Mar 12

L’exode de la population se poursuit à Fukushima

Une enquête de la NHK révèle que dans la préfecture de Fukushima, où s’est produit l’accident nucléaire de 2011, la population a continué de baisser entre 2012 et 2013.

les 3 préfectures

les 3 préfectures
la proximité de Tokyo


L’enquête couvrait les trois préfectures les plus durement touchées par la catastrophe du 11 mars dans le nord-est de l’Archipel: Fukushima, Miyagi et Iwate
La NHK a examiné le nombre de personnes qui se sont installées dans 127 municipalités de ces préfectures ,ou les ont quittées, au cours des 11 mois précédant le 1er février de cette année. Lire la suite

Mar 10

Fukushima, 2 ans de catastrophe – Guerre des chiffres

Un rapport de l’OMS, daté du 28/02/2013, étudie le risque « vie entière » sur la santé des populations des alentours de Fukushima
Comme tout le monde en parle, j’ai étudié la version complète en anglais pour en faire un compte-rendu.
J’ai finalement perdu quelques heures et je renonce à vous le présenter car :
– Ce rapport est entièrement théorique. Il se base sur des « estimations préliminaires » calculées à partir des données disponibles en septembre 2011(généralement fournies par Tepco ou le gouvernement, donc sujettes à caution)
– Ces estimations préliminaires moulinées par de savants calculs mathématiques théoriques fournissent des hypothèses dont les auteurs eux mêmes admettent qu’elles ne sont pas définitives.
– Ce rapport n’a pu être publié qu’avec l’accord de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA, le lobby officiel de l’industrie nucléaire) en vertu d’un accord signé entre OMS et AIEA le 28 Mai 1959. Lire la suite

Mar 05

Fukushima, 11 Mars 2011 : deux ans déjà

Techniquement, rien n’est réglé, la catastrophe est toujours en cours.
Les poisons radioactifs sont toujours présents pour quelques siècles et actifs en silence.
Les centrales ruinées ne sont pas maîtrisées et relâchent toujours leurs toxiques dans l’air et dans l’eau.

N’oublions pas les victimes de Tchernobyl et de Fukushima.
Il faut faire cesser cette folie nucléaire avant le prochain accident.
De multiples manifestations vont marquer cet anniversaire au Japon, en France, dans le monde Lire la suite

Mar 04

« Nuclear Nation »,l’histoire des réfugiés de Fukushima

Atsui Funahahashi

Le réalisateur
Atsui Funahashi

Depuis les années 60 on avait promis la prospérité à Futaba avec des allégements fiscaux, des subventions majeures pour compenser la présence de la centrale.
La population de Futaba a maintenant perdu sa patrie.
A travers leur agonie et frustration le film pose la question du coût réel du capitalisme et de l’énergie nucléaire.

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Fév 20

Fukushima deux ans après: des victimes livrées à elles-mêmes

– Le secteur nucléaire est dispensé d’assumer la responsabilité de ses échecs
– Les gouvernements ont mis en place un système qui consiste à préserver les intérêts des entreprises du nucléaire et à faire payer le prix par les victimes des catastrophes.

Le rapport de Greenpeace d’octobre 2013

résumé en français
Le rapport complet en anglais

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Fév 03

De la mine au démantèlement ou l’accident, l’industrie nucléaire n’est pas bonne pour la santé

Le nucléaire n’a pas besoin de catastrophe pour être toxique

L’actualité guerrière nous fait jeter un oeil du côté du Mali et de son voisin le Niger où l’industrie nucléaire exploite des mines d’uranium.

Voici ce qu’en dit l’association des Touaregs locaux, l’ AGHIRIN’MAN:

Logo de l'Aghitin'manLes activités d’extraction de l’uranium ont de multiples conséquences négatives sur l’environnement :

  1. Epuisement des nappes fossiles et contamination des eaux souterraines sur le plan radiologique et chimique
  2. Contamination de l’air par des poussières radioactives et un gaz radioactif le radon
  3. Production de dizaines de millions de tonnes de résidus radioactifs entreposés à l’air libre
  4. Dispersion de remblais radioactifs réutilisés pour l’élaboration des pistes et parfois dans l’habitat
  5. Dispersion de divers matériaux radioactifs (ferrailles, textiles) réutilisés par la population
  6. Recours à des énergies fossiles : l’énergie électrique utilisée par les industries minières de la région provient principalement de la centrale thermique à charbon exploitée par la SONICHAR à Tchirozerine, à 75 kilomètres au nord-ouest d’Agadez.

