Août 28

Le nombre de cancers de la Thyroïde chez les jeunes augmente toujours à Fukushima

57 cas confirmés, 47 cas suspects fin Juin 2014

Au total 104 jeunes ont été trouvés atteints ou suspects de Cancer de la Thyroïde dans la préfecture de Fukushima parmi 300.000 jeunes âgés de 18 ans ou moins au moment de la catastrophe nucléaire du 11 Mars 2011.

Parmi ces 104 jeunes:
– il y a 68 filles
– le nombre de cas définitivement confirmés est de 57
– l’âge moyen lors de l’accident nucléaire de Mars 2011 était de 14,8 ans.

Pour la comparaison, ce chiffre (104/300.000) représente 34 cancers pour 100.000 jeunes examinés dans la préfecture de Fukushima.

Le nombre de malades varie selon les secteurs:
Dans le secteur de Aizu, à 80 km de la centrale accidentée le chiffre est de 27,7 cas sur 100.000 jeunes
Dans le secteur de Nakadori , il y a 35 diagnostics confirmés ou suspectés sur 100.000 jeunes. Ce secteur comprend Fukushima ville, plusieurs municipalités d’évacuation obligatoire et la zone costale de Hamadori.

Dans la préfecture de Miyagi, juste au nord de la préfecture de Fukushima, le taux de cancer de la thyroïde est de de 1,7 sur 100.000 personnes, constaté dans le registre des cancers de la préfecture de Miyagi.

Les officiels gouvernementaux persistent à affirmer qu’ils ne croient pas que les cancers de la Thyroïde diagnostiqués chez ces jeunes soient liés à l’accident nucléaire.

Résumé d’un article paru le 24 Aout en anglais dans journal Asahi Shimbun


L’évolution du nombre de cas de Cancers de la Thyroïde d’après les chiffres antérieurs de la Préfecture de Fukushima

Confirmés Suspects Total Nb d’examens
Juillet 2014 57 47 104 300.000
Fevrier 2014 33 34 75 250.000
Novembre 2013 26 32 58 225.000
Juillet 2013 18 25 43
Février 2013 3 174.000

Notes.

Ces cancers de la thyroïde sont la conséquence de l’Iode radioactif émis durant durant les tout premiers jours de l’accident en 2011.

L’antidote aurait été la prise d’Iode stable très tôt après l’accident pour saturer la Thyroïde en Iode stable. Les autorités n’ont pas distribué d’Iode stable comme elles auraient du le faire.

On voit confirmée la plus grande sensibilité des filles.


Petit rappel:

– L’échographie de la Thyroïde est un examen non agressif. Il permet de repérer les «tumeurs» de la thyroïde quelles qu’elles soient(solides ou des kystes remplis de liquide).
– A l’issue de l’examen échographique, on peut définir si les nodules ou kystes sont probablement bénins, à surveiller simplement
ou si ils sont suspects d’être cancéreux.
– Dans ces derniers cas, un diagnostic certain ne peut être établi que par l’examen des fragments de glande ramenés par une ponction à l’aiguille fine.
– Il y a différents niveaux de gravité des cancers, décelables à l’examen du produit de la ponction. Les «autorités» ne communiquent pas à ce sujet.

Comme d’habitude les «experts» officiels affirment que l’augmentation des cas de cancer n’est pas liée à l’accident nucléaire. Ils restent incapables de proposer une autre cause à l’appui de leurs affirmations…

Le 28 Août 2014

L’information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez aux deux adresses ci-dessus
et dans la colonne de droite de cette page.

Août 26

Fukushima: Alors autant ne pas savoir

Du 14 au 16 juin, Janick MAGNE est une nouvelle fois partie enquêter dans la préfecture de Fukushima.

Un article du Réseau «sortir du nucléaire»

Cette fois, un ami sur place m’avait alertée sur des doses toujours élevées dans son environnement et sur la présence sans cesse renouvelée de sacs de déblais radioactifs.

