Mar 24

Il n’y a pas de Fukushima bis en Norvège

Voici des extraits du communiqué de la CRIIRAD :

Valence, le 14 mars 2017
(Complétée le 24/3/2017)

Confusion

Depuis quelques jours, circulent sur les réseaux sociaux, des messages très inquiétants comme “Alerte en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l’Europe avec de l’iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre)..”.

Il s’agit d’une confusion entre deux évènements :

De l’iode 131 (isotope radioactif artificiel) a été détecté, à de faibles niveaux, dans l’air ambiant de plusieurs pays européens en janvier 2017. L’origine exacte de cet iode 131 n’est pas connue et plusieurs hypothèses sont envisageables. Voir communiqué CRIIRAD du 14 février 2017.

Il y a eu un incident sur un réacteur nucléaire en Norvège en octobre 2016, mais il n’y a pas à notre connaissance d’incident ou accident nucléaire actuellement en Norvège et les stations de mesure dont les résultats sont publiés sur le site du réseau Européen EURDEP ne montrent pas actuellement de radioactivité anormale en Norvège ou sur les pays proches.

Rejets d’iode 131 d’un réacteur Norvégien en octobre 2016
Il y a bien eu, le 24 octobre 2016 à 13H45 un incident significatif sur le réacteur nucléaire de l’IET (ou IFE)à Halden au sud-est d’Oslo en Norvège, lors de la manipulation du combustible usé. L’autorité Norvégienne de Protection Radiologique (NRPA) a signalé cet incident dans un communiqué du 25 octobre 2016.

Cet incident, qui a conduit à évacuer le personnel de la centrale, a entrainé des rejets radioactifs à l’atmosphère. Les autorités norvégiennes ont estimé le rejet à 150 millions de becquerels pour l’iode 131 et 24 millions de becquerels pour l’iode 132. A noter que le communiqué ne précise pas comment ces estimations ont été effectuées, ni leur niveau de fiabilité. On peut s’étonner d’ailleurs du fait que les autorités n’aient pas fait état des autres substances radioactives susceptibles d’avoir été rejetées (tritium, carbone 14, gaz rares radioactifs) (voir complément en Annexe1 : les échanges du 16 mars 2017 avec la NRPA ont confirmé que les rejets anormaux ont duré jusqu’au début novembre et ont concerné d’autres radionucléides).

Heureusement, la situation a pu être maîtrisée. Cet « incident » d’octobre 2016 pose de nombreuses
questions sur le plan de la sûreté (origine de l’incident), du défaut de transparence (l’exploitant n’a déclaré l’incident que 20 heures après), des insuffisances de la métrologie (pas d’évaluation de l’ensemble des rejets radioactifs). L’ONG Norvégienne Bellona, avait fait part en 2004 d’inquiétudes sur la sûreté et dénoncé des fuites d’eau lourde et des rejets élevés de tritium (isotope radioactif de l’hydrogène)…


A ce jour, rien ne permet de faire le lien entre les rejets d’iode 131 du réacteur de Halden en Norvège en octobre 2016 et la détection d’iode 131 dans l’atmosphère de plusieurs pays européens en janvier 2017.

Les résultats des mesures de radioactivité dans l’environnement effectuées en Norvège et dans les pays limitrophes en ce moment permettent d’affirmer qu’il ne s’est pas produit un “Fukushima bis” à Halden.

Cependant de nombreuses questions restent en suspens en ce qui concerne ce réacteur Norvégien, sa sûreté et l’impact de son fonctionnement.
Il serait nécessaire de conduire une enquête approfondie et indépendante sur la sûreté de ce réacteur.
De ce point de vue, la CRIIRAD considère que les éléments recueillis posent plus de questions qu’ils n’apportent de réponse et donnent un sentiment de non maîtrise de la situation.

Voyez le texte complet et les résultats des mesures ICI

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD avec le support technique de Jérémie MOTTE, ingénieur environnement, responsable du service Balises de la CRIIRAD

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Le 24 Mars 2017

Mar 01

Les conséquences du nucléaire en Polynésie ne sont plus «négligeables».

La suppression de la notion de «risque négligeable» dans la loi Morin est validée à Paris

PARIS, 6 février 2017 – A l’occasion des débats autour de la loi « Égalité réelle pour l’Outre-mer », sénateurs et députés ont entériné un changement radical dans le mode de calcul des indemnisations des victimes du nucléaire. Les élus ont supprimé la notion de « risque négligeable », ouvrant ainsi la voie selon eux à une « automaticité » des réparations financières.

Les négociations ont été ardues, tendues même, mais pour les élus polynésiens le résultat est là : un amendement est glissé dans la loi « Egalité réelle pour l’Outre-mer », pour supprimer de l’article 4 de la loi Morin le « risque négligeable » en matière d’exposition au nucléaire.

C’est jusqu’ici en arguant d’un « risque négligeable » d’exposition aux rayonnements ionisants que le Civen (Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires) a presque systématiquement retoqué les demandes des anciens travailleurs des sites nucléaires atteints d’une des 21 maladies reconnues comme potentiellement radio-induites, ou de leurs descendants.

Depuis 2010, sur les 1043 demandes d’indemnisation manifestées sous l’égide de la loi Morin, seules 54 ont définitivement obtenu gain de cause, soit directement devant le Civen: 19 dont 7 polynésiennes; soit à l’issue d’une procédure contentieuse devant la justice administrative (35).