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Jan 30

Comment agit la radioactivité – une video

Je vous invite à  regarder cette petite video intéressante:

1- On y voit les rayonnements émis par une pointe d’aiguille radioactive grâce à  une chambre à  brouillard ultra simple.
2- Puis une animation nous montre comment les rayonnements abiment les chromosomes, supports de notre hérédité.

«https://youtu.be/IXMj7jTJE40»


PS.
1-
Les chromosomes de nos cellules se « déploient » lors des divisions cellulaires nécessaires à  la croissance des tissus. Les rayonnements les atteignent alors plus facilement. C’est pourquoi les organismes en croissance, les enfants sont plus sensibles aux rayonnements.

Les chromosomes sont porteurs de notre capital génétique. Le sujet porteur de chromosomes altérés va les transmettre aux générations suivantes. Voyez les articles sur les papillons mutants de Fukushima: les anomalies semblent s’aggraver de génération en génération.

2- Les rayonnements ne se bornent pas à abimer les chromosomes: ils dénaturent toutes les molécules présentes dans les cellules en les ionisant (en leur arrachant un électron). C’est pourquoi ils sont appelés « ionisants ».

3- Les cellules ont des capacités de réparation qui ne sont pas illimitées. Certaines vont pouvoir se réparer, d’autres vont périr, d’autres vont se scléroser. D’autres vont se cancériser.

4- Lors d’une exposition externe l’irradiation va se répartir sur le grand volume du corps entier.
Par contre en cas de contamination interne, chaque particule radio-active fixée dans l’organisme va irradier sans cesse le tout petit volume de cellules qui l’entoure et y faire ses dégâts. C’est ce qui explique la nocivité plus grande de la contamination interne. L’exemple le plus connu est celui d’une particule de Plutonium qui s’est bloquée dans un poumon: les cellules qui l’entourent sont ans relâche bombardées de particules Alpha; pendant des années; le cancer en est la conséquence.
La contamination interne se fait essentiellement par l’alimention (Césiums, Strontium); mais aussi par inhalation de poussières contaminées (Plutonium).
La « norme » d’exposition des populations est «au maximum 1mSv par an». Mais cette norme ne tient compte que de l’irradiation externe. La contamination interne vient s’y ajouter, les dégâts génétiques ne sont pas pris en compte.
Le gouvernement japonais veut faire vivre les gens dans un environnement qui les irradie jusqu’à 20 mSv/an.
(pour les conséquences de 1 ou 20 mSv, voir le vademecum)


31 janvier 2013
Un article de l’ACRO vient compléter ce billet, je vous le livre intégralement

La ville de Namié, qui avait partiellement évacué sa population dans des zones plus exposées, veut contrôler la santé de ceux qui avaient moins de 18 ans au moment de l’accident. Des chercheurs de l’université médicale de Hirosaki vont faire des tests sanguins pour voir s’il y a des changements dans la forme des chromosomes des lymphocytes. C’est la première municipalité à lancer une telle étude qui vient concurrencer celle menée par les autorités régionales. Environ 850 enfants, soit 23% des personnes éligibles, se sont portés volontaires.
La possibilité de détecter des lésions induites par les radiations ionisantes sur des lymphocytes et d’en déterminer la dose reçue est utilisée de longue date et relève de ce que l’on appelle communément la « dosimétrie biologique ».
Cette technique est intéressante pour une double raison. D’abord parce que ces cellules humaines (les lymphocytes) sont très faciles à collecter (à partir d’une simple prise de sang) mais aussi du fait qu’il s’agit d’une population cellulaire particulièrement radiosensible.
Le plus souvent cette technique repose sur un dénombrement de certaines aberrations chromosomiques caractéristiques de l’action des radiations (recherche de chromosomes dicentriques, de structures en anneaux…).
– Le premier problème est qu’il s’agit d’une technique peu sensible (peu utile pour des doses inférieures à 0,1 Gy) et qu’elle est essentiellement employée à la suite d’accidents d’irradiation pour reconstituer la dose reçue (et non pas pour le suivi des expositions professionnelles…).
– Le second problème est que ces aberrations chromosomiques sont de type instables (ou encore dite sub-létale) car elles sont difficilement supportables pour une cellule qui sera condamnée à brève échéance si elles ne sont pas réparées ou recombinées de façon stable.
En clair, s’il s’agit bien de ces aberrations chromosomiques que l’équipe japonaise envisage de rechercher – mais l’article de NHK ne le précise pas – il est probable que bien des expositions réellement reçues ne seront pas détectées d’abord parce qu’elles seront en-dessous de la limite de détection de cette technique, ensuite parce que le délai par rapport à l’accident de Fukushima est déjà important.
Cependant, il est aussi possible que les auteurs disposent d’une technique s’appuyant sur les lésions chromosomiques stables… La lecture de leur travail sera attendue avec intérêt.

