamayo Marukawa, ministre de l’environnement à Tokyo.
Le gouvernement a placé le limite de principe du nettoyage des substances radioactives de l’accident nucléaire de 2011 à 20 mètres des communautés. Il affirme qu’il n’a pas l’intention d’aller au delà car il n’a pas confirmation que des matières radioactives dangereuses aient été dispersées plus loin.

Toshiyuki Hata, vice gouverneur de la préfecture de Fukushima a demandé au gouvernement de revoir son plan et de trouver les moyens de nettoyer entièrement les forêts . Il a exposé les inquiétudes des habitants qui sont désireux de rentrer chez eux et celles des travailleurs de l’industrie forestière.

Le ministre Marukawa a seulement répondu que le gouvernement continuera d’écouter les opinions locales.

Après la réunion, le vice gouverneur a déclaré que beaucoup de gens sont préoccupés à ce sujet quand leurs maisons sont entourées de forêts.

Traduction d’un article de la NHK daté du 4 janvier 2016
http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/english/news/nuclear.html
http://www.fukushima-is-still-news.com/


Notes:

  • Tiens, c’est comme en France, la pollution radioactive s’arrête pile; non pas à la frontière mais à 20 mètres des maisons !!!!
  • Les ministres sont à l’écoute ! cela, on connait aussi !
  • La préfecture de Fukushima est couverte de forêts sur 70 % de sa surface.
  • Imaginez vous chargé de décontaminer une forêt: sols plus ou moins pentus, rocheux, marécageux, broussailles, petits et grands arbres, les feuilles qui tombent, les pluies et cyclones …
  • Les chercheurs trouvent déjà dans les forêts des anomalies chez les végétaux et les animaux
    http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201512220004
    http://www.vivre-apres-fukushima.fr/la-pollution-radioactive-emise-par-fukushima-dai-ichi-suit-son-cours-2/

Je vous invite vivement à aller lire sur le blog Fukushima
le compte rendu d’une visite à Minami-Soma et Motomiya
à l’automne 2015

Un récit de HORI Yasuo traduit en français

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

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et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
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Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Jan 02

Le nouvel an 2016 à Fukushima

Il n’y a aucune raison de se réjouir:

Le nombre de cas de cancers de la thyroïde augmente toujours chez les 380.000 jeunes examinés:

Le nombre officiel de cas confirmés de Cancer de la Thyroïde est maintenant de 153.
http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201512010072

Les 380 000 jeunes examinés avaient 18 ans ou moins lors de l’accident de 2011.
L’incidence « normale » du cancer de la thyroïde chez l’enfant est de 1 à 3 par million et par an.
153 cas en 4,5 années chez 380 000 jeunes, cela fait 89 cas/an et par million de jeunes: au minimum 30 fois plus.


La centrale accidentée échappe toujours à tout contrôle :
  • Il y a toujours plus de fuites
  • La radioactivité locale augmente par endroits sans qu’on sache pourquoi
  • Les eaux qui fuient sont de plus en plus radioactives
  • On ne peut toujours pas approcher les 3 réacteurs dont le coeur a fondu

http://hillion-fukushima.blogspot.fr/


Les ingénieurs sont obligés d’improviser :

Dans un entretien accordé le 20 décembre à l’Agence Associated Press, le responsable de la réparation de la centrale de Fukushima a avoué qu’il était dans l’incapacité de prévoir quel serait le coût de la mise en sécurité des installations, ni de fixer une date pour que les réacteurs fondus cessent de menacer la santé des salariés de l’entreprise et les habitants de la région alors que les bâtiments accidentés continuent à polluer les sous sols et l’atmosphère.

Masuda Naohiro a même ajouté qu’il ignorait si, quand et comment les nouveaux robots pourraient réussir à explorer les débris des réacteurs fondus pour faire le point sur les réactions nucléaires qui se poursuivent en dégageant de la chaleur et des émanations radioactives. Il a également reconnu qu’il a du faire face à une véritable « zone de guerre ». Toutes déclarations qui contrastent avec les affirmations du gouvernement japonais répétant régulièrement que la situation est entièrement sous contrôle.

Le responsable de la Tepco, la société propriétaire de la centrale, a précisé que les ingénieurs ne savent même pas où se trouvent les débris des réacteurs fondus ni comment il serait possible de les extraire. Il ignore également si les travaux nécessaires pourront être commencés avant une dizaine d’années.
Il a précisé:
« Une nouvelle science devra être inventée pour commencer le nettoyage et il faudra pour cela prendre en compte les risques courus par les salariés et l’environnement. » D’autant plus que des éléments radioactifs continueront à fuir dans les nappes souterraines, dans la mer et dans l’air.

http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201512150079


La centrale continue de polluer l’eau et l’air

Selon Tepco:
(conférence de presse du 25 Août 2014 – pas de données pour 2015)

  • En 2014, 5 milliards de Bq de strontium 90 s’écoulaient chaque jour dans le Pacifique.
    C’ est dû au débordement des eaux extrêmement radioactives vers la mer des réacteurs 1 à 4 dans le port de la centrale nucléaire de Fukushima.
  • 2 milliards de Bq de césium 137
  • et un milliard de Bq de tritium s’écoulaient également en mer tous les jours.

