Juin 18

De l’interdiction des armes nucléaires à leur élimination effective

La France doit signer et appliquer le traité bannissant les armes nucléaires

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Voici quelques extraits de l’infographie qu’a créée le réseau Sortir du nucléaire
http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires

La dissuasion nucléaire, c’est du gaspillage d’argent public !

☢ Depuis la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 1945 et les premières recherches sur la bombe atomique, la dissuasion nucléaire a coûté plus de 420 milliards d’euros à la France.
☢ À l’horizon 2025, les contribuables français financeront l’entretien et la modernisation des armes nucléaires à hauteur de 6,5 milliards d’euros par an (ce budget ne comprenant pas les dépenses de personnel ni celles de gestion des déchets ou de démantèlement) et sur la période 2019-2023, la loi de programmation militaire prévoit une enveloppe de 25 milliards d’euros pour la dissuasion, soit plus de 22 % des dépenses d’équipement de l’armée.
☢ Au niveau mondial, 100 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la dissuasion. Cette somme correspond au montant estimé par la COP 15 pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, deuxième menace pour l’Humanité après… la guerre nucléaire !

La dissuasion nucléaire, c’est dangereux et polluant !

De 1969 à 1996, l’armée française a effectué 210 essais atmosphériques et souterrains en Algérie et en Polynésie. Des milliers de personnes ont été irradiées et de gigantesques zones resteront contaminées pour des milliers d’années. Parmi les populations locales, chez les vétérans et leurs descendants : cancers, malformations et retards mentaux se sont multipliés.
Même en l’absence d’essais, la fabrication, le transport et le stockage des matières radioactives destinées à la bombe représentent un danger. Consacré à l’entretien et à la modernisation de la bombe, le site de Valduc (Côte-d’Or) et ses alentours sont pollués par des éléments radioactifs comme le tritium. L’histoire l’a montré à plusieurs reprises : des accidents peuvent arriver. Collisions de sous-marins avec leurs têtes et leurs réacteurs nucléaires, bombes égarées… Qu’ils soient le résultat de négligences humaines ou de défaillances techniques, ces événements montrent que le risque zéro n’existe pas et que les atteintes à l’environnement sont inévitables.

La dissuasion nucléaire, ça accroit les tensions !

☢ En 1962, la crise des missiles de Cuba déclenche une escalade de menaces nucléaires. La « ligne rouge » est franchie lorsque l’URSS installe des missiles nucléaires à 150 km des côtes américaines. Ici, les armes nucléaires ont failli déclencher une troisième guerre mondiale.
☢ De nombreux événements montrent que nous sommes passés une dizaine de fois près d’une guerre nucléaire. En 1983, des images satellites montraient 5 missiles américains en route vers l’URSS. Malgré ces évidences le colonel Petrov annonça au Kremlin une « fausse alerte ». En fait, les tâches lumineuses identifiées longtemps après sur les clichés étaient des reflets du soleil. L’Humanité a failli subir une guerre nucléaire… par erreur !
☢ Depuis que la Corée du Nord possède la bombe, les tensions se sont exacerbées. Par tweets interposés, Donald Trump et Kim Jong-un rivalisent de menaces à la guerre nucléaire. Et la nouvelle doctrine des États-Unis – exprimée début 2018 – prévoit de nouvelles armes nucléaires et désigne la Russie et la Chine comme des ennemis.

La dissuasion nucléaire, c’est du bluff !

Conscientes du caractère « juridiquement contraignant » du texte, les grandes puissances dotées de la bombe atomique ont boycotté les négociations. Au moment où un large consensus autour d’une stratégie de désarmement concerté émerge dans la communauté internationale, refuser d’y participer, c’est aller à rebours de l’histoire et de la volonté démocratique des peuples. Avec les capacités actuelles des arsenaux mondiaux, une guerre nucléaire serait synonyme d’autodestruction de l’Humanité.
Le bluff sur lequel repose la menace de l’emploi d’une arme nucléaire n’est pas crédible tant les conséquences seraient dramatiques. Dans ses mémoires, le président Valéry Giscard d’Estaing faisait une confidence qui révélait que la dissuasion nucléaire est un jeu de poker-menteur : « Je n’aurais jamais pris l’initiative d’un geste qui conduirait à l’anéantissement de la France. »
Censée être notre « assurance-vie », la dissuasion ne constitue pas une protection efficace contre les menaces actuelles que sont par exemple le terrorisme, les guerres civiles, les drones ou les cyberattaques. La dissuasion est une menace psychologique : elle ne « protège » pas comme une porte blindée ou une muraille. En vérité, elle donne simplement « l’illusion » de sécurité

La dissuation nucléaire, c’est anti-démocratique

Le Traité d’interdiction des armes nucléaires voté à l’ONU en juillet 2017 est un événement inédit. Une majorité d’États s’opposent frontalement aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Conscientes du caractère « juridiquement contraignant » du texte, les grandes puissances dotées de la bombe atomique ont boycotté les négociations. Au moment où un large consensus autour d’une stratégie de désarmement concerté émerge dans la communauté internationale, refuser d’y participer, c’est aller à rebours de l’histoire et de la volonté démocratique des peuples.
Les armes nucléaires sont les dernières armes de destruction massive en passe d’être interdites, alors que leurs conséquences humanitaires sont catastrophiques et que leur fabrication n’a jamais été décidée démocratiquement.


L’infographie contient beaucoup d’autres informations
Je vous invite à aller la regarder ICI
http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires

explosion nucléaire

Le 18 juin 2017


Mar 03

Rechutes du cancer de la thyroïde chez certains enfants de Fukushima

Une fondation privée qui aide des enfants atteints du cancer de la thyroïde de Fukushima a constaté 8 cas de rechute sur les 84 enfants pris en charge.

Voici le compte-rendu d’une émission de la chaine de télévision NHK japonaise.
https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20180301_24/
01 mars 2018

Une fondation privée qui offre une assistance financière aux jeunes atteints d’un cancer de la thyroïde suite à l’accident nucléaire de Fukushima, a demandé une surveillance détaillée pour ceux qui ont rechuté.

Le «Fonds du 3.11 pour les enfants atteints de cancer de la thyroide» (3.11 Fund for children with thyroidcancer) appelle à une nouvelle réunion à Tokyo jeudi prochain.
Le nom de cette fondation se réfère au 11 mars 2011 où un tsunami provoqué par un fort tremblement de terre a ravagé une centrale nucléaire dans la préfecture de Fukushima.

Une étude menée par la fondation a montré que le cancer a rechuté chez 9,5 % ,
soit 8 sur 84 enfants atteints de cancer de la thyroïde après l’accident. Ils ont dû de ce fait subir une seconde opération.

La fondation révèle que ces 8 enfants étaient âgés entre 6 et 15 ans au moment de l’accident, il y a 7 ans. Leur cancer a rechuté 28 mois en moyenne après la première intervention chirurgicale. Une fois, la rechute s’est produite juste 1 an après l’intervention.

La préfecture de Fukushima a propose un dépistage du cancer de la thyroïde aux habitants qui avaient 18 ans ou moins au moment de l’accident.

