Août 10

Dans les Alpes, 29 ans après Tchernobyl, certains sols sont toujours des «déchets radioactifs».

Le laboratoire de la CRIIRAD a procédé, les 5 et 6 juillet 2015, à des mesures de radioactivité et échantillonnages dans les Alpes, afin d’étudier l’évolution de la contamination résiduelle par les retombées consécutives à la catastrophe de Tchernobyl.
En mai 1986, les retombées avaient été particulièrement intenses dans le sud-est de la France et la CRIIRAD avait mis en évidence entre 1996 et 1998, de très fortes contaminations des sols dans le Mercantour.

Les nouvelles mesures réalisées au cœur du Parc National du Mercantour, entre 2 440 et 2 540 mètres d’altitude, dans le secteur du Col de la Bonette-Restefond, à la frontière entre les départements des Alpes de Haute-Provence et des Alpes Maritimes, montrent que :

  • A 1 mètre du sol, sur des centaines de mètres carrés, le niveau de radiation est toujours plus de 2 fois supérieur à la normale. Ces forts niveaux de rayonnement sont dus à la contamination résiduelle des sols par le césium 137 imputable principalement aux retombées de la catastrophe de Tchernobyl. Les rejets radioactifs massifs provenant du réacteur accidenté ont entrainé des dépôts radioactifs articulièrement intenses dans le sud-est de la France et en particulier en montagne.
  • En outre, en fonction de la topographie, des conditions climatiques, de la nature du couvert végétal et de la typologie des sols, le métal radioactif qui s’est déposé sur de vastes étendues a pu être redistribué et induire de très fortes accumulations. Les niveaux de radiation au contact du sol dépassent toujours, sur les zones d’accumulation, des valeurs plusieurs dizaines de fois voire plus de 100 fois supérieures au niveau naturel (cf Annexe 1).

Le fait de bivouaquer 2 heures sur certaines de ces zones induit toujours en 2015 une exposition non négligeable (débit de dose de 5 μSv/h au contact du sol).

Des échantillons de sol prélevés sur ces zones d’accumulation ont été ramenés au laboratoire de la CRIIRAD en caisson plombé. Leur radioactivité dépasse 100 000 Bq/kg en césium 137 (cf Annexe 1). Ils doivent être considérés comme des déchets radioactifs et devront être confiés à l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs).

Au début du siècle dernier, la radioactivité des sols était de 0 Bq/kg pour le césium 137.

La CRIIRAD a démontré à la fin des années 90 que la présence de fortes accumulations en césium 137 dans les sols concernait de vastes secteurs des Alpes en France, Suisse, Italie et Autriche. Elle a interpelé à plusieurs reprises les autorités sanitaires françaises, en particulier en 1997 et 1998, pour que les secteurs les plus radioactifs soient dépollués, ou tout au moins balisés, pour éviter des expositions inutiles. Le ministre de la Santé était venu dans le Mercantour constater la gravité des contaminations
(voir JT de France 2 du 21 Août 1998).

https://youtu.be/xkbaIhCYqko


Voir le communiqué complet de la CRIIRAD
Voir le dossier de la CRIIRAD concernant les sols des alpes.

Le 10 août 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Juil 10

Sécurité alimentaire: le Parlement européen refuse de protéger la population en cas d’accident nucléaire

Le Parlement européen s’est prononcé aujourd’hui (09 juillet 2015)sur la proposition de règlement du Conseil fixant les niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail après un accident nucléaire ou dans toute autre situation d’urgence radiologique.
Ce texte fixe les seuils de contamination radioactive acceptable dans l’alimentation en cas d’accident nucléaire en Europe.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts/ALE et cofondatrice de la CRIIRAD, à l’issue des votes:

« Jusqu’à aujourd’hui, pour tout ce qui touche au nucléaire, ce sont les États membres qui décident, seuls: le Parlement ne peut que commenter, donner un avis, qui est loin d’être respecté. Les eurodéputés n’ont jamais eu la codécision car la base juridique utilisée par la Commission européenne dans ses propositions législatives est le traité antidémocratique Euratom et non le traité de Lisbonne. Nous avons donc déposé un amendement pour que le Parlement obtienne la codécision et il a été adopté.

Par ailleurs, le rapport établissant les scénarios au sujet de la contamination (effectué par les experts d’Euratom) minimise complètement les risques en cas d’accident nucléaire. Celui-ci est entaché de contradictions et d’incohérences. Malgré notre demande de rencontrer les experts d’Euratom lors de la préparation du rapport parlementaire, il n’a pas été possible de les rencontrer ni de connaître leur identité. Un scandale en matière de transparence: comment se fier à des normes édictées par des experts dont on ne connaît pas le parcours ni les éventuels conflits d’intérêts?

Si demain l’Union européenne est confrontée à un accident nucléaire, la population ne sera pas protégée avec les seuils proposés par la Commission: ils sont beaucoup trop laxistes. Nous avons demandé à diviser par 10 ces valeurs mais la majorité des parlementaires ne nous a pas suivis, ce qui est grave.

En cas d’accident, celles et ceux qui ont voté contre notre amendement qui aurait permis de renforcer drastiquement les normes devront en répondre devant les Européennes et les Européens qui les ont élus. »

Le 09 juil 2015

Liens utiles:
fiche de procédure
amendements déposés en plénière
la pétition de la CRIIRAD

Le communiqué sur le site de Michèle RIVASI

Le communiqué de la CRIIRAD après le vote
Le dossier complet de la CRIIRAD : CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE


«Vivre après Fukushima» a déjà traité de la question:
Le 21 Mai 2015:« Europe:contamination légale des aliments en cas d’accident nucléaire »
Le 4 juin 2015: « En cas d’accident nucléaire en Europe mangerons-nous des aliments contaminés ? »

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Juil 03

Centrales nucléaires: Transfert du risque aux générations futures


DÉMANTELER nos Centrales nucléaires: Mission Impossible?

Un article de Fairewinds Energy Education

Compte-rendu de Caroline Phillips, administrateur Fairewinds– 18 juin 2015.

Comme la plupart d’entre vous, sympathisants et téléspectateurs, le savent, le fait que l’industrie du nucléaire commence à déclasser et démanteler les centrales nucléaires est une source d’inquiétude majeure pour Fairewinds Energy Education. Parrainé par la Fondation Lintilhac, Fairewinds a publié en Mars 2015 un important rapport sur le démantèlement de la centrale Vermont Yankee . Les organisations «Beyond Nuclear», «Vermont Yankee Decommissioning Alliance» et «Vermont Citizens Action Network » ont invité Fairewinds Energy Education à prendre la parole le mercredi 3 juin 2015 à Montpelier, VT (capitale de l’état de Vermont), lors de la première diffusion aux Etats Unis du documentaire « Démanteler nos centrales nucléaires, mission impossible ? »

J’ai regardé le documentaire d’Arte France qui examine le processus de démantèlement en cours de réacteurs nucléaires mis à l’arrêt en France, en Allemagne et aux États-Unis. Le film est effrayant, car il montre la réalité navrante de l’impréparation de l’industrie nucléaire et des gouvernements à travers le monde, lorsqu’il s’agit de déclasser et démanteler des centrales nucléaires qui sont trop anciennes pour respecter les réglementations de sécurité et ne sont économiquement plus viables.