Le trajet de J. MagneMunie de mon appareil photo et de mon compteur allemand gamma Scout, je me suis donc déplacée depuis Tokyo en train, puis en voiture en allant, par rapport à la situation géographique de la centrale accidentée, de l’ouest vers le Nord-Ouest du département de Fukushima:
d’abord à Koriyama (340.000 habitants), située à 55 km à l’Ouest de la centrale; ensuite à Nihonmatsu (57.000 habitants) et Motomiya (31.00 habitants, la plus petite ville du département), villes voisines situées à 60 km à l’Ouest de la centrale mais un peu plus vers le nord;
puis à Fukushima, (près de 300.000 habitants), à 65 km en plein Nord-Ouest par rapport à la centrale.
Plus on va vers le nord, plus la contamination est élevée, à distance égale de la centrale.

Début Juin au Japon: rizières irriguées, pousses de riz en pleine croissance dardant déjà vers le ciel leurs jeunes tiges d’un bdeau vert franc. Partout les buissons d’azalées en fleur rehaussent le paysage de touches mauves et framboise. Couleurs magnifiqes, avec de belles nuances de vert allant du vert pâle argenté des bambous au vert sombre des conifères: la nature est en fête.

La norme d’exposition pour les populations civiles de 1 mSv/an correspond à 0,115 µSv/h (microSievert par heure).
Dans le petit appartement de mon ami à Motomiya, la radioactivité stagne à 0,5 µSv/h. Il se demande parfois s’il ne devrait pas dormir dehors, mais les mesures prises à l’extérieur le font vite déchanter. De ses fenêtres et sur le chemin du travail, il voit les sacs bleus remplis de sols contaminés déposés jour après jour au bord des routes et sur les parkings pour être emportés par les services de décontamination et stockés ailleurs.
Sacs de déchets radioactifs A Motomiya, j’ai mesuré des sacs entourés de cordages rudimentaires portant un message rédigé en termes simples à l’intention des enfants: «Ici, c’est dangereux, il ne faut pas entrer!» les chiffres dépassaient 1,5 µSv/h. Pour comparaison, le taux moyen de radioactivité à Tokyo est actuellement de 0,07 µSv/h.

Je n’étais jamais venue en Juin, au moment de la floraison des azalées, et j’ai eu l’idée de mesurer directement les buissons fleuris. Dans la campagne, ils longent les rizières et les routes. En ville, très décoratifs, on les retrouve un peu partout. À Motomiya, le 8 juin, j’ai ainsi mesuré jusqu’à 1,340 µSv/h au niveau des fleurs d’azalées, compteur posé directement sur les fleurs, à 70-80 cm de hauteur. Je n’ose imaginer le taux de contamination des sols ni la teneur en Becquerels de ces plantes.

J’ai vérifié la radioactivité au bord des rizières et des champs à Nihonmatsu et Motomiya, au niveau du sol, et j’ai obtenu des chiffres allant de 0,6 à plus de 1,4 µSv/h. Avec plus de 1µSv/h dans son champ, une cultivatrice ne semblait pas gênée de poursuivre ses plantations.

A la sortie de Nihonmatsu, il y a un joli coin boisé au bord d’une rivière avec un espace pour faire des barbecues et jouer au ballon. Des jeunes jouaient là tout en mangeant. J’ai ostensiblement pris des mesures aux abords de leur installation puis je me suis approchée. Nous nous sommes salués, je leur ai demandé s’ils pensaient à vérifier la radioactivité avant de s’amuser en pleine nature. «Non, me dirent-ils, à quoi bon? on n’a nulle part où aller, de toutes façons, alors autant ne pas savoir.» Un jeune homme m’a quand même demandé mes chiffres. Entre 0,6 et 1,2 µSv/h. Il n’a pas réagi. Je suis partie en leur recommandant de prendre soin d’eux, dans la plus pure tradition japonaise.

