De l’interdiction des armes nucléaires à leur élimination effective

La France doit signer et appliquer le traité bannissant les armes nucléaires

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Voici quelques extraits de l’infographie qu’a créée le réseau Sortir du nucléaire
http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires

La dissuasion nucléaire, c’est du gaspillage d’argent public !

☢ Depuis la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 1945 et les premières recherches sur la bombe atomique, la dissuasion nucléaire a coûté plus de 420 milliards d’euros à la France.
☢ À l’horizon 2025, les contribuables français financeront l’entretien et la modernisation des armes nucléaires à hauteur de 6,5 milliards d’euros par an (ce budget ne comprenant pas les dépenses de personnel ni celles de gestion des déchets ou de démantèlement) et sur la période 2019-2023, la loi de programmation militaire prévoit une enveloppe de 25 milliards d’euros pour la dissuasion, soit plus de 22 % des dépenses d’équipement de l’armée.
☢ Au niveau mondial, 100 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la dissuasion. Cette somme correspond au montant estimé par la COP 15 pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, deuxième menace pour l’Humanité après… la guerre nucléaire !

La dissuasion nucléaire, c’est dangereux et polluant !

De 1969 à 1996, l’armée française a effectué 210 essais atmosphériques et souterrains en Algérie et en Polynésie. Des milliers de personnes ont été irradiées et de gigantesques zones resteront contaminées pour des milliers d’années. Parmi les populations locales, chez les vétérans et leurs descendants : cancers, malformations et retards mentaux se sont multipliés.
Même en l’absence d’essais, la fabrication, le transport et le stockage des matières radioactives destinées à la bombe représentent un danger. Consacré à l’entretien et à la modernisation de la bombe, le site de Valduc (Côte-d’Or) et ses alentours sont pollués par des éléments radioactifs comme le tritium. L’histoire l’a montré à plusieurs reprises : des accidents peuvent arriver. Collisions de sous-marins avec leurs têtes et leurs réacteurs nucléaires, bombes égarées… Qu’ils soient le résultat de négligences humaines ou de défaillances techniques, ces événements montrent que le risque zéro n’existe pas et que les atteintes à l’environnement sont inévitables.

La dissuasion nucléaire, ça accroit les tensions !

☢ En 1962, la crise des missiles de Cuba déclenche une escalade de menaces nucléaires. La « ligne rouge » est franchie lorsque l’URSS installe des missiles nucléaires à 150 km des côtes américaines. Ici, les armes nucléaires ont failli déclencher une troisième guerre mondiale.
☢ De nombreux événements montrent que nous sommes passés une dizaine de fois près d’une guerre nucléaire. En 1983, des images satellites montraient 5 missiles américains en route vers l’URSS. Malgré ces évidences le colonel Petrov annonça au Kremlin une « fausse alerte ». En fait, les tâches lumineuses identifiées longtemps après sur les clichés étaient des reflets du soleil. L’Humanité a failli subir une guerre nucléaire… par erreur !
☢ Depuis que la Corée du Nord possède la bombe, les tensions se sont exacerbées. Par tweets interposés, Donald Trump et Kim Jong-un rivalisent de menaces à la guerre nucléaire. Et la nouvelle doctrine des États-Unis – exprimée début 2018 – prévoit de nouvelles armes nucléaires et désigne la Russie et la Chine comme des ennemis.

La dissuasion nucléaire, c’est du bluff !

Conscientes du caractère « juridiquement contraignant » du texte, les grandes puissances dotées de la bombe atomique ont boycotté les négociations. Au moment où un large consensus autour d’une stratégie de désarmement concerté émerge dans la communauté internationale, refuser d’y participer, c’est aller à rebours de l’histoire et de la volonté démocratique des peuples. Avec les capacités actuelles des arsenaux mondiaux, une guerre nucléaire serait synonyme d’autodestruction de l’Humanité.
Le bluff sur lequel repose la menace de l’emploi d’une arme nucléaire n’est pas crédible tant les conséquences seraient dramatiques. Dans ses mémoires, le président Valéry Giscard d’Estaing faisait une confidence qui révélait que la dissuasion nucléaire est un jeu de poker-menteur : « Je n’aurais jamais pris l’initiative d’un geste qui conduirait à l’anéantissement de la France. »
Censée être notre « assurance-vie », la dissuasion ne constitue pas une protection efficace contre les menaces actuelles que sont par exemple le terrorisme, les guerres civiles, les drones ou les cyberattaques. La dissuasion est une menace psychologique : elle ne « protège » pas comme une porte blindée ou une muraille. En vérité, elle donne simplement « l’illusion » de sécurité

La dissuation nucléaire, c’est anti-démocratique

Le Traité d’interdiction des armes nucléaires voté à l’ONU en juillet 2017 est un événement inédit. Une majorité d’États s’opposent frontalement aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Conscientes du caractère « juridiquement contraignant » du texte, les grandes puissances dotées de la bombe atomique ont boycotté les négociations. Au moment où un large consensus autour d’une stratégie de désarmement concerté émerge dans la communauté internationale, refuser d’y participer, c’est aller à rebours de l’histoire et de la volonté démocratique des peuples.
Les armes nucléaires sont les dernières armes de destruction massive en passe d’être interdites, alors que leurs conséquences humanitaires sont catastrophiques et que leur fabrication n’a jamais été décidée démocratiquement.


L’infographie contient beaucoup d’autres informations
Je vous invite à aller la regarder ICI
http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires

explosion nucléaire

Le 18 juin 2017


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