Les déchets nucléaires restent hautement radioactifs et dangereux pendant des milliers d’années.

Le film d’Arte France, très bien documenté, démontre que les concepteurs de ces réacteurs nucléaires ignoraient totalement il y a 40 ans la façon dont on pourrait les démanteler et éliminer les matériaux et les déchets fortement radioactifs issus de leur fonctionnement.
Plus inquiétant encore, aucun progrès n’a été fait pour déterminer comment mettre en sécurité ces déchets pour les 250.000 années requises.

L’auteur, Bernard Nicolas attire l’attention de son auditoire sur un échec : celui du site d’enfouissement de déchets nucléaires de Asse en Allemagne où les ingénieurs ont voulu expérimenter le stockage des déchets nucléaires dans une mine de sel. Suite à un glissement de terrain en 2004, de l’eau s’est infiltrée dans la mine de sel, entraînant l’effondrement des parois et un dégagement de radiations. Une course contre la montre été engagée pour injecter du béton dans les zones effondrées afin de colmater les fuites avant les prochains mouvements de terrain.

En France une tentative de confinement de déchets nucléaires qui utilisait de l’asphalte pour piéger les contaminants toxiques a échoué. Cela a abouti à la libération d’hydrogène qui présente maintenant un risque élevé d’explosion s’il se trouve en présence d’Oxygène.

Actuellement, les experts ne savent pas (et ils ne sont pas d’accord entre-eux) quelle est la meilleure méthode pour éliminer les déchets nucléaires. Il n’en existe pas.

Le film nous emmène ensuite dans le Maine (USA)sur un ancien site nucléaire que l’industrie a baptisé «Installation provisoire de stockage pour combustible Nucléaire usagé» (IFSI). Autrefois centrale nucléaire, Maine Yankee a été fermée pour des problèmes de sécurité trop onéreux à corriger.

Les problèmes de de sécurité persistent à Maine Yankee: des fûts secs pleins de combustible usagé hautement radioactifs sont entreposés en plein air, sans lieu de stockage définitif et sans qu’on sache comment les éliminer définitivement. Il y a quelques semaines, Fairewinds a dévoilé une intervention directe de la NRC pour que soit retiré de la circulation un rapport mentionnant le survol de Maine Yankee par un drone non identifié.
Le site de Maine Yankee où sont abandonnés les déchets est très coûteux et il est exposé à deux risques potentiels : des attaques terroristes et la dégradation des fûts entreposés sur le site pour une durée indéfinie.

Les fûts sur Maine-Yankee

Le stockage sur Maine Yankee
Dans quel état seront les fûts dans 50 ans ?
dans 25.000 ans ?
En principe, il s’agit d’un stockage provisoire, en attendant une solution définitive.

Enfin, le film se penche sur la centrale nucléaire Vermont Yankee dans le sud du Vermont. Fermée en décembre 2014, la centrale de Vermont Yankee doit être prochainement déclassée, ce qui en fait potentiellement une zone où les déchets pourront être abandonnés et entreposés de façon non conforme.

Prenant l’exemple de centrales déjà démantelées dans le monde entier, la vidéo de Nicolas nous apprend que d’un bout à l’autre, le processus de déclassement présente des risques et des lacunes sécuritaires. Ces centrales n’étant plus opérationnelles ni productives, les opérateurs ne sont pas pressés de financer à grands frais un démantèlement en sécurité et il leur manque la motivation nécessaire pour prendre les mesures de sécurité qui permettraient d’assurer une bonne gestion des déchets radioactifs.

Le problème majeur qui en découle est celui de la transmission du risque aux générations suivantes. Non seulement ces déchets radioactifs hautement toxiques vont être transmis de génération en génération sans solution adéquate pour leur élimination; mais aussi le démantèlement physique des sites nucléaires va prendre des décennies avec un lourd transfert de responsabilité à des travailleurs sans expérience ni connaissances appropriées.

Il est vrai qu’actuellement, la société Entergy s’est engagée à assurer pendant 60 ans le suivi du déclassement de la centrale de Vermont Yankee dont elle est propriétaire. Mais Fairewinds a fait remarquer que 60 ans est un nombre totalement arbitraire qui ne repose sur aucune base scientifique.
Sans vouloir entrer dans le détail, constatons que dans 60 ans bon nombre d’entre nous nous seront plus de ce monde. Des ouvriers de la centrale ont d’ailleurs déjà été déplacés vers d’autres sites du territoire américain, privant ainsi Vermont Yankee de personnel familiarisé avec le site, son environnement et ses équipements. On peut prévoir sans trop de risque de se tromper que d’ici 60 ans, les travaux liés au déclassement seront effectués par de nouveaux employés qui connaîtront encore moins bien le mode opératoire initial de la centrale, ses faiblesses et ses bizarreries spécifiques.

La manipulation des déchets radioactifs ne doit pas être prise à la légère. Le fait même que personne au monde n’ait de solution quand à la façon de confiner et d’éliminer ces produits toxiques est la preuve que des précautions particulières, des efforts conséquents et une compétence étendue sont nécessaires pendant le déclassement et le démantèlement d’une centrale nucléaire.

Alors, où en sommes-nous ?
Il est clair que l’énergie nucléaire n’est pas une énergie sûre et économique; la surface de la terre est déjà suffisamment polluée par les déchets radioactifs : point n’est besoin d’en ajouter. L’opinion publique se rendant compte que les énergies vertes et renouvelables sont la meilleure solution au problème du changement climatique, la fermeture de centrales nucléaires va devenir un phénomène de plus en plus courant, et les états doivent se préparer à jouer un rôle plus actif dans leur mise hors service.

Il est probable que l’intervention du gouvernement ou des états fédéraux dans le processus de démantèlement se fera sous forme financière. Des états comme le Vermont n’ont aujourd’hui aucun droit de regard sur les fonds de déclassement de la centrale nucléaire de Vermont Yankee car il s’agit d’un fonds d’entreprise totalement indépendant du système de gestion des dépenses publiques (fédérales ou locales).

Afin de protéger les citoyens d’un déclassement laxiste et d’un abandon des déchets par l’industrie nucléaire, les états doivent créer une source de financement qui serait utilisée spécifiquement pour les sites à l’arrêt.

Avec l’argent vient le pouvoir, un pouvoir que les états peuvent utiliser pour obliger l’industrie nucléaire à rendre compte de la gestion des déchets radioactifs qu’elle a produits. C’est une des propositions qui permettraient avec le plus de chances de succès d’éliminer en sécurité les déchets nucléaires et de réduire le risque intergénérationnel ( transgénérationnel ?)

