Sep 28

FUKUSHIMA – Les voix silencieuses (2)

Voici un nouvel extrait du documentaire à venir. Nous avons tourné ces images le 11 mars 2015 au « Fukushima concert hall ». Il s’agit là de la seule et unique commémoration de la catastrophe nucléaire se tenant dans la ville de Fukushima city ( 290 000 habitants)… il y avait 40 personnes dans la salle…

Nous étions la seule caméra présente (aucune TV)…
Nous avons rencontré deux militantes anti-nucléaire, à qui nous avons voulu poser quelques questions… connaître leur point de vue.

N’hésitez pas à partager cet vidéo !!! Merci à TOUS !
Chiho SATO


https://youtu.be/ug0BbeyFyZY


La présentation du projet par l’auteure:
Je m’appelle Chiho SATO, je vis en France depuis 5 ans et je suis née à FUKUSHIMA. Mes parents et grands-parents vivent encore à 60 km de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI dans ce que l’on appelle : « La zone d’évacuation volontaire ».
Plus de quatre ans après la catastrophe, la radioactivité, invisible mais omniprésente, a peu à peu disparu des esprits des habitants de la région

Loin des images dramatiques et anxiogènes montrées fréquemment en Europe, je désire réaliser un documentaire intimiste. Un témoignage touchant sur les habitants d’une des région les plus radioactives au monde.

Mon objectif : Re-ouvrir le débat sur la situation à FUKUSHIMA en y incluant la voix des habitants eux-mêmes…

Les détails du projet de Chiho SATO (dont deux autres videos)
que vous pouvez soutenir avec Kisskissbankbank sur cette même page

Le 28 Septembre 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Sep 23

Fukushima: Les voix silencieuses

Un projet de film documentaire sur une famille de Fukushima

Je m’appelle Chiho SATO, je vis en France depuis 5 ans et je suis née à FUKUSHIMA. Mes parents et grands-parents vivent encore à 60 km de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI dans ce que l’on appelle : « La zone d’évacuation volontaire ».
Plus de quatre ans après la catastrophe, la radioactivité, invisible mais omniprésente, a peu à peu disparu des esprits des habitants de la région.

thumb_photo_chiho-1441878351
Dès mars 2011, j’ai demandé, très inquiète, à ma mère et à mon père s’ils envisageaient de déménager. Ils m’ont simplement répondu non.
Je me suis alors rendue compte avec étonnement que les appréhension, les doutes, les débats consécutifs au tremblement de terre et à la contamination nucléaire de la région ne s’invitaient jamais dans les discussions familiales.
Cette catastrophe qui, à ce moment là encore, touchait tant les coeurs et les esprits en France, s’illustrait par son absence dans la parole de ceux qui la vivaient.
De fait, lors de mes visites qui ont suivi je n’ai jamais eu l’occasion d’entendre ma famille prendre position sur le sujet. Je n’ai même pas eu l’occasion de partager mes interrogations, mes analyses ou ma peine concernant l’avenir de notre région.
Je me rends désormais compte que plus le temps passe, plus l’invisible menace radioactive s’efface des esprits. C’est pour cela que j’ai décidé de réaliser ce documentaire.

Pour que la France n’oublie pas, que ma famille n’oublie pas. Et que l’on puisse ensemble essayer de comprendre la réalité dans laquelle vivent les gens de cette région à jamais sinistrée.

Ce documentaire doit être avant tout être un film proche de l’intimité familiale. C’est pourquoi, je désire le construire sous une forme simple, claire. Selon la temporalité d’une journée.

https://youtu.be/XxI4gc6pHvo
Quelques premières images du film.

Techniquement, je désire tourner ce film en caméra légère et compacte pour ne pas perturber nos moments familiaux et pour que la parole se délivre le plus naturellement possible.

La présentation complète de « Fukushima les voix silencieuses » par Chiho SATO
sur Kisskissbankbank
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/fukushima-les-voix-silencieuses

Chiho SATO – Réalisatrice. Chiho est née à Fukushima, Japon en 1985. Diplomée en 2007, de “Tama art university” de Tokyo, elle commence rapidement à tavailler pour une société de production à Tokyo “CYCLOIMAGE”. Elle a réalisé plus d’une cinquantaine de documentaires sur le cyclisme dont 6 formats longs (60min) pour des chaînes tel que NHK, BS-TBS, Site Web “Cyclo-Channel”.
En 2010, elle s’expatrie en France, où elle travaille ponctuellement comme assistante caméra, assistante photographe, et coordinatrice de tournage japonais en France.
Cette année elle se consacre au développement de ses projets.
Avant tout le documentaire “Fukushima : Les voix silencieuses” puis une série de documentaires centrés sur les rapports entre les cultures française et japonaise.

