Mar 07

Fukushima – 6 ans.

La situation est très loin d’être sous contrôle

Le réseau «Sortir du nucléaire» nous fait une synthèse de ce qui s’est passé et de ce qui se passe encore là bas:

Aller directement à l’article complet de «sortir du nucléaire»:
http://sortirdunucleaire.org/Fukushima-6-ans-plus-tard-la-situation-est-tres
avec plusieurs videos et de nombreuses références.

Extraits de l’article:
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Nous commémorons ce 11 mars 2017 les 6 ans du début de la catastrophe de Fukushima.

Ce début d’année aura été marqué par une information peu réjouissante sur les taux de radioactivité records mesurés par une sonde envoyée dans le réacteur 2.

Celle-ci a pu mesurer une radioactivité ambiante de 530 Sv – un taux capable de tuer un homme instantanément ce qui n’augure guère d’espoir quant à la capacité humaine (ou même robotique) à démanteler l’installation et à récupérer les coriums de combustible fondu – dont on ne connait toujours pas la localisation précise…

Par ailleurs le gouvernement japonais via une nouvelle évaluation a considérablement revu à la hausse le coût estimé de la gestion de cette catastrophe, la facture passant ainsi d’une trentaine de milliards d’euros en 2013 à 170 milliards d’euros en 2016 !

Si les médias ont quelque peu déserté le suivi au quotidien de celle-ci et que le gouvernement japonais a tenté la relance de 5 réacteurs nucléaires au Japon, (dont 3 fonctionnent à ce jour), il est pourtant fondamental de rappeler que la situation n’est en aucun cas sous contrôle.

Retour sur la chronologie des événements marquants de ces six dernières années, au cœur de l’enfer radioactif d’un désastre industriel, humain, économique et sanitaire.

Un impact sanitaire préoccupant et difficile à estimer

Les conséquences de la catastrophe étant toujours en cours il est difficile de faire un bilan sur le nombre de personnes directement contaminées, irradiées ou décédées en raison de Fukushima. D’après l’ONG Green Cross c’est près de 32 millions de personnes qui ont été touchées par les retombées atmosphériques de l’accident.

Immédiatement après l’accident, le taux de mortalité des personnes âgées a été multiplié par 3 sur une période d’un an. Le taux de mortalité infantile, d’avortements spontanés et d’anomalies à la thyroïde sur les nouveaux nés a été mesuré en hausse significative jusqu’en Californie, pourtant à 8000 km de la centrale (résultats controversés par le lobby nucléaire américain).

L’ex-directeur de la centrale au moment de la catastrophe, Masao Yoshida, est décédé d’un cancer de l’œsophage deux ans après son exposition mais TEPCO refuse pourtant de relier sa maladie aux radiations qu’il a reçu sur le site de Fukushima.

Une étude significative et sérieuse est à mettre en exergue concernant l’augmentation de cas de cancers de la thyroïde chez les enfants. Dévoilée en février 2015 cette étude a permis de détecter un taux de 30 cas de cancers de la thyroïde par échantillon de 100 000 enfants vivant à Fukushima alors que la moyenne se situait à 1,7 cas pour 100 000 enfants dans la préfecture voisine [11]. Officiellement fin 2016, 173 cas de cancers de la thyroïde suspects ont déjà été déclarés chez des enfants de la région dont au moins 135 confirmés.

Ayant analysé des données médicales et scientifiques des territoires touchés par les retombées radioactives‬, les deux ONG « Physicians for social responsability » (PSR) et « International Physicians for the Prevention of Nuclear War » (IPPN) estiment en mars 2016 que la catastrophe pourrait être responsable de 9 600 à 66 000 cas de cancers supplémentaires au Japon.

Une grande partie des pathologies radio-induites, en particulier les multiples formes de cancer, se déclarent en général après une période de latence qui peut durer des décennies. Il est donc certain qu’un bilan sanitaire de Fukushima ne pourrait être établi qu’au moyen d’études épidémiologiques rigoureuses et honnêtes, menées pendant 40 à 60 ans au moins après la catastrophe – des études peu probables (qui voudrait les financer ?)… Et c’est sans compter les éventuels effets génétiques sur les générations suivantes.

