Sep 07

Cuve EPR et Creusot Forge : plus que quelques jours !

Utiliser une cuve nucléaire non conforme !???
Info CRIIRAD
    L’Autorité de Sûreté Nucléaire a mis en consultation publique

  • 1/ son projet d’avis concluant à l’aptitude au service de la cuve malgré les défauts de fabrication des calottes ;
  • 2/ son projet de décision fixant au 31/12/2018 la date butoir pour le contrôle des dossiers de fabrication des équipements sous pression nucléaires forgés par Creusot Forge.

Considérant

  • 1/ les zones d’ombre qui subsistent dans le dossier de validation de la cuve de l’EPR,
  • 2/ la nécessité de traiter en priorité les anomalies des équipements en service et de refonder d’urgence le système de contrôle des installations nucléaire,

la CRIIRAD s’oppose à l’autorisation de mise en service de la cuve de Flamanville 3 alors que ses composants ne respectent pas les exigences fondamentales de sûreté.
Rappelons que les possibilités de dérogation à ces exigences ont été définies très opportunément, et de manière très laxiste, par l’arrêté du 30 décembre 2015

    La CRIIRAD demande

  • 1/ une réduction des délais de vérification des dossiers de fabrication des équipements en service,
  • 2/ l’évaluation des risques associés et
  • 3/ l’instauration de mesures de sauvegarde pour toute la période d’incertitude et pour tous les équipements concernés.

Étant donné les failles gravissimes découvertes dans le système de contrôle, dans l’assurance qualité interne aux inspection de l’ASN en passant par la surveillance d’AREVA et EDF, il faut d’urgence identifier les causes des dysfonctionnements, de mettre en place des actions correctrices et s’assurer de leur efficacité.

Au vu des constats des 3 dernières années, les autorités devraient se demander s’il est possible, et à quelles conditions, de laisser en service les 58 réacteurs du parc électronucléaire français, et non s’employer à délivrer des dérogations pour passer outres les principes et exigences fondamentales de sûreté.

Nous vous invitons à participer, vous aussi, aux consultations de l’ASN (voir ci-dessous).
Nous sommes sans illusion sur les dispositifs officiels de « participation du public » mais vu la gravité des enjeux mieux vaut utiliser tous les leviers, quitte à dénoncer ensuite le passage en force des autorités. …

L’équipe de la CRIIRAD

Plus d’informations :
Communiqué de presse CRIIRAD du 6/09/2017
Note d’information CRIIRAD de 4 pages.


Consultations ASN

Pour participer aux consultations de l’ASN, vous vous devez d’abord créer votre compte. Cliquer ici pour accéder directement à la page « espace personnel » et vous inscrire. Vous recevrez ensuite un courriel de l’ASN avec un lien pour activer votre compte.

Vous pourrez alors insérer vos commentaires dans les consultations de l’ASN:

Projet d’avis l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville

Revue des composants fabriqués par l’usine Creusot Forge Areva NP installés sur les réacteurs électronucléaires en exploitation

NB : avec l’ascenseur, allez bien jusqu’au bas de la page, après les commentaires déjà insérés, pour trouver la zone AJOUTER UN COMMENTAIRE.

N’hésitez pas à utiliser les passages de nos documents qui vous paraissent convaincants. Si vous avez des difficultés, vous pouvez également utiliser quelques idées clefs reprises ci-dessous.

    LIEN 1 : Consultation ASN sur la cuve de l’EPR

  • 1/ L’affaire Creusot Forge a révélé des défaillances gravissimes dans le système de contrôle des activités nucléaires. Il est indispensable et prioritaire d’en rechercher les causes et de les traiter. Dans un tel contexte, il serait irresponsable d’autoriser la mise en service d’équipements critiques qui ne satisfont pas aux minima requis par la réglementation.
  • 2/ Faute de pouvoir accéder à l’ensemble du dossier, toute contre-expertise est impossible.
  • 3/ Les documents à disposition émanent tous d’organismes impliqués dans les dysfonctionnements qui ont conduit à l’installation des composants défectueux ;
  • 4/ Le texte introductif de l’ASN induit d’ailleurs le lecteur en erreur, en présentant comme hypothétique l’altération bien réelle des propriétés mécaniques de l’acier des calottes ;
  • 5/ Les conditions posées par l’ASN pour la mise en service (contrôle sous 30 mois pour le fond de cuve et limitation à 2024 de l’utilisation pour le couvercle) ne sont pas de nature à compenser la dégradation des performances de l’acier et ne démontrent pas qu’aucun défaut nocif ne peut apparaître avant ces échéances ;
  • 6/ La dangerosité de l’EPR, réacteur de 1650 MWe dont la construction a été émaillé de nombreux problèmes et qui ne bénéficie d’aucun retour d’expérience, impose de proscrire toute diminution des marges de sécurité, toute zone d’ombre, toute remise en question du principe fondamental de défense en profondeur ;
  • 7/ Areva et EDF ont sciemment passé outre leurs engagements, les prescriptions réglementaires et les rappels à l’ordre de l’ASN. Ils doivent en assumer les conséquences. Toute autre décision enverrait un signal délétère.

