Oct 30

Le déni des responsabilités du nucléaire par les institutions officielles de l’ONU

Un texte du Dr Gordon Edwards président du CCNR

CCNR: Canadian Coalition for Nuclear Responsibility
en version française: Regroupement pour la Surveillance du Nucléaire: RSN

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26 octobre 2015

Deux organismes internationaux associés à l’organisation des nations Unies -–l’UNSCEAR et l’OMS –n’ont pas hésité à affirmer qu’il ne sera pas possible de prouver que les conséquences néfastes sur la santé du désastre de Fukushima sont attribuables aux rayons. Ils se basent sur une argumentation mathématique abstraite, sans aucune preuve médicale, et sans connaître les doses individuelles de rayonnements ionisants reçues par les citoyens japonais habitant dans le région où la catastrophe de Fukushima a eu lieu.

Ces organismes ne nient pas qu’il y aura de nombreux cancers, leucémies, effets génétiques et autres maladies causées par l’accident dans les décades à venir; ils disent simplement qu’il est peu probable que quiconque sera en mesure de prouver, hors de tout doute raisonnable, en utilisant des méthodes statistiques, que ces décès supplémentaires seront causés par l’exposition des gens à la radioactivité provenant des réacteurs de Fukushima dai ichi.

John Gofman, un physicien nucléaire pionnier qui est devenu un chercheur médical primé, a appelé cela « le crime parfait »: vous savez qui a été tué, vous connaissez la cause du décès, vous savez qui en est l’auteur, mais vous ne pouvez pas le prouver.
Et en effet, ces deux organismes internationaux n’ont absolument rien fait pour aider à recueillir les éléments qui auraient permis de prouver quelque chose: c’est à dire collecter des données sur les expositions individuelles; ce qui aurait pu être fait par exemple en collectant systématiquement les dents des bébés par localisation géographique. Les dents des bébés pourraient avoir absorbé du strontium 90 ou d’autres radionucléides ostéotropes et auraient donné une estimation approximative de l’exposition aux radiations des jeunes enfants en fonction de leur emplacement.

Toutes les maladies radio-induites consécutives à une exposition chronique de faible niveau ont une «période de latence» qui se mesure en années ou en décades avant que les effets médicaux complets ne soient visibles dans la population exposée.
Les cancers de la Thyroïde ont l’une des périodes de latence les plus courtes, spécialement chez les jeunes enfants; de sorte que cette maladie est la première chose à rechercher. Au Belarus, plus de 5.000 enfants ont du subir l’ablation chirurgicale de leur glande à la suite de l’accident de Chernobyl; et dans ce cas la période de latence a été d’environ 5 ans.

Dans la région de Fukushima le nombre de cancers de la thyroïde chez les enfants a été tellement plus grand que prévu qu’il est difficile d’échapper à la conclusion que ces cancers en plein accroissement sont dus aux radiations.
Ironiquement, ceux qui mettent leur foi dans les estimations à vue de nez de l’UNSCEAR et de l’OMS soutiennent que la relation de cause à effet ne peut être prouvée en l’absence de mesures de dose individuelles.

Ainsi, on pourrait conclure, en l’absence de preuves et de doses individuelles, que ces cancers ne SONT PAS causés par les rayons,
mais on ne pourrait pas conclure que ces cancers SONT provoqués par les radiations alors qu’on constate une augmentation de 20 à 50 fois du nombre de cancers de la Thyroïde, quoiqu’on n’ait pas de données sur les doses individuelles ?

Le Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a été vivement critiqué par l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), lauréate du prix Nobel, pour avoir une approche biaisée envers les conséquences médicales de la triple fusion des coeurs de Fukushima; l’UNSCEAR en effet nie ou minimise les conséquences sur la santé des émissions radioactives des réacteurs accidentés.

«Alex Rosen, de l’IPPW-Allemagne, un des principaux auteurs de la critique, affirme que l’UNSCEAR est composé de délégués d’états nucléaires qui ont des intérêts et une vue biaisée sur l’énergie nucléaire. Leur rapport sur la catastrophe nucléaire se fonde plus sur les publications de l’industrie nucléaire que sur des sources indépendantes; il omet ou interprète de façon erronée des aspects cruciaux sur l’exposition aux rayonnements et il utilise des hypothèses contestables comme base pour ses calculs.»
Voir: http://tinyurl.com/n9wkqxr

Par ailleurs l’organisation Mondiale de la santé (OMS) est liée par un accord signé il y a longtemps (1959) avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA); Il limite la capacité de l’OMS à procéder à des études ou à publier des rapports sur les effets observés chez les populations exposées aux rayonnemens nucléaires émis par les installations nucléaires autorisées.
Voici un extrait de l’accord:

«..L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) la responsabilité première d’encourager, assister et coordonner la recherche sur, et le développement et l’application pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques à travers le monde; sans préjudice du droit de l’OMS de promouvoir, développer, assister et coordonner l’action sanitaire internationale, y compris la recherche sous tous ses aspects…
Chaque fois qu’une des associations se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine où l’autre organisation a ou pourrait avoir un intérêt substantiel, la première partie s’engage à consulter l’autre en vue de régler la question d’un commun accord.»

