Déc 31

Meilleurs Voeux à tous

Meilleurs voeux à tous pour 2015


Meilleurs voeux pour 2015

Merci à Kaori S.,
de nous offrir cette carte de voeux
née à Tokyo elle vit actuellement dans la région de St Étienne.


Le 31 décembre 2014

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez aux deux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Déc 30

« À cause de l’accident nucléaire, nous avons perdu notre vie »

Il est difficile de se rendre compte de ce que représente une évacuation suite à une pollution nucléaire.
Pour quelques uns qui ont de l’argent, un métier demandé, une bonne santé, la réinsertion ailleurs doit être possible. Mais pour beaucoup c’est un drame.
Comme l’indique le rapport des sociologues que je vous ai présenté dans le billet précédent la vie de la famille est détruite: perte de leur maison, de leur emploi, de leur environnement social, mauvais relogement, études interrompues pour les enfants, couple disloqué, apauvrissement, ennuis de santé aggravés, discriminations…..

Je vous laisse lire le Rapport de HORI Yasuo du 22 décembre 2014 lors du La 7ème séance publique de Cour d’Assises de Maebashi concernant l’accident nucléaire.
Témoignage d’une femme de 59 ans qui habitait à Minami-Soma

« Mon mari, ma fille et moi-même habitions dans le district Takanokura de la ville de Minami-Sōma. Ce district de montagne, distant de plus de trente kilomètres de la centrale, est situé hors de la zone évacuée, cependant il est très radioactif…»

Lire la suite sur le Fukushima-blog

Le 30 Décembre 2014


L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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Déc 29

La radioactivité rend les gens invisibles, par Robert Jacobs

Une étude sur effets des technologies nucléaires dans les sociétés humaines à travers le monde.

Robert Jacobs est professeur associé à l’Institut de la Paix d’Hiroshima, université d’Hiroshima, Japon.
Cet article, initialement publié en anglais par SimplyInfo, est un condensé tiré d’un chapitre du manuscrit d’un livre en préparation sur le travail du Projet Mondial Hibakusha, par le Dr Robert Jacobs et le Dr Mick Broderick.
Traduction par KNA avec leur autorisation.

Je vous conseille vivement la lecture de cet article: cliquer ici

    Les têtes de chapitres:

  • Maladie et mortalité
  • Perte d’habitations, de communauté et d’identité
  • Perte des connaissances traditionelles
  • Discrimination
  • Devenir des sujets d’études médicales
  • Anxiété
  • La radiophobie et le blâme aux victimes

Le 29 décembre 2014

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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Déc 21

Corée du sud: des patients atteints de cancer de la thyroïde intentent une « class action » en justice.

Un groupe de patients sud-coréens vivant à proximité d’une centrale nucléaire et atteints de cancer de la thyroïde a déposé en justice une «action collective» (class action) contre un opérateur nucléaire, Korea Hydro and Nuclear Power Co.

Déjà en Octobre dernier une décision de justice avait condamné la compagnie nucléaire KHNP (Korea Hydro and Nuclear Power Co.située près de Busan) à payer une indemnité de 15 millions de Won (~11.000 €) à Park Geum-sun, atteinte d’un cancer de la thyroïde, qui vit à environ 7,7 km d’une centrale nucléaire depuis plus de 20 ans.

Cette plainte collective rassemble au total 1336 plaignants dont 301 patients atteints de cancer vivant à proximité de la centrale nucléaire.

La Corée du sud exploite 23 réacteurs nucléaires qui fournissent 1/3 de son énergie; elle en prévoit 11 de plus pour 2024.
Les inquiétudes concernant la sécurité du nucléaire se sont accrues après le scandale concernant la révélation en 2012 de la fourniture de pièces de réacteurs nucléaires dotées de faux certificats de sécurité; et aussi depuis la catastrophe de Fukushima en 2011.