La Fondation 3.11 a souligné que le comité d’experts conseillant le gouvernement préfectoral n’a pas abordé la question des rechutes chez les jeunes patients atteints de cancer de la thyroïde.
La directrice de la fondation, Hisako Sakiyama, a déclaré que pour avoir une idée claire des effets sur la santé de l’accident nucléaire, il est important de poursuivre le dépistage en accordant une attention particulière aux rechutes.

la présidente de l'association

Voir l’article de la NHK en anglais
https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20180301_24/


Note:

L’université médicale de Fukushima, chaperonnée par l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique, un département de l’ ONU) prétend depuis plusieurs mois que ces examens de dépistage des cancers de la thyroïde sont inutiles, exagérés et qu’ils provoquent des traitements inutiles. Et effectivement on ne voit jamais mentionnée la surveillance de rechutes de ces cancers, ce qui est élémentaire sur le plan médical.

Voir l’article «Fukushima: Le dépistage des cancers de la thyroïde serait déraisonnable»du 22 août 2016.
https://www.vivre-apres-fukushima.fr/fukushima-le-depistage-des-cancers-de-la-thyroide-serait-deraisonnable/

Le 03 mars 2018


Mise à jour le 03 mars 2014:
On savait déjà que ces cancers n’étaient pas les cancers anodins auxquels le village nucléaires tente de nous faire croire
Déjà en octobre 2016, le Dr Rosen de l’IPPNW signalait la fréquence des cancers envahissants d’emblée:
Parmi ces enfants, 136 ont dû être opérés parce qu’ils présentaient des métastases dans les ganglions lymphatiques (22,4 %), des métastases distantes (2,4 %) ou une croissance dangereuse de leur tumeur (pourcentage inconnu) : 102 enfants (premier dépistage) et 34 enfants (second dépistage) ont ainsi été opérés.
https://www.vivre-apres-fukushima.fr/fukushima-5-ans-apres-nouveaux-resultats-concernant-les-cancers-de-la-thyroide/


Fév 12

Les seuls vrais experts en armes nucléaires sont les survivants de Hiroshima-Nagasaki

Un article du journal suisse «le temps»
https://www.letemps.ch/monde/beatrice-fihn-survivants-dhiroshima-seuls-vrais-experts-armes-nucleaires

L’ICAN vient de recevoir le Prix Nobel de la paix. Sa directrice, Beatrice Fihn, a beau avoir eu droit aux honneurs planétaires le 10 décembre dernier à Oslo, elle garde les pieds sur terre, dans le quartier de la Jonction à Genève.

Directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, ONG dont le siège est à Genève, Beatrice Fihn raconte l’aventure du Prix Nobel de la paix obtenu le 10 décembre. Si elle a côtoyé les grands de ce monde, elle garde les pieds sur terre

Au milieu d’un couloir anonyme, la petite salle 477 installée dans le complexe du Conseil œcuménique des Églises au Grand-Saconnex, sur les hauts de Genève, ne paie pas de mine. Quelques chaises et bureaux entassés, une poignée d’employés. C’est pourtant là qu’a son siège la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), une organisation non gouvernementale méconnue du grand public qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix. Sa directrice, Beatrice Fihn, a beau avoir eu droit aux honneurs planétaires le 10 décembre dernier à Oslo, elle garde les pieds sur terre, dans le quartier de la Jonction à Genève, où elle vit avec son mari et ses deux enfants. Suédoise, millennial, elle ne s’embarrasse pas des étiquettes. Au Forum économique de Davos, elle était ravie de pouvoir défendre sa cause auprès des décideurs de la planète. Mais au fond, elle aurait presque préféré être du côté des manifestants, de l’autre côté des barrières. La cause du désarmement? Elle s’y est attelée un peu par hasard. En suivant les débats de la Conférence du désarmement à Genève, où les débats stériles n’ont pas manqué de l’irriter. Maintenant, elle ne ferait autre chose pour rien au monde.

B. Fihn

capture d’écran de la video

Votre organisation, l’ICAN, a obtenu le Prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l’abolition des armes nucléaires. Comment réagissez-vous à la nouvelle doctrine de l’administration Trump prônant l’usage de bombes nucléaires à faible puissance?

C’est une doctrine très dangereuse et irresponsable. Elle augmente le risque déjà élevé de recours à l’arme nucléaire. Elle abaisse le seuil à partir duquel on pourrait utiliser la bombe. Il suffit désormais d’une guerre commerciale ou d’une cyberattaque pour déclencher une riposte nucléaire. C’est un revirement majeur. De plus, on nous dit que de telles bombes à faible puissance rendraient la dissuasion nucléaire plus crédible, car elles pourraient effectivement être utilisées. C’est terrifiant. À la conférence de presse du Pentagone, ils n’ont jamais parlé des millions de morts que de telles armes peuvent causer.

L’ICAN a joué un rôle majeur dans l’adoption du traité sur l’interdiction des armes nucléaires en juillet 2017 à New York. Les puissances atomiques et les membres de l’OTAN (à l’exception des Pays-Bas) ont boycotté l’événement. Etes-vous un agent du changement ou une douce rêveuse?

On nous a dit que ceux qui bénéficient du statu quo rendront tout changement impossible. Ce n’est pas vrai. Nous sommes des agents du changement. Le monde a déjà accompli des choses plus difficiles. Il a fait des progrès immenses en matière de droits de l’homme, de droit humanitaire et même de désarmement. Ce que nous faisons n’est qu’une manière d’assurer un suivi des Conventions de Genève et des traités d’interdiction d’armes de destruction massive. Nous devons refuser le narratif des puissances nucléaires selon lequel les armes atomiques sont nécessaires pour notre sécurité et pour la paix. C’est faux. Si c’était le cas, pourquoi ne pas se réjouir de voir la Corée du Nord en acquérir? Pourquoi les gens sont-ils nerveux à l’idée que Donald Trump détient les codes nucléaires?

Comment convaincre maintenant les puissances nucléaires?

La tâche s’annonce ardue. Mais avec le Prix Nobel, nous avons une autorité morale que nous n’avions pas avant. Nous insistons: le risque zéro n’existe pas. Un mauvais calcul ne peut être exclu. Il ne s’agit pas de savoir si une telle arme sera utilisée un jour, mais quand. C’est un fait statistique. Les armes nucléaires seront abolies un jour. C’est ma conviction. J’espère simplement que cette abolition aura lieu avant que de telles armes ne soient utilisées.

En ce sens, la fausse alerte à l’attaque de missile à Hawaii voici quelques semaines est révélatrice…

Quand j’ai entendu parler de cette alerte, j’étais au Mémorial de la paix à Nagasaki. Des survivants venaient de me décrire ce qui se passe des heures, des jours voire des semaines après une attaque nucléaire. J’ai été d’autant plus bouleversée par cette fausse alerte que mes enfants étaient à des milliers de kilomètres de là. Imaginez: les habitants d’Hawaii ont dû décider en vingt minutes où aller, quel enfant aller chercher en premier. Paniqués, ils ont cherché sur Google comment agir en cas d’attaque nucléaire. J’étais aussi en colère. Pourquoi doit-on vivre avec une telle menace? C’est une situation inutile que nous avons créée nous-mêmes. Que se serait-il passé si l’alerte avait été adressée à Donald Trump ou à Kim Jong-un? L’homme qui a déclenché l’alerte à Hawaii pensait qu’il s’agissait d’une vraie alerte. Les armes nucléaires sont maniées par des êtres humains faillibles.