Le 23 Septembre 2015>

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
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et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
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Sep 05

ACCIDENT NUCLEAIRE : les risques encourus par 500 millions d’Européens dépendent d’experts anonymes, qui ne rendent compte à personne !

je reprends ici in extenso le communiqué de la CRIIRAD du 3 septembre 2015
Voir également l’article du 21 Mai 2015
Une analyse détaillée du projet contesté – 6 avril 2015

Les autorités françaises et européennes maintiennent le secret sur l’identité des experts qui ont validé les limites de contamination applicables aux aliments après un accident nucléaire.
Ces limites sont excessivement élevées et exposeront les populations, en particuliers les enfants, à des niveaux de risque inacceptables.

La CRIIRAD poursuit son combat pour la transparence : nous vous avons informés récemment de nos échanges avec la Direction Générale de la Santé (qui tente de décliner toute responsabilité dans le dossier). Ce nouveau message porte sur le volet européen : dans notre courrier d’hier, nous avons mis la Commission au pied du mur : reconnaitre ou nier la réalité des anomalies identifiées dans le rapport de ses experts.

BRAS DE FER AU NIVEAU EUROPEEN

Le 29 juillet dernier, la Commission européenne a adressé un second courrier à la CRIIRAD, avec de nouvelles explications sur ce qui motive son refus de communication

1/ la Commission indique qu’elle ne saurait imposer au groupe d’experts de l’article 31 les règles de transparence habituelles puisque la nomination des membres de ce groupe ne relève pas de ses attributions mais de celles du Comité Scientifique et Technique, comité institué en application de l’article 134 du traité Euratom.

· Bien des zones d’ombre subsistent et peut-être s’agit-il d’une nouvelle échappatoire. La réponse ne tardera pas car la CRIIRAD a décidé de prendre la Commission au mot et de saisir le Comité Scientifique et Technique des mêmes demandes de communication des noms et références professionnelles des experts du groupe 31 Euratom : lire le courrier adressé au CST.

2/ la Commission européenne précise qu’elle est d’autant moins convaincue de la nécessité de publier le nom des experts qu’elle ne partage pas l’analyse que fait la CRIIRAD de leur travail scientifique. Cette déclaration est totalement gratuite car la Commission ne répond à aucun des arguments développés par la CRIIRAD. Il faut donc l’obliger à se confronter au fond du dossier.

· Dans un nouveau courrier la CRIIRAD a donc détaillé l’une des 12 anomalies majeures du rapport d’expertise et mis au défi la Commission européenne de reconnaître, ou de nier, sa réalité. L’exemple choisi est facile à exposer : les experts Euratom se trompés sur le coefficient applicable ce qui les conduits à sous-évaluer d’un facteur 10 la dose reçue par les nourrissons en cas d’ingestion de plutonium (le risque réellement encouru est donc 10 fois supérieur à ce qu’ont écrit les experts).
La suite permettra de déterminer si la Commission reste solidaire de ses experts (et choisit l’intérêt particulier contre l’intérêt général et la protection sanitaire des populations) ou si elle est en capacité de reconnaître les fautes qu’ils commettent et d’obtenir leur correction. Dans ce cas, un dialogue pourrait s’ouvrir sur la douzaine d’omissions, contradictions, insuffisances et autres irrégularités graves que la CRIIRAD a repérées. Il serait plus que temps : le Conseil de l’Union européenne devrait adopter le projet de règlement dans les tous prochains mois !

Ces nouveaux éléments ont été transmis ce jour à la médiatrice européenne, dans le cadre de la plainte que la CRIIRAD a déposée contre la Commission européenne.

Très bonne lecture à tous !
Très cordialement
L’équipe de la CRIIRAD


PS : nous comptons sur vous pour diffuser l’information et appeler vos parents, amis et contacts à signer la pétition.
Pour plus d’information, accédez ici au dossier complet

CRIIRAD
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes
sur la Radioactivité
29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
asso@criirad.org – www.criirad.org

Le 5 septembre 2015

Août 21

Réflexions sur l’avenir de la civilisation industrielle et nucléaire

De multiples problèmes, politiques, économiques, environnementaux, technologiques, énergétiques…se posent à notre «civilisation» industrielle, nucléaire.
Sans que nos responsables semblent s’en apercevoir.

