Mari Takenouchi, journaliste japonaise et mère indignée

Mari Takenouchi est une journaliste indépendante qui se bat contre la décision de son gouvernement de faire vivre les enfants en zone contaminée jusqu’à 20mSv/an et de leur donner des aliments contaminés.

Je confirme ce qu’elle dit du mauvais état de santé des enfants de Tchernobyl vivant et se nourrissant en milieu contaminé.
Voyez les articles des médecins sur place:
– La communication du Dr Galina Bandajevskaya (Belarus) pédiatre, cardiologue,au forum de Genève du 12 Mai 2012 sur la santé des enfants au Belarus.
Césium radioactif et coeur:
Radioactive caesium and hearth (pathophysiologic aspects)- Extraits en français du livre paru à Minsk en 2001. Par Pr Y.I. Bandazhevski

Je confirme ce qu’elle dit du projet Ethos qui est une émanation du lobby nucléaire :
Voir dans les archives de la CRIIRAD:
Une structure écran au service du nucléaire (Corinne Castanier)
Les mensonges clés par le Dr Michel Fernex.

Par contre elle fait une erreur sur les chiffres concernant la comparaison entre les aliments contaminés et des déchets radioactifs. Ce qu’elle veut dire c’est qu’il est scandaleux d’obliger à nourrir les enfants avec des aliments contaminés.Voyez la note de Kna plus bas.

Prenez 36 minutes pour voir cette video bien documentée
que KNA nous a sous-titrée en français.
https://youtu.be/ccYPtQwPx78


Le commentaire de KNA:

Published on May 18, 2014

Mari Takenouchi est une journaliste indépendante japonaise, aux prises avec la justice de son pays pour un simple et unique tweet, où elle met en cause le projet ETHOS, visant à maintenir et faire revenir les habitants de Fukushima dans les zones contaminées par l’accident nucléaire de 2011.
Dans cette vidéo, Mme Takenouchi explore les rouages et les liens du projet ETHOS, ayant déjà sévi au Bélarus entre 1996 et 2001 suite à la catastrophe de Tchernobyl. Après ce premier exercice couronné d’autosatisfaction, le bilan réel serait en fait selon une pédiatre locale, un nombre d’enfants gravement malades à cause de la radioactivité multiplié par 10.

Nous apprenons aussi qu’étant soi-disant piloté par une ONG, ETHOS est en fait financé par les lobbies pro-nucléaires, où l’on retrouve des noms comme le CEPN, le CEA, EDF, l’IRSN et AREVA. Quant au directeur historique du projet, M. Jacques Lochard, c’est en fait un économiste français, vice-président de la Commission internationale de protection radiologique, travaillant également avec le CEA. Logique, quand on sait qu’ETHOS se préoccupe surtout d’aspects économiques, culturels et sociaux, et très peu de la santé des résidents et des enfants. Est-il alors étonnant que les autorités japonaises suppriment par exemple des statistiques sur les cas de leucémies qui avaient cours avant 2011, ne révèlent pas toute la gravité des cancers de la thyroïde, et refusent de pratiquer des tests génétiques qui permettraient de cibler la cause radio-induite de ces cancers ? Pas vraiment…

Finalement, Mme Takenouchi se retrouve depuis fin janvier accusée « d’outrage criminel » suite à une plainte en justice de la directrice d’ETHOS Fukushima, Mme Ryoko Ando, pour un simple tweet jugé trop critique envers celle-ci et l’ancien Premier ministre Nakasone, l’homme qui a introduit le nucléaire au Japon dans les années 50.

Une pétition pour soutenir Mme Takenouchi attend vos signatures à l’adresse http://bit.ly/MariTakenouchi
(Note: au 27 mai, la justice a abandonné toute poursuite à l’égard de Mme Takenouchi)
Consultez également ses blogs et les ressources citées dans la vidéo, liens ci-dessous.

Nota (☢) : Je pense que Mme Takenouchi fait erreur quand elle compare les aliments au Japon avec les déchets nucléaires faiblement radioactifs. Au Japon, selon plusieurs sources comme l’AIEA, la NRA et la JAEA, le « clearance level », le niveau sous lequel une source radioactive n’est plus soumise à la réglementation, est pour le césium 137 de 0,1 Becquerel / gramme, soit 100 Bq/kg. Tout ce qui est situé sous ce niveau, y compris les aliments, ne relève pas de la réglementation sur les déchets radioactifs. Au dessus de ce niveau commence la plage des déchets de très faible activité (VLLW), puis des déchets de faible activité (LLW), etc.
http://www.jaea.go.jp/english/04/ntokai/backend/backend_01.html
http://jolissrch-inter.tokai-sc.jaea.go.jp/pdfdata/JAEA-Technology-2011-003.pdf
Finalement, Mme Takenouchi me demande de préciser que ce qu’elle voulait souligner, c’est qu’il devrait être inapproprié d’appliquer le même seuil d’exemption aux déchets et à l’alimentation. Voilà qui est fait.

Sources citées dans la vidéo :
❶ http://www.icrp.org/publication.asp?id=ICRP+Publication+111
❷ http://savekidsjapan.blogspot.fr/2013/01/blog-post_4503.html
❸ http://www.dailymotion.com/video/xr56pr_controverses-nucleaires_news
❹ http://www.ratical.org/radiation/radioactivity/Chroniccs137iico.pdf
❺ http://harmonicslife.net/Blog/2011/GensBlog/20111004/lesvos_V1_2sE.pdf
❻ http://www.pnas.org/content/early/2011/05/18/1017137108.abstract
❼ https://ochanet.unocha.org/p/Documents/Chernobyl_2000.pdf

http://youtu.be/y3wY9j_bguQ
http://savekidsjapan.blogspot.jp/
http://maritakenouchiyoutube.blogspot.jp
http://koukaishitsumon.blogspot.jp/

Transcription Kna60, relecture Mari Takenouchi.
Traduction Kna60, relecture Odile Girard, http://fukushima-is-still-news.over-blog.com/
Sous-titrage Kna60, http://kna-blog.blogspot.com


Les commentaires sont fermés.