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La contamination de l’environnement marin induite par cet accident est considérée comme étant la plus grande pollution radioactive marine de l’Histoire !
Si les éléments charriés par les courants marins auraient eu par la suite tendance à se déposer sur les couches sédimentaires de par leur masse atomique conséquente, une bonne partie de ces éléments se retrouve pourtant dans tout l’écosystème marin. Le plancton à la base de l’alimentation des animaux marins a incorporé des éléments nocifs tels que le césium137 qui se retrouve ainsi dans la chaîne alimentaire.
C’est ainsi que le taux de radioactivité dans les thons péchés dans le Pacifique (poisson très prisé de la gastronomie japonaise) a augmenté significativement (avec des concentrations en radio-césium jusqu’à 10 fois plus élevées qu’avant Fukushima [3]), et les migrations des bancs de poisson ont répandu cette contamination jusqu’aux thons péchés aux abords des côtes californiennes


Près de 160 000 personnes ont donc ainsi été obligées d’évacuer leurs logements, abandonnant bien souvent tous leurs effets personnels mais aussi parfois leurs animaux de compagnie ou d’élevage sur place, pensant pouvoir revenir rapidement sur place à la suite de l’alerte.

La leçon de l’histoire n’a pas été retenue…

Cliquer sur l’une des images pour voir l’article en entier

Du 11 Mars 2011
image du tsunami

à Février 2017:

le trou sous la cuve

530 Sv/h: Inapprochable

Le 07 Mars 2017


Oct 25

La catastrophe de Fukushima: une surprise sans surprise


David Lochbaum – Une autre surprise sans surprise

Fukushima blog nous livre ici le texte français de l’intervention de David Lochbaum au cours du dernier symposium de New York, le 11 Mars 2013. Il explique le pourquoi et le comment des événements qui ont amené la catastrophe nucléaire de Fukushima Dai Ichi. Il détaille les divers risques, connus mais sciemment ignorés par l’exploitant et l’autorité de régulation, qui ont mené à la tragédie de mars 2011 à Fukushima.
C’est en français, c’est compréhensible par tout le monde.
A lire absolument pour comprendre ce qui s’est passé et pourquoi.

David Lochbaum – Une autre surprise sans surprise

Voici la video de son intervention sous-titrée français par KNA

Le texte français de l’intervention et ses illustrations sont ICI.


Je veux travailler jusqu’au démantèlement des réacteurs, mais…

(un homme de 29 ans, de Fukuŝima)

Après l’accident nucléaire à Fukushima, je suis revenu aussitôt à la centrale. Je savais ma mort possible, mais jamais je n’ai songé à quitter le lieu de l’accident, car j’avais longtemps travaillé là. Au début, je me suis dépensé avec tant d’ardeur que je ne pensais jamais à l’irradiation. Beaucoup partaient à cause du travail trop dur, mais moi je le faisais volontiers, jusqu’au jour où j’ai su que j’avais reçu des doses de radiations équivalentes à plusieurs années d’exposition. Et j’ai dû, moi aussi, partir.
Ce n’est qu’au début qu’on nous a encensés, mais plus tard on nous a rejetés. Quand je tomberai malade, personne ne se souciera de moi.
Je voulais travailler pour la Centrale, mais à présent j’ai baissé les bras.

(paru dans le journal Fukushima-Minpo du 25 juin 2013)
Lire l’article entier dans Fukushima-blog


Un sondage: 45% des réponses contre le redémarrage

Un sondage d’opinion mené par la chaîne de télévision japonaise NHK a montré que presque la moitié des sondés sont contre le projet de l’Autorité de Régulation Nucléaire d’autoriser le rédémarrage des réacteurs nucléaires à l’arrêt après les tests de sécurité. Seulement 19% des sondés approuvaient le projet, 32 % étaient indécis, et 45% étaient contre le redémarrage.

