Mar 27

Essais nucléaires: Victoire de douze vétérans bretons

La cour administrative d’appel de Nantes a donné suite aux demandes de douze vétérans bretons d’essais nucléaires, ou à leurs ayants-droits : leurs cancers sont bien liés aux essais nucléaires en Polynésie française.

Un article du journal le Télégramme
http://www.letelegramme.fr/bretagne/essais-nucleaires-victoire-de-douze-veterans-bretons-24-03-2017-11447981.php

Le 28 février dernier, ils étaient présents à l’audience de la cour administrative d’appel. Des vétérans, ou leurs veuves et leurs proches. La plupart étaient venus du Finistère: Brest, Saint-Pol-de-Léon, Landéda, Concarneau, Loperhet, Saint-Thégonnec, Saint-Thonan, Lannilis. mais aussi des Côtes-d’Armor (Pléneuf-Val-André, Ploufragan et Plélo), du Morbihan (Marzan), d’Ille-et-Vilaine (Pleurtuit), et de Loire-Atlantique (Pontchâteau).

Le procès avait été l’occasion de revenir sur le quotidien de ces militaires et civils embarqués aux côtés de l’armée française en Polynésie française, dans les années 1960. À l’époque, on se baignait dans le lagon après les essais nucléaires, on buvait de l’eau contaminée après l’avoir passée dans un « bouilleur »…

98 % des demandes refusées

Au final, quelque 15.000 personnes ont été touchées de près ou de loin par les 210 essais nucléaires français, sans compter « un nombre plus difficile à déterminer » de populations locales, avait rappelé le rapporteur public à l’audience. Et ce n’est qu’en 2010 qu’un régime d’indemnisation spécifique avait été créé, sur le principe de la « solidarité nationale.
Ce mécanisme était censé être favorable aux vétérans : c’était à l’administration de prouver que le lien de cause à effet entre les essais nucléaires et leur maladie était « négligeable« ; et non pas aux victimes de rapporter la preuve de leur contamination. Mais le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen) n’avait reçu qu’un millier de demandes, selon les chiffres arrêtés au 31 décembre 2015, alors que le gouvernement en prévoyait « vingt fois plus« . Surtout, il n’avait indemnisé que vingt personnes:

« 98% » des demandes ont été refusées, selon un magistrat de la cour administrative d’appel. Celle-ci a donc donné suite aux demandes présentées par douze vétérans ou leurs ayants-droits. Seuls trois requérants ont vu leurs requêtes rejetées mais ils seront en droit de déposer une nouvelle demande devant le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen). Celui-ci pourrait en effet les voir sous un jour plus favorable au vu de la loi publiée au Journal officiel le 1er mars dernier: elle supprime en effet le principe de « risque négligeable« , sur lequel s’appuyait le ministère de la Défense pour refuser l’indemnisation de ses anciens militaires.
Onze autres dossiers de vétérans bretons et normands devraient être examinés par la même cour administrative d’appel de Nantes le 28 mars prochain, a indiqué l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires).

Voir l’article original du journal Le Télégramme:
http://www.letelegramme.fr/bretagne/essais-nucleaires-victoire-de-douze-veterans-bretons-24-03-2017-11447981.php


Voir également le site de l’ Association des Vétérans des Essais Nucléaires (AVEN):
http://www.aven.org/
Bulletin AVEN N°4 décembre 2016
et aussi sur le site des témoignages, des livres etc…

Voir l’article de Vivre-apres-fukushima du 1° mars:
«Les conséquences du nucléaire en Polynésie ne sont plus «négligeables».

Le 27 mars 2017


Nov 08

Fukushima: un fonds créé pour aider les familles des victimes

Traduction de l’article d’Alex Rosen: «Das Geschäft mit dem Krebs»

Section allemande de l’IPPNW
https://www.ippnw.de/atomenergie/gesundheit/artikel/de/das-geschaeft-mit-dem-krebs.html

Le 11.10.2016

La manière de traiter les victimes d’une catastrophe en dit bien plus sur une société que des statistiques comme le PIB ou les chiffres de la croissance économique. Depuis 2011, tous les habitants de la préfecture de Fukushima qui avaient moins de 18 ans au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima, sont soumis à des examens réguliers de la thyroïde pour détecter les cancers et les pré-cancers. Si le coût de ces examens est en règle générale couvert par le gouvernement pour les enfants de moins de 18 ans, il n’en reste pas moins que les familles doivent d’abord avancer les frais avant de se faire rembourser, ce qui peut prendre un certain temps. De plus, la législation sanitaire du Japon exige de manière générale qu’après l’âge de 18 ans, 30 % des coûts du traitement soient assumés par les patients eux-mêmes.