LIEN 2 : Consultation ASN sur Creusot Forge

La consultation accorde un délai beaucoup trop long pour la vérification des dossiers. L’examen des équipements en service aurait dû et doit encore passer avant l’étude des équipements en projet, et notamment de l’EPR. De plus, le dossier ne contient aucune analyse de risque et ne prévoit aucune mesure conservatoire pour toute la période où l’on ignore la nature et la gravité des éventuelles anomalies. Il faut également ajouter des prescriptions pour garantir la fiabilité des vérifications. On est très loin du niveau d’exigence requis pour des installations aussi dangereuses.


[1] Site CRIIRAD : http://www.criirad.org (y compris nos pétitions)
[2] Site des balises : balises.criirad.org
[3] Site Fukushima : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html

CRIIRAD – 29, cours Manuel de Falla
26000 Valence © Copyright 2017

Le 07 septembre 2017


Mai 24

«La farce cachée du nucléaire»-un livre instructif

Ce livre décapant dresse un panorama saisissant des centrales nucléaires françaises. Il vulgarise le fonctionnement d’une centrale en décryptant de nombreux documents internes d’EDF. Il propose une vision sans concession du quotidien des centrales hexagonales. Le texte est enrichi de figures, de tableaux, de schémas et de photographies prises à l’intérieur des sites nucléaires.
Les phénomènes physiques sont expliqués sans langue de bois, à des années lumière de la communication lénifiante d’EDF. Plusieurs chapitres détaillent la cinétique d’un grave accident nucléaire avec les rejets radioactifs massifs associés.

Cependant tous les mécanismes sont en place pour cacher à la population les conséquences radiologiques d’un tel accident, à l’image de ce qui se passe au Japon et dans l’ex-Union soviétique suite aux catastrophes de Fukushima Dai ichi et de Tchernobyl. Cet ouvrage donne quelques coups de canif à la propagande bien huilée des zélateurs de l’atome.
L’auteur conclut sur la nécessité d’arrêter les centrales avant la catastrophe. Il liste les tranches nucléaires les plus dangereuses qu’il faudrait mettre à l’arrêt en priorité. Enfin, des pistes pour sortir du nucléaire sont abordées… pour le salut de nos enfants.

Nozomi SHIHIRO est issue du sérail d’EDF. Formaté par le culte du secret au sein de son entreprise, l’auteur s’est caché derrière un pseudonyme pour publier cet ouvrage. L’ensemble des droits d’auteur sera versé en soutien à l’institut de radioprotection BELRAD de Minsk (Ukraine) qui réalise notamment des mesures de contamination radioactive dans l’organisme des enfants irradiés de Tchernobyl.

On peut se procurer l’ouvrage ici:
http://boutique.sortirdunucleaire.org/index.php
12€


L’une des illustrations du livre:
Description d'un accident nucléaire grave

En voici la table des matières:

  • 1ere partie: les barrières de sûreté
  • Chapitre 1: première barrière
  • Chapitre 2: deuxième barrière
  • Chapitre 3:Les générateurs de vapeur
  • Chapitre 4: Troisième barrière
  • 2° partie: Accidents nucléaires
  • Chapitre 5: L’accident grave
  • Chapitre 6:L’accident sur les tranches de 900 MWe
  • Chapitre 7: L’accident sur les tranches de 1300 et 1450 MWe
  • Chapitre 8: Les rejets radioactifs en accident grave
  • Chapitre 9: Les conséquences radioactives: la farce cachée de l’accident grave
  • 3° partie, chapitre 10: Sortir du nucléaire
  • Épilogue
  • Annexes

le 24 Mai 2017


Mai 12

Coûts et faisabilité du démantèlement des installations nucléaires

Le point sur le rapport parlementaire français du 1er février 2017

Au terme de 7 mois d’enquête et l’audition de 70 personnes, dont les porte-paroles du réseau «Sortir du nucléaire, la rapporteure Barbara Romagnan (PS) et le président Julien Aubert (LR) de la commission parlementaire ont rendu un rapport (1)d’information sur la faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires.

Ce rapport est disponible à l’adresse:
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i448.asp

Voici çi-dessous l’analyse qu’en fait le réseau «Sortir du nucléaire»:

<<

Ce rapport fait ressortir les divergences entre les auteurs sur l’évolution de la production d’électricité d’origine nucléaire en France et dans le monde, sur le montant des provisions réalisées par EDF et sur la remise en état des sites sur lesquels se trouvent des installations nucléaires. Il instruit de façon pertinente la problématique du démantèlement en apportant des informations et des justifications sur le dogme de la nécessité du démantèlement immédiat. Dressant d’abord un état des lieux, le document détaille les difficultés techniques que rencontre EDF, les questions cruciales de la gestion des déchets et de la sous-traitance, et s’intéresse aux provisions de l’exploitant et à la sous évaluation des coûts induite par des hypothèses trop optimistes, de nombreuses dépenses non provisionnées et des charges sous-évaluées.

Qu’est-ce que le démantèlement immédiat ?

L’article 127 de la loi n°215-992 du 17 août 2015(2) relative à la transition énergétique pour la croissance verte dispose que «lorsque le fonctionnement d’une installation nucléaire de base ou d’une partie d’une telle installation est arrêté définitivement, son exploitant procède à son démantèlement dans un délai aussi court que possible.
Ce principe est toutefois relatif, dans la mesure où il s’écoule un délai de 5 à 7 ans entre la mise à l’arrêt définitif d’un réacteur et le début de son démantèlement, qui prendra plusieurs d’années. Les exemples en cours contredisant d’ailleurs ce dogme du démantèlement «immédiat» : les chantiers de Brennilis (arrêt en 1985) et Superphénix (arrêt en 1998) sont loin d’être terminés. Quand à la filière graphite gaz, EDF a reporté au XXII° siècle leur déconstruction ! Et pour les sous-marins nucléaires mis à l’arrêt, le tronçon réacteur est découpé et entreposé «pour une durée de l’ordre de quelques dizaines d’années» dans l’attente d’une diminution de la radioactivité de certains matériaux métalliques.

