La nouvelle loi japonaise sur le secret

La nouvelle loi japonaise institue de lourdes peines pour ceux qui divulgueraient ou même posséderaient des informations que le gouvernement aurait classées Secret.

Malgré les manifestations.

une manif contre la loi sur le secret

Photo Yoshikazu Tsuno/AFP via Getty

Traduction partielle d’un article signalé par Enenews
L’auteur de l’article: Jake Adelstein; Journaliste d’investigation basé au Japon, , 29 novembre 2013:

[…] même les politiciens à l’intérieur du parti au pouvoir disent, « On ne peut pas nier que l’autre but est de museler la presse, d’enfermer les lanceurs d’alertes, et d’assurer que la catastrophe nucléaire de Fukushima cesse d’être une source d’embarras avant les Jeux olympiques. « […]

Très révélateur: Masako Mori, le ministre de la Justice, a déclaré que les informations relatives au nucléaire seront probablement classées secret.

Pour l’administration Abe ce serait excellent moyen de faire face à la question des fuites de tonnes d’eau contaminée[…] Il semble qu’on ne pourra pas faire cesser les fuites de déchets toxiques, mais la nouvelle législation permettrait à l’administration de colmater l’information sur les fuites de façon permanente.
Comme la centrale de Fukushima continue de déverser des produits contaminées dans l’océan et notre approvisionnement alimentaire, cette loi signifie de façon inquiétante que le gouvernement japonais refuse de divulguer des informations sur les niveaux de pollution […]

Note:
En France nous avons déjà le « secret défense »
L’industrie nucléaire dans le monde entier a toujours du user du secret et du mensonge pour s’imposer aux populations.

La contamination des terres évolue:

Des chercheurs japonais ont constaté que les typhons de l’été dernier ont déplacé la contamination: le vent, surtout les écoulements d’eau très abondants pendant les typhons. Les rivières et leurs abords sont spécialement concernés ainsi que le littoral.
Les cartes de la contamination qui ont été réalisées après le premier passage du panache radioactif devraient être revues.

Quelques nouvelles que nous fournit l’ACRO:

La contamination de l’océan se poursuit
Les nouvelles données concernant la contamination marine concernant le césium mettent en évidence un fort gradient de concentration dans l’eau, ce qui indique que les fuites continuent. Il y a aussi du tritium dans l’eau de mer au large de la centrale, qui ne s’accumule pas dans les sédiments marins, qui montre, sans ambiguité que les fuites sortent toujours du port, contrairement aux affirmations du premier ministre. (C’est moins que dans la Manche).

Un lycée ferme faute d’élèves:

Le lycée privé Shoei de Minami-Sôma va fermer ses portes en mars prochain par manque d’étudiants. Situé à moins de 30 km de la centrale, il avait dû fermer après le 11 mars 2011. La fermeture est maintenant définitive. Des indemnités vont être demandées à TEPCo.

Les conditions de travail à Fukushima Dai ichi:

Un ancien intervenant sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi, embauché par une compagnie au 5ième niveau de sous-traitance, a porté plainte (aux prudhommes?) suite à son licenciement en juin denier. A l’embauche, on lui aurait dit que le travail serait sans danger; mais au bout d’un certain temps et il aurait été exposé à de fortes radiations. Il a donc refusé une tâche qui lui a été assignée et a été licencié.
Il ne recevait que 13 000 yens par jour (100 euros), alors qu’il pense que TEPCo payait 50 000 yens. Le reste aurait donc été ponctionné par les couches de sous-traitance. Il devait payer pour son logement.

le 01 décembre 2013>/p>


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