Le combat a été rude , car en coulisses le gouvernement Valls a tenté de négocier un compromis jusqu’au dernier moment. La loi Morin, qui fixe les critères d’indemnisation devait initialement être amendée à la marge, via la modification d’un décret d’application. C’est le Conseil d’Etat qui a contraint le gouvernement français à passer par une loi afin de changer les dispositions de la loi d’indemnisations des victimes des essais nucléaires.

Ce facteur « risque négligeable », dans le mode de calcul du «Comité d’indemnisation des victimes du nucléaire » (Civen), bloquait jusqu’ici toute indemnisation. Il était l’argument numéro un de l’administration pour donner un avis défavorable à l’immense majorité des 1 043 demandes déposées. La loi Morin n’a donné lieu à l’indemnisation que de 19 victimes, dont sept polynésiennes.
Avec les nouvelles règles, de nombreux critères comme le type de maladie, le lieu où elle s’est déclarée et bien sûr la date (entre 1960 et 1996) demeurent. Mais la majorité du millier de dossiers examinés jusqu’ici pourrait connaître une issue favorable. Lorsque la loi « Égalité réelle pour l’outre-mer » sera promulguée, il existera au contraire du « risque négligeable » une « présomption de causalité » entre l’exposition aux radiations et le cancer déclaré chez les travailleurs des sites nucléaires ou leurs ayants droit.

Désormais, aucun malade ne devrait plus s’entendre dire : « Le risque que votre cancer soit dû aux tirs de bombes atomiques dans votre archipel est négligeable. »

« Ce ne sont pas un ou deux tirs qui ont eu lieu chez nous mais 193, pendant trente ans. 46 d’entre eux ont eu lieu à l’air libre et cette phase a duré neuf ans, rappelait en séance la députée (UDI) de Polynésie Maïna Sage. Voilà à quoi ont été exposés les Polynésiens ! Le traumatisme est profond, il touche de nombreux sujets. Le préjudice est unique et mérite une place unique dans le droit français. Nous demandons le minimum : des actes clairs de réparation. C’est une promesse de François Hollande. »


Les articles dont j’ai fait le résumé ci-dessus:
http://www.tahiti-infos.com/Loi-Morin-la-suppression-du-risque-negligeable-validee-a-Paris_a157563.html
http://www.tahiti-infos.com/Suppression-du-risque-negligeable-le-president-du-Senat-apporte-son-soutien_a157746.html
https://www.mediapart.fr/journal/france/090217/la-question-du-nucleaire-en-polynesie-nest-plus-negligeable


Documents

Voyez les témoignages rassemblés par l’assemblée de Polynésie française:
http://www.assemblee.pf/_documents/actualites_documents/livret_temoins_bombe.pdf

Le dossier de la CRIIRAD:
http://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/polynesie/dossierdepressepolynesie.pdf

Site officiel de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires:
http://www.aven.org/

L’article: «En Polynésie aussi on a été irradié»
https://www.vivre-apres-fukushima.fr/en-polynesie-aussi-on-a-ete-irradie/
Publié le 18 avril 2013

Note:

Voyons comment cela va être appliqué. J’espère que les militaires présents aux tirs en Algérie, que les sous mariniers de Brest, que les militaires chargés d’entretenir les bombes nucléaires seront aussi concernés.


Fév 02

Belgique: bientôt des comprimés d’Iode pour presque tout le monde ?

Extrait de l’article de la rtbf:
https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-tous-les-belges-recevront-des-pilules-d-iode?id=9516533


Voici ce qui est prévu : dans un rayon de 20 km autour des centrales, distribution préventive à tous les riverains via les pharmacies. Pas de distribution « boîte aux lettres » tout simplement car il s’agit tout de même d’un médicament.

La nouveauté : prochainement – après approbation par le gouvernement fédéral, ne vous ruez donc pas en pharmacie! -, dans un rayon de 100 km autour des centrales, soit concrètement tout le pays, distribution préventive via pharmacies UNIQUEMENT aux groupes cibles : enfants, femmes enceintes, allaitantes.

Et pour tous les autres ? La distribution attendra le jour J, le jour d’une éventuelle réelle catastrophe nucléaire, et après communication des autorités.

Autre nouveauté : les pharmacies continueront à conserver au nom de l’État de larges stocks stratégiques d’iode, mais elles seront surtout dotées à l’avenir de pastilles déjà fabriquées et d’iode transformé prêt à l’emploi, de quoi éviter pénurie et longue attente au cas où.


Voyez l’article complet de la RTBF:
http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-tous-les-belges-recevront-des-pastilles-d-iode?id=9516533

Voyez également l’intéressante revue de presse de « savoie antinucléaire »:
http://savoie-antinucleaire.fr/
Notamment:

Belgique et sortie du nucléaire : les ministres de l’énergie réunis pour préparer le pacte énergétique:
http://savoie-antinucleaire.fr/2017/01/30/belgique-et-sortie-du-nucleaire-les-ministres-de-lenergie-reunis-pour-preparer-le-pacte-energetique/

France: le démantèlement des centrales nucléaires est mal engagé et sera très coûteux. , par la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale, mercredi 1er février:
http://savoie-antinucleaire.fr/2017/02/01/le-demantelement-des-centrales-nucleaires-est-mal-engage-et-sera-tres-couteux/

Les craintes de Michail Gorbatchev quand à la possibilité d’un conflit nucléaire:
http://savoie-antinucleaire.fr/2017/01/27/pour-mikhail-gorbatchev-le-monde-se-prepare-pour-la-guerre/

N’oublions pas que la prise d’iode stable ne protège QUE de l’iode radioactif. Pas du tout des nombreux autres produits radioactifs rejetés en cas d’accident.