Ironiquement, ces règles s’appliquent aussi aux examens thyroïdiens chez les gens qui ont subi les retombées radioactives, ainsi qu’aux biopsies, opérations ou soins à long terme s’avérant nécessaires. Un examen de la thyroïde revient aux patients à quelque 10 000 yen (environ 87 euros), une opération entre 150 et 300 000 yen (entre 1 300 et 2 600 euros). Pour bon nombre de familles concernées, qui sont déjà été sévèrement touchées par l’évacuation et la perte de leur foyer et de leur travail, ces coûts ne sont pas supportables et accélèrent encore la spirale de la dette et de l’appauvrissement dans laquelle se trouvent déjà beaucoup d’entre elles.

Compte tenu que, suite à la catastrophe nucléaire de 2011, les autorités ont en toute conscience décidé de ne pas distribuer de tablettes d’iode, et que des millions de personnes ont ainsi été exposées à de l’iode radioactif, la préfecture de Fukushima a commencé l’an dernier a rembourser également les frais des tests thyroïdiens aux patients qui avaient entretemps passé la limite d’âge des 18 ans. Mais ces remboursements prennent aussi du temps et les familles doivent d’abord avancer le montant des frais. De plus, le remboursement n’est possible que quand les examens ont eu lieu dans les installations officielles de l’Université de Médecine de Fukushima. Toute demande de seconde opinion en dehors du système strictement contrôlé par l’État entraînerait par conséquent une charge financière supplémentaire. Les frais annexes, tels le transport pour se rendre aux examens ou des compensations pour la perte de salaire des parents, ne sont pas non plus pris en compte.

Comme ces coûts et la complexité des procédures de remboursement restent un gros problème financier pour beaucoup de familles, une organisation caritative non-gouvernementale s’est mise en place : Le «Fonds des enfants du 11 mars pour le cancer de la thyroïde» a pour but d’aider les familles de Fukushima qui en ont besoin à payer les frais des examens et des traitements, et éventuellement les frais annexes occasionnés. La population peut dès maintenant faire une donation et on espère que plusieurs centaines de personnes concernées pourront recevoir une aide d’au moins 50 000 yen (env. 430 euros).

La manière de traiter les victimes d’une catastrophe en dit bien plus sur une société que des statistiques comme le PIB ou les chiffres de la croissance économique. Après la fusion des cœurs à la centrale de Fukushima, le comité de recherche du parlement japonais était arrivé à la conclusion que la catastrophe nucléaire était « d’origine spécifiquement humaine » et que l’industrie nucléaire, les instances de surveillance et les hommes politiques, qui durant des dizaines d’années avaient ignoré les dangers de l’énergie nucléaire et la corruption rampante dans le Village nucléaire, avaient eux aussi une grande part de responsabilité. Au vu de la défaillance institutionnalisée des autorités responsables et du camouflage permanent de l’ampleur de la catastrophe nucléaire, il est particulièrement insupportable que les familles touchées par les retombées radioactives qui ont provoqué chez leurs proches un risque de maladie singulièrement accru, soient en plus abandonnées à leur sort pour faire face à la charge financière de ces maladies.

Ce n’est vraiment pas possible que dans l’un des pays les plus riches du monde, doté d’un des systèmes de santé les plus avancés, des gens qui ont subi des préjudices par la faute de l’État, soient obligés de dépendre de la charité et de l’engagement de quelques volontaires. Il est urgent que le Japon s’attaque de manière raisonnable aux conséquences écologiques, sanitaires, psychologiques, sociales et économiques de la catastrophe nucléaire. Il faut aussi revoir entièrement la manière de traiter ceux qui ont été frappés par la catastrophe nucléaire et les rejets de radioactivité et qui doivent continuer à vivre dans des zones où les taux de radiation restent élevés.