Une faisabilité technique pas entièrement assurée.

C’est que pour démanteler, EDF se heurte à plusieurs difficultés techniques. La première est de travailler dans un milieu radioactif. Milieu qui, en outre, n’a pas toujours été conçu pour dans l’optique d’être un jour démantelé.

Par ailleurs, 80% des réacteurs ont été mis en service entre 1877 et 1987. Du fait de la mise en service resserrée dans le temps, leur démantèlement sera donc aussi rapproché et cette quasi-simultanéité posera de véritables défis en termes de moyens et de main d’oeuvre à mobiliser simultanément en de nombreux points du territoire.

La gestion des déchets est elle aussi problématique. Le démantèlement d’une installation nucléaire génère la production d’une grande quantité de déchets, certains conventionnels et d’autres radioactifs. c’est un volume de 2.300.000 m3 qui est attendu, toutes catégories confondues, auxquels il faut encore ajouter les combustibls usagés. Les décharges existantes arriveront rapidement à saturation et la création de nouveaux sites de stockage de déchets se heurtera à la légitimes oppositions des populations impactées comme à Bure avec le projet CIGEO (3).

Et il y a aussi la question du seuil de libération: afin d’en diminuer le volume, le rapport n’exclut pas que des déchets de radioactivité comparable à la radioactivité naturelle puissent être réutilisés dans le domaine public, même si cette option (surtout envisagée pour les métaux) coûterait plus cher car elle impose un tri plus sévère des déchets. Le rapport prend en compte le niveau de radioactivité sans se poser la question de la nature de la radioactivité, question pourtant importante sachant par exemple que des matériaux peuvent contenir des traces de plutoniun sans pour autant dépasser le niveau de la radioactivité naturelle.

Enfin, autre difficulté: il n’existe pas de filière industrielle spécialisée du démantèlement. Et le recours à la sous-traitance pose problème comme le signale le rapport:« L’absence de cadre législatif réellement contraignant en matière de recours à la sous-traitance dans le secteur empêche à l’heure actuelle à la fois la sructuration de cette filière et de réels gains d’eficacité comme d’efficience des opérations de démantèlement. En d’autre termes, sans filière structurée du démantèlement, il semble peu probable que l’on puisse compter sur un véritable retour d’expérience permettant de gagner en efficacité au fil des démantèlements successifs ni que des économies d’échelle (réutilisation d’équipements lourds, de robots) soient possibles si le marché reste éclaté entre différents prestataires» (4)

Des provisions financières nettement insuffisantes:

Selon la loi française, le démantèlement doit être financé par l’exploitant des centrales. Examinant les principes et les méthodes d’estimation d’EDF, le rapport conclut à une sous-évaluation. Sur les 75 milliards d’euros du coût estimé du démantèlement, seuls 36 milliards sont provisionnés, dont 23 milliards couverts par des actifs dédiés qui sont des placements boursiers sensibles aux fluctuations des marchés financiers !

Quant aux comparaisons internationales, elles sont toutes défavorables aux calculs français; les provisions allemandes sont 2,4 fois supérieures aux provisions d’EDF !

Ces coûts ne prennent pas en compte la gestion des combustibles usagés, ni le coût social des suppressions d’emplois consécutives à la mise à l’arrêt des réacteurs; Les taxes et assurances auxquels les sites seront assujettis ne sont pas non plus prises en compte.
Hypothèses optimistes, dépenses non provisionnées, charges sous-évaluées…Il ne fait aucun doute qu’en l’absence de décisions politiques exigeant des provisions suffisantes, le coût du démantèlement et de la gestion des déchets sera supporté par les impôts des générations futures !

Les raisons du choix du démantèlement immédiat

On peut se demander si le choix du démantèlement immédiat n’a pas été fait dans l’idée de libérer des sites pour construire de nouveaux réacteurs. Comme l’a fait remarquer Mr André-Claude Lacoste, ancien président de l’ASN,  » l’idéal pour tout grand électricien serait de disposer, sur un même site, d’un réacteur en construction, d’un autre en exploitation et d’un troisième en cours de démantèlement »; (…) EDF considère qu’il y aura un réacteur en construction ou en exploitation sur tous les sites. Il s’agira la plupart du temps de nouveaux réacteurs dont la construction n’est actuellement pas décidée (5) ». Ainsi EDF considère que le programme nucléaire français va se poursuivre sans tenir compte de la loi de Transition Énergétique (6) qui limite à 50% la part du nucléaire dans l’électricité produite en France.

Le point de vue développé
lors de l’audition du réseau « Sortir du nucléaire »

Cas des Graphite-gaz arrêtés depuis plus de 20 ans

La décision d’EDF de reporter à 2100 le démantèlement des deux réacteurs de St Laurent des Eaux est risquée: les réacteurs auront alors 130 ans, et qui peut garantir qu’il n’y aura pas de fuite de radioactivité dans l’environnement ? D’autant plus que ces réacteurs ont déjà été à l’origine de rejets de radionucléides et qu’ils se trouvent en bord de Loire, dans une zone potentiellement innondable. Dès lors, quelles solutions pour les stocks de graphite contaminé ?