Il est hors de question d’accepter la présence de décharges nucléaires fortement radioactives – dont on sait qu’elles sont mal gérées et source de fuites – dans le voisinage immédiat des lacs, rivières, océans et ressources aquifères qui sont si précieux pour notre planète.

Fairewinds vous tiendra informés.

Article publié sur le site de Fairewinds et traduit avec son autorisation
L’article original en anglais


Articles Liés:

WCAX TV a enregistré Arnie Gundersen,l’ingénieur en chef de Fairewinds, suite à la première américaine du film français: le déclassement de nos Centrales nucléaires: Mission Impossible ?
http://www.wcax.com/story/29238571/group-raises-concerns-about-yankee-decommissioning

Le contrôleur de l’État Doug Hoffer affirme que les préoccupations que Fairewinds Education présente dans son rapport de 35 pages sur le déclassement de Vermont Yankee sont légitimes. (selon Amy Nixon,journaliste à AshVTDigger).
http://vtdigger.org/2015/06/04/anti-nuke-group-wants-hoffer-to-oversee-vermont-yankee-fund/

Le film sur le site de Arte: http://future.arte.tv/fr/sujet/centrales-nucleaires-demantelement-impossible


Qu’est «Fairewinds Energy Education» ?

Fairewinds se présente:
Démystifier l’énergie nucléaire par l’information. Notre mission est d’informer le public sur l’énergie nucléaire et d’autres problèmes d’énergie. «Fairewinds Energy Education», est un outil facile à utiliser pour obtenir une information basé sur des faits, une information sur l’énergie nucléaire sans distorsion. Le site Web de Fairewinds propose des podcasts et des vidéos, dans lesquelles nous collaborons avec des experts issus de domaines très variés pour traiter des questions relatives à l’énergie nucléaire.

L’ingénieur en chef de Fairewinds, Arnie Gundersen a plus de 40 ans d’expérience en ingénierie nucléaire de puissance. Il a étudié à Rensselaer Polytechnic Institute (RPI), où il a obtenu son Baccalauréat cum laude tout en devenant le récipiendaire d’une prestigieuse bourse de la Commission à l’Energie Atomique pour sa maîtrise en génie nucléaire. Arnie est titulaire d’un brevet de sûreté nucléaire, était un opérateur de réacteur sous licence, et est un ancien vice-président senior de l’industrie nucléaire. Au cours de sa carrière dans l’industrie nucléaire de puissance, Arnie également géré et coordonné des projets dans 70 centrales nucléaires aux États-Unis.

Quelques références sur le site de Fairewinds

http://www.fairewinds.org/nuclear-energy-education/generational-transfer-of-risk
http://www.fairewinds.org/nuclear-energy-education/remove-vy-carcass-veto-safstor
http://www.fairewinds.org/nuclear-energy-education/what-unidentified-flying-drone


Note

Mis à jour le 05 juillet 2015

Il est impossible de faire cesser la radioactivité d’un corps. Il faut attendre la décroissance naturelle qui peut être de quelques secondes à des millénaires (Plutonium: demi-vie de 24.000 ans; ceci signifie qu’au bout de 24.000 ans il n’aura perdu que la moitié de sa radioactivité.
Nettoyer, décontaminer un site, ce n’est donc que déplacer la radioactivité ailleurs.
Dans une centrale à démanteler, il n’y a pas que le combustible qui soit radioactif: il y a des tonnes de béton, des aciers…jusqu’à des gants de latex contaminés, à démonter, découper, emballer, transporter.
Il faut protéger les travailleurs, les populations locales, les populations sur les trajets des multiples convois de transport, puis les populations alentour des sites de stockage (ici, pendant des millénaires)

Le stockage en lui-même n’est pas de tout repos: au fil des centaines d’années (des millénaires pour certains, les conteneurs vieillissent, se corrodent, se mettent à fuir; certains déchets chauffent, dégagent des gaz explosifs (hydrogène).Il y a controverse entre stockage réversible ou pas, stockage en profondeur ou en surface.


Quelques installations concernées par le démantèlement

MAINE YANKEE

Centrale nucléaire de 900 MW Arrêtée définitivement en 1997 pour raisons économiques. Démantelée entre 1997 et 2005. Transformée en Installation de stockage provisoire de combustible usagé (ISFSI) Elle est actuellement constituée de 60 fûts contenant 1434 assemblages de combustible usagé et de 4 fûts contenant des parties fortement radioactives du réacteur. Coût de fonctionnement: 10 millions de Dollars par an.
Une présentation officielle du site: http://www.maineyankee.com/public/MaineYankee.pdf

VERMONT YANKEE

Centrale de 620 MW démarrée en 1972 Mise à l’arrêt le 29/12/2014 pour cause économique. Une partie du combustible avait déjà été stockée à sec depuis mai 2008. Prévision officielle du coût du démantèlement : $1,24 billions. Mais seulement $665 Millions ont été mis de côté pour le démantèlement pendant les 42 ans de fonctionnement.
Détails sur Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Vermont_Yankee_Nuclear_Power_Plant
Le site officiel du propriétaire Entergy: vydecommissionning.com

WIPP

http://www.wipp.energy.gov/wipprecovery/accident_desc.html
Une installation pilote au USA pour stockage profond dans le sel.
Elle a été victime en février 2014 d’un double accident: incendie d’un véhicule au fond des galeries puis explosion d’un baril de déchets avec contamination au plutonium de l’installation et des environs (par les cheminées de ventilation)
Une description par Wikipedia en français


Et En France ?

BRENNILIS

Centrale mise en service en 1967. Arrêtée en 1985.
Ce démantèlement qui se voulait exemplaire n’est toujours pas terminé 30 ans après l’arrêt.
Les péripéties du démantèlement:
sur wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_nucl%C3%A9aire_de_Brennilis
sur sortir du nucléaire cornouaille: http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/spip.php?article218

SUPER-PHÉNIX

Ce fut une machine mythique soi-disant capable de régénérer son combustible.
L’usine de La Hague a été construite pour alimenter les surgénérateurs en plutonium.
Machine éminemment dangereuse avec 5 tonnes de plutonium radiotoxique et 5.000 Tonnes de Sodium explosif en présence d’eau.
Construction démarrée en 1976
En juillet 1977 grosse manifestation européenne sous la pluie qui fit un mort chez les manifestants et un blessé grave chez les forces de l’ordre.
Arrêt définitif en 1997. En 11 ans il a fonctionné 53 mois.
Démantèlement en cours

À lire : Superphénix, déconstruction d’un mythe, Christine Bergé (photographies de Jacqueline Salmon), Les empêcheurs de penser en rond, La Découverte, octobre 2010, 150 p., 13 euros.
Un dossier: https://fr.wikipedia.org/wiki/Superph%C3%A9nix

FESSENHEIM

La plus vieille centrale nucléaire en activité en France: elle a été connectée en 1977.
Elle cumule les risques: zone sismique, et inondable,importante nappe phréatique, couloir aérien, incidents à répétition,conception défectueuse.
Elle devrait être mise à l’arrêt prochainement…