Si on suit l’actualité ces quantités seraient actuellement en franche augmentation.
Le port de la centrale de Fukushima n’est pas isolé du Pacifique. Les nucléides déversés se répandent ensuite dans la mer.
Je n’ai pas les chiffres pour les émissions dans l’air.

http://www.tepco.co.jp/tepconews/library/archive-j.html
http://fukushima-diary.com/2014/08/5-billion-bq-strontium-90-flows-sea-every-single-day/


Tepco envisage de larguer 800 000 m³ d’eau tritiée dans l’air

Le 11 décembre 2015, Tepco a évoqué la possibilité d’évaporer l’eau tritiée entreposée dans la centrale de Fukushima. Ils ont présenté l’idée au cours d’un groupe de travail du METI (Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie).
Selon Tepco, le volume à larguer estimé est de 800 000 m³. Ils espèrent ainsi évaporer 400 m³ d’eau au tritium par jour.
[Cela représente 10 MW (juste pour l’évaporation, pas la mise à 900° qu’il faut ajouter) pendant 5,5 ans !]
Le record de radioactivité du Tritium est de 4 200 000 000 Bq/m³ (4,2 milliards).
L’eau serait évaporée entre 900 et 1 000 ℃, [pourquoi si chaud ?] puis larguée dans l’atmosphère à 60 m au-dessus du sol.
Tepco affirme que la radioactivité descend en dessous de 5 000 Bq/m³ à partir de 40 m du point de largage, ce qui est la limite de radioactivité réglementaire.

http://www.tepco.co.jp/nu/fukushima-np/roadmap/images/c151211_09-j.pdf
http://fukushima-diary.com/2015/12/tepco-considers-evaporating-800000-m3-of-tritium-water-to-the-air/

Le tritium ne sera pas bien sûr détruit par la chaleur. Il sera seulement disséminé dans l’atmosphère, au gré des vents et des pluies qui pouront le disperser dans tout l’hémisphère nord.

Il est facile de faire baisser la densité volumique (Bq/m3) : 1m3 d’eau liquide = 1000kg = 1667 m3 de vapeur d’eau (à 100° et pression atmosphérique)

Cela s’appelle envoyer ses saletés chez les voisins

plus diluer et tricher sur les chiffres :
le nombre d’éléments radioactifs ne baisse pas, c’est la densité volumique qui baisse par augmentation de volume lors de la vaporisation + la dilution.

Le 03 janvier 2016 – commentaire de Pierre Fetet, http://fukushima.over-blog.fr/

Dans cet article, il est dit que Tepco veut envoyer dans l’atmosphère de l' »eau tritiée ». En fait, elle n’est pas seulement tritiée car il existe au moins 276 radionucléides dans les rejets d’une centrale nucléaire (source AIEA : External irradiation during and after the passage of a radioactive cloud- une étude du CEA, en français, 1980). Mais le système de traitement n’en n’enlève que 60. Il en reste donc au moins 216 dans cette eau « décontaminée », dont le tritium en quantité. Il est probable que certains de ces éléments aient une durée de vie inférieure à 5 ans, mais peu importe, il en reste beaucoup.
Pourquoi faire chauffer cette eau à 900 °C ? Tout simplement pour faire évaporer AUSSI ces 200 radionucléides très gênants qui risqueraient de rester dans la marmite si on ne faisait que bouillir de l’eau à 100 °C. Tepco, avec la bénédiction de l’AIEA, est donc très généreux avec notre atmosphère !


GM: Le Tritium ne peut pas être confiné: il traverse toutes les parois des récipients. Il ne peut pas non plus être filtré car il traverse tous les filtres. Même en fonctionnement normal, toutes les installations nucléaires ont des « autorisations de rejets » pour le tritium.
J’aimerais bien connaître également la qualité du filtrage des 60 éléments « éliminés » de cette eau polluée.

5 janvier:
J’ai tenté de me rendre compte de ce que représentent 800 000 m3: Le canal St Martin, à Paris va être vidé pour nettoyage sur environ 1,5 km. La presse indique que cela représente 90 000 m3. On multiplie par 9 !

Sur le plan société:
  • les centrales nucléaires japonaises redémarrent les unes après les autres malgré les protestations des habitants.
  • on ne sait toujours pas que faire des montagnes déchets collectés lors des opérations de décontamination (demi-vie du Césium= 30 ans; du plutonium = 24.000 ans)
  • Il y a toujours dans les 120.000 réfugiés. L’état envisage de leur couper les vivres fin mars 2018. Seulement 20% souhaitent rentrer mais il manque de commerces, d’hôpitaux, de transports en commun, d’emplois; 40% souhaitent refaire leur vie ailleurs.
    Lire Un entretien avec Ken Sakamoto
    Lire le reportage de Médiapart réservé aux abonnés…Merci à Mediapart de nous autoriser à télécharger le .pdf ce cet article: cliquer ici
  • Un élément satisfaisant : certains habitants prennent des initiatives pour évoluer vers une société indépendante du nucléaire
    voir l’article: des citoyens se réapproprient les sources d’énergie locales

Le 02 janvier 2015

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

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Nov 30

171 Bq/kg de Césium dans le sol d’une aire de jeux à Kamakura

6 fois plus que l’an dernier

Un article du Fukushima-Diary

<<
Le 20 Octobre 2015 la mairie de Kamakura a révélé qu’elle a mesuré 171 Bq/kg dans le sol de l’aire de jeux d’une école élémentaire. Le nom de l’école est « Yamasaki Elementary School».