Gordon Edwards, président du RSN.

L’auteur poursuit:

  • En signalant une émission de TV Canadienne au cours de laquelle il a parlé de l’incidence élevée des cancers de la thyroïde:
    https://www.youtube.com/watch?v=Xk1L_JHHFuA&feature=youtu.be
  • Il signale que: La principale source d’iode alimentaire au Japon c’est les algues et non pas l’ingestion de lait comme c’est le cas en Europe et en Amérique du nord. Il est probable que cet iode alimentaire est la cause de la hausse dramatique des cas de cancers de la Thyroïde chez les enfants japonais

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Note

Effectivement, les japonais consomment régulièrement des algues. Qui contiennent de l’Iode.
Si les algues contiennent de l’Iode radioactif, il ne peut pas s’agir de l’Iode 131 rejeté lors de l’accident de 2011. Il ne peut s’agir que d’Iode rejeté récemment par la centrale ruinée.
En effet la période de l’Iode 131 est de 8 jours; au bout de 3 mois il a perdu son activité radioactive.
On a trouvé en juillet 2015 de l’Iode 131 dans les boues d’une station d’épuration à Gunma (voir l’article).Il est donc très vraisemblable que les réacteurs en ruine émettent encore actuellement de l’Iode radioactif et sont capables de contaminer les algues.
Des mesures et des précisions seraient bienvenues sur ce sujet.


Le RSN est un organisme sans but lucratif, reconnu par gouvernement fédéral canadien en 1978. Il est voué à l’éducation et à la recherche concernant toutes les questions qui touchent à l’énergie nucléaire, civiles ou militaires — y compris les solutions alternatives au nucléaire — et tout particulièrement celles touchant au Québec et au Canada.

Le site du RSN (en français)
http://ccnr.org/index_f.html
http://ccnr.org/index_fuk.html

le texte d’origine en anglais:
http://www.fukushima-is-still-news.com/2015/10/children-cancers-radiation.html

Le site de «independent WHO» qui milite pour l’indépendance de l’OMS vis à vis de l’AIEA
http://independentwho.org/fr/


Les critiques du rapport de l’UNSCEAR:

La critique du rapport de l’UNSCEAR par les médecins de l’IPPNW
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-medecins-de-lippnw-critiquent-severement-le-dernier-rapport-de-lunscear/
Vous pouvez y trouver un résumé de leurs critiques et en télécharger la version française intégrale

La critique par le Dr Keith BAVERSTOCK
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/la-critique-du-rapport-2013-de-lunscear-sur-les-consequences-de-fukushima-en-francais/
La critique par les 40 ONG:
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/40-ong-ont-demande-a-lonu-la-revision-du-rapport-de-l-unscear-sur-les-consequences-de-fukushima-pour-la-sante/

Le rapport de l’UNSCEAR:
http://www.unscear.org/docs/reports/2013/13-85418_Report_2013_Annex_A.pdf

Le 30 octobre 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Oct 28

Le nucléaire, une fausse solution pour le climat

L’option nucléaire contre le changement climatique

Le rapport sur le nucléaire et le climat du bureau d’expertise WISE vient de paraître (1O octobre 2015)

La présentation et les commentaires de Médiapart: cliquer ICI

L’étude de Wise-Paris

WISE-­‐Paris (Service Mondial d’Information sur l’énergie) une agence d’information, d’étude et de conseil sur le nucléaire et sur l’énergie, de statut associatif, créée en 1983 et basée à Paris.
C’est un organisme indépendant de toute organisation dénommée Wise, y compris Wise Amsterdam, co-commanditaire de l’étude

le 28 octobre 2015

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Oct 20

Un premier cas de leucémie professionelle reconnu à Fukushima.

Le ministère du travail japonais a reconnu le caractère professionnel de la leucémie qu’a contractée un travailleur de la centrale de Fukushima dai ichi.