Démantèlement des sites nucléaires:

Notre réflexion est en discussion dans les groupes qui composent le Réseau mais nous nous orientons vers une position interrogative sur la nécessité de démanteler le coeur du réacteur pour 3 raisons essentielles:

  • la cuve et l’enceinte en béton sont radioactives et leur déconstruction ferait prendre des risques importants aux travailleurs qui l’effectueraient ainsi qu’à l’environnement
  • les gravats et ferrailles de démolition seraient alors envoyées dans des centres d’enfouissemnet à créer, or personne ne veut une poubelle nucléaire près de chez lui
  • il y a une tentation récurrente de la part des autorités d’autoriser le «recyclage» de déchets faiblement radioactifs dans les biens de consommation et matériaux de construction. Or cela aboutirait à disperser de faibles doses de radioactivité dans l’environnement et augmenter le niveau moyen d’exposition à la radioactivité du grand public.Nous sommes contre cette option et rappelons notre opposition catégorique au recyclage des matériaux même faiblement radioactifs pour la fabrication d’objets et d’infrastructures de la vie quotidienne.

Pourquoi ne pas utiliser les enceintes actuelles comme lieu de stockage des combustibles usagés tout en maintenant à l’intérieur la cuve fortement radioactive ? Contrôler l’état de confinement de ces vieilles enceintes et en cas de fuite construire une nouvelle «peau» par dessus la première ? Cette solution de non démantèlement immédiat avec sécurisation du confinement de la radioactivité dans les réacteurs existants ou dans des bunkers à proximité éviterait de nombreux transports de déchets radioactifs et leur mise en décharges.Néanmoins pour les réacteurs en zone potentiellement innondable (Gravelines, le Blayais, Fessenheim, Bugey, Chinon …), le démantèlement devra être mené dans les meilleurs délais sans attendre l’innondation !

le «retour à l’herbe» est pour nous un mythe idéaliste

En l’absence d’une définition stricte de ce qui constitue une installation démantelée, comme c’est le cas actuellement, la plupart des exploitants ont pour objectif d’obtenir simplement la déclassification administrative de l’installation nucléaire. Les lieux peuvent être déclassés en étant assortis d’une servitude pour l’éventuelle réutilisation industrielle du site.

Nécessité d’évaluer les coûts de manière réaliste et de provisionner en conséquence

Les provisions actuelles d’EDF nous semblent ridicules. Démantèlement ou pas, il est indispensable d’imposer à tous les producteurs de déchets nucléaires de provisionner des capitaux à hauteur des besoins.

Arrêter le retraitement des combustibles usagés à La Hague de toute urgence

Ce retraitement est coûteux, il s’accompagne de rejets radioactifs dans l’environnement (mer et atmosphère), et du fait des traitements chimiques utilisés, le volume des déchets radioactifs augments. Au final les déchets sont séparés les uns des autres, les plus dangereux se trouvent concentrés dans un faible volume, ce qui tend à augmenter leur dangerosité. C’est le cas en particulier du plutonium (50 tonnes en stock à La Hague alors qu’il suffit de 6 à 8 kg pour faire une bombe !).

Pas d’enfouissement des déchets à 500m de profondeur à Bure !

L’enfouissement ne garantit en rien la mise en sûreté des déchets, la réversibilité n’existe que sur le papier, personne ne peut garantir que les galeries ne se déformeront pas et la récupération des colis, si nécessaire, deviendrait problématique.
Pour évacuer les gaz et la chaleur, une ventilation permanente des galeries sera nécessaire pendant des centaines d’années ou plus, avec les risques de remontée de radioéléments dans l’environnement, de pollution des eaux…

Pour les déchets radioactifs, il n’y a pas de solution, que des options toutes mauvaises et nous considérons que la moins mauvaise consiste à les sécuriser et stocker en surface de façon à intervenir en cas de problème.

Les déchets nucléaires et le démantèlement sont les casse-têtes insolubles de la filière nucléaire. L’urgence est d’arrêter d’en produire. Le seul moyen pour y arriver est de fermer les réacteurs existants et de ne pas en construire de nouveaux.

Notes:

  • 1: rapport d’information n°4428, 1er février 2017,113 pages:
    http://www.assemblee-nationale.fr14/rap-info/i4428.asp
  • 2: LOI n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte
    ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2015/8/17/DEVX1413992L/jo/texte
    Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2015/8/17/2015-992/jo/texte
  • 3: Centre industriel de stockage géologique: www.sortirdunucleaire.org/CIGEO-qu-est-ce-que-cest
  • 4 :Voir page 44 du rapport
  • 5: voir pages 52-53 du rapport
  • 6: loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énéergétique pour une croissance verte.

Martial Chateau et Laure Barthélémy.

>>

Cet article est paru dans «Sortir du nucléaire» n°73, printemps 2017
www.sortirdunucleaire.org
sa reproduction est autorisée et vivement conseillée sous réserve d’en indiquer la source et le nom des auteurs


Avr 17

La cuve du futur EPR de Flamanville a de graves défauts

L’EPR (Réacteur Pressurisé Européen) est souvent présenté comme l’avenir de la filière nucléaire. En réalité, il concentre les principales failles de l’industrie nucléaire. Retards, coûts colossaux, risques en matière de sûreté… Interpelons l’Autorité de sûreté nucléaire pour qu’elle ne valide pas la cuve défectueuse de l’EPR !