Je vous conseille vivement la lecture du livre:
«Comment tout peut s’effondrer »
Pablo Servigne et Raphaël Stevens
Editions du SEUIL – 19€

C’est une réflexion sur les différents modes d’évolutions possibles de nos sociétés. Un outil pour analyser le présent, penser l’avenir, s’organiser, réagir.

En voici quelques extraits concernant le nucléaire qui n’est qu’un des problèmes abordés

page 199
…se pose un autre problème majeur, toujours le même: le risque nucléaire. Comment faire en sorte que les générations futures arrivent à «gérer» cette filière énergétique? Rien qu’aujourd’hui, celle-ci se trouve face à une situation dramatique de renouvellement du savoir. En France, par exemple, «le président d’EDF a déclaré en 2011 que, jusqu’en 2017, la moitié des agents travaillant dans le nucléaire partiront à la retraite. Comment est-ce qu’on forme la moitié des techniciens d’une flotte de 58 réacteurs nucléaires en 6 ans ? […] Beaucoup d’ingénieurs nucléaires jeunes diplômés n’entrent pas dans la filière ou la quittent après peu de temps 341 ».

Plus cocasse, des chercheurs américains se sont rendus compte que la meilleure manière de transmettre des savoirs sur de très longues périodes était la tradition orale, c’est à dire la transmission des mythes par la parole (et non par des écrits ou, pire, par des données électroniques).
Ainsi, les experts nucléaires sont donc allés chercher conseil auprès des «spécialistes» de ces traditions: les rares indigènes américains encore vivants, ceux précisément dont le peuple a été chassé pour l’exploitation de l’Uranium (342)…

Sans le savoir technique déjà accumulé, comment feront les générations futures pour tenter de traiter la toxicité des déchets que notre génération a produits ?

Voilà une question cruciale qui ne se pose que dans le meilleur des cas, celui où les quelque 230 réacteurs actuellement en fonctionnement auront pu être arrêtés avec succès. En effet, non seulement les instabilités géopolitiques et le réchauffement climatique menacent gravement le fonctionnement normal des réacteurs (terrorisme, conflits armés, manque d’eau pour le refroidissement, innondations, etc (343), mais, en cas d’effondrement financier, économique puis politique des régions nucléarisées, qui pourra garantir le maintien en poste des centaines de techniciens et d’ingénieurs chargés de la simple extinction des réacteurs (344) ?

Bien entendu la vie ne s’arrête pas après un accident nucléaire, comme en témoigne le retour de la vie sauvage dans la région autour de la centrale de Tchernobyl et en particulier dans la ville fantôme de Pripiat. Mais de quelle vie s’agit-il ? De celle qui permettra à nos descendants de reconstruire une civilisation ?

Un petit extrait de la présentation du livre

Que savons-nous de l’état global de notre terre ? De l’état de notre civilisation ? un effondrement des cours de la bourse est-il comparable à un effondrement de la biodiversité ? la conjonction et la perennisation des «crises» peuvent-elles réellement entraîner notre civilisation dans un tourbillon irréversible ? Jusqu’où tout cela peut-il aller ? en combien de temps ? pourra-t-on maintenir le geste démocratique ? Est-il possible de vivre un effondrement «civilisé», plus ou moins pacifiquement ? l’issue sera-t-elle forcément malheureuse ?

Notes

– 341 – 342. «le déclin du nucléaire», interview de mycle Schneider, Silence n°410, 2013, p. 5-9.
– 343. R.Heinberg et J. Mander, Searching for a miracle : net Energy Limits and the fate of Industrial Society, Post-carbone Institute, 2009, p.37.
– 344. Pour plus de détails sur cette problématique, voir P. Servigne, « Le nucléaire pour l’après-pétrole ?», Barricade, 2014. Disponible sur www.barricade.be

Le 21 août 2015

22 Août: commentaire d’un lecteur du livre:
«Ça nous parle de notre avenir, qui est toujours en questionnement …»

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
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Août 05