Résumé d’un article en anglais de la NHK, chaîne de télévision japonaise, le 20 octobre 2015
http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/english/news/20151020_34.html

L’homme a travaillé de Novembre 2011 à Novembre 2013 dans diverses centrales nucléaires dont celle de Fukushima dai ichi.
Les experts du ministère ont admis qu’il avait probablement contracté la leucémie suite aux travaux de nettoyage à Fukushima dai ichi.
Il a été exposé à 19,8 millisieverts en tout, dont 15,7 millisieverts à la centrale de Fukushima.
Sa leucémie est reconnue comme maladie professionnelle et il sera indemnisé.

La règle japonaise est qu’une indemnisation est due à un travailleur du nucléaire s’il a été exposé à un rayonnement annuel de 5 millisieverts et qu’il a développé le cancer plus d’un an après.
D’après le ministère, jusqu’à présent 13 cas de cancer ont été reconnus maladie professionnelle chez les travailleurs du nucléaire. C’est le premier à la centrale de Fukushima.
Environ 45.000 personnes ont travaillé à la centrale de Fukushima depuis l’ accident. Plus de 21.000 ont été exposés à des niveaux de 5 Millisieverts par an.

L’article en anglais sur le site de la NHK


Note

On sait que l’utilisation de la sous-traitance est importante sur le chantier de Fukushima dai ichi. Les sous-traitances en cascade on même donné lieu à quelques scandales (ponctions sur les salaires, intervention de la pègre, dosimètres entourés de plomb, travailleurs perdus de vue donc non suivis sur le plan santé…)

Le 20 octobre 2015

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Oct 19

Deux réacteurs nucléaires rebranchés au Japon; d’autres en préparation

Un nouveau réacteur nucléaire a été rebranché dans le sud ouest du Japon. C’est le second redémarage sous la nouvelle réglementation adoptée après l’accident de Fukushima. Les exploitants de centrales nucléaires se préparent à redémarrer 3 réacteurs de plus.
Mais de nombreux riverains disent qu’ils ont besoin de plus d’informations.

Ci dessous la traduction d’une émission de la NHK, (télévision japonaise assez officielle) du 16 Octobre 2015.
http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/english/news/nuclearwatch/20151016.html

Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Sendai a été raccordé jeudi (15 octobre) au secteur. Le réacteur n°1 avait été redémarré en août. Jusqu’à cette date tous les réacteurs nucléaires japonais étaient débranchés depuis Septembre 2013.

les centrales japonaises

Les centrales nucléaires japonaises


Deux réacteurs de la centrale de Takahama et un de la centrale de Ikata ont été déclarés conformes à la nouvelle réglementation.
Les opérateurs de la centrale de Takahama veulent se rebrancher en janvier. Mais une décision de justice les bloque.

La centrale de Ikata est en cours de contrôle par les régulateurs.
Actuellement, les compagnies d’électricité ont demandé l’ agrément pour 20 autres réacteurs.

Les représentants du gouvernement disent que le redémarrage des centrales nucléaires assurera un approvisionnement stable en électricité et moins d’émissions de gaz à effet de serre. Et les opérateurs des centrales disent que le coût du carburant pour les centrales thermiques est extrèmement lourd.

Isamu Matsumya vit dans la ville de Takahama. Il admet que le redémarrage des réacteurs est nécesaire. Mais il est mécontent de la façon dont l’administration locale gère la question.
Il dit que les fonctionnaires de la ville diffusent des informations sur les mesures de sécurité six fois par jour à la télévision. Mais il n’y a pas eu de réunions en face à face avec les habitants.

Matsumiya a répondu à un questionnaire. Il a demandé comment, en cas de désastre, on empêchera les fuites d’eau radioactive. La réponse qu’il a reçue affirmait seulement que «le gouvernement travaille sur la question».
Matsumiya: « les fonctionnaires ne comprennent pas ce que nous ressentons quand nous posons ces questions.»« Je suis déçu de la façon dont ils répondent aux habitants».

Certains autres habitants ont souligné des problèmes avec les plans d’évacuation de la ville. La plupart prévoient d’utiliser une route côtière.
Les officiels de la ville prévoient que la route sera innondée si un tsunami frappe cette région.
Les experts indiquent également que de nombreux évacués seront finalement bloqués dans les embouteillages.

Takanobu Sugimoto, directeur du bureau de préparation aux urgences affirme:« Le bureau fait de son mieux pour aider et se coordonner avec les autorités locales à réagir de façon appropriée en cas d’urgence

NHK a mené un sondage le week end dernier demandant aux gens ce qu’ils pensent du redémarrage des réacteurs. 18 pour cent des répondants soutiennent le redémarrage des centrales alors que 43 % y sont opposés.

sondage NHK

Sondage NHK

Les experts disent que le gouvernement doit montrer comment il entend protéger la sécurité publique s’il veut obtenir l’appui de la population.

