Jan 18

Les actes du forum de Genève organisé par le « Collectif Santé et Nucléaire pour une OMS indépendante » bientôt disponibles.

Pour parer à l’omerta officielle sur les effets des rayonnements ionisants, le collectif « independent WHO » a organisé un forum à Genève en mai 2012. Il a réuni des citoyens, des scientifiques indépendants de Biélorussie, du Japon , d’autres pays européens:

Pourquoi ce forum ?

couverture du livre
« Plus de 26 ans après le début de la catastrophe sanitaire de Tchernobyl, presque deux ans après le commencement de celle de Fukushima, le scandale de l’omerta sur les effets des rayonnements ionisants continue. Dans la région de Fukushima, il y a de plus en plus de malades dans la zone sinistrée, notamment des enfants.
Comme les victimes de Tchernobyl, les citoyens, médecins et scientifiques indépendants japonais sont obligés de s’organiser face aux carences des autorités et des organisations internationales, dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui, malgré les leçons sur les effets des rayonnements ionisants qu’elle aurait dû tirer de Tchernobyl, est toujours soumise à l’accord du 28 mai 1959 qu’elle a signé avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Lire la suite

Jan 16

Un chercheur du CNRS en poste au Japon se rebiffe:

« Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses »

Par Thierry Ribault,  Economiste au CNRS
Une Tribune du 16/01/2013 sur Rue89

Je vous invite à aller lire l’article entier sur Rue 89.
En voici quelques extraits:

«« Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au «  grand public  ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette «  animation  », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima. Lire la suite

Jan 10

Séjour en territoire non contaminé pour des enfants de Fukushima

A l’occasion des vacances de fin d’année, un troisième séjour a été organisé dans la ville de Takashima, une ville proche de Kyoto, pour des enfants vivant dans des zones fortement contaminées par la catastrophe de Fukushima.

Mme Makiko Fujimoto

C’est une mère de famille, Makiko Fujimoto, qui est à l’initiative de ces séjours, simplement parce que pour elle, il est naturel de faire le maximum pour que les enfants, d’où qu’ils soient, puissent être heureux, sans souffrances.

Ainsi, après un premier séjour au printemps 2012, puis un second durant l’été, c’est une quarantaine d’enfants, accompagnés d’une dizaine de parents, qui ont pu bénéficier pendant 9 jours de ce troisième séjour et quitter pour un petit moment les endroits fortement contaminés où ils vivent.
Pendant quelques jours, ils vont donc pouvoir bénéficier d’une nourriture non contaminée, biologique, variée et très bien présentée. Lire la suite

Déc 22

Conférence sur la sécurité nucléaire à Koriyama

Organisée par L’AIEA et le gouvernement japonais, une conférence sur la sécurité nucléaire s’est tenue à Koriyama, ville située à 55 km de la centrale de Fukushima, du 15 au 17 décembre.

Un contre-forum était organisé par le collectif « Nuclear Free Now ».
Au même moment, toujours à Koriyama, se tenait la conférence des maires contre le nucléaire (80 maires de la région de Fukushima et d’ailleurs sont membres de ce groupe).

Les organisateurs de « Nuclear Free Now » ayant obtenu le droit d’avoir des « observateurs » à la conférence de l’AIEA, Christophe Elain, membre du Collectif Independentwho ( pour l’indépendence de l’OMS) y est allé.