Seo Eun-kyung, un avocat en charge de la plainte:
«Nous espérons que le lien entre cancer de la thyroïde et les centrales nucléaires sera prouvé devant le tribunal; de sorte que le gouvernement devra faire une inspection approfondie des installations nucléaires»

Les plaignants demandent 15 millions de Won (~11.000 €) pour chaque patient et entre 1 et 3 millions de Won pour chaque membre de la famille (1 milion KRW = 740€)

Ye Bu-hae, un producteur de riz de 69 ans vit à moins de 5 km de la centrale nucléaire de Kori; il a rejoint la «class action» le 16 Décembre avec 66 autres patients de son village atteints de cancer de la thyroïde. Le village compte 3.000 habitants.
Ye, dont la femme a subi une intervention chirurgicale pour cancer de la thyroïde a déclaré:
«Après avoir vu un trop grand nombre de cas de cancers de la Thyroïde et le Tsunami du Japon, nous sommes de plus en plus inquiets… Notre action est pour la génération suivante»

Résumé d’un article de l’Asahi Shimbun.
L’article original en anglais


Notes

Il s’agit de l’environnement des centrales nucléaires en fonctionnement normal.

66 cancers de la thyroïde pour 3.000 habitants, c’est beaucoup !

En France, les annales d’endocrinologie indiquent 8 cancers de la thyroïde pour 6.000 personnes dans la population générale.
Dans le village des plaignants, il ne devrait y en avoir que 4 !
Voir les Annales d’endocrinologie juin 2007

Comme prévu:

Les défenseurs de l’industriel nucléaire affirment qu’il n’y a aucune preuve que l’exposition des populations aux rayonnements ionisants provoque une augmentation du nombre de cancers.
Ils s’appuient sur les rapports officiels à l’ONU de l’OMS et de l’UNSCEAR.
L’UNSCEAR affirme dans son rapport de 2013
«Les cancers induits par les radiations sont indiscernables à l’heure actuelle des autres cancers. Ainsi, une augmentation perceptible de l’incidence de cancers dans cette population qui pourrait être attribuée à l’exposition au rayonnement de l’accident n’est pas attendue. »
Rapport de l’UNSCEAR à l’Assemblée générale des Nations Unies, le 25 Octobre, 2013

Cette conclusion de l’UNSCEAR est vivement critiquée:

Par Les médecins de 19 sections nationales affiliées à l’IPPNW (Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ), dont « Physicians for Social Responsibility » (USA) et IPPNW Allemagne. Citation:

«…Cependant, leur conclusion comme quoi il n’y a « pas d’effet discernable », maintenant ou dans le futur, est un défi au sens commun et sape la crédibilité de l’UNSCEAR…»

La traduction intégrale en français de la critique des médecins est visible sur le Fukushima blog

Un scientifique, le Dr Keith BAVERSTOCK a également publié une sévère critique du rapport de l’UNSCEAR, affirmant qu’il est sans valeur scientifique et s’apparente en fait à de la propagande.
Je vous invite à la lire en entier (traduite en français).
Cliquer ici

Original de la critique en anglais: http://www.iwanami.co.jp/kagaku/Kagaku_201410_Baverstock.pdf
Le Rapport UNSCEAR ici critiqué est visible en anglais sur: http://www.unscear.org/docs/reports/2013/13-85418_Report_2013_Annex_A.pdf

Une étude internationale a confirmé l’augmentation du nombre de Leucémies des enfants autour des centrales nucléaires (en fonctionnement normal)
L’article du biologiste anglais Ian Fairlie traduit en français:
cliquer ici

Qu’est-ce que l’UNSCEAR ?

Le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a été créé en 1955 par la résolution 913(X) de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) en réponse aux nombreuses préoccupations relatives aux effets des rayonnements ionisants sur la santé et l’environnement.
Le Comité a pour mission d’évaluer les niveaux et les effets des rayonnements ionisants naturels et artificiels sur l’homme et sur son milieu et de faire rapport sur ce sujet.
C’est à partir de ses études que la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) puis les gouvernements établissent les règles de sécurité concernant le nucléaire.


le 21 Décembre 2014

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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Déc 13

La France doit étendre la distribution des comprimés d’iode autour des installations nucléaires

Un communiqué de presse de l’ ACRO du 25 novembre 2014

ACRO: Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest

La Suisse termine la distribution de comprimés d’iode dans un rayon de 50 km autour de ses quatre centrales nucléaires .
En France, la distribution s’arrête toujours à 10 km, sans prendre en compte les leçons de la catastrophe de Fukushima.