Une autre question demandait si les sondés approuvaient ou pas la gestion des fuites d’eau radioactive du complexe nucléaire de Fukushima dai ichi. 68% désapprouvaient, seulement 27% approuvaient.
Mercredi dernier l’ancien premier Ministre japonais Junichiro Koizumi au cours d’une conférence à l’est de Tokyo a affirmé que les citoyens japonais n’approuveraient pas la politique pro nucléaire du gouvernement. Koizumi a ajouté que le gouvernement ne parviendrait pas à persuader les gens que les centrales nucléaires sont nécessaires; il recommandait plutôt que le gouvernement conserve sa proposition d’abandonner l’énergie nucléaire.

Traduction d’un article en anglais de Enformable


Sep 21

«Notre nation a le droit de savoir» – Dosage rapide du Strontium 90.

Norika Fujiwara - cliché wikipedia

Norika Fujiwara – cliché wikipedia

Norika Fujiwara [ex-Miss Japon] a enfreint une règle tacite de l’entreprise télévision: ne pas évoquer ses opinions politiques. La populaire modèle et actrice s’est prononcée contre un projet de loi qui renforce les sanctions à l’encontre des fonctionnaires qui font fuir des informations classifiées.
[…] Dans un message posté Vendredi, Fujiwara a accusé le gouvernement de cacher la vérité sur la crise à la centrale nucléaire de Fukushima, et de diffuser de la désinformation au sujet du rayonnement et des fuites d’eau radioactive.
«En tant que citoyennne, je suis vraiment inquiète à ce sujet»; Fujiwara écrivait dans un autre message: «Notre nation a le droit de savoir.» […] «Dès que le projet de loi sera signé, les gens qui écriront la vérité sur l’Internet (ou par d’autres moyens) seront punis», a-t-elle souligné. […]

C’est un article du Japan times le 18 septembre, résumé par Enenews (en anglais)


Note:

Les gouvernements tolèrent assez bien les fuites radioactives; par contre les fuites de vérités les incommodent fortement. Ce n’est pas l’apanage du Japon.


Recherche et dosage rapides du Strontium

Une équipe de chercheurs japonais a mis au point une technique qui permet de déceler et doser le Strontium 90 en 20 minutes au lieu de 2 à 4 semaines.

Yoshiga Takagai

Yoshitaka Takagai, le directeur de l’équipe de recherche et professeur associé à la faculté de Fukushima, explique la nouvelle technique de dosage du Strontium 90 le 18 septembre.cliché Asahi


La difficulté était d’extraire et d’isoler le Strontium du matériel analysé.
La nouvelle technique utilise une résine pour extraire et isoler le Strontium90. Automatisée, elle réduira l’exposition du personnel aux rayonnements. Cette technique peut être utilisée hors des zones contrôlées quand aux rayonnements.
La limite de détection est de 5 Bq/kg pour le sol et 3 Bq/litre pour un liquide.

Résumé d’un article paru le 19 septembre dans le journal Asahi Simbun
par YUKIKO SEINO


Note:

Le Strontium90 est un émetteur Bêta- pur.
C’est un rayonnement peu pénétrant qui n’est détecté par les compteurs Geiger habituels.
Sa demi-vie est de 28,5 ans
1 gramme de Sr90 a une radioactivité de 5,18 Tera Becquerels
1 Tera Bq ou 1 Tbq = 1012 Becquerels soit 1012désintégrations avec émission de rayonnement bêta- chaque seconde.
Il n’existe pas à l’état naturel
Le strontium 90 est facilement soluble dans l’eau.
Dans l’organisme, il se substitue au Calcium et s’accumule spécialement dans les os. Il est responsable de cancers des os et de leucémies.
Il est émis au même titre que les Césiums par les centrales et les explosions militaires.