Le 02 Février 2017


Oct 25

Les cancers de la thyroïde en France après Tchernobyl

Communiqué commun du 24/10/2016
Se sont associés à la CRIIRAD, le Dr Denis FAUCONNIER,
Annie THÉBAUD-MONY (Association Henri PÉZERAT & GISCOP93)
et Chantal LHOIR (AFMT)

« Épidémie » de cancers de la thyroïde :
Faut-il poursuivre l’Institut de Veille Sanitaire (InVS)
pour délit de tromperie ?

L’InVS a célébré le 30ème anniversaire de la catastrophe de TCHERNOBYL avec un rapport qui constitue un véritable déni de droit pour les victimes, passées et à venir, des polluants cancérogènes.
L’augmentation de l’incidence des cancers de la thyroïde ne serait pas réelle mais proviendrait pour l’essentiel de l’amélioration du dépistage et de la découverte de micro-cancers qui n’auraient jamais atteint de stade clinique. Rien ne prouverait, en particulier, le rôle des pollutions radioactives.

Le 1er juin 2016, en réaction à cette publication, le Dr Fauconnier, l’Association Française des Malades de la Thyroïde, l’Association Henri Pézerat et la CRIIRAD ont adressé une demande au ministère de la Santé, ministère de tutelle de l’InVS.

Cinq mois plus tard, en dépit d’une relance, aucune réponse de fond n’est encore parvenue. Les signataires ont donc décidé de rendre publique leur critique des travaux de l’Institut de Veille sanitaire : méthodologie inadaptée, données non actualisées, erreurs de raisonnement.

Cet institut est désormais intégré dans Santé publique France qui a pour mission de «protéger efficacement la santé des populations», « d’anticiper et d’alerter par la veille et la surveillance épidémiologique ». Les associations demandent à Mme Touraine, ministre de la santé, des actes concrets prouvant la réalité de ces engagements : la publication de toutes les données d’incidence sur le cancer de la thyroïde et la correction des erreurs de raisonnement qui biaisent l’analyse des données et conduisent à masquer l’impact de Tchernobyl.

Cela fait 30 ans que les autorités françaises s’emploient à étouffer le bilan sanitaire de l’accident de Tchernobyl. Par exemple, aucune enquête officielle n’a jamais été ouverte, en dépit de demandes répétées, sur le pic d’hypothyroïdies néonatales de 1986, alors qu’il constitue la preuve de l’importance de la contamination subie par la population et de la réalité des dommages. Pour que ceci ne se reproduise jamais, des garanties et des outils doivent impérativement être mis en place.

Face à l’explosion de l’incidence des cancers, il est impératif de mettre en œuvre des registres de cancer qualitatifs, documentant l’exposition personnelle et professionnelle des malades, et de réorienter d’urgence la recherche en santé publique, afin qu’elle soit effectivement au service de la connaissance, de la reconnaissance et de la prévention.

Lire la critique des travaux de l’InVS

CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
asso@criirad.org – www.criirad.org


Je vous invite à lire les deux textes présentés ci dessus par la CRIIRAD: la critique des travaux de l’INVS et le pic d’hypothyroïdies néonatales de 19896.
En Californie une augmentation des cas d’hypothyroïdie chez les nouveaux-nés a été constatée après le passage du nuage radioactif de Fukushima; lire l’article du 08 Janvier 2014: Les nourrissons de Californie ont été atteints par les retombées de Fukushima
Le 25 octobre 2016

Sep 21

Consultation publique sur le projet de décret
relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants

La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés
pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase post accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.

Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.

Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !

Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.

Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site:
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html
ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.
Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

  • 20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
  • 1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.

Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !
Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse: contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret

CRIIRAD
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes
sur la Radioactivité
29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50
asso@criirad.org – www.criirad.org


J’ai reproduit ci dessus intégralement l’appel de la CRIIRAD.
La parole est à vous.

Le 21 septembre 2016


[1] Centre d’étude sur l’Évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire : une association qui compte 4 membres (EDF, AREVA, le CEA et l’IRSN) et qui a très largement infiltré les instances nationales et internationales de décision et notamment la CIPR (Jacques Lochard, directeur du CEPN, est désormais vice-président de la commission principale)


Mar 06

Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d’un accident nucléaire majeur en Europe”

Propos recueillis par Vincent Remy; Publiés le 18/06/2011 dans Télérama.

Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l’erreur. Avec le nucléaire, elle s’obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d’autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l’énergie atomique, à l’élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de l’atome, qu’il juge moralement inacceptable. Dès les années 1980, Bernard Laponche, désormais militant au sein de la CFDT, prône la maîtrise de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables. Les décennies suivantes lui ont donné raison. Mais la France, seul pays au monde à avoir choisi l’option du tout-nucléaire, s’obstine dans l’erreur, déplore-t-il, et s’aveugle : énergie du passé, sans innovation possible, le nucléaire ne représente pas seulement une menace terrifiante, pour nous et pour les générations qui suivront ; il condamne notre pays à rater le train de l’indispensable révolution énergétique.

Lire l’article en entier sur le site de Télérama.
Un article bien documenté par quelqu’un qui connait la question.