Les autorités françaises ont récemment publié un Plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, qui n’a pas étendu le rayon de distribution de ces comprimés.
Pourtant, lors de l’accident de Fukushima, la zone dans laquelle la dose à la thyroïde pouvait dépasser les critères de prophylaxie fixés par l’AIEA (50 mSv sur les 7 premiers jours) s’étendait jusqu’à environ 50 km de la centrale.

La centrale de Fukushima daï-ichi étant située en bord de mer, 80% des rejets atmosphériques sont allés vers l’océan Pacifique. Ce ne sera pas le cas si une catastrophe nucléaire survient en France, car les vents dominants soufflent vers l’Est.

La distance de 50 km choisie par la Suisse est donc un minimum et devrait être adoptée par les autres pays européens.

En Suisse, le nombre de personnes bénéficiant d’une boîte de 12 comprimés va ainsi presque quadrupler pour atteindre le nombre de 4,9 millions de personnes, incluant les habitants des villes de Zurich, Bâle, Neuchâtel et Lucerne. Ceci représente près de 60% de la population suisse.
Le coût de l’extension, environ 30 millions de francs suisses (25 millions d’euros), sera couvert par les compagnies d’électricité.

En Belgique, les comprimés d’iode sont distribués dans un rayon de 20 km. Et l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire soulignait, le 8 mars 2011, juste avant la catastrophe de Fukushima, que « les études de dispersion des nuages radioactifs réalisées pour différents termes-sources susceptibles d’être rencontrés en cas d’accident nucléaire montrent que, pour les niveaux d’intervention faibles tels qu’ils sont actuellement préconisés, des comprimés d’iode pourraient se révéler nécessaires pour les membres du public cible prioritaire à des distances allant jusqu’à plusieurs dizaines de km.
La notion de zone sans risque devient donc pratiquement virtuelle et il y aura lieu de prévoir la possibilité d’approvisionnement en iode en pratique sur l’ensemble du territoire ».

En Allemagne, la Commission de Protection Radiologique (Strahlenschutzkommission,SSK) a recommandé d’étendre les zones de préparation à l’urgence 5 . Elle conclut qu’il pourrait être « nécessaire d’administrer de l’iode stable aux enfants, jeunes et femmes enceintes qui sont bien plus éloignés de la centrale (>100 km) mais sous les vents.
Les calculs ont montré que les limites de dose peuvent être dépassées jusqu’à 200 km autour des centrales allemandes. Les distances plus grandes que 200 km n’ont pas été étudiées car cela couvre déjà presque tout le territoire national. Dans ses calculs, la commission a choisi, pour les enfants, jeunes et femmes enceintes, un seuil de prise d’iode stable de 50 mSv, qui correspond au seuil pour les adultes en France. Par conséquent, la même conclusion s’impose en France pour toute la population.

Les autorités de sûreté européennes ont récemment recommandé que la thyroïde puisse être protégée jusqu’à 100 km en cas d’accident grave (groupe de travail AtHLET 6 ). Les autorités françaises ont validé ce texte. Qu’attendent-elles pour l’appliquer ?

Alors que l’Autorité de Sûreté Nucléaire française reconnaît qu’un accident nucléaire grave est possible en France, la protection offerte aux résidents français n’est pas suffisante.

L’ACRO demande donc que le rayon de distribution de comprimés d’iode soit fortement étendu en France, à l’instar de la Suisse, et qu’un plan de réponse à l’accident, prenant réellement en compte les leçons des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, soit établi et discuté avec les citoyens concernés.