Dr Alex ROSEN
Section allemande de l’IPPNW

Pour plus d’informations :

L’article du Japan Times:
Fund started to help Fukushima thyroid cancer patients cover expenses :
http://www.japantimes.co.jp/news/2016/09/09/national/fund-started-help-fukushima-thyroid-cancer-patients-cover-expenses/

L’article original du Dr Rosen
https://www.ippnw.de/atomenergie/gesundheit/artikel/de/das-geschaeft-mit-dem-krebs.html


Traduction: www.fukushima-is-still-news.com


Qu’est l’IPPNW ?

L’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (en anglais : International Physicians for the Prevention of Nuclear War, IPPNW), est une organisation internationale pacifiste de médecins qui s’engagent pour le désarmement nucléaire. Créée en 1980, l’organisation obtient le prix Unesco de l’éducation pour la paix en 1984 et le prix Nobel de la Paix en 1985 pour son « important et compétent travail d’information », qui améliora la conscience mondiale sur les conséquences d’une guerre nucléaire et syndrome d’irradiation aiguë.
L’organisation regroupe près de 150 000 membres dans plus de 50 pays.
Le site de l’IPPNW: http://ippnw.org/

Le site de la section française:
Association des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire
http://amfpgn.org/site/category/qui-sommes-nous/amfpgn-presentation/

Le 08 novembre 2016

Jan 24

Rester fermes et aller de l’avant: une statue pour l’espoir.

Environ 7.000 personnes de tout le Japon ont sculpté une statue dans le bois d’une forêt dévastée par le tsunami de 2011.
La statue représente Kannon, la déesse de la miséricorde.
Le projet est de prier pour les personnes tuées par le tremblement de terre et le tsunami et de soutenir la reconstruction de la région.

Seizan Wanatabe, un sculpteur de staues boudhistes, en est le sculpteur principal.

Le sculpteur  Seizan Wanatabe sculpte Ayumi Kannon

Le sculpteur Seizan Wanatabe sculpte Ayumi Kannon (photo Seizan Watanabe)


Le bois provient d’une forêt côtière de pins à Takata-Matsubara; sur les 70.000 arbres de la forêt, un seul était resté debout, devenu le symbole de l’espoir.
Wanataba a assemblé le bois d’une vingtaine d’arbres.
La statue a 85 cm de haut et 60 cm de large.

Elle a un « sourire céleste »; elle a été nommée « Ayumi Kannon » ce qui signifie  » déesse Kannon pour avancer pas à pas ».

Dès janvier 2012, le bloc de bois de la statue avait été envoyé à une trentaine de sites à travers le pays. Les habitants pouvaient en ciseler une partie, garder les copeaux en tant que porte-bonheur et faire un don pour aider à la reconstruction de la région sinistrée.

La statue sera érigée à Rikuzentakata (préfecture d’Iwate) dans une des zones les plus touchées.

Une cérémonie pour peindre les yeux de la statue symbolisera l’infusion d’une âme; elle aura lieu le 11 Juillet.
Parole d’un survivant:

«Nous devons à ceux qui ont été tués de rester fermes et d’aller de l’avant»

Résumé d’un article de l’ Asahi Simbun du 24 janvier, écrit par Norihide FURUSAWA

Le 24 Janvier 2014


Déc 21

Fukushima-Tchernobyl: Des associations travaillent à venir en aide aux enfants des zones contaminées

Un message de l’association « Sauvez les enfants des radiations »

Les vacances d’hiver sont toutes proches ! Cherchez-vous des cadeaux uniques et originaux pour votre famille et amis ? Voici notre suggestion…

Nos organisations amies vendent des produits originaux pour amasser des fonds pour les enfants dans le besoin.
Ringono- bandeau

Un exemple, Ringono:

un groupe de japonais vivant en France et au Japon vend des badges et des cartes postales avec des dessins d’enfants de Fukushima.
Ringono offre des pommes non contaminées aux enfants grâce aux producteurs de pommes de la région d’Aomori, la pointe nord de l’île de Honshu. Aomori est la région natale des fondateurs de Ringono.
Leurs activités sont inspirées par le cure de pectine de pommes pratiquée depuis plus de 20 ans par l’institut Belrad pour les enfants de la zone contaminée de Biélorussie.
Avec la collaboration des écoles locales et d’organisations de Fukushima, Ringono fournit aux familles un dépliant qui contient des recommandations pratiques sur les aliments, utiles pour lutter contre la contamination interne.