Espérons que cette nouvelle technique soit rapidement disponible et utilisée car savoir s’il y a du Strontium 90 et combien est important pour la protection des habitants des zones contaminées; et aussi pour la détection des aliments contaminés (jusqu’à présent on ne se base que sur les césiums et on ne sait rien sur la présence ou pas du Strontium).


Jan 30

Comment agit la radioactivité – une video

Je vous invite à  regarder cette petite video intéressante:

1- On y voit les rayonnements émis par une pointe d’aiguille radioactive grâce à  une chambre à  brouillard ultra simple.
2- Puis une animation nous montre comment les rayonnements abiment les chromosomes, supports de notre hérédité.

«https://youtu.be/IXMj7jTJE40»


PS.
1-
Les chromosomes de nos cellules se « déploient » lors des divisions cellulaires nécessaires à  la croissance des tissus. Les rayonnements les atteignent alors plus facilement. C’est pourquoi les organismes en croissance, les enfants sont plus sensibles aux rayonnements.

Les chromosomes sont porteurs de notre capital génétique. Le sujet porteur de chromosomes altérés va les transmettre aux générations suivantes. Voyez les articles sur les papillons mutants de Fukushima: les anomalies semblent s’aggraver de génération en génération.

2- Les rayonnements ne se bornent pas à abimer les chromosomes: ils dénaturent toutes les molécules présentes dans les cellules en les ionisant (en leur arrachant un électron). C’est pourquoi ils sont appelés « ionisants ».

3- Les cellules ont des capacités de réparation qui ne sont pas illimitées. Certaines vont pouvoir se réparer, d’autres vont périr, d’autres vont se scléroser. D’autres vont se cancériser.

4- Lors d’une exposition externe l’irradiation va se répartir sur le grand volume du corps entier.
Par contre en cas de contamination interne, chaque particule radio-active fixée dans l’organisme va irradier sans cesse le tout petit volume de cellules qui l’entoure et y faire ses dégâts. C’est ce qui explique la nocivité plus grande de la contamination interne. L’exemple le plus connu est celui d’une particule de Plutonium qui s’est bloquée dans un poumon: les cellules qui l’entourent sont ans relâche bombardées de particules Alpha; pendant des années; le cancer en est la conséquence.
La contamination interne se fait essentiellement par l’alimention (Césiums, Strontium); mais aussi par inhalation de poussières contaminées (Plutonium).
La « norme » d’exposition des populations est «au maximum 1mSv par an». Mais cette norme ne tient compte que de l’irradiation externe. La contamination interne vient s’y ajouter, les dégâts génétiques ne sont pas pris en compte.
Le gouvernement japonais veut faire vivre les gens dans un environnement qui les irradie jusqu’à 20 mSv/an.
(pour les conséquences de 1 ou 20 mSv, voir le vademecum)


31 janvier 2013
Un article de l’ACRO vient compléter ce billet, je vous le livre intégralement