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détecté, dès 2005, de graves problèmes liés aux procédures de fabrication des aciers à l’usine Creusot Forge, où devait être fabriquée la cuve de l’EPR. Bien que l’ASN en ait averti EDF et Areva, cela n’a pas empêché la fabrication ni l’installation de cet équipement qui s’avère aujourd’hui défectueux… En cas d’accident, on risque une rupture de la cuve avec une catastrophe de type Tchernobyl.

Afin qu’elle homologue cette cuve malgré ses défauts, une pression considérable est exercée sur l’ASN de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission européenne. À nous, citoyens, de faire contrepoids et de rappeler que les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent jamais passer avant la protection des populations.

Texte et Illustration «Sortir du Nucléaire»

Je vous invite à signer la pétition de «Sortir du nucléaire» pour exiger de l’Autorité de sûreté nucléaire qu’elle ne valide pas la cuve de l’EPR.

la cuve de cristal

Rendez-vous sur le site de Sortir du nucléaire:
Cliquer sur l’image
http://sortirdunucleaire.org/Petition-cuve-EPR

Note

L’ASN a laissé monter cette cuve qu’elle sait non conforme sans protester énergiquement.
On sait maintenant aussi que sur de nombreuses centrales ont été montées des pièces non conformes aux normes de sécurité. Il faudrait que l’ASN se réveille et prouve qu’elle sert à quelque chose.
Il est vrai qu’elle ne semble pas avoir de moyens suffisants et qu’elle doit généralement se contenter des rapports que lui envoie le fabriquant.

Le 17 avril 2017


Avr 09

Tchernobyl: Atlas des contaminations radioactives en France

Vous pouvez télécharger gratuitement la version numérique de l’Atlas
sur la page suivante des éditions Yves Michel:
http://www.yvesmichel.org/product-page/sante/contaminations-radioactives/

Contaminations radioactives
CRIIRAD & André Paris
Éditions Yves Michel

A-t-on menti aux populations françaises, en 1986, sur les dépôts de radioactivité consécutifs à la catastrophe de Tchernobyl ? La contamination des sols était-elle vraiment négligeable, les risques infimes et toute mesure de protection inutile ? Quelles sont les régions, les communes épargnées par les retombées de Tchernobyl ? Que reste-t-il, aujourd’hui, dans les sols ? Peut-on désormais se fier aux informations diffusées par les services officiels ?

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – présente en première partie le dossier accablant qu’elle a constitué, tout au long des années, passant au crible les informations et les cartes publiées par les services officiels, étayant ses démonstrations sur le résultat des investigations et contre-expertises de son laboratoire.

Avoir accès à une information indépendante et argumentée sur la radioactivité est une revendication citoyenne légitime et nécessaire face aux dysfonctionnements des services de l’Etat. Cet atlas de référence fournit des cartes et des informations inédites utiles à tous ceux qui veulent comprendre le débat sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl. C’est le résultat de plus de 3000 mesures réalisées de 1999 à 2001 par le géologue André Paris dans toute la France, et jusqu’en Ukraine, au coeur de la zone interdite. Ces mesures ont été effectuées selon une méthodologie unique qui en garantit la reproductibilité.

Le travail réalisé, immense et incontournable, vient combler, autant qu’il est encore possible, les carences des services officiels dans l’évaluation de l’impact de Tchernobyl.

André Paris est géologue indépendant animé d’un infatigable souci de savoir.

Association à but non lucratif, créée au lendemain de l’accident de Tchernobyl, la CRIIRAD se bat depuis 1986 pour que toute la lumière soit faite sur ce dossier. Elle a mobilisé les compétences de son laboratoire d’analyse (laboratoire spécialisé et agréé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour la mesure de la radioactivité de l’environnement) pour apporter à André Paris un soutien scientifique en procédant notamment, in situ et en laboratoire, à plusieurs séries d’intercomparaisons.

Les activités en césium 137 exprimées en Bq/m 2 et mentionnées dans l’Atlas rendent compte de la contamination superficielle des sols au moment de la réalisation des mesures entre 1999 et 2001. La période physique du césium 137 est de trente ans, c’est-à- dire que sa radioactivité est divisée par 2 tous les 30 ans du fait de sa désintégration. Le césium 137, détecté en 1999-2001 sur les sols en France provenait principalement du reliquat des retombées des essais nucléaires atmosphériques, particulièrement intenses dans les années 50-60 et des retombées de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

Téléchargement gratuit de l’ATLAS sur cette page des éditions Yves Michel:
http://www.yvesmichel.org/product-page/sante/contaminations-radioactives/

Le 09 avril 2017


Mar 29

Le réacteur nucléaire de Halden en Norvège : un danger pour l’Europe

Il n’est pas en fusion mais les autorités nucléaires l’ont trouvé
« dans un état très spécial »…

Le site European News Weekly a réalisé la traduction du rapport de l’autorité de sûreté norvégienne vers l’anglais.
Merci à Pierre FETET d’avoir réalisé la traduction vers le français de ce texte.
Je vous invite à le lire sur son site www.fukushima-blog: Cliquer ICI

En voici la présentation et le sommaire:

La pollution radioactive à l’iode 131 en Europe au début de l’année 2017 a permis de mettre en lumière l’activité d’un réacteur inconnu du grand public, le réacteur de recherche de Halden en Norvège. Bien qu’il ne puisse être tenu responsable du nuage radioactif qui s’est étendu de l’Espagne à la Norvège en janvier-février, on a appris grâce à l’ONG norvégienne Bellona que ce réacteur avait connu un « incident » en octobre dernier. La lecture d’un rapport de l’agence de sûreté nucléaire norvégienne daté du 13 février 2017 permet de se rendre compte du danger que font courir aux Européens les utilisateurs de ce réacteur. On s’éloigne un peu de Fukushima mais pas tant que ça car la problématique est la même : panne de refroidissement du réacteur, risque d’explosion d’hydrogène, rejet d’iode 131 et autres radionucléides cancérigènes, MOX, … ça ne vous rappelle rien ?
Pierre Fetet

  • 1. Un des plus vieux réacteurs au monde encore en activité
  • 2. Les partenaires du « Halden Reactor Project »
  • 3. L’« Incident » du 24 octobre 2016
  • 4. Expérimentation de nouveaux combustibles
  • 5. Quelle était la nature des nuages radioactifs ?
  • 6. Pour un arrêt définitif du réacteur de Halden
  • 7. L’IFE a besoin d’argent public pour traiter ses déchets
  • 8. Pourquoi on ne sait quasiment rien sur cet évènement d’octobre 2016 ?
  • 9. Exiger des éclaircissements
  • 10. Annexes

Le 29 mars 2017


Mar 24

Il n’y a pas de Fukushima bis en Norvège

Voici des extraits du communiqué de la CRIIRAD :

Valence, le 14 mars 2017
(Complétée le 24/3/2017)

Confusion

Depuis quelques jours, circulent sur les réseaux sociaux, des messages très inquiétants comme “Alerte en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l’Europe avec de l’iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre)..”.

Il s’agit d’une confusion entre deux évènements :

De l’iode 131 (isotope radioactif artificiel) a été détecté, à de faibles niveaux, dans l’air ambiant de plusieurs pays européens en janvier 2017. L’origine exacte de cet iode 131 n’est pas connue et plusieurs hypothèses sont envisageables. Voir communiqué CRIIRAD du 14 février 2017.

Il y a eu un incident sur un réacteur nucléaire en Norvège en octobre 2016, mais il n’y a pas à notre connaissance d’incident ou accident nucléaire actuellement en Norvège et les stations de mesure dont les résultats sont publiés sur le site du réseau Européen EURDEP ne montrent pas actuellement de radioactivité anormale en Norvège ou sur les pays proches.

Rejets d’iode 131 d’un réacteur Norvégien en octobre 2016
Il y a bien eu, le 24 octobre 2016 à 13H45 un incident significatif sur le réacteur nucléaire de l’IET (ou IFE)à Halden au sud-est d’Oslo en Norvège, lors de la manipulation du combustible usé. L’autorité Norvégienne de Protection Radiologique (NRPA) a signalé cet incident dans un communiqué du 25 octobre 2016.

Cet incident, qui a conduit à évacuer le personnel de la centrale, a entrainé des rejets radioactifs à l’atmosphère. Les autorités norvégiennes ont estimé le rejet à 150 millions de becquerels pour l’iode 131 et 24 millions de becquerels pour l’iode 132. A noter que le communiqué ne précise pas comment ces estimations ont été effectuées, ni leur niveau de fiabilité. On peut s’étonner d’ailleurs du fait que les autorités n’aient pas fait état des autres substances radioactives susceptibles d’avoir été rejetées (tritium, carbone 14, gaz rares radioactifs) (voir complément en Annexe1 : les échanges du 16 mars 2017 avec la NRPA ont confirmé que les rejets anormaux ont duré jusqu’au début novembre et ont concerné d’autres radionucléides).

Heureusement, la situation a pu être maîtrisée. Cet « incident » d’octobre 2016 pose de nombreuses
questions sur le plan de la sûreté (origine de l’incident), du défaut de transparence (l’exploitant n’a déclaré l’incident que 20 heures après), des insuffisances de la métrologie (pas d’évaluation de l’ensemble des rejets radioactifs). L’ONG Norvégienne Bellona, avait fait part en 2004 d’inquiétudes sur la sûreté et dénoncé des fuites d’eau lourde et des rejets élevés de tritium (isotope radioactif de l’hydrogène)…


A ce jour, rien ne permet de faire le lien entre les rejets d’iode 131 du réacteur de Halden en Norvège en octobre 2016 et la détection d’iode 131 dans l’atmosphère de plusieurs pays européens en janvier 2017.

Les résultats des mesures de radioactivité dans l’environnement effectuées en Norvège et dans les pays limitrophes en ce moment permettent d’affirmer qu’il ne s’est pas produit un “Fukushima bis” à Halden.

Cependant de nombreuses questions restent en suspens en ce qui concerne ce réacteur Norvégien, sa sûreté et l’impact de son fonctionnement.
Il serait nécessaire de conduire une enquête approfondie et indépendante sur la sûreté de ce réacteur.
De ce point de vue, la CRIIRAD considère que les éléments recueillis posent plus de questions qu’ils n’apportent de réponse et donnent un sentiment de non maîtrise de la situation.