L’information est principalement fournie par l’Institut Belrad, le dr Michel Fernex et l’association française non gouvernementale, «Les Enfants de Tchernobyl-Belarus».

Grâce à Ringono, plus de 20.000 enfants ont reçu des pommes et des brochures d’information.
Cette année encore, les enfants recevront des pommes-cadeaux pour leur santé et pour leur sourire !

Des membres de Ringono et les personnels de la cantine scolaire à Date

Des membres de Ringono et les personnels de la cantine scolaire à Date

La mesure des radiations pour le repas de la cantine: une routine quotidienne.

La mesure des radiations pour le repas de la cantine: une routine quotidienne.

Une commerçante qui vend des objets fabriqués par Ringono à Aizu-Wakamatsu

Une commerçante qui vend des objets fabriqués par Ringono à Aizu-Wakamatsu

Maison abandonnée à Minamisoma.

Maison abandonnée à Minamisoma
Photos Ringono.


Traduction de l’article, paru en anglais, de l’association «Sauvez les enfants des radiations»
Ringono signifie : champs de pommiers


En savoir plus sur les associations:

L’association « Sauvez les enfants des radiations  » World Network For Saving Children From Radiation
http://www.save-children-from-radiation.org/
Voyez la page en français et la liste des associations.

L’association RINGONO:
http://echoechanges-echoechanges.blogspot.fr/2012/02/ringono-champs-de-pommiers-association.html
http://ringono.com/fr/ (French page- ne manquez pas la video du sympathique producteur de pommes)
http://fr.jaapan.com/news/index/2820_ringono-la-pomme-dans-tous-ses-etats (si vous désirez acheter des cartes postales)

En France:
logo de enfants tchernobyl-belarusL’association française enfants de tchernobyl – belarus
http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php


Dernière minute:

Voici quelques infos que nous envoie Satoko Fujimoto, animatrice de RINGONO France qui nous autorise gentiment à utiliser ses photos

Nous sommes trop peu nombreux pour mener nos actions et nos pages en français ne sont pas souvent renouvelées. Mais nous publions régulièrement des rapports d’envoi sur FB en trois langues.
Voici le lien de notre page FaceBook, avec la mise à jour régulière en français.
https://www.facebook.com/pages/Ringono-りんご野/208927709154775

Demain nos pommes et notre feuillet d’information seront distribués aux enfants du village Katsurao, entièrement évacué depuis mars 2011, lors de leur fête de Noël. L’an dernier nous leur avons envoyé aussi des cadeaux de noël confectionnés à l’occasion de cette rencontre à Paris :
http://ringono.com/fr/2012/12/17/weekend-ringono-repor/

Nos pommes arriveront aussi à un orphelinat de la ville de Shirakawa, et l’année prochaine à la zone Osaki du département Miyagi, où la contamination est plus marquée qu’ailleurs dans le département.

Cette année à Paris nous avons également organisé une rencontre avec Kenta Sato réfugié du village Iitate :
http://ringono.com/fr/2013/04/23/iitate-paris-fr/

En France, le stand Ringono s’invite un peu partout dans des réseaux d’amis et je participe aussi à des salons ou des confés pour présenter des exposés (à venir en janvier, festival du film international des droits de l’homme à Toulouse).


le 21 décembre 2013:

Une lectrice m’écrit: « on croirait que les pommes ont un effet magique !!!»

Hélas non. Pourquoi Ringono offre-t-il des pommes ?

C’est le résultat de l’expérience de l’institut Belrad à Minsk, en Biélorussie, pays le plus touché par les retombées de Tchernobyl.

L’institut de radioprotection Belrad a été créé par des médecins qui soignent les populations obligées de vivre en territoire contaminé (Dr Nesterenko, Dr Babenko et bien d’autres)
Ces médecins ont constaté que:

  • le pourcentage d’enfants en bonne santé qui était de 85% avant la catastrophe est passé à 20% quelques années après
  • les maladies chroniques sont passées de 10% à 20%
  • Indépendemment du type de maladies, le nombre de malades a partout augmenté.
  • la fréquence des malformations congénitales, dans les territoires contaminés par Tchernobyl s’est vue multipliée par un facteur 2,3

26 ans après l’accident, les habitants des territoires contaminés continuent de consommer des aliments contaminés par le Césium137.