ACRO
Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest

Le texte original se trouve sur le site de l’ACRO
Contact ACRO
Siège social 138 Rue de l’Eglise 14200 HEROUVILLE SAINT CLAIR
Tél : 02 31 94 35 34 – Courriel : acro@acro.eu.org


Note:

Comment se procurer des comprimés d’Iode. Une info de la CRIIRAD:

L’interdiction aux pharmaciens de vendre des comprimés d’Iode vient d’être levée. En allant chez son pharmacien on peut donc se procurer une boite de 10 comprimés dosés chacun à 65 mg d’iode. Ce professionnel peut se fournir auprès de son grossiste répartiteur chargé d’approvisionner son stock. Bien que considéré comme un médicament (alors qu’ils ne soignent de rien !), ces comprimés sont toutefois délivrés sans ordonnance, au prix d’environ 6 € la plaquette. Si votre pharmacien ne veut pas vous les fournir, vous devez insister et parfois faire preuve d’une certaine détermination ! (merci de vos retours d’expérience !)
http://www.criirad.org/

Télécharger la notice de l’ASN sur les doses à prendre en fonction de l’âge.


    Les références fournies par l’ACRO

  • 1 – http://www.jodtabletten.ch/fr/
  • 2 – Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Plan national de réponse,accident nucléaire ou radiologique majeur, février 2014:
    http://www.risques.gouv.fr/sites/default/files/upload/sgdsn_parties1et2_270114.pdf
    plusieurs documents peuvent être téléchargés ici: http://www.risques.gouv.fr/risques-technologiques/accident-nucleaire
  • 3 – Nuclear Safety Commission, Special Committee on Nuclear Disaster, Emergency Preparedness guidelines working group, Interim Report for Reviewing, “Regulatory Guide: Emergency Preparedness for Nuclear Facilities”, March 2012
    http://www.nsr.go.jp/archive/nsc/NSCenglish/geje/20120322review_3.pdf
  • 4 – P. Smeesters, L. Van Bladel, Agence fédérale de Contrôle nucléaire, Accidents nucléaires et protection de la thyroïde par l’iode stable, 8 mars 2011:
    http://www.imre.ucl.ac.be/rpr/Smeesters/AccidentNucleaire_%20IodeStable_20110309.pdf
  • 5 – Strahlenschutzkommission, Planungsgebiete für den Notfall sc ut in der umgebung von ern raftwer en, Empfehlung der Strahlenschutzkommission, Verabschiedet in der 268. Sitzung der Strahlenschutzkommission am 13./14. Februar 2014:
    http://www.ssk.de/SharedDocs/Beratungsergebnisse_PDF/2014/Planungsgebiete.pdf?__blob=publicationFile
    Ou en anglais : Planning areas for emergency response near nuclear power plants. Recommendation by the German Commission on Radiological Protection, Adopted at the 268th meeting of the German Commission on Radiological Protection on 13 and 14 February 2014:
    http://www.ssk.de/SharedDocs/Beratungsergebnisse_PDF/2014/Planungsgebiete_e.pdf?__blob=publicationFile
  • 6 – Heads of the European Radiological protection Competent Authorities (HERCA) and Western European Nuclear Regulators’ Association (WENRA), Ad hoc High-Level Task Force on Emergencies (AtHLET), Position paper, 25-09-2014
    http://www.wenra.org/media/filer_public/2014/11/21/herca-wenra_approach_for_better_cross-
    border_coordination_of_protective_actions_during_the_early_phase_of_a_nuclear_accident.pdf

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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Déc 09

Les effets génétiques des rayonnements ionisants – Genève 2014

Forum Scientifique et Citoyen du 29 Novembre 2014 à Genève

Carriole IndepWHO
Ce forum était organisé par le collectif «IndependentWHO» et «Santé et Nucléaire» qui lutte pour que l’OMS (WHO) remplisse, en toute indépendance, son mandat dans le domaine des rayonnements ionisants.
Depuis plus d’un demi-siècle, les conséquences sanitaires des accidents nucléaires, tels que Tchernobyl et Fukushima, et des activités nucléaires en général ont été cachées au grand public.
L’OMS est complice de cette dissimulation. La raison principale de cette dissimulation est la subordination de l’OMS à l’establishment nucléaire et en particulier à son porte-parole l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique (AIEA) depuis l’accord signé le 28 Mai 1959.

