Avr 16

En 1984, le gouvernement japonais a caché un rapport concernant les conséquences d’une attaque sur une centrale nucléaire.

En 1984, le ministre des affaires étrangères japonais avait commandé une étude sur les conséquences éventuelles de l’attaque d’une centrale nucléaire en temps de guerre.
Ce rapport a été tenu secret, on comprend pourquoi:

Il concluait que jusque 18.000 personnes pourraient être tués du fait d’une exposition aigüe au rayonnement si elles n’étaient pas évacuées immédiatement.
Ce rapport évoquait également la possibilité d’une explosion d’Hydrogène consécutive à l’effondrement des barres de combustible; ce qui s’est précisément passé lors de l’accident de Fukushima de 2011.

Le document a été rendu public par le journal Tokyo Shimbun qui a réussi à l’obtenir en vertu d’une loi sur la divulgation d’informations.

Selon le ministère, cette étude avait été lancée après qu’Israël ait détruit un réacteur en construction en Irak en 1981.

Selon Hideyuki Ban, du Centre d’information nucléaire des citoyens, les centrales nucléaires au Japon ne sont pas conçues pour être capables de résister aux attaques de missiles ou à un crash d’avion suicide tels que les attaques terroristes 9/11 à New York en 2001.

La Commission de réglementation de l’énergie nucléaire exige désormais que les bâtiments des réacteurs soient suffisamment robustes pour résister au « crash intentionnel d’un gros avion» et d’autres attaques terroristes.
Mais la NRA refuse de divulguer plus de détails sur les règles de sécurité, disant qu’elles doivent être gardées secrètes pour des raisons de sécurité.

Ceci est le résumé d’un article paru en anglais le 08 avril sur le site du Japan Times qui lui-même a repris une information du Tokyo Shimbun
Lire l’article du Japan Times


Notes

J’aimerais bien connaître le détail des règles de sécurité de la NRA japonaises. Car, même si la cuve est restée indemne; comment protéger l’approvisionnement en électricité, les pompes, etc.

On se souvient qu’en France un document « secret » avait circulé, montrant qu’un réacteur ne sortirait pas indemne d’un crash d’avion de ligne. Récemment, les centrales nucléaires françaises ont été survolées impunément par des drones; un avion de ligne s’est crashé volontairement à quelques minutes de vol des installations nucléaires de la vallée du Rhône.

Finalement, un pays nucléarisé est porteur d’une grande fragilité envers le terrorisme et toute guerre conventionelle.

le 16 Avril 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
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Avr 10

La France délaisse les victimes de ses essais nucléaires

En Polynésie et ailleurs

Près de 50 ans après le premier essai nucléaire en Polynésie, l’armée française revient à Moruroa, ce printemps, pour rénover les installations de surveillance. 250 personnes viendront travailler sur ce chantier.
Mais la Défense estime que leur suivi radiologique individuel n’est pas nécessaire.
Pourtant, les retombées radioactives sont toujours présentes, mais passées sous silence. Du plutonium est enfoui sous l’atoll. Le lagon et ses récifs coralliens sont pollués. Les fonds sous-marins sont fragilisés par les explosions souterraines. Et les maladies génétiques liées à la radioactivité se développent dans les archipels environnants. Autant de tabous qui font penser à bon nombre de Polynésiens qu’ils ont été trahis.

Voir «Essais nucléaires en polynésie: la France méprise toujours les conséquences de l’héritage radioactif» sur Bastamag

le mémorial des victimes des essais nucléaires à Papeete

Dans les jardins de Pa’ofa’i, au centre de Papeete, l’association «Mururoa e tatou» a érigé un mémorial à la mémoire des victimes des essais nucléaires. Ce monument décoré par des artistes polynésiens est un lieu sacré où sont réunies des pierres symboliques provenant d’Hiroshima et de Nagasaki et des différents sites des essais nucléaires à travers le monde.
Les grands panneaux sculptés sont appelés UNU. Ils étaient traditionellement érigés sur les lieux sacrés des polynésiens: les Marae. Ils servaient à commémorer les ancètres, les héros, les chefs.
Depuis 2006, la mémoire de toutes les victimes des essais nucléaires dans le monde est honorée selon les traditions maohi chaque 2 juillet et à l’occasion de visites de personnalités venues du monde entier parmi lesquelles de nombreux hibakusha – survivants des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Gaston Flosse, alors président de la Polynésie française, avait décidé de détruire ce monument dédié à la mémoire des victimes des essais nucléaires, pour le remplacer par une place baptisée « Jacques Chirac ». Mais devant une forte mobilisation menée par de jeunes Polynésiens et par «Moruroa e tatou», principale association des victimes et travailleurs de Moruroa et Fangataufa, à 1200 km au Sud-Est de Tahiti, il a renoncé.