Le 06 mars 2016

Fév 08

Quand il sera trop tard…

Nucléaire. Les autorités multiplient les plans pour gérer un accident.
On s’y prépare et ce qui s’est déjà passé à Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011 ne laisse rien augurer de bon.

L’article ci dessous est à paraître dans le numéro de mars de la revue «Silence».
avec l’aimable autorisation de l’auteur
Il y sera accompagné par un autre article sur les multiples causes qui peuvent provoquer un accident majeur en France.
http://www.revuesilence.net/


L’article de la revue «Silence» :

Imaginons qu’un accident majeur commence un soir à minuit sur le site de la Hague, dans la Manche.
Ce jour là, un vent modéré de 50 km/h souffle de l’ouest.
Que se passe-t-il ?
  • Dès 0h30, la ville de Cherbourg (agglomération de 116 000 habitants) est contaminée.
  • A 2h30, le nuage arrive au Havre (294 000 habitants).
  • A 3h30, il est à Rouen (660 000 habitants), mais aussi à Caen (400 000 habitants).
  • A 5h, il entre en région parisienne (12 millions d’habitants). Il touche également Beauvais, Amiens.
  • A 7h, il atteint Lille (1,2 millions d’habitants) mais également les côtes anglaises au nord, Chartres et Le Mans plus au sud.

C’est à ce moment là que ces millions de personnes écoutent les infos sur la radio et découvrent qu’elles sont en zone contaminée. Dans la journée, le nuage couvre la Belgique, atteint la région londonienne, franchit la frontière allemande…

En 1986, le nuage de Tchernobyl a fait le tour du monde. Il a été si intense qu’en Allemagne et en France, il a provoqué de nombreux cancers de la thyroïde, bien que l’on soit à plus de 3000 km du lieu de l’accident.

Impossibilité de se protéger du nuage radioactif

Alors bien sûr, il y a la fameuse pastille d’iode qui est distribuée, avec force communication, dans la périphérie des centrales nucléaires. Son ingestion sature la thyroïde en iode non radioactif et empêche la glande de fixer l’iode radioactif abondamment présente dans le nuage.
Problème : pour que cela soit efficace, il faut absorber cette pastille 48 h avant l’arrivée du nuage radioactif. Ce sera donc pour ceux qui habitent à plus de 2000 km, la distance que parcourera le nuage en deux jours ! Donc peut-être pour les Allemands et plus à l’est.
Et cette pastille ne protège que de l’iode radioactif… pas des centaines d’autres éléments radioactifs présents dans l’air.

Pour la population française prise dans le nuage, il n’y aura rien à faire si ce n’est déménager le plus vite possible en dehors de la trajectoire du nuage (voir encart).

Evacuation trop tardive et trop limitée

A Tchernobyl, dans une région peu habitée, les autorités soviétiques ont évacué les populations jusqu’à une trentaine de kilomètres, plusieurs jours après l’accident (1). A Fukushima, l’évacuation n’a pas été plus rapide, notamment parce que le tsunami et le séisme ont compliqué les choses. L’évacuation a été faite sur seulement 20 km dans un premier temps, puis 30 km sous les vents dominants (2). C’est insuffisant. Si l’on s’en tient aux normes de sûreté définie avant l’accident, il aurait fallu évacuer jusqu’à 250 km de la centrale (3), ce qui était tout simplement impossible : 60 millions de personnes vivent dans ce rayon, dont les banlieues nord de Tokyo. Le gouvernement des Etats-Unis a prôné une évacuation au moins jusqu’à 80 km, mais le gouvernement japonais a refusé, estimant que cela serait la mort économique du pays.
Revenons à notre accident à La Hague. Le gouvernement pourrait accepter d’évacuer le département de la Manche (500 000 habitants), mais probablement pas au-delà. Les Franciliens (12 millions), les Normands (3,3 millions), les Nord-Picards (6 millions)… seront condamnés à vivre (et mourir prématurément) en zone radioactive.

Qui pour aller travailler sur le site accidenté ?

A Tchernobyl, l’armée soviétique a fourni l’essentiel des travailleurs pour essayer d’enterrer le site sous des tonnes de sable. 600 000 personnes ont été sacrifiées et la plupart sont mortes depuis. A Fukushima, la compagnie électrique a fait appel à des sociétés de sous-traitance pour trouver du personnel. Celles-ci, dont nombre d’entre elles sont contrôlées par les Yakuzas, la mafia locale, ont recruté dans le milieu des SDF et des chômeurs les moins diplômés.

En cas d’accident en France, un décret paru en 1986 après l’accident de Tchernobyl, prévoyait qu’une liste de personnes soit tenue à jour pour intervenir en cas d’accident nucléaire. Ces listes, si elles existent, n’ont jamais été rendues publiques.

L’armée n’a pas les troupes suffisantes depuis l’abandon du service militaire en 1996. Les Français dans l’ensemble ont un niveau d’étude suffisant pour comprendre qu’accepter un tel travail est se condamner à tomber malade rapidement. Reste la « ressource » malheureusement la plus probable : les réfugiés, les immigrés, les SDF, les roms… ! Il en faudra beaucoup.