Je vous invite à lire le compte rendu que fait Christophe Elain de ces 3 jours, ainsi que le compte-rendu de sa visite dans les zones autour de la zone interdite.
Lire le compte-rendu de Christophe Elain

Sacs de terre contaminée à Iitate

Cliquer sur l’image
Deux brefs extraits du compte-rendu de Christophe Elain:

Le voyage:
«Nous commençons par la visite de Iitate, un village évacué dans lequel, à part les ouvriers occupées à la décontamination, il n’y a pas âme qui vive. Rien de spécial dans ce village, rien à voir, rien à sentir, seul le bip/bip du compteur geiger se fait entendre. Etonnante chose que cette radioactivité répartie de manière inégale, en taches de léopard mais qu’on ne voit pas et qu’on peut facilement oublier pour qui le veut, avant que ses conséquences sur la santé ne viennent nous rappeler sa présence. A Iitate, on empile les sacs de terre en attendant une destination dont personne n’a, semble t-il, la moindre idée. La question du stockage des « déchets » pose déjà un très sérieux problème et avec des volumes qui ne vont cesser de grandir tant la décontamination à effectuer est importante. Et pour le moment, les candidats à la réception des déchets se sont signalés pour dire….qu’ils n’en voulaient surtout pas. Alors, dans certains champs, on a choisi la dilution sur place, la terre a été remuée et mélangée à la couche sous-jacente, rendant ainsi désormais toute culture impossible.»

Les thèmes de la conférence de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Énergie Atomique)
« Leçons apprises de l’accident à la centrale nucléaire de Fukushima »
«Protection des populations et de l’environnement de la contamination radioactive ».
Un commentaire de Christophe Elain:

«Il est intéressant de noter que, concernant la santé, certains problèmes ou questions n’ont pas été forcément niés mais ont tous suscité les hypocrites précautions suivantes: « Les recherches n’ont pas permis jusqu’à présent de tirer de conclusions – Elles n’ont pas permis de dégager des conséquences significatives – Nous devons continuer à travailler sur ces questions »» …

Lire l’article en entier

Le 22 décembre 2012>


Déc 20

Les autorités de Fukushima ont tenté de bloquer une proposition d’archiver les dents de lait des enfants pour de futures contrôles de radioactivité

En septembre 2011, M. Junko Yaginuma, membre de l’assemblée préfectorale de Fukushima, a demandé au gouvernement préfectoral s’il pouvait inciter les habitants locaux à conserver les dents de lait des enfants nés après les fusions des réacteurs de mars 2011 pour de futures analyses de l’exposition des enfant au strontium-90.
Le strontium-90, émis par la catastrophe à la centrale nucléaire No 1 de Fukushima, a des propriétés biochimiques voisines de celles du calcium et peut facilement s’accumuler dans les os et les dents.
Lire la suite

Déc 18

L’irradiation externe entraîne toujours des risques sanitaires inacceptables au Japon

En 2011, des centaines de milliers de personnes ont déjà reçu des doses très largement supérieures aux limites “acceptables”.
En 2012, elles sont nombreuses à continuer à accumuler des doses
nettement supérieures à 1 mSv.
Dans la mesure où les risques sont proportionnels à l’augmentation de
la dose, continuer à vivre en territoire contaminé augmente encore les risques que ces personnes souffrent à l’avenir de diverses pathologies, dont les cancers.

Tout devrait être fait pour leur permettre de vivre sur des territoires non contaminés.
Un état des lieux après une campagne de mesures en Juin 2012
Le communiqué de presse conjoint de la CRIIRAD et de la CRMS du 5 Décembre 2012

La CRMS est la « Citizen’s Radioactivity Measurement Station » japonaise.

Sommaire du communiqué:
1 / Beaucoup de gens vivent toujours sur des territoires très contaminés
2 / Exemples à Fukushima city et dans le secteur d’Oguni dans le district de Date (mesures de juin 2012)
3 / Les travaux de décontamination sont très insuffisants
4 / Il est nécessaire que soit mis en place un cadre réglementaire national afin d’améliorer la protection et les compensations pour les populations touchées par la catastrophe de Fukushima

Lire le communiqué

PS: Irradiation externe, contamination interne: définitions dans le vademecum

Déc 12

Le combat des mères de Fukushima

Le combat des mères de Fukushima, un reportage à voir à partir du blog de Sylvie B., une française qui vit à Tokyo
Extraits du commentaire de Sylvie B.:
«
Après la catastrophe de Fukushima, les mères de famille, traditionnellement peu actives sur la scène sociale ou politique japonaise, ont pris les choses en main pour défendre leurs familles, voire transformer la société.