À Motomiya et Nihonmatsu, mes amis m’apprennent que les stocks d’eau minérale chez l’habitant et dans les magasins sont impressionnants: personne ne veut prendre le risque de boire l’eau du robinet ni de l’utiliser en cuisine.

Dans l’espèce de petit bar-bistro un peu sale et interlope où nous dînons, l’ambiance est chaleureuse et les gens boivent trop, beaucoup trop. Le patron me ramènera à mon hôtel en voiture, mais comme il est ivre, il fait appel à un chauffeur qui conduit à sa place. Il me voit mesurer subrepticement à l’entrée de son établissement: « il y a combien?» me demande-t-il. 1,4 µSv/h ! « Ah c’est trop, c’est beaucoup trop, et c’est partout comme çà…» Le reste se perd dans les vapeurs de l’alcool.

Mon ami me parle des soirées à boire et à chanter des chansons tristes avec les éleveurs et les agriculteurs qui viennent de la zone évacuée et qui ont tout perdu. Ils essaient de survivre dans les petites villes d’alentour; le désespoir les détruit.

Buissons d'azalées contaminés

a Motomiya

Le 9 Juin dans la ville de Fukushima, je retrouve des chiffres élevés sur les buissons d’azalées. A deux pas d’un grand hôtel du centre-ville, je mesure 2,9 µSv/h au sol. Les chiffres s’alignent et font peur: 1 µSv/h dans un parc à vélos fréquenté par des ados; 1,7 près d’un petit autel de prières à côté de la gare centrale. 0,6 à l’entrée d’un hôpital. 1,2 à un arrêt de bus; 0,997 à un carrefour, à un mètre du sol. je retrouve les chiffres d’octobre dernier: à travers la ville, la moyenne semble se situer autour de 0,6 µSv/h. les chiffres descendent rarement en dessous de 0,3 et il y a des pics élevés un peu partout.

Fukushima est dans une cuvette, entourée de montagnes boisées toutes plus contaminées les unes que les autres. Je me dirige vers les écoles bâties au pied de la montagne. Les sols ont visiblement été raclés. Le parc à vélos est tout neuf, goudronné sur une épaisseur anormale. la décontamination a bien eu lieu mais j’obtiens des chiffres élevés le long de l’avenue en contrebas du lycée, là où les ados traversent.

Dans la cour décontaminée du collège, j’aperçois un dosimètre électrique, je me faufile discrètement et je compare les mesures. À ce moment précis, il indique 0,147 µSv/h et le mien 0,211. A travers la ville, les dosimètres installés dans les lieux publics donnent tous des chiffres inférieurs à ce que nous mesurons… N’est-ce pas la raison pour laquelle le ministre de l’écologie Ishihara voulait interdire les dosimètres personnels à travers le pays ?

Janick MAGNE

Janick MAGNE est enseignante au Japon où elle vit depuis 30 ans.
Elle a fait plusieurs voyages en France pour témoigner de ce qu’elle a constaté là bas. Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà rencontrée.

Cet article a été publié le 1 Août 2014 dans le journal du réseau «Sortir du nucléaire»; merci de m’avoir autorisé à le reproduire.


Note

La radioactivité naturelle au Japon avant l’accident de Fukushima était partout franchement inférieure à 0,1 µSv/h
Aucune de ces communes à environ 60 km de la centrale n’est dans une zone d’évacuation.

Une information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez à ces deux adresses

le 26 Août 2014

Août 22

Des poussières de combustible nucléaire de 2µm ont été trouvées à Ibaraki

Des micro-fragments de barres de combustible et d’enceinte de réacteur avec de l’uranium et du zirconium ont voyagé au moins jusqu’à Ibaraki, à 50 km du centre-ville de Tokyo après les explosions de 2011.