Le césium ingéré s’accumule préférentiellement dans les reins, le foie, le coeur. On l’y trouve à des concentrations dix à cent fois supérieures à la concentration moyenne dans le corps.

C’est le système cardio-vasculaire qui est le plus sensible à l’irradiation par le césium incorporé.
Des dysfonctionnements cardiaques ont observés
– chez 18% des enfants contaminés à moins de 5Bq/kg,
– chez 65% des enfants contaminés à 11-26 Bq/kg,
– chez 87% des enfants contaminés à plus de 74Bq/kg.

L’irradiation causée à l’intérieur du corps par la consommation d’aliments contaminés est plus dangereuse que celle due au rayonnement externe.

Cette contamination interne ne peut être mesurée que par un radiamètre « corps entier »; un compteur Geiger standard ne peut la percevoir.

Même de faibles doses de contamination interne peuvent provoquer de graves maladies et la mort

Le but des médecins de l’institut de radioprotection Belrad est donc double:
1. Conseiller les populations sur les aliments à consommer, la façon de les cuisiner
2. Éliminer le plus efficacement possible les radioéléments du corps:

Normalement, l’évacuation spontanée de la moitié du césium incorporé prendra 90 à 150 jours pour un adulte; 15 à 75 jours pour un enfant.
Vivant dans une région où on est obligé de consommer des aliments contaminés – même s’ils sont « dans les normes » – le césium éliminé est immédiatement remplacé.

Il est donc nécessaire d’accélérer l’élimination des radionucléides du corps. Pour cela les médecins de Belrad utilisent la Pectine.
C’est un élément naturel présent dans les fruits et légumes (spécialement citrons, oranges mandarines, betteraves et POMMES.)

La pectine est une grosse molécule qui a la faculté de fixer et d’évacuer du corps humain (par les selles)les radionucléides et d’autres matières nocives.

Des extraits de pommes ont été mis au point et homologuées (Vitapect).

Une cure de Vitapect de 3 à 4 semaines est capable d’éliminer du corps jusqu’à 90% des radionucléides.

On pratique deux cures de 3 semaines par an; 3 à 4 cures par an dans les territoires très contaminés.
(1 cuillère à café deux fois par jour pour un enfant)

Ces informations sont tirées du petit livre de Vladimir BABENKO : « Après l’accident atomique; guide d’une radioprotection efficace » (éditions Tatamis)
Disponible en France chez votre libraire ou sur internet. Il a été traduit en japonais.

Alors, manger quelques pommes bien sûr ne va pas vous nettoyer de tous vos radionucléides.Je ne sais pas combien il faut de pommes pour faire 2 cuillères à café de Vitapect. On a vu qu’il faut plusieurs cures de 3 semaines par an.
Le geste de Ringono est un geste de solidarité et d’information.

Je crois qu’on envisageait de produire de la pectine au Japon. je ne sais pas où c’en est. Si un lecteur a une information à ce sujet, je le remercie de me la signaler.

En France:
L’association française «enfants de tchernobyl – belarus» soutient l’institut Belrad


Nov 28

Aux travailleurs de Fukushima.

A ceux des premiers instants, les plus terribles de la catastrophe nucléaire.
A ceux qui chaque jour continuent de se battre contre la situation qui s’aggrave.
A ceux qui devront les remplacer pendant de nombreuses années.
A leur famille et à leurs proches.

travailleurs à Fukushima

Voici un message de reconnaissance et de sympathie qui vient de France.

Lire la suite

Mai 23

Solidarité avec les enfants de Fukushima: nous pouvons agir

Un séjour en france pour des enfants de Fukushima avec un de leurs parents.

Une initiative de l’Association « terre de rêves » et « Fukushima Network for Saving Children from Radiation »

Depuis des mois , vous voyez apparaitre des articles alarmants concernant les enfants de Fukushima. Confrontés à toutes ces informations nous nous trouvons souvent impuissants devant cette situation.

