Mar 25

Fukushima: des villages qui souffrent de dépopulation.

Seulement 20% des évacués âgés de 40 ans et moins sont retournés à Kawauchi
Un entretien avec le maire.

Article publié en anglais par le journal Asahi Shimbun du 19/03/2015.
(Traduction « vivre-après fukushima.fr)

Situation de Kawauchi

Le village de Kawauchi où je suis maire est situé à 20-30 km au sud Ouest de la centrale nucléaire détruite de Fukushima.
Les niveaux de rayonnements sont restés relativement faibles et cela a rendu évident le fait que devions préparer le retour des habitants. Nous avons attiré des entreprises pour assurer des emplois et élargi les capacités de notre clinique de façon que les habitants puissent revenir sans inquiétudes.
Nous prévoyons aussi d’ouvrir un établissement de soins intensifs pour les plus âgés et un centre commercial d’ici la fin de l’année.

Sur les 3.000 habitants de Kawauchi avant le désastre, quelque 1.600 sont revenus.
Seulement 20% des 40 ans et moins sont revenus.

Les familles ont changé. Du fait qu’après leur évacuation elles ont du vivre dans des logements temporaires, le nombre de foyers est passé de 1.100 à 1.500.

Les jeunes villageois ont trouvé des emplois dans les zones urbaines, là où ils ont trouvé un abri. Les enfants ont également pris leurs habitudes dans les écoles où ils ont été transférés. Ils se construisent une nouvelle vie quoiqu’on les appelle toujours les « évacués ».
Ils voient leur retour dans leurs propres maisons comme une « réinstallation », car un retour à Kawauchi les obligerait à nouveau à modifier radicalement leur mode de vie.

Je pense qu’il n’est plus possible de restaurer le village comme il était. Il n’y a rien de mal à ce que, pensant à l’avenir, les gens prennent la décision de s’installer ailleurs plutôt que de retourner à Kawauchi. En fait, persister dans une vie « tout temporaire », – un travail temporaire, une école temporaire – revient à perdre un temps précieux dans leur vie.

Le gouvernement central a réservé 25 Trillions de Yen ( 208 billions de dollars) à la reconstruction après le tremblement de terre, le tsunami, et le désastre nucléaire pour une période de « reconstruction intensive » de 5 ans. Cette période se terminera à la fin de l’année fiscale 2015.
Le gouvernement central veut montrer au monde comment Fukushima a été reconstruit, lors des jeux olympiques d’été de 2020.
Je pense qu’il est bien sûr essentiel de fixer un délai pour atteindre l’objectif; mais il ne faut pas oublier qu’il faut beaucoup de temps pour reconstruire une zone sinistrée.

Les forêts qui représentent 87% de la superficie de Kawauchi doivent encore être décontaminées. Tout ce que nous pouvons faire est d’attendre le déclin naturel des substances radioactives tout en prenant soin des forêts; mais cela prendra vraisemblablement quelque chose comme 40 ans, le même temps que pour démanteler les réacteurs.

Je crains que lorsque le délai prévu sera passé, le gouvernement ne réduise, au nom de l’efficacité, son aide à toute la zone de Futaba (une circonscription administrative qui inclut Kawauchi) qui héberge la centrale Fukushima n°1.

Les mesures de reconstruction sont, bien sûr, essentielles; mais surtout, comment faire face à une dépopulation continue est un enjeu crucial. Il avait été initialement prévu que le niveau de la population actuelle de Kawauchi, 1.600 habitants, serait atteint vers les années 2030. La catastrophe nucléaire a brusquement transformé cette projection en réalité.

D’autres villes et villages du canton de Futaba où le retour des habitants est en cours devront faire face au même problème. Sans les jeunes, il reste difficile de réaliser une gestion locale et d’envisager un avenir pour la communauté ; quelle que soit la magnificience des infrastructures construites.

Je me rends compte que là est précisément la gravité de la catastrophe nucléaire.
Il n’est jamais facile de tenter d’arrêter une dépopulation; ne pas savoir comment faire face à ce changement radical que nous devons affronter provoque une anxiété qui donne aux villageois un sentiment de perte et d’impuissance; ce qui va à l’encontre de leur retour.