ICEDA

Installation de stockage provisoire en construction au bord du Rhône, à côté de la centrale du Bugey.
Elle est destinée à reçevoir et conditionner des déchets en provenance des 9 réacteurs de la filière française Uranium-graphite-gaz à démanteler.
Elle accueillera des déchets de moyenne et faible activité à vie longue.Pour une durée en principe de 50 ans, dans l’attente d’un stockage définitif.
La présentation du projet par EDF: http://fr.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/En_Direct_Centrales/Nucleaire/Centrales/Bugey/Projet_ICEDA/documents/ICEDA%20presentation%20generale.pdf
Un dossier technique et administratif par l’association citoyenne stop-bugey
http://www.stop-bugey.org/iceda/
http://www.stop-bugey.org/centrale-nucleaire-bugey/projet-iceda/communique-de-la-coordination-stop-bugey/

CIGEO

Site prévu de stockage profond de déchets de haute et moyenne activité à vie longue
Début du stockage prévu en 2025
Vive contestation des riverains et de la société civile
La présentation par l’ ANDRA: www.cigeo.com
Les arguments des associations contestataires: http://www.sortirdunucleaire.org/Cigeo-un-projet-inacceptable
Un article de Wikipedia sur le stockage géologique en couche profonde

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Juin 07

Greenpeace publie un rapport confidentiel de l’AIEA sur l’accident nucléaire de Fukushima

«Le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique ne reflète pas avec exactitude l’ampleur et les conséquences de la catastrophe de Fukushima.»

Le conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique s’est réuni le 8 Juin 2015 pour discuter du résumé de son rapport confidentiel sur l’accident de Fukushima dai ichi.
Ce rapport se décrit comme une « évaluation des causes et des conséquences de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima dai ichi qui a débuté le 11 Mars 2011

Greenpeace a reçu une copie du rapport et l’a rendu public la semaine dernière. Greenpeace a également réalisé une analyse initiale de ce rapport et ses découvertes ne sont pas bonnes.
Voici un résumé du texte de Greenpeace:

Kiya Amano, directeur général de l’AIEA affirme que ce rapport est «une évaluation faisant autorité, factuelle et équilibrée, concernant les causes et les conséquences de l’accident ainsi que les leçons apprises.»

Cependant nos experts l’ont trouvé plein d’inexactitudes, d’incertitudes; et il ne parvient pas à répondre à plusieurs questions très importantes.
Nous avons envoyé nos conclusions à Mr Amano.

Voici quelques exemples:

– L’AIEA reconnaît que la mesure des radiations n’a pas fonctionné correctement dans les jours qui ont immédiatement suivi le désastre.
Malgré cette incertitude, le rapport minimise les risques pour la santé couru par de nombreuses victimes.
Ce qui signifie qu’on ne peut pas faire confiance aux estimations des niveaux de radiations auxquels les gens de Fukushima ont été exposés.

L’analyse que fait l’AIEA des nouvelles réglementations japonaises concernant la sécurité est au mieux superficielle; elle ne présente aucune preuve que l’industrie japonaise fonctionne aux normes mondiales les plus élevées de sécurité nucléaire.
La réalité c’est qu’il y a de grandes lacunes dans la réglementation nucléaire au Japon, dans le domaine du risque sismique et autres risques menaçant la sécurité des centrales; les risques sont ignorés ou sous-estimés.

Le rapport nie l’impact de la catastrophe sur la vie animale malgré les recherches scientifiques qui ont trouvé des effets mesurables sur la faune de la région.

Le rapport omet de reconnaître les incertitudes qui concernant encore les causes de la catastrophe. Une grande partie des systèmes critiques des réacteurs fondus n’ont pas encore été inspectés.

Voici quelques unes de nos constatations initiales. Il y en a plus à venir.

Vous pouvez lire la totalité de notre analyse du rapport ici
Les 5 parties du rapport de l’AIEA sont ici:

Ainsi nous voyons, commme nous l’avons vu dans le sillage du désastre nucléaire de Tchernobyl, que l’AIEA tente de créer un récit qui minimise les conséquences sur la santé et sur l’environnement de l’accident de Fukushima; tout en soulignant que les leçons en ont été tirées, y compris dans le domaine de la confection de règles de sûreté nucléaire plus efficaces.

En bref, l’AIEA se mobilise pour protéger l’industrie nucléaire plutôt que les gens dont la vie a été détruite par le désastre de Fukushima et ceux qui risquent d’être touchés par les accidents nucléaires futurs.

Ce n’est pas une surprise, le rôle central de l’AIEA est de promouvoir l’extension mondiale de l’énergie nucléaire. Le fait que tous les réacteurs commerciaux du Japon – 43 en tout- restent à l’arrêt est un défi direct à la mission de l’AIEA. Voilà le contexte dans lequel le rapport de l’AIEA doit être considéré.

Après 4 ans, la catastrophe de Fukushima est encore en cours et pour plusieurs décennies. Si on veut que le travail de nettoyage des dommages soit effectué de façon efficace et si on veut éviter autant que possible de futurs accidents, l’AIEA doit changer sa façon de fonctionner et rapidement.

L’AIEA ne sert actuellement que les intérêts de l’industrie nucléaire et sa recherche du profit, au détriment de ceux qui ont payé le prix des échecs de l’énergie nucléaire.

Greenpeace demande à Mr AMANO et à l’AIEA de suspendre l’examen des conclusions de ce rapport. Un processus ouvert et transparent doit être instauré qui prend en compte les opinions du peuple japonais et celles de scientifiques indépendants. Nous sommes prêts à rencontrer des représentants de l’AIEA pour discuter de nos graves préoccupations.

Justin Mc KeatingJustin McKeating (Royaume Uni)
Il tient un blog sur l’industrie nucléaire pour Greenpeace International depuis 2008
le Blog de Justin Mc Keating-Greenpeace


J’ai consulté la partie du document qui concerne la santé (partie 4).

L’AIEA se contente de reprendre le rapport de l’UNSCEAR
du 2 Avril 2014

Ce rapport de l’UNSCEAR a été vivement critiqué par des ONG, des médecins, des scientifiques du monde entier

L’organisation “Human Rights Now” et 40 organisations de la société civile issues du Japon, des USA, de Tunisie, d’Azerbaïdjan, des Pays-Bas, d’Allemagne, de France et d’Irlande ont publié une déclaration demandant que l’UNSCEAR et la Quatrième Commission de l’Assemblée Générale de l’ONU révisent le rapport de l’UNSCEAR et ses conclusions du point de vue de la perspective des droits de l’homme.