Avant le 6 octobre 2017, votre vie était plutôt normale. Depuis, vous avez rencontré la famille royale de Norvège, des personnalités politiques de haut rang à Davos, à New York et Bruxelles. Comment gère-t-on un tel tsunami?

À Oslo, ce fut un peu difficile, je l’avoue. Limousine, convoi spécial: j’avais l’impression d’être une cheffe d’État ou une pop star. À Genève, où je vis, il y avait de grandes photos dans les journaux. Les voisins les ont vues, mais tout est très vite redevenu normal. En fait, tout a changé et rien n’a changé. Nous avons beaucoup plus d’attention médiatique. Tant mieux. Mais aussi plus de pression, car nous devons obtenir des résultats. Nous restons cependant un mouvement de la base. Nous ne sommes pas des chefs d’État, ni des célébrités, juste des gens normaux qui poursuivent la lutte contre les armes nucléaires. Nous venons d’obtenir un levier supplémentaire grâce au Nobel et devons l’utiliser. C’est un vrai défi pour une petite organisation comme la nôtre, même si la campagne est importante (468 partenaires dans 101 pays). Notre priorité est de nous concentrer sur ce qui est faisable et sur ce qui aura le plus d’impact.

D’un côté, le risque nucléaire a augmenté, de l’autre, une nouvelle dynamique du désarmement est en route.

Oui, des épisodes comme celui d’Hawaii accroissent la prise de conscience du public. Nous n’avons plus parlé autant du risque nucléaire depuis la fin de la Guerre froide qu’aujourd’hui. Il faut saisir ce moment. Le Traité de non-prolifération nucléaire a été adopté après la crise des missiles de Cuba, le Traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire après les fortes tensions des années 1980.

Vous étiez à Hiroshima et à Nagasaki en janvier. Comment avez-vous vécu ce moment?

C’était très émouvant d’entendre des histoires d’enfants qui avaient le même âge que les miens et qui ont subi les effets de la bombe. On l’oublie, mais quand une bombe nucléaire éclate, ce n’est pas la fin du monde. Il y a des survivants qui doivent se battre pour vivre. Ce qui m’a beaucoup inspirée au Japon, ce sont les survivants. Bien qu’âgés, ils étaient très contents du Prix Nobel, du combat que nous menons, du traité d’interdiction. Ils ont l’impression d’avoir contribué à une cause importante alors qu’ils ont longtemps été ignorés, sacrifiés sur l’autel des préoccupations sécuritaires et de la théorie de la dissuasion. D’ailleurs pour moi, les vrais experts nucléaires, ce ne sont pas des spécialistes assis dans leurs bureaux à Paris ou Washington. Ce sont les survivants. Ils sont les seuls à connaître la vraie réalité et l’impact de telles armes.

Dans une vidéo, vous avez parlé de la bombe atomique comme d’un symbole phallique…

C’était à la fin d’une interview. La citation a pris des proportions excessives. Mais ces armes révèlent effectivement une masculinité toxique. Trump est la caricature de cette masculinité toxique quand il déclare que son bouton nucléaire est plus grand que celui du leader nord-coréen Kim Jong-un. Le président américain s’est aussi moqué de son secrétaire d’État Rex Tillerson, qui avait l’intention de mener une action diplomatique avec la Corée du Nord.

Les femmes sont-elles plus à même d’éviter les conflits?

Je ne dis pas que les femmes sont forcément plus pacifiques. Mais elles sont beaucoup plus formées pour valoriser la négociation et le compromis. C’est la société qui les a mises dans ce rôle. Contrairement aux hommes, elles n’ont pas appris à obtenir quelque chose par la pure force, à résoudre les conflits brutalement, mais plutôt à trouver d’autres voies pour obtenir ce qu’elles veulent. Quand les hommes disent que les armes nucléaires offrent davantage de sécurité, de quoi parlent-ils? Dans le Nevada et au Nouveau-Mexique, où des essais nucléaires ont été effectués, les femmes font des fausses couches en raison des radiations. Dans des négociations de paix, si vous n’incluez pas des femmes, les solutions diplomatiques seront plus difficiles à trouver et la paix ne sera pas durable.

Qu’allez-vous faire des 900 000 dollars obtenus grâce au Prix Nobel?

Nous les avons placés dans un «fonds dit des 1000 jours». À partir du 10 décembre 2017, nous nous donnons 1000 jours pour faire en sorte que le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires entre en vigueur. Ce travail s’effectuera moins au niveau de l’ONU, mais plus dans les capitales. Nous allons financer des projets visant à pousser les États à ratifier le traité et la recherche.

On vous dit déçue des positions suisse et suédoise…

Oui, la Suisse et la Suède attendent de voir comment les choses évoluent. Ce n’est pas une politique étrangère très courageuse. Mais nous ne lâcherons pas la Suisse, qui était d’ailleurs très engagée au début du processus. Si la Suisse ratifie le traité, c’est là qu’elle aura le plus d’impact. En renforçant la norme d’interdiction, elle fera indirectement pression sur les États nucléaires. Si le siège de l’ICAN est à Genève, ce n’est pas par hasard. C’est ici que se rencontrent les instances du désarmement et le monde humanitaire.

Barack Obama a obtenu le Prix Nobel en grande partie en raison de son discours de Prague d’avril 2009 où il appelait à dénucléariser le monde. A-t-il joué un rôle important?

Oui et non. Il a fait de bonnes choses, mais il a aussi accepté la modernisation de l’arsenal nucléaire américain en contrepartie d’une ratification du nouveau traité Start de réduction des armes stratégiques. C’est le plus grand investissement (1200 milliards de dollars) dans un programme nucléaire depuis le projet Manhattan. Le discours d’Obama à Prague nous a cependant énormément aidés. Il a montré qu’il était possible pour un président américain d’avoir une réflexion rationnelle sur les armes atomiques. Il a fait du problème une question centriste alors qu’elle était avant l’apanage de l’extrême gauche. L’impact d’Obama se fait sentir aujourd’hui encore.

Vous avez été touchée par votre visite du pape au Vatican.

Oui, je ne suis pas une personne religieuse, mais j’ai été impressionnée par le pape, par les valeurs qu’il véhicule. Il n’a pas de puissance militaire derrière lui. Son pouvoir, c’est son autorité morale, c’est le fait que les gens croient en lui. Le pape a joué un rôle crucial dans le processus d’interdiction. Le Saint-Siège a été le premier pays à signer le traité. Le message du Vatican fut très fort. Il dit que même posséder la bombe atomique est un péché.

Pour vous, la société civile joue un rôle primordial.

Oui, son rôle est essentiel. La démocratie ne consiste pas seulement à aller voter tous les quatre ans. La société civile doit se mobiliser pour reconquérir une forme de pouvoir. C’est à nous qu’incombe le changement. À personne d’autre. Les dirigeants politiques ne vont pas régler les problèmes pour nous.