Hiroshima 6 Août 1945 – Nagasaki 9 Août 1945

HIROSHIMA 6 Août 1945 – Little boy
Ville de 350.000 habitants
70.000 décès immédiats
70.000 dans les 5 années suivantes
NAGASAKI 9 Août 1945 – Fat man
port de 260.000h
décès: 20.000 – blessés 50.000
autres sources: 87.000 décès
manifestation à Nagasaki

Manifestation à Nagasaki


70 ans après le bombardement atomique
Extrait du livre de Roger et Bella Belbéoch
« Tchernobyl une catastrophe »

L’énergie atomique se manifesta publiquement pour la première fois le 6 août 1945: destruction à peu près complète et instantanée d’Hiroshima. La « performance » fut répétée trois jours plus tard sur Nagasaki avec le même succès. Si la surprise fut grande dans l’opinion publique, parmi les savants il n’en fut rien car ils envisageaient ce développement scientifique depuis 1939. Contrairement à ce qui a été écrit plusieurs années plus tard, ces destructions de masse ne traumatisèrent ni le milieu scientifique ni l’opinion publique. Elles furent perçues comme le début d’une ère nouvelle, « l’âge atomique » confirmant la fiabilité de cette nouvelle source d’énergie.

Le mercredi 8 août 1945, on put lire à la une du journal Le Monde : « Une révolution scientifique: Les Américains lancent leur première bombe atomique sur le Japon ». L’unanimité fut assez parfaite dans l’ensemble de la presse. L’ampleur du désastre, ces êtres humains qui, en quelques millionièmes de seconde, furent « volatilisés » et ne laissèrent qu’une ombre sur les murs, loin de déclencher horreur et indignation, fut reçue comme la preuve objective d’un avenir radieux pour une humanité qui allait enfin être débarrassée à tout jamais des contraintes du travail. La matière se révélait source inépuisable d’énergie, qu’il serait possible d’utiliser partout sans limite, sans effort, sans danger.

D’invraisemblables projets étaient présentés sérieusement comme à notre portée dans un avenir très proche. On parlait de faire fondre la glace des pôles par bombardement atomique pour produire un climat tempéré sur la terre entière, d’araser le Mont Blanc ou de combler la Méditerranée pour irriguer le Sahara (Joliot), etc.

Le délire scientiste n’a plus jamais atteint de tels sommets. Les explosions sur le Japon furent glorifiées et bénies par tout ce que l’establishment scientifique avait de disponible: à l’époque cela s’appelait « les savants ». La mobilisation fut spontanée pour nous initier à cet avenir que les prix Nobel du « Projet Manhattan » nous avaient soigneusement préparé. Hiroshima devait ouvrir à l’humanité une ère de liberté, on entrait dans la modernité libératrice.

La seule voix discordante fut celle d’Albert Camus dans l’éditorial de Combat le 8 août 1945: « Le monde est ce qu’il est, c’est-à-dire peu de chose. C’est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d’information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d’une foule de commentaires enthousiastes, que n’importe quelle ville d’importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d’un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l’avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. […] Il est permis de penser qu’il ya quelque indécence à célébrer une découverte qui se met d’abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l’homme ait fait preuve depuis des siècles ». Ces positions lui valurent, quelques jours plus tard, de violentes critiques.

Pour France-Soir, l’ère nouvelle fut inaugurée le 16 juillet 1945, date de l’essai de la première bombe atomique. Il titre le 8 novembre 1945: « Le 16 juillet 1945 à Alamogordo, par une nuit d’orage, le monde est entré dans une ère nouvelle ». L’article se poursuit ainsi: « L’espèce humaine a réussi à passer un âge nouveau: l’âge atomique ».
Ce même journal titrait un article le 9 août 1945: « L’emploi de la bombe atomique ouvre des horizons illimités ».

Le 10 août 1945, après la destruction de Nagasaki, France-Soir confiait ses colonnes à « un prince, académicien français et prix Nobel de physique » qui titrait son article: « L’homme pourra demain tirer plus d’énergie de quelques grammes de matière désintégrée que de la houille, de l’eau et du pétrole, par le prince Louis de Broglie, de l’Académie française ».

Le 8 août 1945, le journal Libération titrait en première page: « La nouvelle découverte peut bouleverser le monde. […] Charbon, essence, électricité ne seraient bientôt plus que des souvenirs ».