Le temps du nucléaire, le temps du politique

Benjamin Dessus, expert dans le domaine de l’énergie, a l’habitude de plaisanter ainsi : le problème du nucléaire, c’est que la période du plutonium est de 24 400 ans alors que la durée de vie moyenne d’un ministre est de deux ans. Et donc nos élus vont chercher des solutions à court terme, espérant ne plus être là pour gérer la suite. Tchernobyl est dans le nord de l’Ukraine et près de la Biélorussie. Ces deux pays doivent, 30 ans après l’accident, gérer les millions de malades. Dans la région de Gomel (sud de la Biélorussie, non évacuée, mais avec un taux de radioactivité important), aujourd’hui, pas un enfant ne naît en bonne santé (4).

En cas d’accident nucléaire, il faut entre 3 et 4 ans pour qu’apparaissent, d’abord chez les enfants, les premiers cancers de la thyroïde. Il faut cinq ans (cela commence donc tout juste à Fukushima) pour qu’apparaissent les leucémies (cancer du sang). Suivent ensuite les cancers des os, puis tous les types de cancers. La catastrophe sanitaire va en s’amplifiant (5).

Les politiques vont donc tenter par tous les moyens de minimiser les conséquences : en répétant que l’accident est maîtrisé, en annonçant que tout est sous contrôle et en dénonçant les messages alarmistes des médecins honnêtes. Et cela sera relayé au plus haut niveau, jusqu’à l’OMS (6), par ceux qui défendent encore et toujours le nucléaire. Le mensonge sera l’arme des puissants.

Malgré cela, les conséquences économiques seront énormes. Dans la région de Fukushima, la plupart des hommes restent pour ne pas perdre leurs emplois. Mais les femmes partent pour protéger les enfants… provoquant un taux de divorces inédit. Imaginons que la région parisienne soit fortement contaminée, que se passerait-il ? Qui serait encore volontaire pour aller y occuper un emploi, même bien payé ? Avec notre centralisation administrative, comment cela se gérerait-il ?

Catastrophe sans fin

La zone interdite de Tchernobyl est fermée maintenant depuis 30 ans. La période de l’iode radioactif est de l’ordre de quelques semaines, celle du césium, autre polluant majeur, est d’une trentaine d’années. Trente ans après, les scientifiques s’attendaient à avoir une baisse de la radioactivité dans la zone interdite de l’ordre de la moitié. Or les dernières mesures montrent qu’il n’en est rien : elle est stable car depuis le début de la catastrophe, le réacteur accidenté continue à émettre suffisamment de radioactivité pour remplacer celle qui disparaît.

A Fukushima, des essais de décontamination ont été faits avec l’idée d’inciter les gens à revenir dans les zones « nettoyées ». Mais cela ne se passe pas comme prévu, car cinq ans après, les trois réacteurs en fusion continuent à rejeter de la radioactivité et la décontamination est sans fin.

Michel Bernard.

Cet article est extrait du dossier qui sera publié en mars 2016 par la revue Silence: « Faut-il que ça pête pour qu’on l’arrête [le nucléaire] ?« .
Voir: www.revuesilence.net


  • (1) Environ 250 000 personnes ont été évacuées en mai 1986.
  • (2) Environ 110 000 personnes ont été évacuées en mars 2011.
  • (3) Pour ne pas dépasser un taux d’exposition de 1 mSv/an.
  • (4) voir www.lesenfantsdetchernobyl.fr
  • (5) Toutes les victimes des bombardements de Hiroshima et Nagasaki ne sont pas encore mortes… Pour une bombe, la radioactivité est relâchée d’un seul coup, alors que pour un accident nucléaire, la pollution se poursuit pendant des années…
  • (6) L’OMS, Organisation mondiale de la santé, est contrôlé par l’AIEA, Agence internationale de l’énergie atomique voir la campagne independentwho.org.

Eloge de la fuite

En cas d’accident, les consignes officielles sont de s’enfermer chez soi et de se calfeutrer. Ce qui ne peut être efficace au risque de mourir asphyxié du fait du non-renouvellement de l’air. Ce choix des autorités a un but : que vous soyez résigné en apprenant que de tout manière vous êtes contaminé… et ainsi obéir gentiment aux consignes d’évacuation (ou non) quand il sera trop tard. Les autorités craignent que la panique ne provoque de nombreux accidents lors d’une fuite massive. En terme de gestion politique, les autorités cherchent à minimiser les morts sur le moment quitte à les augmenter ensuite loin de l’attention des médias.

En 1986, lors de l’arrivée du nuage radioactif de Tchernobyl sur l’Europe de l’ouest, des familles allemandes ont pris leurs voitures pour s’éloigner, certaines allant vivre un temps en Espagne. Cela peut paraître exagéré, mais c’est exactement ce qu’il fallait faire.
Renseignez-vous sur les conditions météos, et déplacez-vous pour essayer de rester en dehors de la trajectoire des particules radioactives. Il faut tout particulièrement éviter les zones de pluies qui précipitent le nuage au sol et forment ensuite des taches de contamination durables (comme encore aujourd’hui dans le Mercantour).

La revue «Silence»


Notes ( de Vivre-après-fukushima):

La trajectoire habituelle d’une dépression sur la France se fait d’Ouest vers l’Est. Le vent vient d’abord d’ouest; puis du Nord-Ouest. Enfin il vient du Nord, lorsque la dépression s’est déplacée vers l’Allemagne, la Hollande, la Norvège etc…Le beau temps revient alors jusqu’à la dépression suivante. L’implication de la région parisienne dès que le vent passe à l’ouest nord-ouest, est tout à fait plausible.