Voyez le texte complet et les résultats des mesures ICI

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD avec le support technique de Jérémie MOTTE, ingénieur environnement, responsable du service Balises de la CRIIRAD

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Le 24 Mars 2017

Mar 01

Les conséquences du nucléaire en Polynésie ne sont plus «négligeables».

La suppression de la notion de «risque négligeable» dans la loi Morin est validée à Paris

PARIS, 6 février 2017 – A l’occasion des débats autour de la loi « Égalité réelle pour l’Outre-mer », sénateurs et députés ont entériné un changement radical dans le mode de calcul des indemnisations des victimes du nucléaire. Les élus ont supprimé la notion de « risque négligeable », ouvrant ainsi la voie selon eux à une « automaticité » des réparations financières.

Les négociations ont été ardues, tendues même, mais pour les élus polynésiens le résultat est là : un amendement est glissé dans la loi « Egalité réelle pour l’Outre-mer », pour supprimer de l’article 4 de la loi Morin le « risque négligeable » en matière d’exposition au nucléaire.

C’est jusqu’ici en arguant d’un « risque négligeable » d’exposition aux rayonnements ionisants que le Civen (Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires) a presque systématiquement retoqué les demandes des anciens travailleurs des sites nucléaires atteints d’une des 21 maladies reconnues comme potentiellement radio-induites, ou de leurs descendants.

Depuis 2010, sur les 1043 demandes d’indemnisation manifestées sous l’égide de la loi Morin, seules 54 ont définitivement obtenu gain de cause, soit directement devant le Civen: 19 dont 7 polynésiennes; soit à l’issue d’une procédure contentieuse devant la justice administrative (35).

Le combat a été rude , car en coulisses le gouvernement Valls a tenté de négocier un compromis jusqu’au dernier moment. La loi Morin, qui fixe les critères d’indemnisation devait initialement être amendée à la marge, via la modification d’un décret d’application. C’est le Conseil d’Etat qui a contraint le gouvernement français à passer par une loi afin de changer les dispositions de la loi d’indemnisations des victimes des essais nucléaires.

Ce facteur « risque négligeable », dans le mode de calcul du «Comité d’indemnisation des victimes du nucléaire » (Civen), bloquait jusqu’ici toute indemnisation. Il était l’argument numéro un de l’administration pour donner un avis défavorable à l’immense majorité des 1 043 demandes déposées. La loi Morin n’a donné lieu à l’indemnisation que de 19 victimes, dont sept polynésiennes.
Avec les nouvelles règles, de nombreux critères comme le type de maladie, le lieu où elle s’est déclarée et bien sûr la date (entre 1960 et 1996) demeurent. Mais la majorité du millier de dossiers examinés jusqu’ici pourrait connaître une issue favorable. Lorsque la loi « Égalité réelle pour l’outre-mer » sera promulguée, il existera au contraire du « risque négligeable » une « présomption de causalité » entre l’exposition aux radiations et le cancer déclaré chez les travailleurs des sites nucléaires ou leurs ayants droit.

Désormais, aucun malade ne devrait plus s’entendre dire : « Le risque que votre cancer soit dû aux tirs de bombes atomiques dans votre archipel est négligeable. »

« Ce ne sont pas un ou deux tirs qui ont eu lieu chez nous mais 193, pendant trente ans. 46 d’entre eux ont eu lieu à l’air libre et cette phase a duré neuf ans, rappelait en séance la députée (UDI) de Polynésie Maïna Sage. Voilà à quoi ont été exposés les Polynésiens ! Le traumatisme est profond, il touche de nombreux sujets. Le préjudice est unique et mérite une place unique dans le droit français. Nous demandons le minimum : des actes clairs de réparation. C’est une promesse de François Hollande. »


Les articles dont j’ai fait le résumé ci-dessus:
http://www.tahiti-infos.com/Loi-Morin-la-suppression-du-risque-negligeable-validee-a-Paris_a157563.html
http://www.tahiti-infos.com/Suppression-du-risque-negligeable-le-president-du-Senat-apporte-son-soutien_a157746.html
https://www.mediapart.fr/journal/france/090217/la-question-du-nucleaire-en-polynesie-nest-plus-negligeable


Documents

Voyez les témoignages rassemblés par l’assemblée de Polynésie française:
http://www.assemblee.pf/_documents/actualites_documents/livret_temoins_bombe.pdf

Le dossier de la CRIIRAD:
http://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/polynesie/dossierdepressepolynesie.pdf

Site officiel de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires:
http://www.aven.org/

L’article: «En Polynésie aussi on a été irradié»
https://www.vivre-apres-fukushima.fr/en-polynesie-aussi-on-a-ete-irradie/
Publié le 18 avril 2013

Note:

Voyons comment cela va être appliqué. J’espère que les militaires présents aux tirs en Algérie, que les sous mariniers de Brest, que les militaires chargés d’entretenir les bombes nucléaires seront aussi concernés.


Fév 02

Belgique: bientôt des comprimés d’Iode pour presque tout le monde ?

Extrait de l’article de la rtbf:
https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-tous-les-belges-recevront-des-pilules-d-iode?id=9516533


Voici ce qui est prévu : dans un rayon de 20 km autour des centrales, distribution préventive à tous les riverains via les pharmacies. Pas de distribution « boîte aux lettres » tout simplement car il s’agit tout de même d’un médicament.