L’Humanité du 8 août 1945 titre en première page: « La bombe atomique a son histoire depuis 1938, dans tous les pays des savants s’employaient à cette tâche immense: libérer l’énergie nucléaire. Les travaux du professeur Frédéric Joliot-Curie ont été un appoint énorme dans la réalisation de cette prodigieuse conquête de la science ». Les journaux mentionnent à de nombreuses reprises la part jouée par la France dans cette prodigieuse découverte. Ainsi on trouve dans le Figaro du 9 août 1945 un communiqué de l’AFP: « Paimpol 8 août – M. Joliot-Curie fait de Paimpol la communication suivante: L’emploi de l’énergie atomique et de la bombe atomique a son origine dans les découvertes et les travaux effectués au Collège de France par MM. Joliot-Curie, Alban et Kowarski en 1939 et 1940. Des communications ont été faites et des brevets pris à cette époque ». Un de ces brevets porte sur les « Perfectionnements aux charges explosives », brevet d’invention n° 971-324, « demandé le 4 mai 1939 à 15 h 35 min à Paris » (lire: L’histoire de la protection des brevets de l’équipe Joliot).

Cependant, personne n’osa en 1945 réclamer au gouvernement américain des royalties, bien que finalement on affirmât que la destruction de Hiroshima était couverte par un brevet français! Seul un bénéfice moral était attendu en exigeant que l’opinion mondiale reconnût la contribution française aux massacres d’Hiroshima et de Nagasaki.


En face de cet enthousiasme délirant
voici ce qui se passait sur place:

A lire:

première du Daily ExpressLe seul article de presse qui ait échappé à quelques heures près à la censure américaine
La une du Dally Express du 5 septembre 1945. « La peste atomique. Ce que j’écris doit servir d’avertissement au monde entier. »

Merci à «Infonucléaire» de nous avoir fourni cette liste de témoignages


Atomisé brûlé mourant

Le 7 août, au poste de quarantaine militaire de Ninoshima, à environ 4 kilomètres de Hiroshima. Beaucoup de ceux atteints de profondes brûlures dues à la chaleur de l’explosion, restent étendus ainsi sans bouger, respirant à peine, jusqu’à ce que la vie s’en aille.
(Photo Masayoshi Onuka)


«Notes de Hiroshima»

Un livre de Kenzaburo Ôé

parti en reportage en Août 1963 à Hiroshima
il recueille le témoignage de survivants, malades, médecins..
Il y retournera à plusieurs reprises


Autres informations:

L’observatoire des armées

Sortir du nucléaire


A propos de l’image du brûlé de Hiroshima
Je ne publie généralement pas de photos à fort impact émotionnel.
Mais ici, je pense que c’est honorer ces victimes que de veiller à reconnaître leur douleur et à ne pas oublier

Le 5 Août 2015


Juin 04

En cas d’accident nucléaire en Europe mangerons nous des aliments contaminés ?

Voici le communiqué de la CRIIRAD du 04 Juin 2015

le communiqué de la CRIIRAD

Pour en savoir plus, pour signer la pétition:

EUROPE: CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE
Voir l’article du 6 Avril:«Accident nucléaire en Europe: que mangerons-nous ?»

Voir le dossier complet de la CRIIRAD
Aller directement à la pétition


Qu’est-ce que la CRIIRAD ?

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité –
est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français.
La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses.
Indépendante de l’Etat, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.
Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias.
Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.
Le site de la CRIIRAD

Le 4 Juin 2014

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
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Mai 21

EUROPE: CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE

La CRIIRAD dénonce le travail scandaleux des experts Euratom
et appelle à une mobilisation massive contre le projet de la Commission européenne

Communiqué de la CRIIRAD – 21 Mai 2015

Le projet de règlement européen

La Commission européenne a élaboré un projet de règlement fixant les Niveaux Maximaux Admissibles (NMA) de contamination radioactive qui seront appliqués aux aliments en cas d’accident nucléaire. Ce projet est en cours d’examen par le Parlement (pour avis) et par le Conseil de l’Union européenne (pour décision). Les limites sont fixées pour 4 groupes de radionucléides et 5 catégories d’aliments, eau potable incluse.
Aucune modification n’a été apportée aux valeurs établies en 1987-1989. Si les niveaux de contamination mesurés dans les aliments n’excèdent pas les NMA, ils pourront être librement commercialisés au sein de l’UE ou à partir de pays tiers.

