Normes aliments-eau

Voici un essai de présentation des normes alimentaires concernant la pollution radioactive:

(mis à jour le 21 Mai 2015)

Au Japon:

    Les normes alimentaires japonaises concernant les Césiums depuis le 1 Avril 2012:

  • 100 Bq/kg pour les aliments en général
  • 50 Bq/kg pour la nourriture pour enfants
  • 10 Bq/l pour l’eau potable

L’Europe autorise l’importation d’aliments contaminés au Césium.

Depuis le 28 Mars 2014, l’Europe s’est alignée sur les normes japonaises en ce qui concerne la pollution radioactive des aliments importés du Japon

Le texte officiel:
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) No 322/2014 DE LA COMMISSION du 28 mars 2014 imposant des conditions particulières à l’importation de denrées alimentaires, et d’aliments pour animaux originaires ou en provenance du Japon, à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima.
C’est dans le journal officiel de l’Union européenne du 29 mars 2014

le texte officiel

L’Europe autorise donc l’importation d’aliments contaminés par les Césiums

A noter que seuls sont contrôlés les Césiums 134 et 137
Aucun contrôle ne semble fait sur le Strontium, Plutonium, le Tritium.
A noter aussi qu’il y a de nombreuses exceptions aux contrôles en fonction de l’origine et de la nature des aliments

Ces limites sont-elles stables ?

Les « autorités » semblent désirer relever le niveau de contamination que nous sommes autorisés à subir:

Voici un extrait du communiqué de presse de la présidence française suite à la visite du président Japonais ABE en Mai 2014.

(13) Concernant le nucléide radioactif dans les produits alimentaires et les fourrages provenant du Japon, le Japon se félicite de la compréhension de la France pour une révision des mesures de restriction de l’UE fondée sur des données scientifiques et le « CODEX pour les contaminants et les toxines dans les aliments ».


La révision des limites de contamination des aliments en cas d’accident nucléaire, est à l’ordre du jour de l’agenda européen en juillet 2015.

La commission européenne a élaboré un projet de révision qui reprend les normes Euratom, sans autre modification que de prolonger de 6 mois à 1 an la définition du nourrisson.
Ce projet doit être présenté en Juillet 2015 devant le parlement européen qui aura le pouvoir de l’amender.

Vous pouvez consulter [ICI] un résumé de la critique que fait la CRIIRAD de ce projet


Auparavant:

    Depuis le 15 Juillet 2008 l’importation d’aliments contaminés était autorisée tant qu’ils ne dépassaient pas, concernant la contamination par les Césiums:

  • Lait et aliments pour enfants: 370 Bq/kg
  • tout le reste: 600 bq/kg
Il y avait donc déjà une autorisation officielle à importer des aliments contaminés.
Et plus contaminés que ceux autorisés au Japon !

Les textes:
Un sommaire sur la réglementation européenne
Texte officiel plus pénible à lire


Le TRITIUM

Le site de Fukushima-Dai ichi relâche de grandes quantités de Tritium. Jusqu’à présent les gouvernements et « experts » ne considéraient que les Césiums.
Le Tritium était considéré comme peu dangereux; cela tombait bien, le tritium traverse les parois de tous les récipients possibles; et on ne sait pas le filtrer.
L’industrie nucléaire, même hors accident, est une grosse productrice de tritium qu’elle relâche dans la nature.

On est en train de s’apercevoir que le tritium est plus dangereux que ce qui était dit.
Les responsables du nucléaire commencent à admettre que le Tritium « organiquement lié » est dangereux ; le tritium organiquement lié (OBT) ce sont des molécules de matière vivante qui ont utilisé du tritium au lieu d’eau « propre » pour se constituer; il est très difficile à détecter.
Par contre ils ne semblent pas encore disposés à évoluer au sujet de la nocivité de l’eau tritiée(l’eau tritiée: des atomes de tritium se sont combinées à des atomes d’oxygène pour faire des molécules d’eau radioactive qui se trouvent diluées dans de l’eau normale: eau tritiée).

Le Tritium est difficile à détecter: son rayonnement Beta- est de faible puissance et ne parcourt que 1 cm dans l’air et 0,02 mm dans le corps humain.
Il faut des appareils spéciaux pour le détecter et mesurer; les radiamètres standard (compteur Geiger) le détectent mal (il faut une eau bien « chargée » en tritium et faire une mesure au contact).

Dans l’organisme comme dans la nature, il ne se différentie pas de l’eau normale. Il pénètre donc dans tous les tissus vivants, animaux comme végétaux et il y irradie les cellules environnantes.
Sa demi-vie est de 12,33 ans. Il faut donc 123 ans pour qu’il ne persiste plus que le millième de son activité initiale.
Sa période dans l’organisme (le temps que l’organisme met à en éliminer la moitié) est en moyenne de 40 jours (variant de quelques semaines à plusieurs mois); mais évidemment comme l’industrie en relâche sans cesse, la pollution se renouvelle sans fin.

La réglementation actuelle concernant la présence de tritium dans l’eau potable:

C’est l’anarchie complète dans le monde:
Voici les valeurs maximales autorisées du tritium dans l’eau potable en Bq/l:

Canada 7.000
Australie 76.103
Russie 7.700
Suisse 10.000
Finlande 30.000
USA 740
Recommandations OMS 10.000

Pour l’Europe il n’y a pas de chiffre officiel pour l’eau potable; seulement, la constatation de plus de 100 Bq/l déclenche une enquête
Au Canada le «Ontario drinking water advisory council» recommande d’abaisser les limites de 7.000 Bq/l à 20 Bq/l

Ces doses limites ont été instituées de façon à ne pas trop gêner l’industrie nucléaire qui de toute façon ne sait pas retenir le Tritium produit. De même il avait été décidé que le Tritium n’est pas dangereux, ce qui n’est pas le cas.

les chiffres sont sont tirés des documents canadiens ci-dessous:
http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/readingroom/tritium/tritium_drinking_water_aug_2009.cfm
http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/readingroom/healthstudies/tritium/index.cfm

Documentation sur le Tritium
L’article du livre blanc de l’ASN (autorité de sureté nucléaire)
le livre blanc de l’ASN en totalité
Un article canadien intéressant concernant le tritium dans l’eau de boisson
Un article de Wikipedia
Les articles de la SFRP (société française de radioprotection)