Il y a deux types de catastrophes:
– L’une provoque une émission brève de polluants radioactifs (Les bombes de Hiroshima et Nagasaki).
– L’autre provoque l’émission continue d’un nuage invisible radioactif pendant des semaines, des mois, des années; c’est le cas des dernières grosses catastrophes « civiles »: Tchernobyl et Fukushima.

Évacuer, s’enfuir:
– jusqu’à présent, les autorités ont très mal géré l’évacuation des populations. L’iode n’a pas été distribué
– La fuite individuelle nécessite des conditions difficiles à rassembler: avoir une bonne information à temps, avoir des prévisions météorologiques fiables (il vaut mieux s’informer à l’étranger ou sur les sites de l’organisation météorologique mondiale), avoir les moyens de fuir après avoir rassemblé sa famille et ne pas se retrouver bloqué dans d’immenses embouteillages, précisément en zone contaminée.

Le 08 février 2016

Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

L’information en français sur Fukushima:
Les Veilleurs de Fukushima
Le blog de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.
Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Jan 25

« À Bruxelles, la vie des personnes passe après la bonne santé de l’industrie chimique »

L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens

Un article de www.bastamag.net

Extraits de l’article:

L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens, ces
substances chimiques aux effets sanitaires colossaux utilisées dans de très nombreux produits de
consommation courante. Malformations, cancers, obésité… Les perturbateurs endocriniens sont
pourtant à la source de bien des maux. Ce retard, qui vient d’être condamné par la justice
européenne, ne doit rien au hasard. Les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique
pratiquent un lobbying intensif, et entravent toute avancée sérieuse.
La journaliste Stéphane Horel a décrypté dans un ouvrage intitulé «Intoxication» ce lobbying et ces objectifs.
Entretien:

Question: Votre enquête porte sur la réglementation des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques omniprésentes dans notre quotidien, et suspectées de participer à l’explosion des maladies modernes. Où en est-on sur ce sujet ?

Stéphane Horel [1] : Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui peuvent interagir avec le système hormonal (endocrinien veut dire hormonal). Ces substances agissent sur les humain mais aussi sur les animaux, comme les ours polaires, les chatons, les escargots. Plusieurs catégories d’êtres vivants sont ainsi touchées. C’est l’exposition du fœtus pendant la grossesse qui présente le plus grand risque, même si l’exposition reste problématique à d’autres périodes de la vie. La vie in utero est vraiment un moment crucial, puisque ce sont les hormones qui fabriquent les bébés. Les effets d’une exposition à ce moment-là peuvent se voir à la naissance, avec par exemple des malformtions génitales ; mais aussi dix, vingt ou trente ans plus tard. Avec l’apparition de cancers, de diabètes, de problèmes d’obésité ou d’infertilité.


Dans les institutions publiques européennes, il existe une grande confusion entre l’intérêt général et l’intérêt des grandes entreprises. Pour justifier le retard de deux ans qu’elle a pris sur son obligation de réglementation des PE, la Commission mène une étude d’impact : celle-ci mesure les effets négatifs d’une interdiction des PE sur l’économie et les entreprises, mais pas les effets positifs d’une telle interdiction sur la santé et l’environnement ! La vie des personnes est devenue moins prioritaire que la bonne santé des entreprises.

Lire l’article en entier


– [1] L’ouvrage de Stéphane Horel:
Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : une bataille d’influence contre la santé, de Stéphane Horel, publié aux éditions La Découverte, 19 euros.
Pour découvrir l’intégralité de ses enquêtes, voir le site de Stéphane Horel: http://www.stephanehorel.fr/

retour au texte


Même situation pour le nucléaire:

* Le parlement européen, les institutions officielles de l’ONU (AIEA, OMS etc…) font passer l’industrie nucléaire avant la santé des populations
Voici deux articles concernant les votes récents du parlement européen :

— Sécurité alimentaire: le Parlement européen refuse de protéger la population en cas d’accident nucléaire [ l’article]
— En cas de catastrophe nucléaire en Europe, nous mangerons contaminé
[l’article]

* L’Organisation mondiale de la santé est soumise au bon vouloir de l’AIEA, le lobby officiel du nucléaire:
En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a signé avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) un accord référencé “WHA12-40”, le 28 mai 1959. Tout ce que publie l’OMS doit avoir l’accord de l’AIEA. Voir l’information sur le site «Independent WHO»

* On trouvera facilement bien d’autres exemples: les pesticides agricoles, les centaines molécules chimiques déversées dans l’environnement, les particules émises par les moteurs diesel, les OGM …

le 25 janvier 2016


Les dangers du nucléaire viennent s’ajouter à ceux du réchauffement climatique.
Le nucléaire, outre ses énormes dangers propres,
n’est pas une solution valable à la lutte contre l’effet de serre.

voir l’étude WISE – PARIS

L’information en français sur Fukushima:
Les Veilleurs de Fukushima
Le blog de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.
Pour les anglophones: le site Fukushima is still news

Nov 28

L’Europe envisagerait d’alléger les contrôles de radioactivité de certains aliments en provenance de Fukushima.

Selon les sources du Japan Times, l’Europe va cesser de contrôler certains aliments en provenance de la préfecture de Fukushima.

Traduction de l’article du Japan Times du 26 Novembre 2015

Bruxelles – Ce sera la première fois que l’Europe supprimera des denrées alimentaires de sa liste de contrôles établie suite à la catastrophe de Fukushima dai ichi en Mars 2011.

