Mai 16

Alors que les pêcheurs tentent de reprendre le travail, Tepco envisage de rejeter des eaux souterraines à la mer.

Tepco est embarrassé par les 400m3 d’eaux souterraines qui envahissent chaque jour les parties basses des réacteurs accidentés; elles se mélangent à l’eau que Tepco doit injecter pour refroidir les réacteurs ravagés et sont donc contaminées.

Carte de la côteTepco se propose de pomper en partie ces eaux souterraines avant qu’elles n’atteignent le site et de les rejeter à la mer, après contrôle de leur radio activité.

Les administrateurs des fédérations de pêcheurs étaient sur le point d’accepter mais la vive opposition des pêcheurs de base les en a dissuadés.

Dans la partie nord de la zone de Fukushima, qui est la moins contaminée, les pêcheurs se préparent en effet à reprendre leur activités interrompues depuis le 11 mars 2011.
Depuis Juin dernier, le syndicat a vendu ses prises à titre d’essai. Les types de produits de la mer autorisés à la vente sont maintenant de 16.
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Mai 15

A Fukushima, les réponses soporifiques du gouvernement inquiètent les mères.

Les autorités mettent tous les symptomes des enfants sur le dos de la radio phobie supposée des mères.
Traduction de l’ article de l’ Asahi Shimbun du 30 Avril 2013.

Mme K. Onosawa

Mme Katsuno Onosawa
cliché Asahi Simbun

Une interview de Mme Katsuno Onozawa

Katsuno Onozawa est praticien en médecine psychosomatique; elle a participé aux consultations pour enfants à la préfecture de Fukushima.

J’ai régulièrement participé aux consultations médicales organisées à Fukushima, Koriyama et d’autres villes par un groupe de médecins provenant de tout le pays , à la demande d’une organisation sans but lucratif de Fukushima.
Ce qui m’a choqué la première fois que j’ai participé en Janvier dernier, c’était l’écart entre ce que rapportaient les journaux et la TV et la réalité à Fukushima, comme en témoignaient les mères qui venaient consulter.
Voulant protéger leurs enfants des radiations, elles ont sollicité les autorités de la préfecture, de la cité et des médecins locaux, mais aucun n’a voulu se mettre de leur côté.
Ils disaient juste des choses telles que « On est en sécurité; vous n’avez rien de spécial à faire. Il y a beaucoup de mères radio-phobiques et nous ne pouvons pas nous occuper de toutes.» Lire la suite

Mai 10

«Conséquences médicales et environnementales de l’accident nucléaire de Fukushima.»

Un symposium qui s’est tenu à New-York les 11 et 12 mars 2013, organisé par la fondation Helen Caldicott.

Alexei yablokov

Alexei Yablokov

Alexey Yablokov est Docteur ès Sciences biologiques (PhD), ancien membre du parlement de l’Union Soviétique, il a été conseiller environnemental du président Eltsine et de l’administration Gorbachev, membre de l’Académie des Sciences de Russie. Il est co auteur du livre publié par l’académie de médecine de New-York « Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment ».
Traduction partielle en Français.

Mai 2015: le livre a été intégralement traduit en français. On peut le télécharger gratuitement ou acheter une version papier sur le site de «Independent Who»

Il traite lors de cet exposé des les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl pour l’homme ou son environnement; il décrit les problèmes de santé apparus chez les populations vivant dans les zones contaminées et soumis à de faibles doses de radiations.
Il nous rappelle également que mensonges et dissimulations ont été de règle de la part des autorités soviétiques ou internationales.
Mensonges et dissimulations que l’on retrouve au Japon suite à la catastrophe de Fukushima.
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Mai 01

Ukraine : 60% des habitants évacués de Pripiat le 27 avril 1986 seraient aujourd’hui décédés – Cancer de la thyroïde: résultats du traitement.

La ville de Pripiat était le centre de vie de la centrale Lénine de Tchernobyl, à 4 km de la centrale, à 16 km du Belarus.Le site employait environ 10.000 travailleurs ; la ville abritait 49.360 habitants au moment de la catastrophe, dont 44.000 environ furent évacués en quelques heures dans la matinée du 27 avril 1986, une trentaine d’heures après l’accident.

carte pripiat-kievCes habitants furent dirigés vers la ville de Kiev, une agglomération de 3 millions d’habitants située une centaine de kilomètres vers le Sud. Cette évacuation ne les a pas complètement mis à l’abri des irradiations et contaminations ultérieures, car l’eau de boisson alimentant cette ville par l’intermédiaire d’un barrage situé entre les deux villes était elle-même contaminée fin 1986 à hauteur de plusieurs centaines à plusieurs milliers de Becquerel de Cs-137 par litre.
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Avr 26

Chernobyl, 27 ans – Une catastrophe toujours en cours.

Il y a 27 ans. Une faute de manoeuvre,le réacteur prend feu et explose.