Je souhaite que le gouvernement central offre des incitations fiscales et d’autres mesures de façon que les gens sentent qu’ils feraient mieux de travailler à la campagne plutôt qu’en ville.
Si le gouvernement central affirme qu’il se soucie des communautés provinciales et qu’il veut revitaliser leurs économies, pourquoi ne pas décentraliser les organisations et les ressources humaines du gouvernement national, concentrées à Tokyo, vers les régions rurales ? Les jeunes ne rejoindront jamais les communautés dépeuplées s’il n’y a pas d’incitations telles que celles-ci.

Le préjudice doit être réparé correctement, mais se considérer éternellement comme une victime ne vous permet pas de passer au stade suivant du processus de reconstruction qui est de construire par vous même une nouvelle communauté.
La zone de plantation de riz à Kawauchi est remontée à 160 hectares l’an dernier, la moitié de sa surface avant le désastre. Cela tient à ce que de nombreux cultivateurs trouvent joie et fierté à cultiver dans notre village. Dans la partie de Kawauchi où l’ordre d’évacuation a été levé en Octobre, de jeunes agriculteurs tentent de cultiver des gentianes; ils espèrent que cela évoluera vers une nouvelle spécialité locale.

Je me sens fort rassuré d’apprendre que certains de nos habitants montrent leur courage alors que le reste de la population est de plus en plus dépendant des services administratifs.
Ce n’est pas l’argent mais les ressources humaines qui ont le potentiel de changer une communauté locale.

Reconstruire Kawauchi pourrait également aider ceux qui ont quitté notre village. Ils ont besoin d’une comunauté dans laquelle ils puissent revenir s’ils le souhaitent. Cela nécessiterait des efforts persévérants, mais on ne peut pas se permettre d’abandonner.


Cet article est basé sur un entretien du maire de Kawauchi avec Susumu Okamoto.
Né en 1955, Yuko Endo, est maire de Kawauchi depuis 2004 après avoir siégé au conseil municipal.
Alors que presque tous les habitants de Kawauchi ont été évacués après la catastrophe nucléaire de Fukushima, Endo leur a adressé un message en janvier 2012 dans lequel il appelait ceux qui le pouvaient à retourner au village.

L’article de l’Asahi Shimbun en anglais

Le 25 mars 2015

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
le site de l’ACRO
et bien d’autres que vous trouverez aux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Mar 15

4 années après l’accident de Fukushima

Un communiqué du WNSCR: World Network for Saving Children from Radiation
Réseau Mondial pour sauver les enfants du rayonnement.
11 Mars 2015

Le WNSCR est composé de personnes qui mènent des activités sur le terrain dans différentes parties du monde pour soutenir les enfants exposés aux radiations.Il a été fondé en Juin 2012, lorsque les membres du «Réseau de Fukushima pour sauver les enfants du rayonnement» ont voulu informer le reste du monde de la situation à Fukushima, en particulier sur la santé de ses enfants.
http://www.save-children-from-radiation.org/
http://www.save-children-from-radiation.org/2015/03/11/fukushima-nuclear-disaster-4-year-anniversary/

QUATRE années à la fois longues et brèves se sont écoulées depuis la catastrophe nucléaire de 2011 à Fukushima. Nous entendons de moins en moins parler de Fukushima, sauf le 11 Mars. Le fort séisme et le tsunami d’il y a 4 ans nous hantent toujours.
250.000 personnes ont été déplacées et 2.594 sont toujours portées disparues. Les villes côtières près de la centrale nucléaire restent désertes. Les problèmes en cours sur le site ne seront pas résolus de sitôt. Il faudra 30 ans ou plus pour démonter la centrale.

Récemment, TEPCO a admis une fuite d’eau fortement contaminée (environ 75 tonnes) vers le sous-sol, mais «de toute façon pas vers la mer». Leur comportement «gardons secret tant que ce n’est pas découvert» ne change pas.
« Nous ne croyons pas qu’il y ait eu une fuite d’eau radioactive vers l’océan proche»: c’est le communiqué publié par la compagnie quand une grande quantité d’eau radioactive a fui de la centrale en Février 2014.