Situation de Tsukuba à 50 Km du centre ville de Tokyo

Tsukuba (Ibaraki)à 50 Km du centre ville de Tokyo


Au cours du flash des premières nouvelles de la matinée du 9 août 2014, la NHK a déclaré que des morceaux de combustible nucléaires des barres de combustible, des morceaux des enceintes pressurisées du réacteur et de sa structure interne ont été projetés à au moins 130 km de la centrale nucléaire de Fukushima.

Il s’agit de particules de 2μm de diamètre. Leur aspect sphérique prouve qu’ils ont été fondus à haute température, puis refroidis très rapidement. Ces particules contiennent de l’uranium, du zirconium etc, qui sont des composants trouvés sous cette forme uniquement dans le combustible nucléaire et dans la structure intérieure des enceintes nucléaires. Elles ont été collectées entre le 14 et le 15 mars 2011 dans la commune de Tsukuba de la préfecture d’Ibaraki au cours d’une étude d’un groupe de l’Université des Sciences de Tokyo.

Pourquoi la chaîne de télévision « lâche »-t-elle cela maintenant ? C’est l’été, les vacances, les gens font beaucoup moins attention à l’accident de Fukushima?

http://www.2chdb.net/thread/response/b/2chsc/ts/ai/tp/newsplus/r/1407546759
D’après un article du Fukushima-Diary


Note:

Curieux, le Plutonium n’est pas mentionné. Il y en a pourtant dans le combustible en cours d’utilisation.

Diamètre: 2 microns. C’est éminemment inhalable et cela est emporté par le moindre courant d’air.

Quelques infos tirées de Wikipedia:

Repère de taille des particules PM10 et PM2,5 - Source : Airparif

Repère de taille des particules PM10 et PM2,5 – Source : Airparif


– les particules d’un diamètre aérodynamique supérieur à 10 micromètres sont retenues par les voies aériennes supérieures (nez, bouche);
– les PM10 (10 µm)peuvent pénétrer dans les bronches;
les PM2,5 (2,5 microns)pénètrent dans les alvéoles pulmonaires;
– les PM1,0 (1µm) peuvent traverser la barrière alvéolo-capillaire, donc passer dans la circulation sanguine.

La vitesse de chute d’une particule de diamètre aérodynamique de 10 µm est de 3 mm/s en air calme, ce qui est faible, un courant d’air pouvant à tout moment les remettre en suspension. En l’absence de tout mouvement d’air, la durée de séjour dans l’air de ces particules de 10µm est de l’ordre de 1 jour.( la vitesse de chute des particules de 2,5µm n’est pas indiquée; elle doit être très faible et ces particules sont reprises par le moindre courant d’air)

Ces particules fines sont de grandes voyageuses. Nous recevons, en France régulièrement du sable du Sahara.
Il est fort probable qu’il y en ait bien plus loin que Tsukuba.

le 22 Août 2014


Une information en français sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
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Août 20

Visite de Namie, à 5 km de la centrale accidentée

Un Texte de HORI Yasuo, rédigé le 10 juillet 2014

Traduit de l’espéranto par Paul SIGNORET
A voir sur le Fukushima-blog

Visite de Namie, ville située dans le rayon des dix kilomètres

Carte Namie

Au cours des trois dernières années, j’ai visité presque toutes les villes situées sur le rivage du Pacifique, hormis celles qui sont dans le rayon de dix kilomètres autour de la centrale n°1 de Fukushima. Ces derniers temps il était devenu possible de pénétrer dans ce secteur après avoir reçu l’autorisation des villes concernées, mais je n’avais pas eu l’occasion de le faire.

Il y a deux semaines, je suis tombé par hasard sur la page d’accueil de l’organisation paysanne “Nomado”, sise dans la ville de Sōma, et j’ai découvert qu’elle organise des visites touristiques dans ce secteur, non seulement pour des groupes mais aussi pour des particuliers. J’ai aussitôt téléphoné et décidé que je m’y rendrais le 8 juillet.