Les demandes de «IndependentWHO» à l’OMS

Les vigies de «IndependentWHO» manifestent silencieusement devant le siège de l’OMS à Genève, tous les jours ouvrables depuis le 26 Avril 2007. Ils manifestent également à Paris, tous les vendredis devant le ministère de la santé, depuis novembre 2012.

Il y avait au Forum 200 à 300 150 (11 décembre:correction par une participante qui a compté) personnes de toutes origines rassemblées dans le calme autour d’auteurs scientifiques internationaux reconnus.

Le représentant de la mairie de Genève est venu confirmer son soutien à la manifestation de Independent WHO devant le siège de l’OMS. Il a précisé que la ville s’engage dans une politique de sobriété énergétique et d’usage des énergies renouvelables.

Merci aux bénévoles de «independent WHO» qui nous ont accueillis avec efficacité et gentillesse.

Était présente l’association «Enfants de Tchernobyl Belarus»; elle soutient l’institut Belrad qui travaille à améliorer la santé des 25.000 enfants les plus exposés vivant dans les régions polluées par l’accident de Tchernobyl.
Le site de Enfants de Tchernobyl Belarus

Les comptes rendus officiels seront rendus publics comme l’ont été ceux du Forum de Mai 2012 qu’on peut télécharger ici
Vous trouverez la présentation des orateurs et les résumés de leurs interventions sur le site de IndependentWHO


Pourquoi le Génome ?
Le génome : trésor le plus précieux du genre humain

Déjà en 1956:

« Le génome détermine la vie de nos descendants et le développement harmonieux des générations futures. En tant qu’experts du Génome, nous rappelons que la santé des générations futures est menacée par l’expansion de l’industrie nucléaire et l’augmentation de la quantité de sources radioactives. Nous considérons également que l’apparition de nouvelles mutations observées chez les personnes peuvent être fatales pour elles et pour leurs descendants ».

C’est ainsi, qu’en 1956, le groupe d’experts en génétiques de l’OMS, qui comprenait H.J. Muller, lauréat du prix Nobel, a qualifié la menace que représentent les rayonnements ionisants sur le patrimoine génétique de l’être humain. Aucune preuve scientifique n’est venue contredire cette prise de position depuis 1956. Au contraire, des études ultérieures indiquent que les dangers ont été sous-estimés.

Face au véritable déni des méfaits biologiques de la contamination radioactive, «IndependentWHO» se donne pour tâche de de faire connaître aux citoyens soucieux de vérité, l’état des recherches menées par des scientifiques de renommée internationale sur les conséquences sanitaires de ces catastrophes

Présentation officielle du forum sur le site de IndependtWHO


Quelques aspects très partiels des interventions

Dr Inge Schmitz-Feuerhake (Allemagne)
Il est difficile de faire le bilan génétique de l’accident de Chernobyl: rétention des résultats des tests de contamination par les gouvernements, données douteuses voir inexistantes. Les organisations officielles du lobby nucléaire affirment que les effets de la contamination des populations sont négligeables.
Par contre si on va effectivement sur le terrain, on constate dans la descendance des parents exposés aux radiations de Tchernobyl, une augmentation des décès précoces, malformations, syndromes de Down (nom savant du Mongolisme), anomalies du tube neural (la région qui entoure la moëlle épinière et le cerveau: spina bifida,pas ou mauvais développement du cerveau…)


Dr Yuri DUBROVA (Royaume uni)
Prouver la mutation des cellules germinales humaines suite à une irradiation reste encore difficile. Le Dr Yuri E. Dubrova (Royaume Uni)a présenté une technique permettant d’observer les mutations des cellules germinales humaines. Cette technique utilise des «loci de minisatellites» [ce sont des zones sur chromosomes]; elle fournit une méthode capable de détecter les mutations induites dans un échantillon relativement petit de population.
Cette technique a été utilisée pour étudier la mutation des cellules germinales dans les familles des zone rurales d’Ukraine et du Bélarus lourdement contaminées.
Elle permet de mesurer le phénomène d’instabilité génétique induite par le rayonnement qui se traduit par une augmentation du taux de mutations dans la descendance de parents irradiés.