L’article origine sur le site de l’ACRO

Le 30 janvier 2013


Déc 15

L’ONU et l’aspect sanitaire de la catastrophe de Fukushima

Après une enquête du 15 au 26 novembre 2012 dans les zones touchées par la catastrophe nucléaire de Fukushima, M. Anand Grover, Rapporteur Spécial pour le Droit à la Santé de l’ONU livre ses premières constatations, et ses demandes aux gouvernements japonais lors d’une conférence de presse au Japan National Press Club à Tokyo.

Anand Grover

La conférence de presse du délégué de l’ONU

sous-titré par Kna

Plusieurs vérités bonnes à dire.

 

Cliquer sur l’image

Déc 09

Pour que l’Afrique accepte des centrales nucléaires, les gens doivent prendre le risque et rester à Fukushima

Ce serait la position de l’Institut National de la Santé Publique Japonais
”To make Africa accept nuclear plants, people must take risk and stay in Fukushima”

Lire l’article du Fukushima-diary (traduction anglaise et française).

Extraits….
« Selon des journalistes japonais et le duo de comédiens Oshidori, l’Institut National de la Santé Publique pense que les gens de Fukushima doivent accepter le risque radioactif sinon ils ne pourront pas vendre plus de centrales nucléaires aux nations africaines, à la Corée du Sud et à la Chine.»
…..
Le 8 novembre 2012 et entre deux sessions d’une conférence sur la radioprotection à Tokyo, un chercheur de l’Institut National de la Santé Publique aurait affirmé :

« En fait, il y avait un projet de construction de centrale nucléaire pour la république du Sénégal en Afrique, ils l’ont annulé à cause de l’accident de Fukushima. Il est donc important que les gens de Fukushima acceptent le risque de radioactivité et décident de vivre dans Fukushima en décontaminant et en montrant clairement leur volonté au reste du monde. De plus en plus de centrales nucléaires pourront alors se monter en Afrique, Corée du Sud et en Chine.

PS. C’est un cauchemard ? c’est pas vrai ! je n’arrive pas à y croire.
J’espère un démenti crédible….

Déc 07

Séisme – la piscine 4 de Fukushima menace les terriens

Si les médias ont donné une telle importance au séisme du 7 décembre 2012, c’est parce que la piscine n°4 de la centrale en ruines fait courir un risque nucléaire énorme aux habitants de la terre entière:

  • Parce que le bâtiment réacteur n°4 de la centrale de Fukushima Daiichi a subi le terrible séisme du 11 mars et les violentes explosions du 15 mars 2011 et que sa structure a énormément souffert, menaçant sa stabilité,
  • Parce que la piscine de désactivation de cette unité, perchée à 30 m de hauteur, menace soit de s’effondrer avec le bâtiment, soit de se vider de son eau à cause de fissures,
  • Parce que cette piscine contient 1533 assemblages de combustible, l’équivalent de près de 10 fois la quantité de césium 137 relâché par Tchernobyl,
  • Parce que si le combustible n’était plus refroidi par de l’eau, ou se retrouvait « en tas » au sol, il s’échaufferait, se dégraderait, et provoquerait un incendie dispersant la radioactivité dans l’atmosphère,
  • Parce qu’en cas d’incendie des assemblages d’uranium et de plutonium, il ne serait plus possible pour les hommes d’intervenir sur le site tant la radioactivité serait élevée,
  • Parce que l’incendie de la piscine de l’unité 4 provoquerait l’abandon de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui recèle à elle seule près de 2500 tonnes de combustible nucléaire, correspondant à une radiotoxicité 90 fois supérieure à Tchernobyl,

Ce ne serait plus les seules régions de Tchernobyl et Fukushima qui seraient concernées par une contamination radioactive généralisée. Ce serait l’ensemble des vivants de l’hémisphère nord, puis la terre entière, qui seraient obligés de vivre en milieu contaminé.
Il n’y a pas de sortie de secours sur la terre.

Lire ces deux articles de Fukushima.over-blog
violent séisme au Japon
La piscine 4 de Fukushima menace les terriens

PS : Bon, cette fois, apparemment on y a échappé….
Tepco doit vider cette piscine le plus vite possible.Pour mettre tout cela où ?