L’association des anciens travailleurs et victimes de Muruora et Fangataufa:
Mururoa e tatou
Le site Mémorial des essais nucléaires

Les essais au Sahara

L’armée française rechigne à prendre en charge les victimes des essais nucléaires au sahara:
Le site de l’Association des victimes des essais nucléaires

L’armée française ne traite pas mieux les algériens vivant dans la région des essais nucléaires au Sahara:
Voyez L’article détaillé de «Bel-Abbes info»
Bel Abbes Info est un journal électronique de la Wilaya de Sidi bel Abbes

accident-Béryl-1er-mai-1962

Accident nucléaire de « Béryl » 1er mai 1962
Cliché Bel-Abbes-info

Les travailleurs de l’arme nucléaire en métropole.

Les travailleurs de l’Ile longue à Brest (sous-marins nucléaires) et ceux des plateaux d’Albion ne semblent pas mieux lotis au niveau sécurité et suivi médical: ils ont du créer des associations:
Association des Irradiés des armes nucléaires et leurs familles – Ile-Longue
Association des Victimes du Plateau d’Albion

Victimes des essais nucléaires : la réforme de la loi Morin en panne

le 10 avril 2015

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Avr 06

Accident nucléaire en Europe: que mangerons-nous ?

La révision des limites de contamination des aliments en cas d’accident nucléaire, est à l’ordre du jour de l’agenda européen en juillet 2015.

Les règlements qui établissent les Niveaux Maxima admissibles (NMA) de contamination des aliments ont été établis en 1987-1990 dans le cadre du traité EURATOM. La vocation de ce traité est le développement de l’industrie nucléaire. Les NMA édictées se préoccupent donc plus de sauvegarder l’industrie nucléaire que de la santé des populations. Les enfants y sont particulièrement négligés.

La commission européenne a élaboré un projet de révision qui reprend les normes Euratom, sans autre modification que de prolonger de 6 mois à 1 an la définition du nourrisson.
Ce projet doit être présenté en Juillet 2015 devant le parlement européen qui aura le pouvoir de l’amender. Une occasion à saisir.

Je résume ci-dessous l’analyse que fait la CRIIRAD du projet de la commission européenne dans son bulletin d’information n°65 de Février 2015.


Les limites sont exprimées en Becquerels par Kilo : Bq/kg.
Une activité de 1 Bq correspond à une désintégration par seconde, avec à chaque fois l’émission d’un rayonnement ionisant.
Quand un produit contient 100 Bq/kg de Césium 137, cela signifie qu’à chaque seconde, dans un Kilogramme de cet aliment, 100 atomes de Césium se désintègrent et produisent un rayonnement gamma.
Si l’aliment est ingéré, les désintégrations se produisent à l’intérieur des organes où le Césium s’est fixé. Il va irradier tous les organes autour de lui tant que sa radioactivité ne sera pas éteinte ou qu’il soit éliminé.
Le Césium se concentre surtout dans les muscles dont le coeur; pour le Strontium c’est plutôt l’os d’où il va irradier la moëlle osseuse; pour l’iode c’est la thyroïde; pour le tritium c’est partout.

les 4 classes de produits radioactifs du projet

La réglementation divise les produits radioactifs en 4 classes:
Il s’agit ici de l’ingestion par l’alimentation ou la boisson.

1- Le groupe du STRONTIUM
Le Strontium 90 agresse particulièrement l’os et la moëlle osseuse. Il provoque le risque de cancer des os et de leucémie.
C’est un émetteur de rayons Bêta. Demi-vie:29 ans.
2- Le groupe des isotopes radioactifs de l’Iode.
L’organe sensible est ici la glande Thyroïde.
Le rayonnement émis: Bêta et Gamma. Demi vie de I131=8 jours.
3- le groupe du PLUTONIUM (plus Américium, Curium…)
la toxicité des rayons Alpha émis est 20 fois supérieure à celle des rayons gamma ou Bêta.
Sont spécialement concernés: les surfaces osseuses, la moëlle osseuse, le foie,les gonades.
(Par ailleurs, les poussières de Plutonium inhalées sont particulièrement dangereuses pour le poumon – cancer). Demi-vie du Pu 239: 24.000 ans.
4- Le groupe des Césium 134 et 137.
Ces radionucléides sont émis en grandes quantités en cas d’accident nucléaires.
Ils sont émetteurs Gamma.Demi vie: Cs137=30 ans – Cs 134=2 ans.
Les Césiums se fixent particulièrement sur les muscles dont le coeur.