Des niveaux de risque inacceptables

Si l’on en croit la Commission européenne, le projet garantit le respect de la limite maximale de dose efficace de 1 mSv/an (une limite qui correspond à un niveau de risque déjà élevé). Cette affirmation est totalement fausse. Les vérifications conduites par la CRIIRAD font apparaître des doses de l’ordre de 10 fois supérieures (et jusqu’à 100 fois pour des scénarios pénalisants) et montrent que les enfants paieront le tribut le plus élevé.

Une accumulation d’anomalies gravissimes et orientées

La CRIIRAD a procédé à l’analyse du rapport scientifique qui valide le choix de Niveaux Maximaux Admissibles de contamination radioactive. Daté de 1998, ce document a été rédigé par les experts officiels de la Commission (experts dits Euratom car membre du groupe d’experts établi en application de l’article 31 du traité Euratom).

L’analyse critique a permis à la CRIIRAD d’identifier toute une série d’erreurs, d’incohérences et d’irrégularités. Elles sont graves et vont TOUTES dans le même sens : minimiser les risques et aboutir à la fixation de limites de contamination excessivement élevées. Les dysfonctionnements les plus marquants sont détaillés dans la version longue du communiqué.
Un seul exemple est développé ci-après mais il s’agit d’une incohérence majeure, rédhibitoire, entre la conception des limites et le champ d’application du règlement qui les édicte.

En effet, de l’aveu même des experts, les Niveaux Maximaux Admissibles du règlement européen ont été définis pour l’impact d’un accident lointain, survenant à plus de 1 000 km des frontières de l’Union européenne. Partant de ce postulat, les experts ont considéré que la contamination ne toucherait qu’une faible part de la ration alimentaire des consommateurs européens (10% des aliments solides, 1% de l’eau potable).
Problème : le règlement s’applique à tous les accidents nucléaires majeurs et en premier lieu à ceux qui surviendraient en Europe !
Mais dans ce cas, les hypothèses de calcul ne tiennent plus : le pourcentage d’aliments contaminés serait bien plus élevé ce qui impose des limites beaucoup plus basses !
Il faut : soit revoir à la baisse, et de façon drastique, les NMA ; soit rédiger un second règlement applicable aux accidents susceptibles d’affecter fortement les Etats membres de l’UE. C’est urgent : plus de 42% des 438 réacteurs électronucléaires en fonctionnement dans le monde sont implantés en Europe. La probabilité que le prochain accident nous concerne est donc très élevée.

Vu le nombre et la gravité des anomalies identifiées, il importe que toutes les responsabilités soient établies, tant au niveau des experts, que de la Commission, tant au niveau des élus que des Etats membres. Un courrier a été adressé au Commissaire européen en charge de la santé publique et de la sécurité alimentaire, afin d’obtenir communication des coordonnées des experts Euratom à l’origine de l’expertise de 1998 et de l’avis favorable de 2012. Diverses actions sont également en préparation, en premier lieu en direction du Parlement européen, le vote de la commission ENVI devant intervenir le 26 mai prochain.

Appel à mobilisation

La CRIIRAD appelle tous les citoyens européens à se mobiliser pour défendre leur santé et celle de leurs enfants. Elle les invite à s’informer et à signer, et diffuser, la pétition demandant une refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation applicable en cas d’accident.

Signature en ligne à : http://criirad-protegeonsnotrealimentation.wesign.it/fr

Voir la version longue de ce communiqué
Voir le dossier complet : http://www.criirad.org/aliments-nma-accidentnucleaire/sommaire.html


J’ai repris ci-dessus l’intégralité du communiqué de la CRIIRAD

CRIIRAD
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
MAIL : asso@criirad.org
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org

Le 21 mai 2015


L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Mai 21

Deux ouvrages sur le nucléaire et ses conséquences sont enfin disponibles !

1 – «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement» traduit en français

17 Avril 2015

La couverture du livreLe volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, intitulé «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», des professeurs Nesterenko, Yablokov et du Dr Nesterenko, vient d’être publié en français.
Après la publication originelle de Saint-Pétersbourg en 2007 et celles de New-York en 2009 par l’Académie des Sciences de NY, celles de Kiev en 2011 et Tokyo en 2013, c’est la cinquième édition de cet ouvrage, actualisée autant que possible avec les nouvelles données disponibles au fil du temps.
C’est l’ouvrage de référence sur les conséquences de la catastrophe. Il nous fournit des données fiables recueillies sur place au contact des populations et environnements contaminés.
Il confirme les conséquences énormes de la catastrophe pour la santé humaine et l’environnement.