Dr Wertelecki (USA)
Le Dr Wertelecki est un médecin humaniste. Il a constaté un taux élevé d’anomalies congénitales (un accident dans la croissance d’un embryon au départ normal) dans la région nommée Polésie polluée par les rayonnements ionisants de Tchernobyl. Il s’agissait de jumeaux siamois, de tumeurs du sacrum, spina bifida, anencéphalie, microcéphalie, microphtalmie. Ces anomalies sont plus répandues chez les enfants de sexe féminin; leur taux sont parmi les plus hauts rencontrés en Europe et ils persistent au fil des ans.
Les observations faites sont suffisamment frappantes pour justifier des études complémentaires à la fois en Polésie et au Japon. Ces études permettraient d’améliorer la compréhension des impacts des rayonnements ionisants sur l’embryon humain.

Le Dr Wertelecki milite pour que aider les populations, soigner les enfants atteints, tenter de faire de la prévention passe avant de faire des statistiques.
Il a dédié son intervention à « T » une petite fille que son équipe a sortie d’un orphelinat:

"T" recueillie dans un orphelinat
Orpheline du fait des circonstances. Perdue dans un orphelinat.
les membres de OMNI-Net ont retrouvé ses parents.
Elle a reçu des soins médicaux sur plusieurs continents.
C’est maintenant une jeune-fille trilingue vivant au loin en Europe avec sa mère
elle fréquente le lycée.
« T » est le symbole d’un combat victorieux pour la vie.
Elle montre aussi la nécessité de combiner le recensement des malformations congénitales avec une médecine humaniste et des programmes de prévention.

En attendant la publication des actes du forum de 2014, on peut voir la video sous-titrée français par KNA de l’intervention du Dr WERTELECKI le 12/03/2013 au Symposium de New York


Dr BAVERSTOCK (Finlande)
Il est l’auteur d’une critique sévère du dernier rapport de l’UNSCEAR sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl.
Voir la traduction française de cette critique

Il propose de dépasser la notion classique des Chromosomes porteurs exclusifs de l’hérédité et des affections héréditaires.
Il propose de considérer la cellule, puis l’organisme entier comme des systèmes complexes où des milliers de molécules interagissent de façon coordonnée; au fil des temps tous ces processus ont acquis une stabilité; ce qui se traduit par la stabilité de l’espèce. Si un élément (rayonnement ionisant ou autre) vient détraquer ces systèmes complexes, l’organisme perd ses stabilités et s’installe une instabilité génétique. Cette instabilité se reproduit de génération en génération.
Il s’agit encore d’une hypothèse qui a été publiée, soumise à critique et qui a encore besoin d’êre testée. Elle dispose d’un pouvoir d’explication considérable.
Les conséquences en seraient, sur plusieurs générations un déclin progressif de l’état de santé et du bien-être des personnes touchées, avec une avancée des maladies généralement liées à l’âge et l’apparition de malformations.

L’article origine: «Genes without prominence: a reappraisal of the fundations of biology» par Arto Annila et Keith Baverstock, publié par la « Royal Society »:
http://rsif.royalsocietypublishing.org/content/11/94/20131017
On peut trouver les publications du Dr Baverstock en PDF sur son site: www.kbaverstock.org/


Dr Timoty MOUSSEAU
Le dr Timoty MOUSSEAU et ses collaborateurs vont sur le terrain à Tchernobyl et à Fukushima. Ils y étudient les conséquences sur ceux qui y vivent des faibles doses continues de radioactivité qu’ils subissent. Pour cela, ils font un recensement détaillé de la situation des arbres, des plantes, des insectes, des oiseaux, des mammifères… Ils évaluent la vitalité des populations, leur état de santé, leur fertilité et leur évolution au fil des ans.