Voir l’émission télé de la NHK
Sur le même sujet lire l’article du Monde: Dans une relative indifférence le Japon relance un deuxième réacteur nucléaire

le 19 octobre 2015

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Oct 15

En cas de catastrophe nucléaire en Europe nous mangerons contaminé

Des autorisations de contamination radioactive des aliments excessivement élevées sont sur le point d’être adoptées par le Conseil de l’Union Européenne en cas d’accident nucléaire.

La CRIIRAD a analysé le dossier; elle a relevé des erreurs et anomalies inacceptables. Devant l’impossiblité de contacter les auteurs de ces normes, bien cachés derrière le secret administratif, elle s’adresse maintenant au Président de la République.

Je reprends ci-dessous des extraits de la lettre ouverte de la CRIIRAD au président de la République
Que vous pouvez consulter en entier ici
(La mise en page est de Vivre après Fukushima)

LETTRE OUVERTE de la CRIIRAD
au Président de la République

Le 14 Octobre 2015
Objet : ACCIDENT NUCLEAIRE / CONTAMINATION RADIOACTIVE DES ALIMENTS
Responsabilité des autorités françaises dans l’adoption d’un règlement exposant la population à des niveaux de risque inadmissibles

Monsieur le Président,
Le Conseil de l’Union européenne est sur le point d’adopter un règlement fixant des limites de contamination alimentaire excessivement élevées en cas d’accident nucléaire.
Comme vous le savez, un règlement européen est d’application directe et obligatoire en France, sans possibilité d’adaptation. Il faut donc agir avant son adoption.
Le projet a été élaboré par la Commission européenne sur la base des travaux du groupe d’experts de l’article 31 du traité Euratom (rapport d’expertise RP 105 de 1998, confirmé par les avis de 2011 et 2012).
Les vérifications auxquelles nous avons procédé montrent que les niveaux de risque associés aux limites européennes sont 10 à 100 fois supérieurs à ce qu’affirment les responsables.
Ces écarts proviennent d’une accumulation d’erreurs, d’incohérences et d’omissions qui discrédite le rapport des experts et invalide ses conclusions.

Les quelques exemples ci-après vous permettront de comprendre qu’il ne s’agit pas de points de détail. Les experts ont en effet :

  • 1/ « oublié » de comptabiliser l’impact de l’une des 5 catégories d’aliments !
  • 2/ méconnu le problème crucial de la dose à la thyroïde (responsable, après Tchernobyl, d’une véritable épidémie de cancer dans la cohorte des plus jeunes enfants) !
  • 3/ défini des limites pour un accident lointain (à plus de 1 000 km des frontières) alors que le règlement s’applique aussi – et avant tout – aux accidents pouvant survenir en Europe !
  • 4/ dimensionné les limites pour 1 ou 2 gorgées d’eau par jour alors que le règlement stipule que les calculs ont tenu compte d’une consommation d’eau courante !
  • 5/ commis des « erreurs » conduisant à sous-évaluer de 10 fois à 200 fois ( !) les doses reçues par les enfants de 1 an du fait du plutonium !

(Cf. démonstrations dans les annexes 1 à 4)…

Nous nous sommes demandé comment les Etats européens pouvaient se mettre d’accord sur des limites aussi dangereuses, fondées sur un rapport truffé d’erreurs ?…

Un courriel des autorités autrichiennes nous apprend que les représentants des Etats membres ont été pleinement informés des travers du rapport d’expertise. L’Autriche et l’Allemagne sont intervenues mais, faute de majorité, n’ont pu obtenir la révision du rapport et ont tenté de compenser ses insuffisances tout en s’efforçant d’éviter le pire : des Etats membres ont en effet soutenu « longtemps – et avec véhémence » les dispositions autorisant, en situation d’urgence, la fixation de limites encore supérieures aux niveaux définis dans le règlement !

Sur la base des informations transmises par le cabinet du ministère de la santé autrichien, nous souhaitons obtenir des réponses aux 2 questions suivantes :

  • 1/ Pourquoi la France n’a-t-elle pas joint ses efforts à ceux de l’Autriche et de l’Allemagne pour remettre à plat le travail d’expertise ? Comment nos représentants ont-ils pu accepter que la protection de plus de 500 millions d’Européens dépende d’un rapport qui sous-évalue scandaleusement les doses ? Ainsi que vous pourrez le constater en lisant l’annexe 2, les experts se sont trompés de façon grossière dans leurs calculs sur le taux de plutonium dans les aliments pour nourrissons ! : couvrir de telles erreurs est impardonnable…
  • 2/ Est-ce plus grave encore ? La France s’est-elle battue pour que soit autorisé, en cas d’accident, le relèvement des limites de contamination définies dans le règlement ?