Article de Stéphane Bussard

Pour voir la vidéo (4mn01s) qui accompagne cet article,
cliquer ici

Merci à Savoie Antinucléaire de nous avoir fait connaître cet article


Voici comment c’était sur place après les bombardements:
Sep 18

Le traité pour l’abolition des armes nucléaires sera ouvert à la signature le 20 septembre 2017

Les Nations Unies ont adopté le 7 juillet 2017 un traité qui interdit catégoriquement les armes nucléaires, par 122 voix pour – une contre, et une abstention.

Après plus de 10 ans d’efforts de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) et 72 ans après leur première utilisation

(extraits des communiqués de l’ICAN France)

Jusqu’à présent, les armes nucléaires étaient les seules armes de destruction massive qui n’étaient pas couvertes par un traité d’interdiction, malgré les conséquences humanitaires catastrophiques en cas d’explosion intentionnelle ou accidentelle. Les armes biologiques furent interdites en 1972 et les armes chimiques en 1992.

L’adoption de ce traité indique clairement que la majorité des États du monde n’accepte plus les armes nucléaires et ne les considère pas comme des outils de guerre légitimes.

L’objection répétée et le boycott des négociations par les États ayant des armes nucléaires démontrent que ce traité a un impact significatif sur leur politique. L’Histoire nous a montré que cela a été le cas avec les autres traités d’interdiction d’armes (les mines antipersonnel, et les bombes à sous-munitions). L’évolution des normes internationales conduit à des changements concrets dans les politiques et les comportements militaires, même dans les États qui ne sont pas parties au traité.

Alexia Berny, membre du CA d’ICAN France, a déclaré: « L’adoption de ce traité par l’ONU marque le début de la fin de l’ère nucléaire. Il est incontestable que les armes nucléaires violent les lois de la guerre et constituent un danger manifeste pour la sécurité mondiale. Personne ne croit que le fait de tuer indistinctement des millions de civils est acceptable — peu importe la circonstance — car c’est bien ce pourquoi les armes nucléaires sont conçues. »

Le traité crée également des obligations pour soutenir les victimes de l’utilisation d’armes nucléaires (Hibakusha) et des essais et pour réhabiliter les dommages environnementaux causés par ces armes. « La France ne pourra pas échapper à ses responsabilités vis-à-vis des Algériens et des Polynésiens qui ont été affectés directement par ses essais nucléaires » souligne Patrice Bouveret, membre du CA d’ICAN France.

Pour plus de détails sur ce traité, voir l’infographie de l’ICAN France (à diffuser librement)


Notes

Le traité, qui entrera en vigueur une fois ratifié par 50 pays, a été approuvé par 122 Etats membres, soit près des deux tiers des pays appartenant à l’Onu. Un pays a voté contre, un autre s’est abstenu. Mais des dizaines d’autres États membres dont la France ont boudé les négociations.

La France boycotte ce traité:

Communiqué du ministère des affaires étrangères:
Il s’agit d’un texte inadapté au contexte sécuritaire international, caractérisé par des tensions croissantes et la prolifération des armes de destruction massive, dont témoigne notamment la menace nucléaire nord-coréenne.
La France n’a pas participé aux négociations de ce traité et elle n’entend pas y adhérer. Ce traité ne nous lie pas et ne crée pas de nouvelles obligations. La décision d’un grand nombre d’Etats, dotés, possesseurs ou non d’armes nucléaires, de ne pas participer aux négociations, en Europe et en Asie notamment, illustre avec force ce décalage.
La politique de sécurité et de défense de la France, tout comme celle des alliés et d’autres partenaires proches, repose sur la dissuasion nucléaire.»
Le texte complet sur le site du Quai d’Orsay

Aux USA, il semble qu’on pense à fabriquer des bombes nucléaires à faible puisance et réglables; de façon à pouvoir les utiliser:
Voici un extrait de l’article du réseau international:
Reseauinternational.net/renovation-de-larmement-nucleaire-us-et-consequences/

Paul Selva, général de l’armée de l’air et vice-président de l’état-major interarmées US, estime que l’avenir de la dissuasion nucléaire réside, du moins en partie, dans les armes nucléaires plus petites, dont l’usage serait vraiment rendu possible. Selon lui, « Si nous faisons cela avec un missile balistique, un corps de rentré ou tout autre outil de l’arsenal, il est important d’avoir des armes nucléaires à rendement ajustable. » Le 3 août, devant l’Institut Mitchell de l’Association de l’armée de l’air du club de Capitol Hill, le numéro deux du commandement militaire a confirmé que, dans le cadre de la révision de la posture nucléaire du Pentagone, une nouvelle génération d’« armes nucléaires miniaturisées à faible rendement » était envisagée, afin d’assurer la crédibilité de la menace de l’arsenal nucléaire US.
Il pense que la riposte conventionnelle à l’attaque nucléaire ne suffirait pas à dissuader l’attaquant. Ce ne sont pas des armes tactiques ou de champs de bataille dont parle le général, mais plutôt des munitions dotées d’une puissance explosive décuplée ou réduite (rendement réglable) au moyen d’un système électronique à cadran. Cette combinaison de précision et de faible rendement en ferait les armes nucléaires les plus précieuses de l’arsenal, assurant aux USA la domination mondiale.
La menace d’une destruction mutuellement assurée ne joue pas avec les petites nations – comme la Corée du Nord et l’Iran – de la même manière qu’avec la Russie ou la Chine. Les USA doivent pouvoir lancer une attaque nucléaire sans conséquences mondiales contre un adversaire.


QUI est l’ICAN ?

International Campaign to Abolish Nuclear Weapons
Le site de l’ICAN France: http://icanfrance.org/

Les organisations partenaires d’ICAN en France appellent les états, les organisations internationales, les organisations de la société civile (ONGs) et tous les acteurs à :

  • Reconnaître que toute utilisation des armes nucléaires auraient des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques
  • Reconnaître qu’il existe un impératif humanitaire d’interdire les armes nucléaires, même pour les états qui ne possèdent pas ces armes.
  • Reconnaître que les états dotés d’armes nucléaires ont une obligation de les éliminer complètement
  • Agir immédiatement pour soutenir un processus multilatéral de négociations d’un traité interdisant les armes nucléaires

le 18 septembre 2017


Sep 07

Cuve EPR et Creusot Forge : plus que quelques jours !

Utiliser une cuve nucléaire non conforme !???
Info CRIIRAD
    L’Autorité de Sûreté Nucléaire a mis en consultation publique

  • 1/ son projet d’avis concluant à l’aptitude au service de la cuve malgré les défauts de fabrication des calottes ;
  • 2/ son projet de décision fixant au 31/12/2018 la date butoir pour le contrôle des dossiers de fabrication des équipements sous pression nucléaires forgés par Creusot Forge.

Considérant

  • 1/ les zones d’ombre qui subsistent dans le dossier de validation de la cuve de l’EPR,
  • 2/ la nécessité de traiter en priorité les anomalies des équipements en service et de refonder d’urgence le système de contrôle des installations nucléaire,

la CRIIRAD s’oppose à l’autorisation de mise en service de la cuve de Flamanville 3 alors que ses composants ne respectent pas les exigences fondamentales de sûreté.
Rappelons que les possibilités de dérogation à ces exigences ont été définies très opportunément, et de manière très laxiste, par l’arrêté du 30 décembre 2015

    La CRIIRAD demande

  • 1/ une réduction des délais de vérification des dossiers de fabrication des équipements en service,
  • 2/ l’évaluation des risques associés et
  • 3/ l’instauration de mesures de sauvegarde pour toute la période d’incertitude et pour tous les équipements concernés.