Fauvette au cerveau atrophié

Fauvette au cerveau atrophié. Ces oiseaux ne vivent pas vieux.(Cl T. Mousseau)

Plusieurs espèces de plantes et d’animaux subissent des modifications variées (par exemple: taille réduite du cerveau, cataractes, décolorations du plumage ou du pelage, chute de la fertilité….). Chez l’hirondelle par exemple, cette irradiation a eu des conséquences fort néfastes sur la reproduction et sur la survie de l’espèce.


Un dosimètre dans une bague

Un dosimètre dans une bague

Il travaille à préciser les doses reçues dans la nature par les animaux et de comprendre les causes des différences de leur sensibilité apparente aux rayonnements

Des publications en anglais du Dr Timoty MOUSSEAU:
http://cricket.biol.sc.edu/chernobyl/Chernobyl_Research_Initiative/Publications.html
En attendant la publication de son intervention, je vous conseille vivement de prendre une demi-heure pour visionner la passionnante Video (sous-titrée français par KNA) de son intervention au symposium de New York le 11/03/2013


Chiyo NOHARA
Son équipe de l’université d’Okinawa (Japon) a étudié le devenir de générations successives de papillons Zizeera Maha (pale Grass blue butterfly).
C’est un papillon commun dans tout le Japon,un bon marqueur biologique.
Les papillons adultes recueillis en mai 2011 (2 mois après la catastrophe)dans la nature à Fukushima et en d’autres lieux avaient des anomalies légères. Leur descendance (F1)avait des anomalies plus sérieuses dont ont hérité les papillons des générations suivantes.
Las papillons récoltés en Septembre 2011 (accident + 6 mois)avaient des anomalies plus sévères.
Il a été remarqué que de poursuivre l’alimentation des générations successives avec des feuilles recueillies dans des zones contaminées était catastrophique pour la survie de la génération F2.
Passer à une alimentation non contaminée (origine Okinawa)pour les larves de la seconde génération(F2) était franchement bénéfique sur le taux de survie.

Ces études montrent que la radioactivité provoque des anomalies chez ces papillons:
– certaines sont transmises aux générations suivantes;
– d’autres peuvent être annulées par une alimentation non contaminée et ne sont donc pas héréditaires
On ne peut bien sûr pas extrapoler directement des papillons au mammifères et à l’homme, mais cela donne à réfléchir.

Le détail de leur minutieuse publication est ici, en anglais


Notes

    Mes conclusions provisoires:

  • 1- L’impact néfaste des radiations nucléaires à faible dose sur la santé des humains et celle de l’ensemble des vivants est réelle et prouvée. Elle est évidente à Tchernobyl pour l’observateur scientifique. Des phénomènes semblables semblent débuter à Fukushima.
  • 2- Les institutions telles que l’UNSCEAR, censées conseiller les gouvernants nient l’évidence et produisent des « études » non scientifiques qui tiennent de la propagande.
  • 3- Dans le domaine du nucléaire, l’OMS n’est pas en mesure de jouer son rôle de protecteur de la santé des peuples.
  • 4- Quel va être l’avenir des gens et de leurs enfants obligés de rester vivre et se nourrir en zone contaminée ?
    Nul ne le sait précisément, mais les constatations faites à Tchernobyl ne sont pas rassurantes.
    Plusieurs observations mentionnent que les dégâts iraient en s’aggravant au fil des ans.
  • 5- La situation n’est toujours pas maîtrisée à Fukushima.
  • 6- Quand aura lieu l’accident nucléaire grave suivant, et où ?

Le 09 Décembre 2014

L’information en français sur Fukushima:
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