Des millions et des millions de dollars ont été dépensés pour faire croire à la population et aux parents qu’on peut retourner et vivre à Fukushima en sécurité. Nous entendons tout le temps des messages tels que «Nous allons reconstruire notre UTSUKUSHIMA !». Utsukushima est le surnom de Fukushima, il signifie la Belle île. Allez sur le site de la préfecture de Fukushima. La première chose que vous voyez sont les mots: « L’avenir de Fukushima». C’est comme si nous étions enfermés dans une bulle.

Cependant, restaurer réellement Fukushima semble être un rêve impossible. Fukushima est destiné à devenir la terre des déchets nucléaires. Personne ne veut de la poubelle de quiconque dans sa cour. Les déchets nucléaires ? Pas question ! Puisque les villes en dehors de Fukushima rejettent les projets de construction d’installations de stockage temporaires pour les déchets nucléaires, les administrations locales et centrales construisent ces installations dans [la préfecture de] Fukushima; parfois à l’improviste.

Où en est le problème des radiations au Japon ?
Voici le dernier rapport concernant la contamination de certains endroits dans la métropole de Tokyo. (0,23µSv/h soit 2mSv/an, est la limite recommandée par la CIPR) [voir note]

  • Tokyo Dome (un grand stade en ville) 1,34 µSv/h
  • Aéroport de Narita 0,45 µSv/h
  • Dysneyland Tokyo: 0,42 µSv/h
  • le temple Senso: 0,35 µSv/h
  • La station de métro Shibuya: 0,31 µSv/h

Notre plus grande préoccupation, ce sont les enfants de Fukushima. Selon le communiqué de la préfecture de Fukushima en Février, 87 enfants ont été opérés de la thyroïde et 23 sont suspectés d’avoir une tumeur maligne. La plupart ont des ganglions lymphatiques [envahis].

Malheureusement, le problème s’est déjà étendu aux préfectures adjacentes, comme Ibaraki et Chiba. Un groupe de citoyens annonce que 63% des enfants de la région du Kanto qui inclut Tokyo ont des anomalies thyroïdiennes. Nous avons à faire maintenant à une calamité de bien plus haut niveau. Les experts, au contraire, sont catégoriques et nient soigneusement un rapport entre les radiations et les maladies.

Il vient d’y avoir un tremblement de terre de niveau M6 au large de la région Nord-Est du Japon. Nous sommmes fort préoccupés par le fait qu’il est suivi de nombreux tremblements de terre à proximité.

Nous tenons à vous remercier tous pour votre soutien et votre encouragement continus. Nous vous serions très reconnaissants si vous nous rejoigniez dans une prière
pour ceux qui ont perdu la vie le 11 mars 2011,
pour ceux qui ont du quitter leur maison
pour ceux qui restent dans les zones contaminées
et surtout pour tous les enfants qui souffrent de cette terrible épreuve: être exposés aux rayonnements,

l’équipe du WNSCR
World net for save the Children from Rayonnements
Réseau mondial pour sauver les enfants des radiations.
http://www.save-children-from-radiation.org/
Traduit avec l’aimable autorisation de l’équipe du WNSCR


Notes

Les normes d’exposition aux radiations radioactives en Europe:

Le Journal officiel de l’Union européenne du 17/01/2014 a publié la «directive 2013/59/Euratom du Conseil du 5 Décembre 2013»

Le public:

En temps normal les populations ne doivent pas être exposées à plus de 1mSv/an, en plus de la radioactivité naturelle.
1mSv/an = 0,11 µSv/heure
En cas de «situation d’exposition existante»: le public peut subir de 1 à 20 mSv/an
20 mSv/an = 2,28 µSv/heure
Le terme de situation d’exposition existante est un euphémisme pour désigner les zones qui restent polluées après la phase aigüe d’un accident
En situation d’exposition d’urgence, le public peut être exposé à de 20 à 100 mSv/an
100 mSv/an = 11,4 µSv/heure