Étant donné les failles gravissimes découvertes dans le système de contrôle, dans l’assurance qualité interne aux inspection de l’ASN en passant par la surveillance d’AREVA et EDF, il faut d’urgence identifier les causes des dysfonctionnements, de mettre en place des actions correctrices et s’assurer de leur efficacité.

Au vu des constats des 3 dernières années, les autorités devraient se demander s’il est possible, et à quelles conditions, de laisser en service les 58 réacteurs du parc électronucléaire français, et non s’employer à délivrer des dérogations pour passer outres les principes et exigences fondamentales de sûreté.

Nous vous invitons à participer, vous aussi, aux consultations de l’ASN (voir ci-dessous).
Nous sommes sans illusion sur les dispositifs officiels de « participation du public » mais vu la gravité des enjeux mieux vaut utiliser tous les leviers, quitte à dénoncer ensuite le passage en force des autorités. …

L’équipe de la CRIIRAD

Plus d’informations :
Communiqué de presse CRIIRAD du 6/09/2017
Note d’information CRIIRAD de 4 pages.


Consultations ASN

Pour participer aux consultations de l’ASN, vous vous devez d’abord créer votre compte. Cliquer ici pour accéder directement à la page « espace personnel » et vous inscrire. Vous recevrez ensuite un courriel de l’ASN avec un lien pour activer votre compte.

Vous pourrez alors insérer vos commentaires dans les consultations de l’ASN:

Projet d’avis l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville

Revue des composants fabriqués par l’usine Creusot Forge Areva NP installés sur les réacteurs électronucléaires en exploitation

NB : avec l’ascenseur, allez bien jusqu’au bas de la page, après les commentaires déjà insérés, pour trouver la zone AJOUTER UN COMMENTAIRE.

N’hésitez pas à utiliser les passages de nos documents qui vous paraissent convaincants. Si vous avez des difficultés, vous pouvez également utiliser quelques idées clefs reprises ci-dessous.

    LIEN 1 : Consultation ASN sur la cuve de l’EPR

  • 1/ L’affaire Creusot Forge a révélé des défaillances gravissimes dans le système de contrôle des activités nucléaires. Il est indispensable et prioritaire d’en rechercher les causes et de les traiter. Dans un tel contexte, il serait irresponsable d’autoriser la mise en service d’équipements critiques qui ne satisfont pas aux minima requis par la réglementation.
  • 2/ Faute de pouvoir accéder à l’ensemble du dossier, toute contre-expertise est impossible.
  • 3/ Les documents à disposition émanent tous d’organismes impliqués dans les dysfonctionnements qui ont conduit à l’installation des composants défectueux ;
  • 4/ Le texte introductif de l’ASN induit d’ailleurs le lecteur en erreur, en présentant comme hypothétique l’altération bien réelle des propriétés mécaniques de l’acier des calottes ;
  • 5/ Les conditions posées par l’ASN pour la mise en service (contrôle sous 30 mois pour le fond de cuve et limitation à 2024 de l’utilisation pour le couvercle) ne sont pas de nature à compenser la dégradation des performances de l’acier et ne démontrent pas qu’aucun défaut nocif ne peut apparaître avant ces échéances ;
  • 6/ La dangerosité de l’EPR, réacteur de 1650 MWe dont la construction a été émaillé de nombreux problèmes et qui ne bénéficie d’aucun retour d’expérience, impose de proscrire toute diminution des marges de sécurité, toute zone d’ombre, toute remise en question du principe fondamental de défense en profondeur ;
  • 7/ Areva et EDF ont sciemment passé outre leurs engagements, les prescriptions réglementaires et les rappels à l’ordre de l’ASN. Ils doivent en assumer les conséquences. Toute autre décision enverrait un signal délétère.

LIEN 2 : Consultation ASN sur Creusot Forge

La consultation accorde un délai beaucoup trop long pour la vérification des dossiers. L’examen des équipements en service aurait dû et doit encore passer avant l’étude des équipements en projet, et notamment de l’EPR. De plus, le dossier ne contient aucune analyse de risque et ne prévoit aucune mesure conservatoire pour toute la période où l’on ignore la nature et la gravité des éventuelles anomalies. Il faut également ajouter des prescriptions pour garantir la fiabilité des vérifications. On est très loin du niveau d’exigence requis pour des installations aussi dangereuses.


[1] Site CRIIRAD : http://www.criirad.org (y compris nos pétitions)
[2] Site des balises : balises.criirad.org
[3] Site Fukushima : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html

CRIIRAD – 29, cours Manuel de Falla
26000 Valence © Copyright 2017

Le 07 septembre 2017


Sep 03

Pas de droits de l’homme dans Namie à Fukushima ?

L’ordre d’évacuation des zones les plus peuplées de Namie, dans la préfecture de Fukushima, a été levé le 31 mars 2017.

Je transcris ici la partie française de l’article paru dans «Nos voisins 311»
Je vous invite à aller sur leur site voir l’article entier traduit en français et illustré

29/8/2017

Nous publions la carte la plus récente de densité de surface du sol de Namie créée par un groupe de mesures citoyennes nommé le «Projet de mesures de la radioactivité environnementale autour de Fukuichi (Fukushima Daiichi)».

la carte de la contamination de Namie

Cette carte est tout simplement terrifiante. Elle montre des niveaux de radio-contamination bien supérieurs au seuil défini pour une « zone contrôlée de radioactivité ».
Toute zone est désignée comme telle lorsque la dose efficace totale due à la radiation externe et celle due aux substances radioactives dans l’air est susceptible de dépasser 1,3 mSv par trimestre – sur une période de trois mois -, ou lorsque la densité de surface risque de dépasser 40.000 Bq/m2.
Dans la zone contrôlée de radioactivité, il est interdit de boire, de manger ou de passer la nuit. Même les adultes ne sont pas autorisés à rester plus de 10 heures. Pour quitter la zone, il faut passer par un dépistage rigoureux.

La radio-contamination de Namie va bien au-delà de ces chiffres. La densité moyenne de contamination du sol pour un total de 314 points dont le sol a été collecté et mesuré est de 858 143 Bq/m². La valeur maximale est de 6 780 000 Bq/m², et le minimum se lève à 31 400 Bq/m²!

Et les populations, y compris les nourrissons et les femmes enceintes, sont autorisées et encouragées à y retourner vivre en les persuadant qu’elles sont censées y être en sécurité. A la base, le gouvernement japonais ne reconnaît pas le droit humain fondamental de vivre dans un environnement sain. La population est confrontée à un avenir difficile, car la compensation sera bientôt coupée, et l’aide au logement par le gouvernement central a déjà fini. Continuer à vivre en tant que réfugiés nucléaires devient de plus en plus difficile. Nous considérons qu’il s’agit là d’une violation des droits fondamentaux de l’homme en matière d’environnement.