…Les médecins de 19 sections nationales affiliées à l’IPPNW (L’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ), dont «Physicians for Social Responsibility» (USA) et IPPNW Allemagne ont écrit, diffusé, et publié une «Critique du rapport de l’UNSCEAR» qui met en question les hypothèses et les données utilisées par l’UNSCEAR, et les interprétations et les conclusions qui en découlent.
Extrait:
….
Cependant, leur conclusion comme quoi il n’y a «pas d’effet discernable», maintenant ou dans le futur, est un défi au sens commun et sape la crédibilité de l’UNSCEAR.

Le texte intégral en français

Qu’est ce que l’UNSCEAR ?


Un scientifique, le Dr Keith BAVERSTOCK en a fait une critique sévère, qualifiant le document de l’UNSCEAR de document de propagande non scientifique.
Extraits:

…mon expérience de travail dans le passé avec certains des contributeurs de ce rapport, le Modus Operandi de certaines agences des Nations Unies, les tentatives claires d’induire en erreur dans les premiers jours de l’accident et les manquements à une approche véritablement scientifique indiqués ci-dessus, ne me laissent aucun doute que le rapport n’est pas une évaluation fiable des risques préparée avec la rigueur scientifique nécessaire

Ce sont principalement les nations qui utilisent l’énergie nucléaire qui fournissent l’expertise pour l’UNSCEAR: le braconnier et le garde-chasse sont les mêmes. Cet [arrangement] incestueux, doit-on en conclure, est au moins en partie responsable de l’échec du rapport à être considéré comme un document scientifique, un échec qui ne pourra pas être assez souligné: l’UNSCEAR ne peut pas maintenir de manière crédible sa déconnexion des questions de santé et de politiques publiques liées à l’énergie nucléaire, en ne faisant rien de plus que de produire de la propagande pour une industrie qui s’est arrangée pour avoir un accident qui a et continue d’avoir sans qu’on en voie la fin, un effet négatif sur l’environnement et la santé publique au Japon et au-delà.

Le rapport du Dr BAVERSTOCK en français


La négation des effets de l’accident n’est pas étonnante de la part de l’AIEA qui est un organisme chargé de disséminer le nucléaire civil dans le monde.
C’est plus inquiétant venant de l’UNSCEAR qui est chargée de conseiller les gouvernements sur les mesures à prendre pour protéger les populations du risque nucléaire civil.


Si on veut avoir une idée objective des problèmes consécutifs à la contamination radioactive d’un territoire, la référence c’est ce qui se passe à Tchernobyl.

L’ouvrage de référence sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl c’est:
«Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», de Alexei Yablokov, Vassili Nesterenko, Alexei Nesterenko, Natalia Preobrajenskaya.
Il nous fournit des données fiables recueillies sur place au contact des populations et environnements contaminés.
Il confirme les conséquences énormes de la catastrophe pour la santé humaine et l’environnement.

Il vient d’être traduit en français
Cliquer ici pour télécharger l’ouvrage gratuitement ou pour acheter la version papier

Le 7 juin 2015

L’information en français sur Fukushima:
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Juin 04

En cas d’accident nucléaire en Europe mangerons nous des aliments contaminés ?

Voici le communiqué de la CRIIRAD du 04 Juin 2015

le communiqué de la CRIIRAD

Pour en savoir plus, pour signer la pétition:

EUROPE: CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE
Voir l’article du 6 Avril:«Accident nucléaire en Europe: que mangerons-nous ?»

Voir le dossier complet de la CRIIRAD
Aller directement à la pétition


Qu’est-ce que la CRIIRAD ?

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité –
est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français.
La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses.
Indépendante de l’Etat, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.
Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias.
Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.
Le site de la CRIIRAD

Le 4 Juin 2014

L’information en français sur Fukushima:
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Mai 21

EUROPE: CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE

La CRIIRAD dénonce le travail scandaleux des experts Euratom
et appelle à une mobilisation massive contre le projet de la Commission européenne

Communiqué de la CRIIRAD – 21 Mai 2015

Le projet de règlement européen

La Commission européenne a élaboré un projet de règlement fixant les Niveaux Maximaux Admissibles (NMA) de contamination radioactive qui seront appliqués aux aliments en cas d’accident nucléaire. Ce projet est en cours d’examen par le Parlement (pour avis) et par le Conseil de l’Union européenne (pour décision). Les limites sont fixées pour 4 groupes de radionucléides et 5 catégories d’aliments, eau potable incluse.
Aucune modification n’a été apportée aux valeurs établies en 1987-1989. Si les niveaux de contamination mesurés dans les aliments n’excèdent pas les NMA, ils pourront être librement commercialisés au sein de l’UE ou à partir de pays tiers.

Des niveaux de risque inacceptables

Si l’on en croit la Commission européenne, le projet garantit le respect de la limite maximale de dose efficace de 1 mSv/an (une limite qui correspond à un niveau de risque déjà élevé). Cette affirmation est totalement fausse. Les vérifications conduites par la CRIIRAD font apparaître des doses de l’ordre de 10 fois supérieures (et jusqu’à 100 fois pour des scénarios pénalisants) et montrent que les enfants paieront le tribut le plus élevé.

Une accumulation d’anomalies gravissimes et orientées

La CRIIRAD a procédé à l’analyse du rapport scientifique qui valide le choix de Niveaux Maximaux Admissibles de contamination radioactive. Daté de 1998, ce document a été rédigé par les experts officiels de la Commission (experts dits Euratom car membre du groupe d’experts établi en application de l’article 31 du traité Euratom).

L’analyse critique a permis à la CRIIRAD d’identifier toute une série d’erreurs, d’incohérences et d’irrégularités. Elles sont graves et vont TOUTES dans le même sens : minimiser les risques et aboutir à la fixation de limites de contamination excessivement élevées. Les dysfonctionnements les plus marquants sont détaillés dans la version longue du communiqué.
Un seul exemple est développé ci-après mais il s’agit d’une incohérence majeure, rédhibitoire, entre la conception des limites et le champ d’application du règlement qui les édicte.

En effet, de l’aveu même des experts, les Niveaux Maximaux Admissibles du règlement européen ont été définis pour l’impact d’un accident lointain, survenant à plus de 1 000 km des frontières de l’Union européenne. Partant de ce postulat, les experts ont considéré que la contamination ne toucherait qu’une faible part de la ration alimentaire des consommateurs européens (10% des aliments solides, 1% de l’eau potable).
Problème : le règlement s’applique à tous les accidents nucléaires majeurs et en premier lieu à ceux qui surviendraient en Europe !
Mais dans ce cas, les hypothèses de calcul ne tiennent plus : le pourcentage d’aliments contaminés serait bien plus élevé ce qui impose des limites beaucoup plus basses !
Il faut : soit revoir à la baisse, et de façon drastique, les NMA ; soit rédiger un second règlement applicable aux accidents susceptibles d’affecter fortement les Etats membres de l’UE. C’est urgent : plus de 42% des 438 réacteurs électronucléaires en fonctionnement dans le monde sont implantés en Europe. La probabilité que le prochain accident nous concerne est donc très élevée.

