La décontamination a échoué – le gouvernement offre des dosimètres

Après l’échec de la décontamination, le gouvernement propose aux évacués du désastre de Fukushima de rentrer chez eux et de prendre eux-mêmes en charge leur sécurité.

Présentation des dosimètres aux habitants

Les officiels présentent le dosimètre à la réunion avec les habitants
Cliché Asahi-Simbum

Cette proposition a été faite le 23 Juin à une réunion entre des représentants du gouvernement central et des évacués de Miyakoji, district de Tamura.
Selon la norme du gouvernement central, les évacués ne peuvent retourner chez eux qui si les travaux de décontamination ont réduit les niveaux d’irradiation à 0,23 microSieverts par heure, soit 1milliSievert par an.
Quoique le travail de décontamination du district de Miyakoji soit terminé, les niveaux d’irradiation dans les zones résidentielles se situent encore entre 0,32 et 0,54 microSieverts par heure; bien plus que le niveau recherché par le gouvernement..
Les habitants ont demandé la poursuite du travail de décontamination; cette demande a été rejetée et à la place le gouvernement leur offre des dosimètres.
Les officiels ont expliqué que la limite de de 0,23 microsieverts par heure a été établie pour éviter que l’irradiation d’un habitant se trouvant dehors pendant 8 heures par jour ne dépasse 1 milliSievert par an.
« Nous allons vous offrir un nouveau modèle de dosimètre pour que vous puissiez mesurer votre exposition vous mêmes ».
Le gouvernement souhaite que les évacués retournent chez eux à la Mi Août, après les vacances qui suivent la fête du « Bon ».
Le gouvernement a dépensé des Billions de yens pour tenter de décontaminer de nombreuses zones autour de la centrale dévastée. Les travailleurs ont décrit leur travail comme futile et certains ont affirmé qu’ils ont jeté des débris radioactifs dans les rivières sans avoir recueilli ni traité les déchets correctement.
« Si le gouvernement avait un budjet illimité il pourrait mener la décontamination jusqu’à ce que les gens soient satisfaits » disait Tomohiko Hideta, un officiel de l’agence de reconstruction ».

En réalité décontaminer est un travail impossible à réaliser.

Mr Hideta a aussi confirmé qu’à la rénion du 23 Juin que le gouvernement a proposé aux habitants de mesurer eux-mêmes leur niveau d’exposition.
Le ministre de l’environnement a d’abord nié qu’une telle proposition ait été faite. Mais quand il s’est avéré que des enregistrements audio et des témoignages d’habitants prouvaient le contraire, le ministre n’a pu apporter de réponse claire.

Traduction-résumé libre de l’article de MIKI AOKI/ Staff Writer dans le journal Asahi Simbum


Notes:

– en effet une vraie décontamination est impossible. On ne peut pas épousseter chaque feuille, chaque brin d’herbe, curer sans fin les fossés, les descentes de gouttière etc…
– Le gouvernement japonais semble s’en être rendu compte. Sa réponse semble être « rentrez chez vous et débrouillez-vous avec nos beaux dosimètres…. »
– La seule vraie solution est l’évacuation des zones contaminées….plusieurs associations sont allées en justice pour obtenir cette évacuation, au moins celle des enfants; sans résultat jusqu’à présent.
– Évacuation, combien de temps ? S’il ne s’agit que du Césium et du Strontium, dans 300 ans il ne restera plus que 1/1.000° des dépôts actuels. S’il y a du Plutonium, il faudrait attendre 240.000 ans pour le même résultat…autrement dit l’éternité pour l’espèce humaine.
Le gouvernement et Tepco ne communiquent guère à propos du Strontium et du Plutonium….


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