N’oublions pas de remercier les membres et les bénévoles de l’équipe du Projet de mesures de la radioactivité environnementales autour de Fukuichi. Ils sont surtout des personnes âgées de plus de 60 ans. Etant âgées, ces personnes sont censées être moins radio-sensibles que les personnes plus jeunes. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant qu’elles soient insensibles à l’irradiation. Nous les remercions et prions pour leur santé.

une équipe de testeurs

Vous pourriez penser que les Japonais ont l’habitude d’endurer leur sort sans se plaindre. Ce n’est pas vrai. Beaucoup de gens se battent et protestent. Nous allons citer, parmi les nombreux procès en cours, l’un appelé le «procès pour exiger le retrait de la dose-limite de 20 mSv pour l’évacuation» déposé par les résidents de la ville de Minamisoma à Fukushima. Rappelons que le gouvernement japonais a adopté 1 mSv/an, la limite de dose internationalement reconnue pour le public recommandée par la CIPR (Commission internationale de protection radiologique), et que c’est encore la limite pour le public partout au Japon, sauf dans le département de Fukushima. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de gens de Fukushima se demandent: « Fukushima fait-il vraiment partie du Japon? » ou « sommes-nous les gens abandonnés par l’État? »

les plaignants devant le tribunal
Partie civile du procès pour exiger le retrait de la dose-limite de 20 mSv


Qui sont «Nos voisins lointains» ?
Nous sommes une association loi 1901. Notre objectif est de venir en aide aux populations sinistrées de l’accident de Fukushima.
Nous essayons de diffuser une information concernant la vie de sinistrés, mal connue en France, et aussi collecter des dons afin de venir en aide aux familles les plus nécessiteuses.

Le site de «Nos voisins lointains»
Le projet de mesures citoyennes:
http://www.f1-monitoring-project.jp/index.html
Page Facebook du « Projet de mesures de la radioactivité environnementale autour de Fukuichi (Fukushima Daiichi) » (en japonais):
https://www.facebook.com/fukuichi.mp/?fref=ts


Le 03 septembre 2017


Mai 24

«La farce cachée du nucléaire»-un livre instructif

Ce livre décapant dresse un panorama saisissant des centrales nucléaires françaises. Il vulgarise le fonctionnement d’une centrale en décryptant de nombreux documents internes d’EDF. Il propose une vision sans concession du quotidien des centrales hexagonales. Le texte est enrichi de figures, de tableaux, de schémas et de photographies prises à l’intérieur des sites nucléaires.
Les phénomènes physiques sont expliqués sans langue de bois, à des années lumière de la communication lénifiante d’EDF. Plusieurs chapitres détaillent la cinétique d’un grave accident nucléaire avec les rejets radioactifs massifs associés.

Cependant tous les mécanismes sont en place pour cacher à la population les conséquences radiologiques d’un tel accident, à l’image de ce qui se passe au Japon et dans l’ex-Union soviétique suite aux catastrophes de Fukushima Dai ichi et de Tchernobyl. Cet ouvrage donne quelques coups de canif à la propagande bien huilée des zélateurs de l’atome.
L’auteur conclut sur la nécessité d’arrêter les centrales avant la catastrophe. Il liste les tranches nucléaires les plus dangereuses qu’il faudrait mettre à l’arrêt en priorité. Enfin, des pistes pour sortir du nucléaire sont abordées… pour le salut de nos enfants.

Nozomi SHIHIRO est issue du sérail d’EDF. Formaté par le culte du secret au sein de son entreprise, l’auteur s’est caché derrière un pseudonyme pour publier cet ouvrage. L’ensemble des droits d’auteur sera versé en soutien à l’institut de radioprotection BELRAD de Minsk (Ukraine) qui réalise notamment des mesures de contamination radioactive dans l’organisme des enfants irradiés de Tchernobyl.

On peut se procurer l’ouvrage ici:
http://boutique.sortirdunucleaire.org/index.php
12€


L’une des illustrations du livre:
Description d'un accident nucléaire grave

En voici la table des matières:

  • 1ere partie: les barrières de sûreté
  • Chapitre 1: première barrière
  • Chapitre 2: deuxième barrière
  • Chapitre 3:Les générateurs de vapeur
  • Chapitre 4: Troisième barrière
  • 2° partie: Accidents nucléaires
  • Chapitre 5: L’accident grave
  • Chapitre 6:L’accident sur les tranches de 900 MWe
  • Chapitre 7: L’accident sur les tranches de 1300 et 1450 MWe
  • Chapitre 8: Les rejets radioactifs en accident grave
  • Chapitre 9: Les conséquences radioactives: la farce cachée de l’accident grave
  • 3° partie, chapitre 10: Sortir du nucléaire
  • Épilogue
  • Annexes

le 24 Mai 2017


Avr 26

Genève: La vigie antinucléaire fête ses dix ans et s’arrête

Depuis le 26 avril 2007, les militants de la «Vigie d’Hippocrate» d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire (IWHO) se relaient quotidiennement devant le siège de l’Organisation mondiale de la santé, à Genève, pour demander à l’OMS de «dire la vérité sur les effets sanitaires» des rayonnements ionisants, notamment pour les victimes des retombées des essais nucléaires militaires et des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima. Au bout de dix ans de protestation silencieuse, les vigies constatent que «le déni officiel reste entier, en dépit des témoignages des victimes et des publications scientifiques indépendantes qui le prouvent». Le collectif a décidé de poursuivre son combat «pour la vérité et la santé» sous d’autres formes. Pour marquer la fin de ses dix ans d’action, IWHO (pour une OMS indépendante)organise divers événements devant l’OMS, ce mercredi 26 avril 2017
Voir le site de Independent WHO
http://www.independentwho.org/

la vigie à Genève

A cette occasion, «Le Courrier» un quotidien suisse publie un article de Allison Katz:
https://www.lecourrier.ch/148245/en_finir_avec_le_dogme_hiroshima

En finir avec le «dogme Hiroshima»
Lundi 03 avril 2017
Alison Katz

Depuis dix ans, des militants du collectif IndependentWHO manifestent quotidiennement devant le siège de l’OMS pour dénoncer ses liens avec l’industrie nucléaire.

«Exigeons que l’OMS démolisse enfin les trois piliers de la désinformation sur les rayonnements ionisants!» Alison Katz, d’IWHO, pointe l’invocation de la «radiophobie» pour expliquer les problèmes sanitaires des victimes d’accidents nucléaires, le recyclage douteux du «modèle Hiroshima» et le déni des effets de la radio-contamination à faible dose.

La rencontre entre le collectif IndependentWHO – Santé et Nucléaire (IWHO, pour l’indépendance de l’OMS) et l’Organisation mondiale de la santé (1) a confirmé que l’autorité sanitaire internationale persiste à soutenir les trois piliers de la désinformation sur lesquels repose la dissimulation – internationale et de haut niveau – des conséquences sanitaires des activités nucléaires, qu’elles soient industrielles ou militaires.

    Les trois piliers sont

  • 1) la «maladie», dénommée «radiophobie»;
  • 2) l’utilisation du modèle Hiroshima pour établir les normes de radioprotection;
  • 3) l’affirmation qu’il n’existe pas de preuve d’effets sanitaires en dessous de doses d’irradiation de 100 millisieverts par an (mSv/an), malgré le fait que la limite internationale recommandée par la Commission internationale de la protection radiologique (CIPR) soit de 1 mSv/an.