Avec l’association Terres de Rêves et Fukushima network for saving children from radiation nous voulons relever le défi de faire venir 7 enfants avec l’un de leur parent en France.
Lire la suite

Avr 12

Ishinomaki: Une ville ravagée par le Tsunami qui revit

Ne manquez pas d’aller visiter le Blog Tokyo-Paris allers et retours
On y voit comment les habitants d’une ville sinistrée mais non handicapée par le nucléaire ont su redresser la situation.

carte situation Ishnomaki

«A la fin du mois de mars, j’ai passé quelques jours à Ishinomaki dans la région du Tôhoku, nord-est du Japon touché par le séisme puis le brutal tsunami du 11 mars 2011.
Donc juste deux ans après le cataclysme qui a particulièrement touché Ishinomaki puisqu’il y fit 3097 victimes et 2770 disparus sur une population de 164 000 habitants (la commune est vaste et regroupe en fait un ensemble de six villes qui ont fusionné en 2005, en littoral d’une baie équivalente en superficie à celle du Mont St Michel).
Au total, dans tout le Tôhoku, on déplore 18 000 victimes et disparus, dont presque le tiers sur le territoire de Ishinomaki, ce qui est énorme.

Ishinomaki se situe à l’embouchure d’un petit fleuve côtier, la Kawakami-gawa. Ses alluvions ont créé la baie et la plaine littorale, alors que partout ailleurs la côte est extrêmement découpée et escarpée. Ce site est donc plus propice à l’implantation d’équipements portuaires, d’industries (dont une grande papeterie qui a repris ses activités), d’entrepôts ; le lieu semble favorable à l’essor d’une ville…»

Lire la suite

Mar 14

Rencontre avec des évacués à Matsumoto

Un article du World Network for Saving Children from Radiation

carte Matsumoto

Matsumoto

Matsumoto City, préfecture de Nagano, est une ville universitaire de 240.000 habitants, avec une abondante nature, à 320 kilomètres des centrales nucléaires de Fukushima. Afin d’échapper aux conséquences de l’accident nucléaire, environ 300 personnes ont évacué vers Matsumoto city et ses environs.
Les 4 et 5 mars 2013, le Dr. Sebastian Pflugbeil, un physicien président de la société allemande pour la protection des radiations, et le Pr. Eugène Eichhorn, un mathématicien président du forum germano-japonais pour la paix (Berlin), ont visité Matsumoto.


Dans la soirée du 4 mars, le Dr Pflugbeil et Pr. Eichhorn ont rencontré les familles d’une trentaine d’évacués. Les Dr Pflugbeil et Pr. Eichhorn ont plusieurs fois visité le japon après le désastre nucléaire, soulignant à chaque fois la gravité de la situation. Le Dr Pflugbeil a dit: » Après le désastre de Tchernobyl, d’énormes dangers pour la santé ont été vus même en Bavière (Allemagne), qui est à 1.200 km de Tchernobyl. Ces dangers ont commencé d’apparaître 5 à 6 ans après le désastre. Lire la suite

Mar 12

L’exode de la population se poursuit à Fukushima

Une enquête de la NHK révèle que dans la préfecture de Fukushima, où s’est produit l’accident nucléaire de 2011, la population a continué de baisser entre 2012 et 2013.

les 3 préfectures

les 3 préfectures
la proximité de Tokyo


L’enquête couvrait les trois préfectures les plus durement touchées par la catastrophe du 11 mars dans le nord-est de l’Archipel: Fukushima, Miyagi et Iwate
La NHK a examiné le nombre de personnes qui se sont installées dans 127 municipalités de ces préfectures ,ou les ont quittées, au cours des 11 mois précédant le 1er février de cette année. Lire la suite

Mar 05

Fukushima, 11 Mars 2011 : deux ans déjà

Techniquement, rien n’est réglé, la catastrophe est toujours en cours.
Les poisons radioactifs sont toujours présents pour quelques siècles et actifs en silence.
Les centrales ruinées ne sont pas maîtrisées et relâchent toujours leurs toxiques dans l’air et dans l’eau.

N’oublions pas les victimes de Tchernobyl et de Fukushima.
Il faut faire cesser cette folie nucléaire avant le prochain accident.
De multiples manifestations vont marquer cet anniversaire au Japon, en France, dans le monde Lire la suite