Sont exclus du dispositif:
Le Tritium (demi vie: 12 ans) qui rend l’eau radioactive. Emetteur Bêta. Diffuse dans tout le corps; l’industrie ne sait pas l’empêcher de fuir à travers toutes les parois.
Et le Carbone 14 (demi-vie 5.730 ans).
Ils peuvent être émis en grande quantités en cas d’accident

Les aliments pouront être commercialisés quelle que soit leur teneur en Tritium ou en Carbone 14 qui ne seront pas comptabilisés.

Niveaux maxima Admissibles de contamination radioactive des aliments
après un accident nucléaire (projet)
Niveaux Maxima admissibles de contamination radioactive
en (Bq/kg)
Aliments
pour
nourrissons
Produits
laitiers
Liquides
destinés à la
consommation
Autres denrées
alimentaires
Aliments
de moindre
importance
isotopes du Strontium
notamment SR 90
75 125 125 750 7 500
Isotopes d’Iode
notamment I 131
150 500 500 2 000 20 000
Isotopes du Plutonium
et transplutoniens
Notamment Pu 239 et Am 241
1 20 20 80 800
Autres nucléides dont
Césium 134 et CS 137
400 1 000 1 000 1250 12 500
Activités totales possibles 626 1 645 1 645 4 080 40 800

Tableau repris du bulletin d’information de la CRIIRAD

Une aberration:
On n’additionne pas les contaminations des différents groupes !

Si l’activité radioactive de chaque groupe pris séparément est inférieure à la norme, l’aliment sera autorisé à la vente
On ne tiendra pas compte de la somme de la radioactivité des 4 groupes !

    Du lait peut ainsi, sans être interdit à la vente contenir jusqu’à 1645 Bq/kg:

  • 125 Bq/kg de Strontium 90
  • + 500 Bq/kg d’Iode 131
  • + 20 Bq/kg de Plutonium 239
  • + 1000 Bq/kg de Césium 137
  • Soit 1645 Bq/kg
Les 5 catégories d’aliments

Les Niveaux Maxima Admissibles varient selon la catégorie d’aliments considérée:

1- Les aliments pour nourrissons:
Le législateur a considéré qu’il est acceptable d’autoriser un certain degré de contamination dans les aliments pour nourrisons !
.

La dénomination «aliments pour nourrissons» masque en pratique une réalité très restrictive. Contrairement à ce qui est suggéré, ne sont concernés que les produits étiquetés «préparation pour nourrissons» et qui couvrent tous les besoins alimentaires du nourrisson. En pratique n’est concerné que le lait infantile.
Le projet de révision de la commission européenne propose d’étendre l’application des maxima admissibles aux nourrisons aux enfants jusqu’à 1 an: c’est le seul point positif du texte.
Les laits pour nourrissons sont généralement des poudres; il faut y ajouter 90% d’eau qui elle a des normes bien plus élevées !!! (voir le tableau).
Les petits pots pour Bébés sont classés dans la colonne «autres aliments» dont les limites sont bien plus élevées (voir le tableau) . Même chose pour les fruits, légumes, fromages frais, céréales.
Aucune disposition n’est prévue pour les femmes qui allaitent.
Les vérifications effectuées par la CRIIRAD montrent que les nourrissons sont en fait très mal protégés. Et on sait qu’ils sont bien plus sensibles aux radiations que les adultes.