Selon les sources du journal, l’Europe prévoirait d’exempter de contrôles les légumes, les fruits autres que les kakis, et les produits animaux. [ndtr: La chaîne de télé NHK cite en plus le sarrasin et le thé de la préfecture de Fukushima].

L’Union Européenne va également cesser d’exiger des certificats de contrôle pour les aliments en provenance des préfectures de Aomori et Saitama.
De plus, le riz et quelques autres aliments produits dans d’autres préfectures seront retirés de la liste des contrôles; une poignée de plantes sauvages comestibles y sera ajoutée.

Selon des sources proches du dossier, le Japon espère que l’assouplissement des restrictions de l’UE aidera à consolider la notion qu’il n’y a aucune base scientifique en faveur du maintien de la régulation.

La Corée du sud interdit l’importation de certains produits de pêche en provenance du Japon. Taiwan a renforcé ses règlements concernant les importations.

Lors d’une réunion d’experts mercredi dernier, l’UE a approuvé le proposition de dérégulation faite par la Commission européenne; elle est basée sur une analyse des résultats des tests qui ont été réalisés.
Selon les sources, la Commission, le bras exécutif de l’UE devrait officiellement décider les mesures de dérégulation à la fin de cette année.

Lors d’une rénion au début du mois à Luxembourg, le ministre des affaires étrangères, Fumio Kishida, a demandé à son homologue de l’Union Européenne, Federica Mogherini, d’alléger ou de supprimer les règles d’importation.

Le gouvernement japonais a pour objectif de stimuler les exportations japonaises de produits alimentaires jusqu’à 1 trillion de Yens d’ici 2020. A comparer aux 611,7 billions constatés en 2014.
Les exportations alimentaires du Japon vers les pays de l’UE en 2014 ont totalisé 33,2 billions de Yens, soit 5,4% du total des exportations alimentaires japonaises.
Quoiqu’elles soient modestes, les exportations alimentaires du Japon vers l’Union Européenne ont cru de 17% par rapport à l’année dernière.

L’article du Japan Times en anglais
L’article de la chaîne de télévision NHK


Notes

  • On connait la priorité des « autorités » qui est de ne pas nuire à l’industrie nucléaire, ni au commerce, avant la santé des populations.
  • Sont-ce les mêmes experts qui n’osent se montrer quand la CRIIRAD critique les normes qu’ils proposent pour l’alimentation des populations européennes en cas d’accident nucléaire ?
    Voir l’article au sujet de la protection des européens en cas d’accident nucléaire
  • Rien n’est dit sur les résultats des tests pratiqués ces dernières années.
    Précisions:
  • 1000 yens =7,68 €
  • 1 million de Yens (10E6) = 7681 €
  • 1 billion= 10E9 = 1 milliard
  • 1 trillion= 10E12 = mille milliards

le 28 Novembre 2015

COP 21

Le changement climatique
La pollution radioactive croissante
Mêmes responsables
Mêmes politiques
Oct 15

En cas de catastrophe nucléaire en Europe nous mangerons contaminé

Des autorisations de contamination radioactive des aliments excessivement élevées sont sur le point d’être adoptées par le Conseil de l’Union Européenne en cas d’accident nucléaire.

La CRIIRAD a analysé le dossier; elle a relevé des erreurs et anomalies inacceptables. Devant l’impossiblité de contacter les auteurs de ces normes, bien cachés derrière le secret administratif, elle s’adresse maintenant au Président de la République.

Je reprends ci-dessous des extraits de la lettre ouverte de la CRIIRAD au président de la République
Que vous pouvez consulter en entier ici
(La mise en page est de Vivre après Fukushima)

LETTRE OUVERTE de la CRIIRAD
au Président de la République

Le 14 Octobre 2015
Objet : ACCIDENT NUCLEAIRE / CONTAMINATION RADIOACTIVE DES ALIMENTS
Responsabilité des autorités françaises dans l’adoption d’un règlement exposant la population à des niveaux de risque inadmissibles

Monsieur le Président,
Le Conseil de l’Union européenne est sur le point d’adopter un règlement fixant des limites de contamination alimentaire excessivement élevées en cas d’accident nucléaire.
Comme vous le savez, un règlement européen est d’application directe et obligatoire en France, sans possibilité d’adaptation. Il faut donc agir avant son adoption.
Le projet a été élaboré par la Commission européenne sur la base des travaux du groupe d’experts de l’article 31 du traité Euratom (rapport d’expertise RP 105 de 1998, confirmé par les avis de 2011 et 2012).
Les vérifications auxquelles nous avons procédé montrent que les niveaux de risque associés aux limites européennes sont 10 à 100 fois supérieurs à ce qu’affirment les responsables.
Ces écarts proviennent d’une accumulation d’erreurs, d’incohérences et d’omissions qui discrédite le rapport des experts et invalide ses conclusions.

Les quelques exemples ci-après vous permettront de comprendre qu’il ne s’agit pas de points de détail. Les experts ont en effet :

  • 1/ « oublié » de comptabiliser l’impact de l’une des 5 catégories d’aliments !
  • 2/ méconnu le problème crucial de la dose à la thyroïde (responsable, après Tchernobyl, d’une véritable épidémie de cancer dans la cohorte des plus jeunes enfants) !
  • 3/ défini des limites pour un accident lointain (à plus de 1 000 km des frontières) alors que le règlement s’applique aussi – et avant tout – aux accidents pouvant survenir en Europe !
  • 4/ dimensionné les limites pour 1 ou 2 gorgées d’eau par jour alors que le règlement stipule que les calculs ont tenu compte d’une consommation d’eau courante !
  • 5/ commis des « erreurs » conduisant à sous-évaluer de 10 fois à 200 fois ( !) les doses reçues par les enfants de 1 an du fait du plutonium !