Voici la présentation qu’en fait l’organisation Independent who «Pour l’indépendance de l’OMS » qui a organisé cette traduction.

Pourquoi devrait-on lire ce livre ?

Six décennies de dissimulation institutionnelle, internationale et à un niveau élevé, ont privé le monde entier d’une information médicale et scientifique particulièrement importante sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires industrielles et militaires.
Ce livre rend disponibles d’énormes quantités de preuves issues d’études indépendantes entreprises dans le monde entier et dans les pays les plus touchés, des données uniques et fiables qui ont été ignorées et continuent de l’être par l’organisation mondiale de la santé.
Il fournit une vision exhaustive des dimensions réelles de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé et l’environnement.
Avec les preuves qui se sont accumulées au Japon après le désastre de Fukushima, de plus en plus de citoyens soupçonnent les autorités, au niveau national ou international, de ne pas avoir dit toute la vérité. Les citoyens ont raison d’être méfiants, et ce d’autant plus que les experts de santé publique ont été plus ou moins exclus, depuis le début de l’ère nucléaire, de la tache vitale d’évaluation des effets de l’énergie nucléaire sur la santé et de l’établissement de normes et de critères.
Au niveau international, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, WHO en anglais) a abdiqué son rôle dans le domaine critique du rayonnement et de la santé et elle est subordonnée à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), dont le mandat est de promouvoir l’utilisation de l’atome.
En dépit de ce conflit d’intérêt évident, l’AIEA dicte sa politique à l’OMS dans le domaine du rayonnement et de la santé. Les conseils et les directives (recommandations) sur les effets sanitaires des activités nucléaires émanent de l’institution nucléaire, qui n’a ni mandat, ni compétence dans la santé publique et qui est dominée par des physiciens et des ingénieurs du nucléaire et des radiologues médicaux – en d’autres termes, par ceux qui utilisent cette technologie.

Le livre sur Tchernobyl, publié par l’Académie des Sciences de New-York, est un antidote puissant à la pseudoscience de l’institution nucléaire et sa lecture est essentielle pour n’importe quelle personne à la recherche de preuves fiables issues de sources indépendantes sur les effets de l’énergie nucléaire sur la santé et l’environnement.

Lire ou télécharger gratuitement la version pdf de ce livre

Il est également possible d’acheter une version papier de ce livre.
Le livre est imprimé à l’unité par Lulu.com au prix de 12,75 € + 1,50 € de taxe sur la valeur ajoutée et 3,99 € de frais d’envoi pour un envoi en courrier postal, soit un total de 18,24 € . Pour l’envoi en courrier postal, livraison sous 4 à 7 jours ouvrés une fois l’impression terminée.
Acheter la version papier

Un grand merci aux traducteurs de ce magistral ouvrage, un énorme travail, qui rend possible l’accès de cet ouvrage de référence aux francophones:
– Line Aldebert (traduction, coordination, relecture)
– Alain Bougnères (mise en forme du document)
– Marie-Élise Hanne (participation à la traduction de la Partie III), médecin biologiste
– Thierry Pain (traduction et relecture), traducteur professionnel, membre d’Enfants de Tchernobyl Belarus, botaniste amateur impliqué dans la sauvegarde de stations d’Orchidées et l’éradication d’espèces invasives en région parisienne.


2 -« L’ESCROQUERIE NUCLÉAIRE »
le numéro spécial de CHARLIE HEBDO est retrouvé !

Kna bien connu pour ses sous-titrages en français de nombreuses videos a retrouvé le numéro spécial de Charlie Hebdo daté de Septembre 2012

L’auteur en est Fabrice Nicolino, blessé au cours du massacre de la rédaction de son journal.

C’est un ouvrage très instructif qui trace l’histoire du nucléaire français depuis ses débuts, illustré bien sûr à la Charlie.
A lire absolument – A télécharger ici (26 Mo)


le 20 Mai 2015


Avr 16

En 1984, le gouvernement japonais a caché un rapport concernant les conséquences d’une attaque sur une centrale nucléaire.

En 1984, le ministre des affaires étrangères japonais avait commandé une étude sur les conséquences éventuelles de l’attaque d’une centrale nucléaire en temps de guerre.
Ce rapport a été tenu secret, on comprend pourquoi:

Il concluait que jusque 18.000 personnes pourraient être tués du fait d’une exposition aigüe au rayonnement si elles n’étaient pas évacuées immédiatement.
Ce rapport évoquait également la possibilité d’une explosion d’Hydrogène consécutive à l’effondrement des barres de combustible; ce qui s’est précisément passé lors de l’accident de Fukushima de 2011.