La nouveauté : prochainement – après approbation par le gouvernement fédéral, ne vous ruez donc pas en pharmacie! -, dans un rayon de 100 km autour des centrales, soit concrètement tout le pays, distribution préventive via pharmacies UNIQUEMENT aux groupes cibles : enfants, femmes enceintes, allaitantes.

Et pour tous les autres ? La distribution attendra le jour J, le jour d’une éventuelle réelle catastrophe nucléaire, et après communication des autorités.

Autre nouveauté : les pharmacies continueront à conserver au nom de l’État de larges stocks stratégiques d’iode, mais elles seront surtout dotées à l’avenir de pastilles déjà fabriquées et d’iode transformé prêt à l’emploi, de quoi éviter pénurie et longue attente au cas où.


Voyez l’article complet de la RTBF:
http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-tous-les-belges-recevront-des-pastilles-d-iode?id=9516533

Voyez également l’intéressante revue de presse de « savoie antinucléaire »:
http://savoie-antinucleaire.fr/
Notamment:

Belgique et sortie du nucléaire : les ministres de l’énergie réunis pour préparer le pacte énergétique:
http://savoie-antinucleaire.fr/2017/01/30/belgique-et-sortie-du-nucleaire-les-ministres-de-lenergie-reunis-pour-preparer-le-pacte-energetique/

France: le démantèlement des centrales nucléaires est mal engagé et sera très coûteux. , par la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale, mercredi 1er février:
http://savoie-antinucleaire.fr/2017/02/01/le-demantelement-des-centrales-nucleaires-est-mal-engage-et-sera-tres-couteux/

Les craintes de Michail Gorbatchev quand à la possibilité d’un conflit nucléaire:
http://savoie-antinucleaire.fr/2017/01/27/pour-mikhail-gorbatchev-le-monde-se-prepare-pour-la-guerre/

N’oublions pas que la prise d’iode stable ne protège QUE de l’iode radioactif. Pas du tout des nombreux autres produits radioactifs rejetés en cas d’accident.

Le 02 Février 2017


Oct 25

Les cancers de la thyroïde en France après Tchernobyl

Communiqué commun du 24/10/2016
Se sont associés à la CRIIRAD, le Dr Denis FAUCONNIER,
Annie THÉBAUD-MONY (Association Henri PÉZERAT & GISCOP93)
et Chantal LHOIR (AFMT)

« Épidémie » de cancers de la thyroïde :
Faut-il poursuivre l’Institut de Veille Sanitaire (InVS)
pour délit de tromperie ?

L’InVS a célébré le 30ème anniversaire de la catastrophe de TCHERNOBYL avec un rapport qui constitue un véritable déni de droit pour les victimes, passées et à venir, des polluants cancérogènes.
L’augmentation de l’incidence des cancers de la thyroïde ne serait pas réelle mais proviendrait pour l’essentiel de l’amélioration du dépistage et de la découverte de micro-cancers qui n’auraient jamais atteint de stade clinique. Rien ne prouverait, en particulier, le rôle des pollutions radioactives.

Le 1er juin 2016, en réaction à cette publication, le Dr Fauconnier, l’Association Française des Malades de la Thyroïde, l’Association Henri Pézerat et la CRIIRAD ont adressé une demande au ministère de la Santé, ministère de tutelle de l’InVS.

Cinq mois plus tard, en dépit d’une relance, aucune réponse de fond n’est encore parvenue. Les signataires ont donc décidé de rendre publique leur critique des travaux de l’Institut de Veille sanitaire : méthodologie inadaptée, données non actualisées, erreurs de raisonnement.

Cet institut est désormais intégré dans Santé publique France qui a pour mission de «protéger efficacement la santé des populations», « d’anticiper et d’alerter par la veille et la surveillance épidémiologique ». Les associations demandent à Mme Touraine, ministre de la santé, des actes concrets prouvant la réalité de ces engagements : la publication de toutes les données d’incidence sur le cancer de la thyroïde et la correction des erreurs de raisonnement qui biaisent l’analyse des données et conduisent à masquer l’impact de Tchernobyl.

Cela fait 30 ans que les autorités françaises s’emploient à étouffer le bilan sanitaire de l’accident de Tchernobyl. Par exemple, aucune enquête officielle n’a jamais été ouverte, en dépit de demandes répétées, sur le pic d’hypothyroïdies néonatales de 1986, alors qu’il constitue la preuve de l’importance de la contamination subie par la population et de la réalité des dommages. Pour que ceci ne se reproduise jamais, des garanties et des outils doivent impérativement être mis en place.

Face à l’explosion de l’incidence des cancers, il est impératif de mettre en œuvre des registres de cancer qualitatifs, documentant l’exposition personnelle et professionnelle des malades, et de réorienter d’urgence la recherche en santé publique, afin qu’elle soit effectivement au service de la connaissance, de la reconnaissance et de la prévention.

Lire la critique des travaux de l’InVS

CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
asso@criirad.org – www.criirad.org


Je vous invite à lire les deux textes présentés ci dessus par la CRIIRAD: la critique des travaux de l’INVS et le pic d’hypothyroïdies néonatales de 19896.
En Californie une augmentation des cas d’hypothyroïdie chez les nouveaux-nés a été constatée après le passage du nuage radioactif de Fukushima; lire l’article du 08 Janvier 2014: Les nourrissons de Californie ont été atteints par les retombées de Fukushima
Le 25 octobre 2016