De plus, à travers ce reportage, apparaissent en filigrane les mouvements de population qui se font dans le territoire japonais : les habitants qui le peuvent continuent de quitter la région de Fukushima pour venir en général dans la région de Tokyo, assez proche et offrant davantage de possibilités de logement et de travail. Lire la suite

Nov 30

2 Millions de personnes vivent dans les régions contaminées par Fukushima

2 millions de personnes dont 300.000 enfants vivent dans des régions très contaminées par l’explosion de Fukushima. Une situation que dénonce le Japonais Kazuhiko Kobayashi, en tournée en Europe.
Le Journal l’Alsace rend compte de son témoignage et de ses projets

Mr Kobayski
photo JM Loos

Ébranlé par la catastrophe de Fukushima, Kazuhiko Kobayashi, 66 ans, qui avait travaillé de 1968 à 1997 dans des entreprises privées en Allemagne, a décidé de revenir en Europe pour témoigner du vécu des habitants touchés par les irradiations et contaminations.

Où sont les personnes qui vivaient dans la zone aujourd’hui interdite de 20 km autour de la centrale ?

Les plus riches ont quitté la région. Les autres, la majorité, vivent toujours dans la région de Fukushima, au-delà des 20 km. Le gouvernement dit que c’est sans danger. C’est faux. Les taux de radioactivité sont très élevés jusqu’à 300 km de la centrale. La limite internationalement reconnue de 1 millisievert par an a été rehaussée à 20 millisieverts par an. Un médecin corrompu, nommé vice-président de la faculté de médecine, a même affirmé que 100 millisieverts par an ne présentent aucun risque. Ceci pour que le gouvernement ne soit pas obligé de dédommager les habitants qui ont tout perdu et qui tombent malades.

Voit-on apparaître des pathologies liées à la radioactivité ?

Une étude menée sur 4 000 enfants a montré, en octobre dernier, que 40 % d’entre eux ont déjà des problèmes de thyroïde. Le gouvernement refuse de reconnaître que cela est causé par la radioactivité. La plupart des médecins ignorent tout des pathologies induites par la radioactivité, ils ne savent pas ce qui s’est passé après Tchernobyl….

Lire la suite sur le journal l’Alsace

Le 30 novembre 2012


Nov 11

Pour ne pas oublier FUKUSHIMA, prenons la Bastille d’Iode !

11 novembre 2012 – Solidarité avec les japonais
Par Yûki TAKAHATA

«Prenons la Bastille d’iode», le deuxième rassemblement mensuel antinucléaire en soutien à la population japonaise, aura lieu ce dimanche 11 novembre à la Bastille à 14h, co-organisé par Sortir du nucléaire Paris et Yosomono-net France (le réseau des ressortissants japonais). Il est associé au grand rassemblement organisé par la coalition antinuclaire de Tokyo qui va occuper les quartiers de ministère et du Parlement, ainsi qu’à des actions à Londres, à Berlin, à Berne et à Florence.

L’intervention de Yûki TAKAHATA
(auteure, traductrice japonaise)
Lire la suite

Nov 11

Pour une OMS indépendante du village nucléaire

Le Logo de Independent WHO
Depuis 1959, l’OMS (organisation mondiale de la santé) s’en remet à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) pour évaluer les conséquences sanitaires du nucléaire.
D’où le déni de ses conséquences dans le bilan officiel de la catastrophe de Tchernobyl : une cinquantaine de morts, 4000 cancers de la thyroïde chez les enfants… Ce qui explique aussi que l’OMS n’ait plus aucun département de recherche sur les pollutions radioactives et qu’elle n’ait apporté aucune assistance aux victimes de Tchernobyl depuis 1986 ni aux victimes de Fukushima depuis le 11 mars 2011.
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