Le niveau du Cs134 était de 31 Bq/Kg ce qui prouve que la radioactivité provient de l’accident de Fukushima. Les échantillons ont été prélevés en Août dernier.

La mairie a collecté des échantillons dans 25 écoles élémentaires et secondaires. Les Cs 134/137 ont été détectés dans 22 des 25 écoles.

La mairie a conclu dans son rapport que la dose atmosphérique en découlant est plus basse que la limite de sécurité.

Cependant, le niveau du Cs 134/137 était de 26 Bq/kg en 2014. Il a augmenté de 6,6 fois depuis l’an dernier.
La cause possible de cette augmentation n’est pas mentionnée dans le rapport.

les documents japonais:
https://www.city.kamakura.kanagawa.jp/kyoplan/documents/h27koutei.pdf
https://www.city.kamakura.kanagawa.jp/kyoplan/documents/h26koutei1.pdf
https://www.city.kamakura.kanagawa.jp/kyoplan/syoutyuu_housyasen_tuti.html

>>


Notes

  • Kamakura est à 280 Km de la centrale accidentée, 50 km au delà de Tokyo. Le nuage radioactif a survolé Tokyo avant de passer sur Kamakura.
  • Les éléments météorologiques déplacent constamment la pollution: les vents, les pluies des typhons surtout déplacent de grosses quantités de matières. Ce qui a été à peu près décontaminé peut se retrouver à nouveau contaminé.
  • Lors de l’accident nucléaire, les CS 134 et 137 sont émis en quantités sensiblement équivalentes.
    le CS 137 a une demi-vie de 30 ans; au bout de 4 ans,il persiste donc 91% de son activité.
    Le Cs 134 a une demi vie de 2 ans; au bout de 4 ans il ne persiste plus que 25% de son activité.
    Le fait qu’on trouve du Cs 134 en quantités bien moindres que le Cs 137 prouve qu’il s’agit bien des retombées de l’accident de la centrale de Fukushima.
  • Dommage que le niveau de rayonnement aérien auquel sont soumis les enfants qui jouent sur ce sol contaminé ne soit pas précisé; c’est pourtant facile à mesurer ( au ras du sol et à 1 mètre). Les enfants sont soumis aux rayons gamma émis par le sol contaminé et également aux rayonnements alpha, β ou γ émis par les poussières qui se déposent sur leurs vêtements(chaussures), qu’ils inhalent quand le temps est sec , qu’ils avalent quand ils portent la main à la bouche, etc…
  • A titre de point de repère, les aliments sont considérés comme non comestibles au delà de 100 Bq/Kg

Le 30 novembre 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
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Oct 01

420 Bq/kg de césium 134/137 dans des champignons vendus sur un étalage à Gunma

Le 25 septembre 2015, le Ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales a déclaré avoir relevé une haute radioactivité en Cs 134/137 dans des champignons déjà en vente.

situation de Gunma
Le record est de 420 Bq/kg dans des Shimeji. L’analyse a été menée par le National Institute of Health Sciences (Institut National des Sciences de la Santé).

Ils ont également relevé de 120 à 240 Bq/kg de Cs 134/137 dans 3 autres échantillons de champignons.

Tous étaient en vente et produits dans la préfecture de Gunma (200 km de la centrale).

L’échantillonnage a eu lieu mi-septembre.


J’ai simplement repris l’article original du Fukushima Diary: http://fukushima-diary.com/2015/09/420-bqkg-of-cs-134137-detected-from-mushroom-sold-on-a-shelf-in-gunma/


NOTE:

La teneur normale en Césium de tout objet ou être vivant sur terre est de ZÉRO.
Le Césium est un poison entièrement fabriqué par les industries nucléaires civile et militaire.
Les champignons sont connus pour concentrer la radioactivité du sol. Les japonais consomment beaucoup de champignons.

    Les normes alimentaires japonaises concernant les Césiums depuis le 1 Avril 2012:

  • 100 Bq/kg pour les aliments en général
  • 50 Bq/kg pour la nourriture pour enfants
  • 10 Bq/l pour l’eau potable

L’Europe s’est alignée sur ces chiffres. Mais un projet de réglement européen «en cas d’accident nucléaire» est en cours que critique vivement la CRIIRAD.
La CRIIRAD considère que ce projet établit des normes bien trop élevées, notamment pour les enfants. Certains chiffres sont manifestement erronés. Elle a demandé les coordonnées des « experts » qui ont rédigé ce projet , mais l’administration refuse de les communiquer.

Voir le dossier de la CRIIRAD

4 articles de Vivre-apres-fukushima traitent de ce problème:

Le 1er Octobre 2015

L’information en français sur Fukushima:
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