Le document a été rendu public par le journal Tokyo Shimbun qui a réussi à l’obtenir en vertu d’une loi sur la divulgation d’informations.

Selon le ministère, cette étude avait été lancée après qu’Israël ait détruit un réacteur en construction en Irak en 1981.

Selon Hideyuki Ban, du Centre d’information nucléaire des citoyens, les centrales nucléaires au Japon ne sont pas conçues pour être capables de résister aux attaques de missiles ou à un crash d’avion suicide tels que les attaques terroristes 9/11 à New York en 2001.

La Commission de réglementation de l’énergie nucléaire exige désormais que les bâtiments des réacteurs soient suffisamment robustes pour résister au « crash intentionnel d’un gros avion» et d’autres attaques terroristes.
Mais la NRA refuse de divulguer plus de détails sur les règles de sécurité, disant qu’elles doivent être gardées secrètes pour des raisons de sécurité.

Ceci est le résumé d’un article paru en anglais le 08 avril sur le site du Japan Times qui lui-même a repris une information du Tokyo Shimbun
Lire l’article du Japan Times


Notes

J’aimerais bien connaître le détail des règles de sécurité de la NRA japonaises. Car, même si la cuve est restée indemne; comment protéger l’approvisionnement en électricité, les pompes, etc.

On se souvient qu’en France un document « secret » avait circulé, montrant qu’un réacteur ne sortirait pas indemne d’un crash d’avion de ligne. Récemment, les centrales nucléaires françaises ont été survolées impunément par des drones; un avion de ligne s’est crashé volontairement à quelques minutes de vol des installations nucléaires de la vallée du Rhône.

Finalement, un pays nucléarisé est porteur d’une grande fragilité envers le terrorisme et toute guerre conventionelle.

le 16 Avril 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Fév 12

Un dragon, métaphore de l’énergie nucléaire

Un livre d’images pour enfants japonais présente un dragon comme métaphore de l’énergie nucléaire.

L’Énergie nucléaire n’est pas mentionnée dans le livre « Hikari no Ryu » (le dragon de lumière) mais le message est évident.

Voici un résumé de l’histoire:

Résumé d’un article du journal Asahi Shimbun

Un dragon séjourne dans un village.
Quand on lui donne à gober une pierre spéciale, il émet une lumière de 7 couleurs. Cette lumière illumine la nuit, chauffe les villageois en hiver et fait tourner une usine.

Le village prospère.

Mais les ministres du royaume et les marchands forcent le dragon à consommer de plus en plus de pierres, même si cela lui provoque de grandes douleurs.

Un jour la foudre frappe l’étable du dragon et crève son ventre gonflé. Des toxines s’écoulent de son estomac percé, engloutissent le village et obligent les villageois à évacuer.

Le dragon blessé

Les villageois fuient les toxines issues du ventre du dragon
Photo Asahi Shimbun – image Miyuki ONO

Un garçon évacué pose la question: pourquoi cela s’est-il mal passé ? Est-ce la faute du roi ?, des ministres ? Des marchands ? Ou des villageois qui voulaient avoir une source de lumière ?

L’auteur, Miyuki Ono, 29 ans, a interrogé des évacués, des scientifiques, des ingénieurs. Elle a choisi de ne pas donner de réponse à la question du garçon.
« Il semblait dangereux de jeter le blâme uniquement sur certaines personnes », a-t-elle déclaré.

Elle espère que ce livre permettra aux parents et enfants de dialoguer sur le sujet de l’énergie nucléaire;
Ce sujet semble assez difficile à aborder actuellement au Japon. « Beaucoup de gens se sentent mal à l’aise pour discuter de la question nucléaire parce que c’est controversé. »

Le livre a été financé grâce à une collecte de fonds en ligne (found-raising). Il y a deux versions: papier et une version en ligne.
Ono fera don d’une partie du produit de la vente du livre d’images à la «Great East Japan Earthquake Recovery Initiatives Foundation», une organisation chargée d’aider la reconstruction de la région de Tohoku.

Résumé d’un article du journal Asahi Shimbun

le 12 Février 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez aux deux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.