2- les produits laitiers
Aliment qui joue un rôle important dans l’alimentation des enfants en croissance. La limite de contamination est plus élevée que pour les nourrissons. Elle sera utilisée à partir de 1 an.
L’intitulé est trompeur: cette catégorie n’inclut que le lait à l’exclusion des autres «produits laitiers»: beurre, crèmes, fromages frais, faisselles et tous les autres fromages de vache, de chèvre et de brebis

3- Les liquides destinés à l’alimentation:
les limites sont identiques à celles du lait.
Celle catégorie inclut l’eau potable. La norme couvre l’eau en bouteilles mais aussi l’eau du robinet

le site Actions planète propre indique (pour la France bien sûr):
qu’un adulte utilise 160 l d’eau par jour,
dont 1% pour la boisson= 1,6 l et 6% pour la cuisine = 9,6 l
La base Ciblex donne les consommations (selon enquête INSEE), pour un adulte c’est 2 l /j
Compte tenu des quantités d’eau réellement consommées par jour, jusqu’à 1 645 Bq/l de contamination totale cela mène à des niveaux de contamination inacceptables.

4- Autres denrées alimentaires
La totalité des aliments:
viandes, poissons, céréales, fruits, légumes; l’ensemble des produits laitiers excepté le lait (crèmes, fromages, beurre etc.) et toutes les préparations culinaires: des soupes aux pizzas en passant par les petits pots pour bébés…
On remarque la valeur de 2 000 Bq/kg pour l’iode radioactif; cela correspond à des doses à la thyroïde tellement élevées qu’elles justifieraient l’administration de comprimés d’Iode stable; la consommation d’aliments si contaminés ne devrait pas être autorisée.

5- Denrées alimentaires de moindre importance
épices, condiments, caviar, truffes cacao…vitamines;
Comme ces aliments sont consommés en faible quantités les «experts» leur ont attribué des niveaux de contamination maxima 10 fois supérieurs aux autres aliments !!!
Exemple: Pour l’Iode 131, Niveau maxima Admissible:
– dans les pommes de terre: 2 000 Bq/kg – classée autres denrées alimentaires
– dans les patates douces: 20 000 Bq/kg !!! car «de moindre importance».


Cet article est le résumé du dossier réalisé par Corinne Castanier dans le bulletin d’information «Trait d’union» n° 65, Février 2015 de la CRIIRAD.

Le projet de résolution de la Commission européenne ci dessus passera devant les députés européens en Juillet 2015.
La CRIIRAD a va transmettre son analyse critique et ses arguments au groupe de travail de la commission ENVI et à son rapporteur Mme Esther Herranz-Garcia.


La CRIIRAD nous propose une pétition demandant à ce que les populations soient mieux protégées: La pétition
Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org
Contact avec la CRIIRAD: contact@criirad.org


ENVI : Commission parlementaire européenne de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.
http://www.confrontations.org/fr/nos-publications/suivi-des-commissions-du-pe/envi/821-envi

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses.
Indépendante de l’Etat, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.
Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.

Le 06 Avril 2015

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Avr 01

La ville de Miyama, Japon, produit son électricité solaire

Miyama est la première commune au Japon à créer une entreprise qui va vendre de l’électricité solaire aux habitants, à des tarifs plus avantageux que Kyushu Electric Power, le monopole régional .

Les fonctionnaires de la ville ont annoncé le 25 Mars que la compagnie Miyama Smart Energie, créée en collaboration avec le secteur privé, commencera ses opérations le mois prochain. Elle alimentera en énergie d’abord les établissements publics tels que les bureaux de la mairie, les écoles, les bibliothèques; elle commencera à s’adresser aux ménages en Avril 2016.

Miyama Smart Energy a été fondée en Février avec un capital de 5 Millions de Yens (42.000 $) Il est prévu de le faire monter jusqu’à 20 millions de Yens.
La compagnie prévoit d’employer 25 travailleurs et de faire des ventes de 1,3 billions de yens dans 4 ans.

Le but principal de cette initiative est de renforcer l’économie locale grâce à la consommation d’énergie produite localement.

Lors de la cérémonie marquant le lancement du projet, la maire de Miyama, Chikashi Nishihara, a affirmé:
«Nous avons entrepris d’arriver à l’autosuffisance dans le domaine de l’énergie en produisant et consommant localement de l’énergie renouvelable; ce qui créera également des emplois pour les communautés locales.»

Au printemps de l’an prochain, le Japon va déréguler le secteur de l’énergie; ce qui permettra aux ménages d’acheter leur électricité à d’autres fournisseurs que les entreprises régionales.

Miyama Smart Energy envisage d’acheter l’électricitée fournie par la centrale solaire de la ville, ainsi que les surplus d’électricité solaire des ménages à 1 Yen de plus par Kw/heure que le prix proposé par Kyushu Electric; et de la vendre aux ménages moins cher que Kyushu Electric.