Entre 6 et 7 millions de personnes vivent encore dans les 150 000 km2 de territoires contaminés au Césium en Ukraine, en Biélorussie et en Russie.
Ils ont été soumis à l’irradiation et à la contamination lors de l’accident ; ils sont maintenant soumis à une contamination interne chronique par ingestion d’aliments cultivés dans ces territoires.
L’état de santé des enfants, des adolescents laisse à désirer. La population décroit.
Voir les Actes du Forum Scientifique et Citoyen sur la Radioprotection de Genève, Mai 2012
Lire ou télécharger gratuitement ces Actes

Le bilan de Chernobyl a depuis le début été minimisé par les « officiels »: OMS et AIEA. Lire la suite

Avr 20

Un printemps à Tchernobyl

En 2008, le « dessin’acteur » Emmanuel Lepage participe à un projet artistique à Tchernobyl. Il en revient bouleversé.

E. LepageQuatre ans après ce séjour, il vient d’éditer « Un printemps à Tchernobyl« , dans lequel il recourt à la bande dessinée, à l’illustration et au croquis.
Un beau « livre graphique » débordant d’humanité

Entretien avec Jocelyn Peyret
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Avr 18

En Polynésie aussi on a été irradié

Février 2013: 98% des demandes d’indemnisation aux victimes des essais nucléaires en Polynésie ont été rejetées au titre des « risques négligeables » auxquels ils auraient été exposés.

baie de Rikitea

La baie de Rikitea aux îles Gambier

Le ministre de la défense répond aux parlementaires qui s’en inquiétaient et aux associations de victimes dans le JO du 19 février 2013.
Selon le ministre, la loi d’indemnisation – dite loi Morin- aurait été établie selon les « normes les plus récentes » et « sur la base de calculs scientifiques ».

Sur les 782 dossiers reçus par le comité d’organisation, 9 indemnisations ont été recommandées, dont 4 concernent des polynésiens, les 5 autres sont des vétérans militaires européens.
Les 4 indemnisés polynésiens étaient des personnes habitant les îles Gambier à 225 milles (~400km) de Muruora.
Tous les dossiers des polynésiens travaillant sur les sites nucléaires ont été rejetés.
Ces rejets reposent sur « les résultats scientifiques les plus aboutis » selon le ministre.
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Avr 10

Il n’y a pas qu’au Japon qu’on se fait irradier

Les irradiés de Brest prennent la parole!

L’Association Henri Pézerat a tenu, à Brest, le 2 avril, une assemblée constitutive de: « l’Antenne Association Henri Pézerat des irradiés des armes nucléaires et leurs familles ».

Pourquoi Brest ? A l’Ile Longue, base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) , des dizaines de travailleurs de l’Arsenal – mécaniciens, pyrotechniciens, électriciens – sont atteints de maladies graves, parmi lesquelles des leucémies et des cancers. Plusieurs sont morts, qui avaient entre 45 et 60 ans. Ces ouvriers ont travaillé pendant des décennies – au moins de 1972 à 1996 – au montage de têtes nucléaires, sans aucune protection.
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Avr 04

Du danger des sites de stockage de déchets radioactifs

Sur le site de stockage de Hanford (USA), les citernes de déchets hautement radioactifs, non seulement fuient mais il y a un risque d’explosion.

Voyez l’excellent article de Gen4:
Du Hufington post

Hanford est la poubelle des atomistes du projet Manhattan.

D’après le Huffington Post du 2 Avril, une commission de sécurité nucléaire a révélé que lesdites citernes pouvaient également exploser suite à des accumulations d’hydrogène, une menace continue pesant sur tout effluent radioactif.

Le site de Hanford avait été développé dès 1943 pour fabriquer le Plutonium nécessaire à la création de l’arsenal nucléaire des USA… Le procédé d’isolation chimique et de raffinage du Plutonium étant extrêmement polluant et radiopolluant, les résidus hautement toxiques et radioactifs issus de cette fabrication furent – à défaut de meilleure réponse et vu le contexte “à marche forcée” de l’époque 1 – stockés de manière “provisoire” dans 177 immenses réservoirs localisées dans la zone “200” du site…
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Mar 31

Tritium à Fukushima – Tritium à La Hague – Tritium partout

L’usine de retraitement de La Hague relâche beaucoup de tritium dans la Manche.
Tepco annonce qu’il va vider ses réservoirs pleins d’eau radio-active dans le pacifique. Après épuration ! oui, mais épuration partielle ! le Tritium notamment ira à la mer.

Le Tritium est un isotope de l’hydrogène, mais radioactif.
Il se décompose en hélium, stable, en émettant un rayonnement Bêta – de faible puissance.

Il s’en forme un peu naturellement dans la haute atmosphère sous l’influence des rayons cosmiques.
Mais surtout il est formé par les essais de bombes atomiques et l’industrie nucléaire, les centrales, les usines de retraitement.

Il est difficile à contenir: il traverse les aciers et le béton.
Les installations nucléaires le relâchent en totalité dans l’air ou l’eau.
Jusqu’à présent il était catalogué par les autorités nucléaires comme inoffensif !!!!! (commode, comme il n’y a pas de méthode industrielle pour épurer les effluents des industries).
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