La scandaleuse pseudoscience de la «radiophobie»

L’OMS affirme que les problèmes psychologiques et sociaux sont les conséquences majeures de la catastrophe de Fukushima, en reprenant point par point son verdict final sur Tchernobyl(2), selon lequel «l’impact sur la santé mentale (…) est le problème de santé publique le plus grave et (que) la population affectée a un sentiment exagéré des dangers sanitaires de l’exposition aux rayonnements». Est-ce que l’establishment nucléaire, qui malheureusement dirige la politique de l’OMS dans ce domaine, suggère sérieusement que les plantes, les animaux et les bébés –même in utero! – souffrent de «radiophobie»?

De nouvelles maladies sont souvent montées de toutes pièces afin de créer ou élargir un segment de marché pour des traitements économiquement profitables. La «radiophobie», par contre, a été inventée afin de nier l’existence des maladies bien réelles apparues à la suite de la catastrophe de Tchernobyl. Quand il est devenu impossible de nier leur existence, on les a attribuées aux comportements irresponsables des victimes – abus d’alcool, de tabac, mauvaise alimentation… – comme si ces facteurs n’avaient pas été pris en compte dans les études épidémiologiques démontrant des différences significatives en termes d’effets sanitaires entre des territoires respectivement peu, moyennement et hautement contaminés.

Soyons clairs. La peur de la radiocontamination existe. Il s’agit d’une réponse normale face à un risque sanitaire réel. L’unique «traitement» éthique de l’angoisse qui résulte naturellement de l’exposition est de reconnaître que cette peur est normale, de minimiser toute exposition supplémentaire, de fournir des soins dès l’apparition de symptômes et d’établir des programmes de dépistage pour la prévention précoce (secondaire) des maladies.

Au Japon, aujourd’hui, les autorités ont conseillé aux victimes de Fukushima de sourire (3). Ces dernières sont soumises à d’intenses pressions pour retourner vivre dans des territoires inhabitables selon les normes de radioprotection de la communauté internationale, établie par la CIPR.

Lors de la rencontre avec l’OMS le 11 mars 2016, en signe d’encouragement aux visiteurs japonais, un membre de l’équipe Radiation (Département de santé publique et de l’environnement) a fait remarquer que leur pays avait un avantage en termes d’information sur les effets sanitaires des activités nucléaires grâce à la recherche entreprise à la suite des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Deux remarques sur cette observation. D’abord, il est notoirement connu que la recherche sur les effets sanitaires d’Hiroshima et Nagasaki est profondément défectueuse (4). Pendant cinq ans, après l’attaque des bombes A, aucune investigation officielle de la santé des survivants n’a été menée. En 1946, le gouvernement étatsunien a créé l’Atomic Bomb Casualty Commission (Commission d’évaluation des dommages dus à la bombe atomique – ABCC) et les Etats-Unis maintiennent toujours leur contrôle sur ce projet – qui s’appelle maintenant la Radiation Effects Research Foundation (Fondation pour la recherche des effets du rayonnement -RERF) – en fournissant la majeure partie de son financement.

Pour des raisons évidentes, le délai de cinq ans [entre les bombardements atomiques et les premières recherches] invalide plus ou moins les études sur les effets sanitaires, car les données les plus importantes font défaut. De plus, la population étudiée ne peut pas être considérée comme représentative de la population générale parce que les personnes encore en vie sont celles dont la résistance aux effets des rayonnements est naturellement plus élevée que la moyenne. Cet effet dit de «survivant en bonne santé» produit une sous-estimation considérable des effets sanitaires.

Pire encore, les études ABCC/RERF ne disposaient pas de groupe de contrôle adéquat. Cela est dû au fait que les groupes «irradiés» et les groupes de contrôle «non exposés» – les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, à diverses distances de l’épicentre – étaient tous contaminés par les retombées. De surcroît, le groupe «non exposé» avait un taux de leucémie deux fois plus haut que le reste de la population japonaise pendant toute la première période de l’étude et jusqu’aux années 1960. Par ailleurs, le fait que toutes ces personnes aient souffert d’une exposition interne à travers les aliments, le lait, l’eau et par inhalation n’a pas été pris en compte.

Enfin, le modèle Hiroshima est inapplicable aux accidents nucléaires. Les effets sanitaires d’une exposition externe de quelques secondes aux quantités gigantesques de radionucléides, comme ce fut le cas à Hiroshima et Nagasaki, sont incomparables aux effets sanitaires d’une exposition interne à de faibles doses sur des décennies. Ces faibles doses sont responsables de 95% de la radiocontamination lors d’accidents nucléaires.

Et pourtant, étonnamment, les normes de radioprotection actuelles se basent encore sur les études ABCC/RERF des survivants d’Hiroshima. Mais il n’existe aucune preuve d’équivalence entre l’irradiation chronique interne et l’irradiation externe aigüe.

Aucune preuve d’effets sanitaires en dessous de 100 mSv/an?

Des milliers d’études menées pendant trois décennies fournissent des preuves d’effets sanitaires graves à la suite de l’incorporation chronique à faible dose de radionucléides, bien en dessous de 100 mSv/an et, contrairement aux affirmations de l’establishment nucléaire, une grande partie de ces études est publiée dans des revues scientifiques à comité de lecture – dans une proportion d’ailleurs bien plus grande que dans le rapport majeur de l’ONU, le «Forum de Tchernobyl» (5).

En 2015 et 2016, par exemple, des études ont démontré le lien entre la présence de césium 137 chez les femmes enceintes et de hauts niveaux d’anomalies congénitales (6); un risque élevé de leucémie, de lymphome (7) et de cancer chez les travailleurs du nucléaire (8); des taux élevés d’anomalies de la thyroïde (y compris des cancers et des précurseurs de cancer) chez les enfants à Fukushima (9), et toutes sortes de défauts héréditaires associés à des doses d’irradiation comprises entre 1 et 10 mSv/an (10).

Malgré la limite internationale de 1 mSv/an et les multiples preuves réunies sur ce sujet depuis des décennies, l’OMS a répété (notamment lors de la rencontre avec IndependentWHO du 11 mars 2016) qu’il n’existait pas de preuve d’effets sanitaires en dessous de 100 mSv/an. Tout comme le Dr Shunichi Yamashita, professeur à l’université de Nagasaki et conseiller de la préfecture de Fukushima pour le risque sanitaire radiologique, qui, ainsi, donne raison au gouvernement japonais d’exercer une forte pression sur les populations pour qu’elles retournent vivre dans des régions non habitables (11). Relevons qu’à la suite de l’accident de Tchernobyl, la limite pour l’évacuation obligatoire des populations avait été fixée à 5 mSv/an.

Il est de plus en plus reconnu que la limite de 1 mSv/an est à peu près adéquate dans le cas de l’exposition externe (pour certains radionucléides seulement), mais qu’elle est totalement inadéquate en cas d’exposition interne. Différents radionucléides se concentrent dans divers organes. Ainsi, si la charge moyenne dans le corps est de 100 becquerels par kilo (Bq/kg), le cœur contiendra 2500 Bq/kg et les reins 1500 Bq/kg (12). Une particule d’uranium ou de plutonium logée dans le poumon va irradier pendant toute la vie de la personne et produira un cancer.