Tatsushi Osobe, un directeur d’EPCO, consultant en énergie affilié à Panasonic Corp de Tokyo, qui a investi dans Miyama Smart Energy, a exprimé sa confiance dans l’initiative:
« Même si la nouvelle compagnie achète l’électricité plus cher que Kyushu Electric et la revend moins cher, ce sera rentable car ses investissements et ses frais de personnel sont bas» affirme-t-il.

Selon le ministre de l’industrie, Nakanojo, une ville située dans la préfecture de Gunma, et Izumisano, dans la préfecture d’Osaka, ont déjà installé des entreprises fournissant de l’électricité.
Mais leurs services concernent les services publics et pas les ménages ordinaires.
Miyama Smart Energy est la première compagnie à fournir les ménages dès le début.

La compagnie ne suivra pas la politique de Kyushu Electric qui est de freiner ses achats d’ énergie solaire les jours ensoleillés, lorsque la consommation est forte.[étrange !- voir la note]
Selon la municipalité, Miyama Energy, qui a conclu un accord avec un autre producteur solaire de Miyama devrait être capable de couvrir tous les besoins en électricité de la cité de 40.000 habitants, pendant le jour, lors des journées ensoleillés.

Le défi pour la société est d’attirer les utilisateurs de Kyushu Electric. Actuellement, tous les habitants achètent leur électricité à cette compagnie. S’ils passent à Miyama Smart Energy, l’argent de leurs factures circulera à nouveau dans la ville, renforçant l’économie de Miyama.

Pour lancer la compagnie, la ville, depuis l’automne dernier, a fourni des compteurs à environ 2.000 foyers à titre d’expérience; ils pourront voir leur consommation d’électricité à tout moment de la journée sur leurs tablettes.
Les consommateurs disent que les factures de Kyushu Electric ne sont pas si détaillées.

Cet article a été écrit par Masanobu Higashiyama et Kenichiro Sakai pour le journal Asahi Shimbun.
L’article original en anglais
Cette traduction en français a été faite à partir de la version anglaise de l’article.


Notes:

– On n’est jamais servi aussi bien que par soi-même quand il s’agit de faire évoluer une situation de monopole.
– Lors des journées ensoleillées, l’été, il y a une forte consommation d’électricité due aux climatiseurs

– J’ai longtemps hésité sur le sens du paragraphe indiquant que l’ancienne compagnie qui détient le monopole pour encore peu de temps, Kyushu Electric, freine ses achats d’électricité photovoltaïque précisément lorsqu’elle est très abondante.
Voici l’explication:

  • – au printemps prochain, le monopole des compagnies anciennes va disparaître; les ménages pourront acheter leur électricité à qui bon leur semble.
  • – les installations de production solaires bénéficient d’un prix de vente de leurs kW/heure élevé; le gouvernement subventionne ainsi le solaire.
  • – profitant de l’aubaine, de nombreuses installations solaires se sont construites et sont en projet.
  • – les électriciens actuels se plaignent de ce soutien aux énergies renouvelables et demandent au gouvernement une modification de la réglementation

EDF nous fait une bonne description du problème vu par un électricien, dans son article: «le Japon veut freiner le fort développement de son parc solaire».
Voici sa conclusion:
«Conscient des enjeux défendus par les électriciens japonais, le gouvernement a annoncé qu’il était nécessaire de remettre à plat la politique de soutien aux énergies renouvelables actuelle. Le tarif d’achat bonifié devrait ainsi être revu à la baisse afin de ralentir la frénésie de construction de centrales (solaires). Les électriciens devraient également se voir accorder plus de pouvoirs afin d’évaluer plus facilement le sérieux d’un projet et décider de son intégration ou non au réseau.»

– Déjà, cinq des principaux fournisseurs d’électricité japonais ont décidé de restreindre l’accès des nouvelles centrales solaires à leur réseau et de ne pas appliquer le tarif d’achat bonifié.

– Les compteurs électriques fournis sont conçus pour permettre aux ménages de mesurer et gérer eux-même leurs consommations. Ce n’est pas le cas pour les compteurs « intelligents » qui doivent être mis en place en France; ceux-ci ne seront utiles qu’à EDF pour réguler ses réseaux et n’apporteront rien au consommateur.

Le 1er avril 2015

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