Le 30 ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl approche et notre question s’inscrit dans un contexte historique difficile à oublier : en 1986, le service chargé de la surveillance radiologique du territoire français a enfreint délibérément, systématiquement et ouvertement le règlement européen interdisant l’importation d’aliments présentant des taux de césium radioactif supérieurs à 600 Bq/kg. Son directeur, le Pr PELLERIN, a signé nombre de télex faisant état de résultats d’analyse dépassant largement ces limites et invariablement assortis de la mention « ces produits sont sans exception consommables sans restriction »

…. En cette année 2015, alors que la révision de ces textes est enfin à l’ordre du jour, la préoccupation des autorités françaises est-elle encore et toujours de préserver les intérêts de l’industrie nucléaire, quoi qu’il en coûte pour la santé des personnes, et tout particulièrement des enfants ? Les calculs que nous avons conduits montrent qu’ils supporteront la plus lourde part du détriment : la moitié des cancers provoqués par la consommation des aliments légalement contaminés se développera dans leur organisme alors qu’ils ne représentent que 15% de la population.

… Ne laissez pas vos conseillers vous convaincre qu’en cas d’accident grave, les limites pourront toujours être revues à la baisse… en situation d’urgence, chaque heure compte. Il ne sera plus temps de débattre, de consulter les experts et de tenter de trouver un accord qui satisfasse les 28 Etats membres.

Compte tenu des enjeux sanitaires, nous considérons que votre responsabilité et celle de votre gouvernement sont engagées. A ce jour, le projet de règlement n’a pas été adopté par le Conseil de l’Union européenne : vous pouvez encore refuser de le cautionner et demander qu’il soit procédé, dans les plus brefs délais, à un réexamen complet et approfondi des textes et de leur justification, aussi bien scientifique qu’éthique.

La pétition que nous avons lancée pour une « refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation, incluant la réduction drastique des niveaux de contamination autorisés en cas d’accident nucléaire » a recueilli à ce jour plus de 30.000 signatures. Elles seront bien plus nombreuses lorsque le dossier sera médiatisé car la gravité des faits révolte tous ceux qui en prennent connaissance.

…espérant un changement radical dans la position de la France, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre respectueuse considération.

Le président de la CRIIRAD, Roland DESBORDES
P/o Corinne CASTANIER, Responsable Réglementation / Radioprotection
Copie à : Premier ministre et Ministres en charge de la santé, de l’écologie, de l’agriculture et de la Contamination des aliments en Europe en cas d’accident nucléaire

Lire la lettre ouverte en entier
Les annexes détaillant erreurs du projet.
Signer la pétition


La CRIIRAD

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses homologué.

Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org


Note

Les Normes, c’est sur le papier. Mais où sont les matériels de détection ? Les personnels sachant les mener au bon endroit et réaliser des mesures fiables ? Comment les aliments trop contaminés seront-ils sortis des circuits alimentaires ? Le consommateur sera-t-il informé du niveau de contamination de ce qu’il achète ?
Les femmes enceintes et les enfants devraient pouvoir accéder à des aliments non contaminés.
La gestion des suites d’un accident nucléaire est un vrai casse-tête. Il vaudrait-mieux qu’il n’y ait plus d’accident grave. Ce qui signifie l’arrêt des installations nucléaires en commençant par les plus vieilles. Resteront les problèmes non résolus du démontage des installations et pour les siècles qui suivent la gestion des tonnes de déchets radioactifs dangereux.


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Oct 11

Les cancers de la thyroïde des enfants de Fukushima sont bien dus à la radioactivité

Un épidémiologiste japonais, le prof. Toshihidé TSUDA de l’université de Okayama vient de publier avec son équipe une synthèse qui démontre que les cancers de thyroïde découverts à Fukushima sont bien liés à l’irradiation de l’accident de Fukushima.

L’étude du Pr TSUDA parue dans la revue «Epidemiology»

En voici la conclusion en français (traduction «Vivre après Fukushima»)

  • Dans la préfecture de Fukushima, on a détecté une augmentation de quelque 30 fois du nombre de cancers de la thyroïde chez les jeunes âgés de 18 ans et moins en 2011; déjà dans les 4 ans qui ont suivi l’accident de la centrale; que ce soit en comparant avec la moyenne japonaise ou en comparant avec le district le moins contaminé de Fukushima.
    Ce résultat est peu susceptible d’ être entièrement expliqué par l’effet du dépistage.
  • Concernant Tchernobyl, en Belarus et Ukraine l’excès du nombre de cancers de la thyroïde est devenu plus net 4 ou 5 ans après l’accident; ainsi l’excès observé [au Japon] nous incite à nous préparer à la possibilité de survenue de plus de cas dans quelques années.
  • Nous pourrions de plus en déduire la possibilité que l’exposition des habitants [à l’Iode 131] a été supérieure au rapport officiel ou à l’estimation de l’OMS; en effet le nombre de cancers de la thyroïde a cru plus vite que ce que prévoyait le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé.