Vu le nombre et la gravité des anomalies identifiées, il importe que toutes les responsabilités soient établies, tant au niveau des experts, que de la Commission, tant au niveau des élus que des Etats membres. Un courrier a été adressé au Commissaire européen en charge de la santé publique et de la sécurité alimentaire, afin d’obtenir communication des coordonnées des experts Euratom à l’origine de l’expertise de 1998 et de l’avis favorable de 2012. Diverses actions sont également en préparation, en premier lieu en direction du Parlement européen, le vote de la commission ENVI devant intervenir le 26 mai prochain.

Appel à mobilisation

La CRIIRAD appelle tous les citoyens européens à se mobiliser pour défendre leur santé et celle de leurs enfants. Elle les invite à s’informer et à signer, et diffuser, la pétition demandant une refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation applicable en cas d’accident.

Signature en ligne à : http://criirad-protegeonsnotrealimentation.wesign.it/fr

Voir la version longue de ce communiqué
Voir le dossier complet : http://www.criirad.org/aliments-nma-accidentnucleaire/sommaire.html


J’ai repris ci-dessus l’intégralité du communiqué de la CRIIRAD

CRIIRAD
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
MAIL : asso@criirad.org
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org

Le 21 mai 2015


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Mai 21

Deux ouvrages sur le nucléaire et ses conséquences sont enfin disponibles !

1 – «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement» traduit en français

17 Avril 2015

La couverture du livreLe volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, intitulé «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», des professeurs Nesterenko, Yablokov et du Dr Nesterenko, vient d’être publié en français.
Après la publication originelle de Saint-Pétersbourg en 2007 et celles de New-York en 2009 par l’Académie des Sciences de NY, celles de Kiev en 2011 et Tokyo en 2013, c’est la cinquième édition de cet ouvrage, actualisée autant que possible avec les nouvelles données disponibles au fil du temps.
C’est l’ouvrage de référence sur les conséquences de la catastrophe. Il nous fournit des données fiables recueillies sur place au contact des populations et environnements contaminés.
Il confirme les conséquences énormes de la catastrophe pour la santé humaine et l’environnement.

Voici la présentation qu’en fait l’organisation Independent who «Pour l’indépendance de l’OMS » qui a organisé cette traduction.

Pourquoi devrait-on lire ce livre ?

Six décennies de dissimulation institutionnelle, internationale et à un niveau élevé, ont privé le monde entier d’une information médicale et scientifique particulièrement importante sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires industrielles et militaires.
Ce livre rend disponibles d’énormes quantités de preuves issues d’études indépendantes entreprises dans le monde entier et dans les pays les plus touchés, des données uniques et fiables qui ont été ignorées et continuent de l’être par l’organisation mondiale de la santé.
Il fournit une vision exhaustive des dimensions réelles de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé et l’environnement.
Avec les preuves qui se sont accumulées au Japon après le désastre de Fukushima, de plus en plus de citoyens soupçonnent les autorités, au niveau national ou international, de ne pas avoir dit toute la vérité. Les citoyens ont raison d’être méfiants, et ce d’autant plus que les experts de santé publique ont été plus ou moins exclus, depuis le début de l’ère nucléaire, de la tache vitale d’évaluation des effets de l’énergie nucléaire sur la santé et de l’établissement de normes et de critères.
Au niveau international, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, WHO en anglais) a abdiqué son rôle dans le domaine critique du rayonnement et de la santé et elle est subordonnée à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), dont le mandat est de promouvoir l’utilisation de l’atome.
En dépit de ce conflit d’intérêt évident, l’AIEA dicte sa politique à l’OMS dans le domaine du rayonnement et de la santé. Les conseils et les directives (recommandations) sur les effets sanitaires des activités nucléaires émanent de l’institution nucléaire, qui n’a ni mandat, ni compétence dans la santé publique et qui est dominée par des physiciens et des ingénieurs du nucléaire et des radiologues médicaux – en d’autres termes, par ceux qui utilisent cette technologie.

Le livre sur Tchernobyl, publié par l’Académie des Sciences de New-York, est un antidote puissant à la pseudoscience de l’institution nucléaire et sa lecture est essentielle pour n’importe quelle personne à la recherche de preuves fiables issues de sources indépendantes sur les effets de l’énergie nucléaire sur la santé et l’environnement.

Lire ou télécharger gratuitement la version pdf de ce livre

Il est également possible d’acheter une version papier de ce livre.
Le livre est imprimé à l’unité par Lulu.com au prix de 12,75 € + 1,50 € de taxe sur la valeur ajoutée et 3,99 € de frais d’envoi pour un envoi en courrier postal, soit un total de 18,24 € . Pour l’envoi en courrier postal, livraison sous 4 à 7 jours ouvrés une fois l’impression terminée.
Acheter la version papier

Un grand merci aux traducteurs de ce magistral ouvrage, un énorme travail, qui rend possible l’accès de cet ouvrage de référence aux francophones:
– Line Aldebert (traduction, coordination, relecture)
– Alain Bougnères (mise en forme du document)
– Marie-Élise Hanne (participation à la traduction de la Partie III), médecin biologiste
– Thierry Pain (traduction et relecture), traducteur professionnel, membre d’Enfants de Tchernobyl Belarus, botaniste amateur impliqué dans la sauvegarde de stations d’Orchidées et l’éradication d’espèces invasives en région parisienne.


2 -« L’ESCROQUERIE NUCLÉAIRE »
le numéro spécial de CHARLIE HEBDO est retrouvé !

Kna bien connu pour ses sous-titrages en français de nombreuses videos a retrouvé le numéro spécial de Charlie Hebdo daté de Septembre 2012

L’auteur en est Fabrice Nicolino, blessé au cours du massacre de la rédaction de son journal.

C’est un ouvrage très instructif qui trace l’histoire du nucléaire français depuis ses débuts, illustré bien sûr à la Charlie.
A lire absolument – A télécharger ici (26 Mo)


le 20 Mai 2015


Déc 13

La France doit étendre la distribution des comprimés d’iode autour des installations nucléaires

Un communiqué de presse de l’ ACRO du 25 novembre 2014

ACRO: Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest

La Suisse termine la distribution de comprimés d’iode dans un rayon de 50 km autour de ses quatre centrales nucléaires .
En France, la distribution s’arrête toujours à 10 km, sans prendre en compte les leçons de la catastrophe de Fukushima.

Les autorités françaises ont récemment publié un Plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, qui n’a pas étendu le rayon de distribution de ces comprimés.
Pourtant, lors de l’accident de Fukushima, la zone dans laquelle la dose à la thyroïde pouvait dépasser les critères de prophylaxie fixés par l’AIEA (50 mSv sur les 7 premiers jours) s’étendait jusqu’à environ 50 km de la centrale.

La centrale de Fukushima daï-ichi étant située en bord de mer, 80% des rejets atmosphériques sont allés vers l’océan Pacifique. Ce ne sera pas le cas si une catastrophe nucléaire survient en France, car les vents dominants soufflent vers l’Est.