Le «dogme Hiroshima» mène l’establishment nucléaire vers une logique impossible. Quand on ne peut plus nier les effets sanitaires, on affirme qu’ils sont forcément causés par autre chose que les rayonnements parce que, selon le modèle utilisé par le CIPR, les doses reçues étaient trop faibles.
Le moment est venu pour l’OMS et l’institution nucléaire de reconnaître publiquement que l’exposition externe et l’exposition interne sont des phénomènes biologiquement distincts et que le modèle Hiroshima ne peut ni prédire les effets sanitaires observés à la suite d’expositions à faible dose, ni fournir une base pour la radioprotection.


1. A. Katz (agora), «Les victimes de Fukushima sous les pressions au retour», Le Courrier du 15 mars 2016.
2. World Health Organization. Health Effects of the Chernobyl Accident and Special Health Care Programmes. Report of the UN Chernobyl Forum. Expert Group on Health, Geneva, 2006.
3. Professeur Yamashita, conseiller du gouverneur de la préfecture de Fukushima pour la gestion des risques sanitaires, http://bit.ly/2moWYcx
4. Busby, C. Wings of Death: Nuclear Pollution and Human Health. Green Audit, Aberystwyth, 1995.
5. Katz, A. «Who is afraid of Volume 1181 of the New York Academy of Sciences? Under threat, the nuclear establishment plays dirty», International Journal of Health Services, 2015,Vol 45(3) 530-544.
6. Wertelecki et al. Elevated Congenital Anomaly Rates and Incorporated Cesium 137 in teh Polissia Region of Ukraine. Birth Defects Research (Part A).
7. Leuraud et al. «Ionizing Radiation and risk of death from leukemia and lymphoma in radiation-monitored workers». Lancet, Volume 2, N° 7, e276-e281, July 2015.
8. Richardson et al. «Risk of cancer from occupational exposure to ionizing radiation: retrospective cohort study of workers in France, the UK and the USA». British Medical Journal, 2015, 351: h5359.
9. Tsuda et al. «Thyroid cancer detection by ultrasound among residents aged 18 years and younger in Fukushima, Japan. 2011-2014». Epidemiology, 2015.
10. Schmitz-Feuerhake et al. «Genetic radiation risks – a neglected topic in the low dose debate. Environ Health Toxicol», 2016; e2016001, Published online 2016 January 20. doi: http://dx.doi.org/10.5620/eht.e2016001.
11. Greaves, S. «Tokyo contaminated and not fit for habitation, doctor says». Insitute of Science in Society, 4.9.2014, www.i-sis.org.uk/Tokyo_contaminated_and_not_fit_for_habitation.php
12. Bandachevsky, Y. Clinical and experimental aspects of the effect of incorporated radionuclides on the organism. Ministry of Health, Gomel State Medical Institute, Belorussian Engineering Academy, Belarus, Info Tribo Ltd, Gomel, 1995 (128 pages).


L’article original du «courrier»
https://www.lecourrier.ch/148245/en_finir_avec_le_dogme_hiroshima


le 27 Avril 2017


Avr 17

La cuve du futur EPR de Flamanville a de graves défauts

L’EPR (Réacteur Pressurisé Européen) est souvent présenté comme l’avenir de la filière nucléaire. En réalité, il concentre les principales failles de l’industrie nucléaire. Retards, coûts colossaux, risques en matière de sûreté… Interpelons l’Autorité de sûreté nucléaire pour qu’elle ne valide pas la cuve défectueuse de l’EPR !

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détecté, dès 2005, de graves problèmes liés aux procédures de fabrication des aciers à l’usine Creusot Forge, où devait être fabriquée la cuve de l’EPR. Bien que l’ASN en ait averti EDF et Areva, cela n’a pas empêché la fabrication ni l’installation de cet équipement qui s’avère aujourd’hui défectueux… En cas d’accident, on risque une rupture de la cuve avec une catastrophe de type Tchernobyl.

Afin qu’elle homologue cette cuve malgré ses défauts, une pression considérable est exercée sur l’ASN de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission européenne. À nous, citoyens, de faire contrepoids et de rappeler que les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent jamais passer avant la protection des populations.

Texte et Illustration «Sortir du Nucléaire»

Je vous invite à signer la pétition de «Sortir du nucléaire» pour exiger de l’Autorité de sûreté nucléaire qu’elle ne valide pas la cuve de l’EPR.

la cuve de cristal

Rendez-vous sur le site de Sortir du nucléaire:
Cliquer sur l’image
http://sortirdunucleaire.org/Petition-cuve-EPR

Note

L’ASN a laissé monter cette cuve qu’elle sait non conforme sans protester énergiquement.
On sait maintenant aussi que sur de nombreuses centrales ont été montées des pièces non conformes aux normes de sécurité. Il faudrait que l’ASN se réveille et prouve qu’elle sert à quelque chose.
Il est vrai qu’elle ne semble pas avoir de moyens suffisants et qu’elle doit généralement se contenter des rapports que lui envoie le fabriquant.

Le 17 avril 2017


Mar 29

Le réacteur nucléaire de Halden en Norvège : un danger pour l’Europe

Il n’est pas en fusion mais les autorités nucléaires l’ont trouvé
« dans un état très spécial »…

Le site European News Weekly a réalisé la traduction du rapport de l’autorité de sûreté norvégienne vers l’anglais.
Merci à Pierre FETET d’avoir réalisé la traduction vers le français de ce texte.
Je vous invite à le lire sur son site www.fukushima-blog: Cliquer ICI

En voici la présentation et le sommaire:

La pollution radioactive à l’iode 131 en Europe au début de l’année 2017 a permis de mettre en lumière l’activité d’un réacteur inconnu du grand public, le réacteur de recherche de Halden en Norvège. Bien qu’il ne puisse être tenu responsable du nuage radioactif qui s’est étendu de l’Espagne à la Norvège en janvier-février, on a appris grâce à l’ONG norvégienne Bellona que ce réacteur avait connu un « incident » en octobre dernier. La lecture d’un rapport de l’agence de sûreté nucléaire norvégienne daté du 13 février 2017 permet de se rendre compte du danger que font courir aux Européens les utilisateurs de ce réacteur. On s’éloigne un peu de Fukushima mais pas tant que ça car la problématique est la même : panne de refroidissement du réacteur, risque d’explosion d’hydrogène, rejet d’iode 131 et autres radionucléides cancérigènes, MOX, … ça ne vous rappelle rien ?
Pierre Fetet

  • 1. Un des plus vieux réacteurs au monde encore en activité
  • 2. Les partenaires du « Halden Reactor Project »
  • 3. L’« Incident » du 24 octobre 2016
  • 4. Expérimentation de nouveaux combustibles
  • 5. Quelle était la nature des nuages radioactifs ?
  • 6. Pour un arrêt définitif du réacteur de Halden
  • 7. L’IFE a besoin d’argent public pour traiter ses déchets
  • 8. Pourquoi on ne sait quasiment rien sur cet évènement d’octobre 2016 ?
  • 9. Exiger des éclaircissements
  • 10. Annexes

Le 29 mars 2017