La ville de Namié, qui avait partiellement évacué sa population dans des zones plus exposées, veut contrôler la santé de ceux qui avaient moins de 18 ans au moment de l’accident. Des chercheurs de l’université médicale de Hirosaki vont faire des tests sanguins pour voir s’il y a des changements dans la forme des chromosomes des lymphocytes. C’est la première municipalité à lancer une telle étude qui vient concurrencer celle menée par les autorités régionales. Environ 850 enfants, soit 23% des personnes éligibles, se sont portés volontaires.
La possibilité de détecter des lésions induites par les radiations ionisantes sur des lymphocytes et d’en déterminer la dose reçue est utilisée de longue date et relève de ce que l’on appelle communément la « dosimétrie biologique ».
Cette technique est intéressante pour une double raison. D’abord parce que ces cellules humaines (les lymphocytes) sont très faciles à collecter (à partir d’une simple prise de sang) mais aussi du fait qu’il s’agit d’une population cellulaire particulièrement radiosensible.
Le plus souvent cette technique repose sur un dénombrement de certaines aberrations chromosomiques caractéristiques de l’action des radiations (recherche de chromosomes dicentriques, de structures en anneaux…).
– Le premier problème est qu’il s’agit d’une technique peu sensible (peu utile pour des doses inférieures à 0,1 Gy) et qu’elle est essentiellement employée à la suite d’accidents d’irradiation pour reconstituer la dose reçue (et non pas pour le suivi des expositions professionnelles…).
– Le second problème est que ces aberrations chromosomiques sont de type instables (ou encore dite sub-létale) car elles sont difficilement supportables pour une cellule qui sera condamnée à brève échéance si elles ne sont pas réparées ou recombinées de façon stable.
En clair, s’il s’agit bien de ces aberrations chromosomiques que l’équipe japonaise envisage de rechercher – mais l’article de NHK ne le précise pas – il est probable que bien des expositions réellement reçues ne seront pas détectées d’abord parce qu’elles seront en-dessous de la limite de détection de cette technique, ensuite parce que le délai par rapport à l’accident de Fukushima est déjà important.
Cependant, il est aussi possible que les auteurs disposent d’une technique s’appuyant sur les lésions chromosomiques stables… La lecture de leur travail sera attendue avec intérêt.

L’article origine sur le site de l’ACRO

Le 30 janvier 2013


Jan 18

Les actes du forum de Genève organisé par le « Collectif Santé et Nucléaire pour une OMS indépendante » bientôt disponibles.

Pour parer à l’omerta officielle sur les effets des rayonnements ionisants, le collectif « independent WHO » a organisé un forum à Genève en mai 2012. Il a réuni des citoyens, des scientifiques indépendants de Biélorussie, du Japon , d’autres pays européens:

Pourquoi ce forum ?

couverture du livre
« Plus de 26 ans après le début de la catastrophe sanitaire de Tchernobyl, presque deux ans après le commencement de celle de Fukushima, le scandale de l’omerta sur les effets des rayonnements ionisants continue. Dans la région de Fukushima, il y a de plus en plus de malades dans la zone sinistrée, notamment des enfants.
Comme les victimes de Tchernobyl, les citoyens, médecins et scientifiques indépendants japonais sont obligés de s’organiser face aux carences des autorités et des organisations internationales, dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui, malgré les leçons sur les effets des rayonnements ionisants qu’elle aurait dû tirer de Tchernobyl, est toujours soumise à l’accord du 28 mai 1959 qu’elle a signé avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Lire la suite

Déc 17

Le petit vademecum nucléaire est en ligne

Le non spécialiste se perd facilement dans les informations concernant le nucléaire.
C’est pour tenter d’en améliorer la compréhension que j’ai préparé ce petit vademecum. Il traite de:

La structure de la matière
La nature des rayonnements ionisants
Leur impact sur la matière vivante
Les notions de dose
La différence entre irradiation et contamination
La contamination des aliments
Les normes

Si comme moi vous avez du mal à vous y retrouver dans ces unités, ces normes, j’espère qu’il vous rendra service

Vous pouvez le télécharger ici  (~500Ko)

Il est libre de droits, la copie et la diffusion sont encouragés.

Déc 07

Séisme – la piscine 4 de Fukushima menace les terriens

Si les médias ont donné une telle importance au séisme du 7 décembre 2012, c’est parce que la piscine n°4 de la centrale en ruines fait courir un risque nucléaire énorme aux habitants de la terre entière:

  • Parce que le bâtiment réacteur n°4 de la centrale de Fukushima Daiichi a subi le terrible séisme du 11 mars et les violentes explosions du 15 mars 2011 et que sa structure a énormément souffert, menaçant sa stabilité,
  • Parce que la piscine de désactivation de cette unité, perchée à 30 m de hauteur, menace soit de s’effondrer avec le bâtiment, soit de se vider de son eau à cause de fissures,
  • Parce que cette piscine contient 1533 assemblages de combustible, l’équivalent de près de 10 fois la quantité de césium 137 relâché par Tchernobyl,
  • Parce que si le combustible n’était plus refroidi par de l’eau, ou se retrouvait « en tas » au sol, il s’échaufferait, se dégraderait, et provoquerait un incendie dispersant la radioactivité dans l’atmosphère,
  • Parce qu’en cas d’incendie des assemblages d’uranium et de plutonium, il ne serait plus possible pour les hommes d’intervenir sur le site tant la radioactivité serait élevée,
  • Parce que l’incendie de la piscine de l’unité 4 provoquerait l’abandon de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui recèle à elle seule près de 2500 tonnes de combustible nucléaire, correspondant à une radiotoxicité 90 fois supérieure à Tchernobyl,

Ce ne serait plus les seules régions de Tchernobyl et Fukushima qui seraient concernées par une contamination radioactive généralisée. Ce serait l’ensemble des vivants de l’hémisphère nord, puis la terre entière, qui seraient obligés de vivre en milieu contaminé.
Il n’y a pas de sortie de secours sur la terre.

Lire ces deux articles de Fukushima.over-blog
violent séisme au Japon
La piscine 4 de Fukushima menace les terriens

PS : Bon, cette fois, apparemment on y a échappé….
Tepco doit vider cette piscine le plus vite possible.Pour mettre tout cela où ?

Nov 29

Fukushima dai Ichi: le bâtiment réacteur 3 de plus en plus radio actif

TEPCO a annoncé qu’un robot utilisé pour inspecter l’unité 3 de Fukushima Daiichi avait mesuré un niveau de rayonnement cumulé de 4780 mSv/h au rez-de-chaussée du bâtiment réacteur 3, soit beaucoup plus que le rayonnement cumulé de 1300 mSv/h mesuré aux mêmes endroits l’année dernière, le 14 novembre 2011.

La plus grande mesure enregistrée par le robot est de 2290 mSv/h : un homme ne pourrait intervenir dans cet endroit sans recevoir une dose mortelle en l’espace de 3 heures. Lire la suite

Nov 11

Raport officiel de la commission d’enquête indépendante sur l’accident nucléaire de Fukushima en français

Le rapport officiel de la Commission d’enquête indépendante sur l’accident nucléaire de Fukushima est disponible en français.
Un document majeur traduit  par l’équipe de bénévoles du blog Fukushima.over-blog de Pierre FETET
Je laisse la parole à Pierre FETET:

«Cette édition française se place dans l’esprit qui a prévalu à la rédaction du rapport original, à savoir la diffusion des résultats d’une enquête indépendante des lobbys industriels ou des pressions politiques, avec une grande exigence de transparence et une volonté de diffusion internationale.
la couverture de la traduction française
La traduction complète du résumé du rapport est disponible en format pdf. Vous pouvez télécharger le document en cliquant sur l’image.

D’un poids modéré (4 Mo), une fois que vous l’aurez téléchargé, vous pourrez également le transmettre par mail à vos connaissances francophones. N’hésitez pas à le partager !

Ce rapport d’enquête, commandé par la Diète Nationale du Japon, révèle entre autres que :

– la catastrophe nucléaire de Fukushima est d’origine humaine, alors que TEPCO et toutes les autorités l’attribuaient au tsunami,
– la résistance des réacteurs au séisme était inadéquate,
– il n’existait pas de réponse adaptée aux tsunamis, Lire la suite

Nov 02

Sous-traitants irradiés à Fukushima

Centrale innondéeLe 24 mars 2011, trois sous-traitants avaient pataugé dans de l’eau fortement contaminée dans les sous-sols du bâtiment turbine du réacteur n°3 sans botte de protection et ont eu les jambes brûlées par la radioactivité. Ils ont pris une dose de l’ordre de 180 mSv durant leur intervention. Ils ne connaissaient pas le danger alors que des employés de TEPCo avaient mesuré 400 mSv/h à la surface de l’eau et étaient partis. Lire la suite