La distance de 50 km choisie par la Suisse est donc un minimum et devrait être adoptée par les autres pays européens.

En Suisse, le nombre de personnes bénéficiant d’une boîte de 12 comprimés va ainsi presque quadrupler pour atteindre le nombre de 4,9 millions de personnes, incluant les habitants des villes de Zurich, Bâle, Neuchâtel et Lucerne. Ceci représente près de 60% de la population suisse.
Le coût de l’extension, environ 30 millions de francs suisses (25 millions d’euros), sera couvert par les compagnies d’électricité.

En Belgique, les comprimés d’iode sont distribués dans un rayon de 20 km. Et l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire soulignait, le 8 mars 2011, juste avant la catastrophe de Fukushima, que « les études de dispersion des nuages radioactifs réalisées pour différents termes-sources susceptibles d’être rencontrés en cas d’accident nucléaire montrent que, pour les niveaux d’intervention faibles tels qu’ils sont actuellement préconisés, des comprimés d’iode pourraient se révéler nécessaires pour les membres du public cible prioritaire à des distances allant jusqu’à plusieurs dizaines de km.
La notion de zone sans risque devient donc pratiquement virtuelle et il y aura lieu de prévoir la possibilité d’approvisionnement en iode en pratique sur l’ensemble du territoire ».

En Allemagne, la Commission de Protection Radiologique (Strahlenschutzkommission,SSK) a recommandé d’étendre les zones de préparation à l’urgence 5 . Elle conclut qu’il pourrait être « nécessaire d’administrer de l’iode stable aux enfants, jeunes et femmes enceintes qui sont bien plus éloignés de la centrale (>100 km) mais sous les vents.
Les calculs ont montré que les limites de dose peuvent être dépassées jusqu’à 200 km autour des centrales allemandes. Les distances plus grandes que 200 km n’ont pas été étudiées car cela couvre déjà presque tout le territoire national. Dans ses calculs, la commission a choisi, pour les enfants, jeunes et femmes enceintes, un seuil de prise d’iode stable de 50 mSv, qui correspond au seuil pour les adultes en France. Par conséquent, la même conclusion s’impose en France pour toute la population.

Les autorités de sûreté européennes ont récemment recommandé que la thyroïde puisse être protégée jusqu’à 100 km en cas d’accident grave (groupe de travail AtHLET 6 ). Les autorités françaises ont validé ce texte. Qu’attendent-elles pour l’appliquer ?

Alors que l’Autorité de Sûreté Nucléaire française reconnaît qu’un accident nucléaire grave est possible en France, la protection offerte aux résidents français n’est pas suffisante.

L’ACRO demande donc que le rayon de distribution de comprimés d’iode soit fortement étendu en France, à l’instar de la Suisse, et qu’un plan de réponse à l’accident, prenant réellement en compte les leçons des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, soit établi et discuté avec les citoyens concernés.

ACRO
Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest

Le texte original se trouve sur le site de l’ACRO
Contact ACRO
Siège social 138 Rue de l’Eglise 14200 HEROUVILLE SAINT CLAIR
Tél : 02 31 94 35 34 – Courriel : acro@acro.eu.org


Note:

Comment se procurer des comprimés d’Iode. Une info de la CRIIRAD:

L’interdiction aux pharmaciens de vendre des comprimés d’Iode vient d’être levée. En allant chez son pharmacien on peut donc se procurer une boite de 10 comprimés dosés chacun à 65 mg d’iode. Ce professionnel peut se fournir auprès de son grossiste répartiteur chargé d’approvisionner son stock. Bien que considéré comme un médicament (alors qu’ils ne soignent de rien !), ces comprimés sont toutefois délivrés sans ordonnance, au prix d’environ 6 € la plaquette. Si votre pharmacien ne veut pas vous les fournir, vous devez insister et parfois faire preuve d’une certaine détermination ! (merci de vos retours d’expérience !)
http://www.criirad.org/

Télécharger la notice de l’ASN sur les doses à prendre en fonction de l’âge.


    Les références fournies par l’ACRO

  • 1 – http://www.jodtabletten.ch/fr/
  • 2 – Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Plan national de réponse,accident nucléaire ou radiologique majeur, février 2014:
    http://www.risques.gouv.fr/sites/default/files/upload/sgdsn_parties1et2_270114.pdf
    plusieurs documents peuvent être téléchargés ici: http://www.risques.gouv.fr/risques-technologiques/accident-nucleaire
  • 3 – Nuclear Safety Commission, Special Committee on Nuclear Disaster, Emergency Preparedness guidelines working group, Interim Report for Reviewing, “Regulatory Guide: Emergency Preparedness for Nuclear Facilities”, March 2012
    http://www.nsr.go.jp/archive/nsc/NSCenglish/geje/20120322review_3.pdf
  • 4 – P. Smeesters, L. Van Bladel, Agence fédérale de Contrôle nucléaire, Accidents nucléaires et protection de la thyroïde par l’iode stable, 8 mars 2011:
    http://www.imre.ucl.ac.be/rpr/Smeesters/AccidentNucleaire_%20IodeStable_20110309.pdf
  • 5 – Strahlenschutzkommission, Planungsgebiete für den Notfall sc ut in der umgebung von ern raftwer en, Empfehlung der Strahlenschutzkommission, Verabschiedet in der 268. Sitzung der Strahlenschutzkommission am 13./14. Februar 2014:
    http://www.ssk.de/SharedDocs/Beratungsergebnisse_PDF/2014/Planungsgebiete.pdf?__blob=publicationFile
    Ou en anglais : Planning areas for emergency response near nuclear power plants. Recommendation by the German Commission on Radiological Protection, Adopted at the 268th meeting of the German Commission on Radiological Protection on 13 and 14 February 2014:
    http://www.ssk.de/SharedDocs/Beratungsergebnisse_PDF/2014/Planungsgebiete_e.pdf?__blob=publicationFile
  • 6 – Heads of the European Radiological protection Competent Authorities (HERCA) and Western European Nuclear Regulators’ Association (WENRA), Ad hoc High-Level Task Force on Emergencies (AtHLET), Position paper, 25-09-2014
    http://www.wenra.org/media/filer_public/2014/11/21/herca-wenra_approach_for_better_cross-
    border_coordination_of_protective_actions_during_the_early_phase_of_a_nuclear_accident.pdf

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Oct 04

Japon: doublement du nombre d’hôpitaux destinés à soigner les victimes d’irradiations

Le nombre d’hôpitaux locaux désignés pour traiter les victimes d’exposition aux radiations est passé de 83 à 201 après la catastrophe nucléaire.

Une enquête menée par Kyodo News en Août dernier a révélé que ces hôpitaux étaient encore aux prises avec des pénuries de personnel et de matériel spécialisé en Août 2014; alors que le gouvernement pousse à redémarrer des dizaines de réacteurs dont beaucoup sont vieux.