(Cf. démonstrations dans les annexes 1 à 4)…

Nous nous sommes demandé comment les Etats européens pouvaient se mettre d’accord sur des limites aussi dangereuses, fondées sur un rapport truffé d’erreurs ?…

Un courriel des autorités autrichiennes nous apprend que les représentants des Etats membres ont été pleinement informés des travers du rapport d’expertise. L’Autriche et l’Allemagne sont intervenues mais, faute de majorité, n’ont pu obtenir la révision du rapport et ont tenté de compenser ses insuffisances tout en s’efforçant d’éviter le pire : des Etats membres ont en effet soutenu « longtemps – et avec véhémence » les dispositions autorisant, en situation d’urgence, la fixation de limites encore supérieures aux niveaux définis dans le règlement !

Sur la base des informations transmises par le cabinet du ministère de la santé autrichien, nous souhaitons obtenir des réponses aux 2 questions suivantes :

  • 1/ Pourquoi la France n’a-t-elle pas joint ses efforts à ceux de l’Autriche et de l’Allemagne pour remettre à plat le travail d’expertise ? Comment nos représentants ont-ils pu accepter que la protection de plus de 500 millions d’Européens dépende d’un rapport qui sous-évalue scandaleusement les doses ? Ainsi que vous pourrez le constater en lisant l’annexe 2, les experts se sont trompés de façon grossière dans leurs calculs sur le taux de plutonium dans les aliments pour nourrissons ! : couvrir de telles erreurs est impardonnable…
  • 2/ Est-ce plus grave encore ? La France s’est-elle battue pour que soit autorisé, en cas d’accident, le relèvement des limites de contamination définies dans le règlement ?

Le 30 ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl approche et notre question s’inscrit dans un contexte historique difficile à oublier : en 1986, le service chargé de la surveillance radiologique du territoire français a enfreint délibérément, systématiquement et ouvertement le règlement européen interdisant l’importation d’aliments présentant des taux de césium radioactif supérieurs à 600 Bq/kg. Son directeur, le Pr PELLERIN, a signé nombre de télex faisant état de résultats d’analyse dépassant largement ces limites et invariablement assortis de la mention « ces produits sont sans exception consommables sans restriction »

…. En cette année 2015, alors que la révision de ces textes est enfin à l’ordre du jour, la préoccupation des autorités françaises est-elle encore et toujours de préserver les intérêts de l’industrie nucléaire, quoi qu’il en coûte pour la santé des personnes, et tout particulièrement des enfants ? Les calculs que nous avons conduits montrent qu’ils supporteront la plus lourde part du détriment : la moitié des cancers provoqués par la consommation des aliments légalement contaminés se développera dans leur organisme alors qu’ils ne représentent que 15% de la population.

… Ne laissez pas vos conseillers vous convaincre qu’en cas d’accident grave, les limites pourront toujours être revues à la baisse… en situation d’urgence, chaque heure compte. Il ne sera plus temps de débattre, de consulter les experts et de tenter de trouver un accord qui satisfasse les 28 Etats membres.

Compte tenu des enjeux sanitaires, nous considérons que votre responsabilité et celle de votre gouvernement sont engagées. A ce jour, le projet de règlement n’a pas été adopté par le Conseil de l’Union européenne : vous pouvez encore refuser de le cautionner et demander qu’il soit procédé, dans les plus brefs délais, à un réexamen complet et approfondi des textes et de leur justification, aussi bien scientifique qu’éthique.

La pétition que nous avons lancée pour une « refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation, incluant la réduction drastique des niveaux de contamination autorisés en cas d’accident nucléaire » a recueilli à ce jour plus de 30.000 signatures. Elles seront bien plus nombreuses lorsque le dossier sera médiatisé car la gravité des faits révolte tous ceux qui en prennent connaissance.

…espérant un changement radical dans la position de la France, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre respectueuse considération.

Le président de la CRIIRAD, Roland DESBORDES
P/o Corinne CASTANIER, Responsable Réglementation / Radioprotection
Copie à : Premier ministre et Ministres en charge de la santé, de l’écologie, de l’agriculture et de la Contamination des aliments en Europe en cas d’accident nucléaire

Lire la lettre ouverte en entier
Les annexes détaillant erreurs du projet.
Signer la pétition


La CRIIRAD

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses homologué.

Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org


Note

Les Normes, c’est sur le papier. Mais où sont les matériels de détection ? Les personnels sachant les mener au bon endroit et réaliser des mesures fiables ? Comment les aliments trop contaminés seront-ils sortis des circuits alimentaires ? Le consommateur sera-t-il informé du niveau de contamination de ce qu’il achète ?
Les femmes enceintes et les enfants devraient pouvoir accéder à des aliments non contaminés.
La gestion des suites d’un accident nucléaire est un vrai casse-tête. Il vaudrait-mieux qu’il n’y ait plus d’accident grave. Ce qui signifie l’arrêt des installations nucléaires en commençant par les plus vieilles. Resteront les problèmes non résolus du démontage des installations et pour les siècles qui suivent la gestion des tonnes de déchets radioactifs dangereux.


L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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et dans la colonne de droite de cette page.