La revue «Epidemiology»
Télécharger l’étude complète en anglais

Submitted 25 January 2015; accepted 10 August 2015.
Les références des 4 auteurs:
a.Toshihide Tsuda from the a Department of Human Ecology, Graduate School of Environmental and Life Science, Okayama University, Okayama, Japan;
b. Akiko Tokinobu and Etsuji Suzuki, Department of Epidemiology, Graduate School of Medicine, Dentistry and Pharmaceutical Sciences, Okayama University, Okayama, Japan;
c. Eiji Yamamoto, Department of Information Science, Faculty of Informatics, Okayama University of Science, Okayama, Japan.


Note

Jusqu’à présent tout lien entre les cancers de la thyroïde détectés et les fuites radioactives était nié par les officiels japonais.

  • L’un des arguments était que si on découvrait plus de cancers qu’avant c’était dû aux progrès du dépistage ou même au simple fait de pratiquer des dépistages; certains osaient même préconiser l’arrêt des opérations de dépistage !
  • Le second argument était que c’était trop tôt pour être en relation avec l’accident Nucléaire. A Tchernobyl les premiers cas ne seraient apparus que 4 ans après l’explosion. Le problème, c’est qu’il n’y a pas eu de dépistages autour de Tchernobyl les 3 premières années (ref 30 de la publication)

Ces deux arguments sont invalidés par l’étude du Pr Tsuda.


le 11 Octobre 2011

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Oct 09

Svetlana Alexievitch prix Nobel de littérature

Svetlana Alexievitch
Écrivain et journaliste Biélorusse elle est l’auteure du livre «La supplication», Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse.
Un livre poignant sur les conséquences humaines de l’accident de Tchernobyl.

Autrement plus humain et proche des gens que les froides statistiques du lobby du nucléaire.
On le trouve facilement en librairie.

Un extrait de la présentation qu’en fait «le Monde»:

Son œuvre forte et cohérente chemine à la lisière du documentaire. Les livres de Svetlana Alexievitch – six à ce jour – sont bâtis à partir de récits, tous patiemment collectés, dans un souci de vérité et de justesse. « Je vais vers l’homme pour rencontrer son mystère », dit-elle, « d’âme à âme, parce que tout se passe là ». Svetlana Alexievitch n’a jamais recours à la fiction : seul le récit lui paraît être véritablement à la hauteur de ce qui arrive…

La Supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’Apocalypse, traduit en dix-sept langues, – et à ce jour encore interdit en Biélorussie –, donne la pleine mesure de son talent : un chœur d’hommes et de femmes y raconte le calvaire subi après l’accident nucléaire.

Magistrale polyphonie que l’on retrouve dans son dernier ouvrage en date, La Fin de l’homme rouge (2013, prix Médicis essai), consacré à cet « homo sovieticus » qu’il s’agit de sauver du mensonge et de l’oubli en en racontant les rêves, les épreuves et surtout le tragique destin. « Sculpter une époque », voilà ce qui importe à l’écrivaine, rendre ses spasmes et ses tremblements. Non pas l’histoire, telle que consignée dans les archives et les chroniques autorisées, mais « l’histoire des émotions, de l’esprit, de l’expérience humaine ».

L’article complet du «Monde»
Un entretien avec Svetlana Alexievitch, très intéressant, il retrace son itinéraire, ses démêlés avec les autorités…

Le 9 Octobre 2015

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Oct 05

Les inquiétudes des mères de Fukushima persistent 4 ans après.

Rester ou fuir – Réticentes à parler, les mamans de Fukushima reconnaissent leur crainte des radiations et les pressions de leurs familles.

Traduction d’un article en anglais du Japan times du 29 Septembre 2015

Les mères de Fukushima ont du prendre des décisions difficiles pour leurs familles après la catastrophe nucléaire de Mars 2011. Plus de 4 ans après, c’est toujours le cas.

Celles qui sont restées dans la préfecture de Fukushima vivent dans l’inquiétude permanente pour la santé de leurs enfants. Mais choisir de partir les expose aux acusations d’être de mauvaises épouses qui ont abandonné leurs parents, leur communauté et leurs maris liés par leur emploi.