Ces hôpitaux ont été désignés par les gouvernements locaux pour réaliser les traitements d’urgence en cas d’exposition aux rayonnements lors d’un accident nucléaire. Mais il n’y a aucune condition requise pour recevoir cette désignation, pas même le nombre de médecins spécialisés dans le traitement des irradiations.

L’enquête du Kyodo News a été réalisée entre Juillet et Septembre 2014, 15 ans après l’accident de criticité du 30 Septembre 1999 à la centrale de Tokai qui a causé la mort de 2 personnes. Elle a recueilli les réponses de 24 préfectures choisies pour leur proximité avec des installations nucléaires.

D’après un article du Japan Times
http://www.japantimes.co.jp/news/2014/09/29/national/science-health/japan-more-than-doubles-the-number-of-hospitals-designated-as-radiation-treatment-centers


Notes

En cas d’accident nucléaire avec évacuation des populations il y a plusieurs types d’exposition aux radiations à gérer:

– Tester et décontaminer ceux qui ont été évacués des zones contaminées (peau, cheveux, habits, chaussures etc…). Cela nécessite beaucoup de personnel et des installations qui peuvent être mobiles. A ce stade précoce il n’y a pas encore de problème de santé lié aux radiations reçues; cela surviendra plus tard.

– Traiter les personnes qui ont subi une irradiation sévère (spécialement les employés de la centrale accidentée, les «liquidateurs») ici il s’agit de pathologies lourdes avec éventualité de décès rapides. Nécessité d’un milieu hospitalier spécialisé.
Pour en savoir un peu plus au sujet des conséquences des irradiations aigües et graves des liquidateurs, voir le livre de Svetlana Alexievitch: LA SUPPLICATION – Tchernobyl, Chronique Du Monde Après L’apocalypse.

Un aperçu du syndrome d’irradiation aigüe, ses symptômes et son traitement sur Wikipedia: cliquer ici

Un exemple navrant d’exposition aux rayonnements avec contamination externe et interne: les marins de l’US Navy dont le porte-avions est resté dans le panache radioactif de Fukushima Dai Ichi plusieurs jours. Il y aurait maintenant 225 malades dans l’équipage selon leur avocat.
Voir l’article et les cartes en anglais
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le commandement de ce porte avions nucléaire a maintenu son navire dans le panache pollué et a laissé son personnel se faire irradier et contaminer; je suppose qu’ils avaient quand même des moyens de constater la contamination de l’air et de l’eau ….

Je pense qu’au Japon comme en Europe il y a peu de médecins compétents pour diagnostiquer et traiter l’exposition externe ou interne aux produits radioactifs. Ils se trouvent dans les installations nucléaires et dans les équipes spécialisées des pompiers et des militaires.
Le service français de santé des armées collabore avec l’IRSN (institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) pour la prise en charge des patients irradiés. Il y a 4 lits spécialisés à l’hôpital militaire Percy à Clamart (près de Paris) – Un communiqué de l’IRSN à ce sujet
Je ne sais pas s’il y en a d’autres.(si un lecteur a le renseignement, je le publierai volontiers)

Les médecins ne peuvent en pratique pas faire grand chose: décontaminer au mieux la peau, les vêtements…tenter de hâter l’élimination des produits radioactifs inhalés ou avalés. Il n’y a pas de traitement spécifique de la radioactivité.

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Juin 15

La législation européenne autorise la contamination radioactive.

Il se confirme qu’en cas d’accident l’industrie nucléaire aura le droit d’exposer les européens jusqu’à 100 mSv/an.
D’ores et déjà, l’importation d’aliments contaminés par le Césium est autorisée.

Une nouvelle directive européenne 2013/59 EURATOM du Conseil du 5 décembre 2013 parue au JO du 17.01.2014 fixe les normes relatives à l’exposition aux rayonnements ionisants.

Pour le public, la norme «admissible» en temps normal (fonctionnement normal des installations nucléaires) reste de 1mSv/an.

Mais en cas d’accident nucléaire, (situation dite «d’urgence»)nous pourrons être exposés à entre 20 et 100 mSv/an.

Dans les suites d’un accident,(situation nommée «exposition existante») les populations peuvent avoir à subir jusqu’à 20 mSv/an.
« Exposition existante » est un euphémisme pour désigner la contamination permanente persistant après une situation d’urgence. C’est ce chiffre qui est retenu au Japon pour inciter/obliger les populations à retourner vivre dans les régions de Fukushima contaminées.

On voit que ces « normes » sont les mêmes que celles appliquées au Japon. Elles reposent sur les études de l’UNSCEAR, une organisation Onusienne chargée d’établir les risques induits par la radioactivité

Ce texte devra être transposé dans la législation des états membres avant février 2018.
Le document en français : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32013L0059&qid=1402126308908&from=FR.
Voir annexe 1 page 39:
fragment de la directiveeuropéenne

Le parlement européen avait donné son accord le 24/10/2013

Voir à ce sujet les communiqués des députées européennes
Michèle RIVASI et Karima DELLI


Déjà, depuis le 28 Mars 2014, l’Europe autorise l’importation d’aliments contaminés en provenance du Japon.

    Ici aussi elle est alignée sur les normes japonaises:

  • jusqu’à 100Bq/kg pour les aliments en général
  • jusqu’à 50 Bq/kg pour les aliments pour enfants

le texte officiel
Plus de détails dans l’article consacré à ce sujet:
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/leurope-autorise-limportation-daliments-contamines-au-cesium/

Le texte officiel:
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) No 322/2014 DE LA COMMISSION du 28 mars 2014 imposant des conditions particulières à l’importation de denrées alimentaires, et d’aliments pour animaux originaires ou en provenance du Japon, à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima.
C’est dans le journal officiel de l’Union européenne du 29 mars 2014:
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?qid=1399538466891&uri=CELEX:32014R0322


Notes

Comment se fait-il que les politiques abandonnent les populations à la pollution nucléaire au lieu de les en protéger?

Le livre « LA CONDITION NUCLÉAIRE » nous donne des pistes de réflexion, il nous décrit la complicité du lobby nucléaire (militaire et civil), des politiques et de la finance
Un extrait du livre:

Il est parfaitement logique, pour les politiques et les industriels du nucléaire, de minimiser, voire de dénier, l’impact sanitaire et la dangerosité des machines nucléaires dans la mesure où les premiers en tirent du pouvoir et les seconds du profit.
La condition nucléaire – JJ Delfour – page 18

Un livre à lire absolument


L’UNSCEAR

United Nations Scientific Commitee on the Effects of Atomic Radiation.
http://www.unscear.org/

L’UNSCEAR a été créé par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1955.
Son mandat dans le système des Nations Unies est d’évaluer les niveaux et les effets de l’exposition aux rayonnements ionisants.
Les gouvernements et les organisations à travers le monde s’appuient sur les estimations de l’UNSCEAR pour évaluer le risque des rayonnements et établir des mesures de protection.
Son dernier rapport a été fortement critiqué par des associations médicales dans monde entier.
Je reviendrai sur la question.