Toutes ces normes permettent de délimiter les zones à évacuer en cas d’accident.
Il s’agit ici uniquement de l’exposition externe
Rien n’est précisé pour les enfants et les femmes enceintes.
La radioactivité ambiante naturelle, se situe en France,selon les régions aux environs de 0,10 µSv/heure. Parfois plus parfois moins.
Au Japon, la radioactivité naturelle est faible: moins de 0,10 µSv/heure (volontiers 0,06 µSv/heure)

Les travailleurs du nucléaire:

Les travailleurs ne doivent pas être exposés à plus de 20 µSv/an
Les travailleuses enceintes ne doivent pas être exposées à plus de 1 µSv/an
Les étudiants et apprentis ont droit à 6 mSv/an

Au Japon, au dessus de 0,23 µSv/h (= 2 mSv/an) il faut décontaminer.
Les chiffres donnés par le WNSCR montrent que stationner ou vivre à certains endroits de Tokyo amène à dépasser les limites «permises»
La contamination n’est pas homogène: j’ai trouvé ces deux chiffres en date du 11 Mars 2015:
Tokyo Shinjuku: 0,06 µSv/heure
La ville de Osaka: 0,08 µSv/h

Le fait d’être dans les limites «permises» ne signifie pas du tout qu’il n’y a pas de danger. En fait ce sont les limites que le village nucléaire se permet de nous imposer. On sait que mêmes des doses faibles peuvent avoir des conséquences néfastes. Les normes sont plus faites pour protéger l’industrie nucléaire que pour protéger les populations.

A l’exposition externe se rajoutent les rayonnements reçus du fait de l’alimentation. C’est le principal problème dans les régions de Tchernobyl. Les normes européennes concernant les aliments contaminés doivent être mises à jour en 2015.

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L’information en français sur Fukushima:
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Mar 11

Fukushima: «Piégés, sans issue»

Fukushima: 4 ans. Maintenir la mémoire de ces jours tragiques

Traduction d’un article en anglais de la station de télévision japonaise NHK, le 9 Mars 2015

Près de 4 ans après le tremblement de terre du Grand est du Japon, la NHK a interrogé les résidents de la plus touchée des 3 préfectures.
Sur les 300 réponses obtenues, près de 80% estimaient que l’attention publique sur le désastre et l’accident nucléaire qui s’est ensuivi s’estompe. Un des habitants s’est consacré à transmettre son expérience, dans le but d’en garder vivante la mémoire.

Kenichi Hasegawa , 61 ans, un producteur laitier du village de Iitate, préfecture de Fukushima, a parcouru l’île de Hokkaido le mois dernier, pour partager ses expériences.
L’accident nucléaire l’a obligé à abattre toutes ses vaches laitières.
« J’étais là, dans mon étable vide, me demandant ce que je devais faire…comment je pourrai faire vivre ma famille»

Les producteurs de lait n’étaient pas autorisés à vendre leur lait à cause des retombées nucléaires.
Ils n’avaient d’autre choix que de se débarrasser de leurs vaches à qui ils avaient prodigué tant de travail et d’amour. Une tragédie en a provoqué une autre.

« S’il n’y avait pas eu la centrale nucléaire…» Ainsi commence un message écrit sur un mur.
Ce message a été laissé par un collège de Hasegawa qui s’est suicidé 3 mois après le désastre.

C’est à ce moment là que Hasegawa a décidé de commencer sa campagne d’information au Japon et à l’étranger, pour informer les gens de la situation désastreuse de Fukushima.
« Je pensais en moi-même que c’était absolument inacceptable. Qu’il fallait que je parle de cela à tout le monde». Voilà comment j’ai commencé» dit Hasegawa.
Hasegawa s’inquiète de ce que les gens pourraient se désintéresser de ces événements tragiques datant d’il y a 4 ans. Et du fait qu’ils jettent encore une grande ombre sur la vie des gens.

Son calendrier mentionne les 250 conférences qu’il a données. Pendant la première année après le désastre il en a donné 100. Mais il n’en donne maintenant plus que la moitié.
« C’est progressivement en train de s’estomper. La mémoire s’efface progressivement des esprits du peuple japonais. C’est ce que je ressens très fort» dit Hasegawa.