Qu’elles aient pris le décision de rester ou de partir, c’est une situation perdante car elles ne peuvent vivre l’idéal d’une «ryosai kenbo» ( Bonne épouse, mère avisée).
« Consciemment ou pas, les femmes connaissent le rôle qu’elles sont appelées à jouer dans une famille. Après le séisme et le catastrophe nucléaire, tout a changé»disait Yukiko (ce n’est pas son vrai nom), une mère évacuée volontaire âgée de 30 ans. « Je ne peux plus vivre selon ces attentes et la société me juge».
Toutes les femmes interrogées à ce sujet on parlé sous condition d’anonymat.

Au moment de la crise à la centrale n°1 de Fukushima, Tokyo Electric Power a instauré une zone interdite de 20 km autour du site; le gouvernement affirmait qu’au delà les conditions étaient sûres. Beaucoup n’ont pas cru cette affirmation.
Yuriki, une femme de 70 ans qui vit à Minamisoma (préfecture de Fukushima) pense que l’établissement de ces zones a divisé la communauté.

Yuroko: «Certaines personnes ont fait confiance à la parole du gouvernement et ont continué de vivre ici; mais d’autres n’ont pas supporté de vivre chaque jour dans l’inquiétude et sont parties». «Personne ne savait que croire et les communautés se sont disloquées»

La crainte des radiations, les rumeurs, les informations des médias au sujet de la sécurité de l’alimentation locale ont incité de nombreuses mères qui vivaient juste à l’extérieur de la zone interdite d’évacuer volontairement pour le bien de la santé de leurs enfants. Certaines sont parties vers les préfectures voisines, y compris Iwate et Miyagi; d’autres ont fait le grand saut vers le sud de Tokyo.

« Pour être honnête, je n’avais guère de connaissances sur les réacteurs de Fukushima. Mais je savais que l’exposition à de fortes doses de radiations pouvait être mortelle» disait Yuko, 30 ans, mère d’ une fille de 6 ans. « Je suis partie à Tokyo dans la semaine qui a suivi la catastrophe. Mon mari est resté à Fukushima, mais j’étais déterminée à donner la priorité à la sécurité de ma fille
Très souvent, les évacuées volontaires comme Yuko sont des mères qui ont fui avec leurs enfants pendant que leurs maris restaient à Fukushima pour le travail.

Certaines ont été accusées d’abandonner ou de s’éloigner de leurs familles, spécialement celles qui se sont mariées sur place. La famille a étiqueté ces épouses comme déloyales et exagérément sensibles.
Les mères inquiétes pensent qu’il est sage de protéger leurs enfants de l’exposition aux rayons. Mais sans aucune preuve scientifique ou médicale pour justifier leur décision de partir, elles se sentent souvent coupables de quitter une communauté soudée.

Yuko disait: « chaque fois que je vais visiter ma ville natale pour un enterrement ou une fête traditionelle, mes parents me posent la même question:
« Quand revenez-vous à la maison ? C’est sûr maintenant
Les relations avec ma famille se distendent.»

Même ceux qui sont partis à Tokyo n’y trouvent pas forcément une vie meilleure.
Le gouvernement aide les évacués qui vivaient dans la zone des 20 km en leur fournissant un logement gratuit et une allocation mensuelle. Mais les évacués volontaires n’y ont pas droit et il leur est donc difficile d’y faire leur vie.

La vie est tout aussi difficile pour les mères qui restent à Fukushima. Elles sont en permanence inquiètes au sujet des dangers invisibles des radiations et quant à savoir si elles ont fait le bon choix en restant.
Certaines affirmaient qu’elles ont décidé de rester pour le bien de leur mari et pour ne pas séparer la famille. D’autres, comme Hiroko, estimaient qu’elles n’avaient pas le choix – elles n’avaient pas d’argent pour évacuer, elles ne pouvaient pas trouver un logement pour une famille de 5 personnes avec des animaux et elles avaient une qualité de vie à Fukushima qu’elles ne voulaient pas risquer de perdre.

«Il est étrange que personne ne parle de ses inquiétudes concernant le 3/11 » (date de l’accident nucléaire) déclare Hiroko une trentenaire qui vit maintenant dans la ville de Kashima, préfecture de Fukushima. « C’est comme si le désastre n’était jamais survenu et que les gens avaient effacé la dure réalité

Les mères qui restent sont également stigmatisées comme des « mauvaises mères ».
Hiroko: « Parfois quand je suis seule, je me mets à pleurer en imaginant l’avenir de mes enfants. Je crains que mes enfants ne tombent malades; et ceux que j’aime le plus vont me tenir rancune de n’avoir pas su les protéger. C’est ma plus grande crainte
Alors que la reconstruction avance dans la préfecture, avec des affiches partout vantant des slogans tels que « Gambaro nippon » (tiens le coup, Japon) ou « Gambaro Fukushima », il y a une pression sur les mères pour qu’elles gardent leurs soucis pour elles.