Avec un ordre d’évacuation encore en vigueur, l’accès à l’ensemble de son village reste limité.
Au milieu de toutes ces incertitudes, Hasegawa a pris cet hiver la décision majeure de démolir son étable.
Ce qui l’y a incité c’est la décision de son fils aîné, 30 ans, de quitter le village pour démarrer une ferme laitière ailleurs.

Aucun des membres de sa famille ne peut prévoir quand il pourra retourner à la maison. Malgré tous ces bouleversements, Hasegawa va donner une autre conférence, cette fois à Tokyo.
«Que pouvons-nous faire dans ce village contaminé ?» « Il n’y a pas de jeunes. Que pourraient faire les personnes âgées si elles revenaient ? C’est cette réalité là que nous avons à affronter.»

Hasegawa souligne que les gens de sa ville natale partagent le sentiment d’être pris au piège, sans issue possible.

« Je suis soulagé de savoir qu’il y a encore des gens à Tokyo qui se soucient de nous» « J’espère qu’il vont aider à diffuser mes paroles. Les garder intéressés au désastre est critique maintenant. C’est comme cela que je vois les choses»

L’article de la NHK, une station de télévision japonaise


4 années ont passé

Sur le site de l’ACRO, vous trouverez une synthèse de la situation 4 ans après la triple fusion des réacteurs nucléaires.[LIENS]

L’eau contaminée:

Tepco ne sait qu’en faire. Chaque jour environ 300 m3 d’eau contaminée partent à l’océan; le reste est stocké dans des centaines de cuves en espérant une hypothétique décontamination.

La menace des piscines et des 3 coeurs fondus

La piscine du réacteur 4 a pu être vidée, seule bonne nouvelle.
Restent les piscines des réacteurs 1 à 3. La piscine 3 contient du MOX, un combustible dangereux car chargé de Plutonium. Les radiations sont tellement fortes qu’on ne peut s’approcher.
Restent les 3 coeurs fondus dont on ne sait même pas précisément où ils sont…

Toujours des rejets nucléaires dissimulés par Tepco:

– des eaux de pluie fortement contaminées qui partent à la mer
– les poussières du démantèlement qui vont polluer les champs de riz au loin

Les déchets radioactifs des travaux de décontamination.

30 Milllions de m3 dans des sacs plastique qui se dégradent, dont on ne sait que faire.

Les populations:

Il reste environ 120.000 personnes évacuées;quel est leur avenir ?
Les enfants: quel est l’avenir de ceux qui devront retourner vivre en milieu contaminé?
Les cancers de la thyroïde en nombre croissant
Les jeunes vont s’installer ailleurs quand ils le peuvent
Les gens âgés rentrent plus facilement, mais dans un pays dévasté, déserté, sans emplois, en manque de commerces, d’hôpitaux.
– Il y a également une forte population qui vit dans des zones non évacuées. Elle est contrainte de vivre dans un milieu « faiblement » contaminé. L’état tente de faire comme si rien ne s’était passé.
les travailleurs sur le site: ce sont les intérimaires qui prennent les plus fortes doses de radioactivité; deux accidents mortels (non nucléaires)récemment

Voyez les détails sur le site de l’ACRO:
l’ACRO, association d’information et de surveillance de la radioactivité créée à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Elle est dotée d’un laboratoire d’analyse et agréée de protection de l’environnement.
Fukushima : des défis insurmontables
Rapports à l’occasion du quatrième anniversaire
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Je vous signale que la CRIIRAD organise une réunion publique sur le bilan de ces 4 années
le 26 Mars à 20h au Cinéma «Le Navire» de Valence (Drôme, France) , animée par Roland Desbordes et Bruno Chareyron, en présence de Wataru Iwata.

Bruno Chareyron et Wataru Iwata participeront également au Symposium
« Savoir et Ignorance » organisé par l’association L’Espoir du Soleil le 28 Mars
de 14h à 19h30 à la mairie du 2ème arrondissement de Paris.
Wataru Iwata pourra témoigner de la situation sur le terrain.
La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses.

Détails sur les deux réunions
le site de la CRIIRAD

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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