un groupe de Beteran Mama  no Kai

un groupe de Beteran Mama no Kai

Ce qui a sauvé certaines mères ce sont des groupes de soutien par des pairs – organisations créées spécialement pour les femmes qui peuvent y partager l’information et se soutenir mutuellement.
Parmi ces groupes il y a « Beteran Mama  no Kai» (Groupe de mères chevronnées), une organisation basée à Fukushima et Tokyo.
Le principal but du groupe est d’encourager les mères qui ont été victimes du 3/11 à parler avec d’autres femmes dans la même situation et de se faire des relations. Des réunions mensuelles permettent de veiller sur chacune et de soulager le stress.
Akiko était de celles qui ont rejoint le groupe:
« J’était capable de parler avec les autres femmes sur des sujets dont je n’aurais pas pu parler dans la vie de tous les jours, comme les règlements alimentaires, ou les niveaux de radiations. J’ai pu me faire des amies dans le groupe et je ne me sens plus si seule. »

Les experts universitaires disent qu’on sait depuis longtemps que les femmes souffrent fortement après un traumatisme tel que celui-ci.
« Une catastrophe comme celle de Fukushima n’est pas un événement unique mais une période de lutte qui évolue au cours du temps » selon David Slater, professeur d’anthropologie à l’université de Sophia. « Et souvent les femmes portent le plus lourd fardeau tout en travaillant en coulisse. »

Alors que les mères vivant à Fukushima craignent pour la santé de leurs enfants et redoutent les bilans de santé en raison du risque d’obtenir un mauvais diagnostic, celles qui ont volontairement évacué vers Tokyo envisagent la possibilité de retourner vers le nord.
Certaines mères s’inquiètent de ce que leurs enfants ont besoin d’une figure paternelle dans leur vie.
De plus, l’équilibre entre deux foyers, à Fukushima et Tokyo est difficile financièrement et émotionellement – et il y a toujours cette pression psychologique de leurs parents de Fukushima pour qu’ils y retournent.

Pourtant, certains craignent de rentrer.
« Si je suis obligée de revenir à Fukushima, je devrai faire semblant de ne pas me soucier des radiations – ce qu’ actuellemnt je fais » disait Yuko l’évacuée à Tokyo.

Par Megan Green
paru dans le Japan Times du 29 septembre 2015
Traduction par « vivre-après-fukushima »

le 05 octobre 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Oct 01

420 Bq/kg de césium 134/137 dans des champignons vendus sur un étalage à Gunma

Le 25 septembre 2015, le Ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales a déclaré avoir relevé une haute radioactivité en Cs 134/137 dans des champignons déjà en vente.

situation de Gunma
Le record est de 420 Bq/kg dans des Shimeji. L’analyse a été menée par le National Institute of Health Sciences (Institut National des Sciences de la Santé).

Ils ont également relevé de 120 à 240 Bq/kg de Cs 134/137 dans 3 autres échantillons de champignons.

Tous étaient en vente et produits dans la préfecture de Gunma (200 km de la centrale).

L’échantillonnage a eu lieu mi-septembre.


J’ai simplement repris l’article original du Fukushima Diary: http://fukushima-diary.com/2015/09/420-bqkg-of-cs-134137-detected-from-mushroom-sold-on-a-shelf-in-gunma/


NOTE:

La teneur normale en Césium de tout objet ou être vivant sur terre est de ZÉRO.
Le Césium est un poison entièrement fabriqué par les industries nucléaires civile et militaire.
Les champignons sont connus pour concentrer la radioactivité du sol. Les japonais consomment beaucoup de champignons.

    Les normes alimentaires japonaises concernant les Césiums depuis le 1 Avril 2012:

  • 100 Bq/kg pour les aliments en général
  • 50 Bq/kg pour la nourriture pour enfants
  • 10 Bq/l pour l’eau potable

L’Europe s’est alignée sur ces chiffres. Mais un projet de réglement européen «en cas d’accident nucléaire» est en cours que critique vivement la CRIIRAD.
La CRIIRAD considère que ce projet établit des normes bien trop élevées, notamment pour les enfants. Certains chiffres sont manifestement erronés. Elle a demandé les coordonnées des « experts » qui ont rédigé ce projet , mais l’administration refuse de les communiquer.

Voir le dossier de la CRIIRAD

4 articles de Vivre-apres-fukushima traitent de ce problème:

Le 1er Octobre 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.