Pour parvenir à Sōma, je devais d’abord aller à la ville de Fukushima et, de là, prendre le bus pour Sōma. J’ai pris la décision d’arriver à Fukushima le 7 juillet, à midi, et de parcourir divers endroits de la ville pour en mesurer la radioactivité. Dans ce but, j’avais emporté un dosimètre…

Pour lire l’article en entier, cliquer sur l’image

Bus abandonnés à la gare de Namie.

Gare de Namie. Deux bus attendent des passagers depuis 2011.


Gare de Namie. Deux bus attendent des passagers depuis 2011.


Après cette visite sur place, allez jeter un coup d’oeil sur l’excellent article de Olivier CABANEL.Sur Agoravox. Il nous fait une synthèse de l’accident, de ses implications sur la santé dans le monde, et sur les questions politiques sous jacentes.

Le 20 Aout 2014


Août 18

Les femmes sont plus sensibles à la radioactivité

Les études sur les impacts sanitaires de la radioactivité ignorent ce fait en prenant pour modèle un homme « standard » âgé de 30ans.

Mary Olson insiste:
il faut agir maintenant, protéger et prévenir avant de financer des études.
https://youtu.be/BYBvBsOeMm8


Deux captures d’écran de son intervention:

Il n'y a pas de dose sureProtéger d'abord

Note

L’insistance de Mme Olson sur:
Protéger d’abord, faire des études ensuite
est une allusion aux conflits qui agitent les commissions officielles:

D’un côté les experts officiels (Shigenobu NAGATAKI)ont cette position:
– on fait des études pour calculer les doses qu’ont reçu les gens et en fonction des résultats, on avisera. Ils campent sur le mythe: « au dessous de 100mSv/an » il n’y aura pas de problèmes de santé décelables. Certains experts affirment même que des bilans de santé créeraient des angoisses inutiles, voire des traitements inutiles.

De l’autre côté des médecins à titre privé(Dr MITA), des épidémiologistes dans les commissions officielles(professeur TSUDA), combattent cette politique.
En effet l’estimation des doses individuelles est très incertaine.
La limite de 100mSv/an est basée sur le résultat des études faites sur les survivants des bombes de Hiroshima-Nagasaki. Être exposé pendant des années à des doses faibles n’a rien à voir avec être exposé au flash unique d’une bombe.
Ces « officiels » ne tiennent pas compte des études récentes qui montrent qu’il n’y a pas de dose inoffensive.
Ces contestataires estiment qu’il faut d’urgence faire le point de l’état de santé de la population dans et hors de la préfecture de Fukushima sans prendre de retard à cause des études.
Refus catégorique des « officiels ».

A ce sujet voir l’article du journal japonais Tokyo-Shimbun du 22 Juillet 2014
Sa traduction en anglais par Fukushima voice


Vidéo réalisée à l’occasion du symposium « The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident » (Conséquences médicales & environnementales de l’accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
L’ensemble des vidéos du symposium en anglais

Traduction Odile Girard (http://fukushima-is-still-news.over-blog.com)
relecture Mary Olson et KNA.
Édition et sous-titrage par KNA.
http://kna-blog.blogspot.com/

Le 18 Août 2014


Pour votre information sur Fukushima:
La revue de presse hebdomadaire de PECTINE
Les Veilleurs de Fukushima
et bien d’autres que vous trouverez à ces deux adresses

Août 06

La surveillance alimentaire après Fukushima

Une surveillance alimentaire efficace doit obéir à des principes que Mme Cindy Folkers nous explique dans cette video à l’occasion du cas des USA.

Cette vidéo a été réalisée à l’occasion du symposium « The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident » (Conséquences médicales & environnementales de l’accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.


https://youtu.be/dzEHy4FoSqg
La traduction est de Odile Girard – http://fukushima-is-still-news.overblog.com
Le sous-titrage est de KNA. http://www.kna-blog.blogspot.com
Vous pouvez consulter d’autres videos sous titrées en français par KNA à cette adresse


Notes

Les points forts de cette conférence:

capture d'écran
et c’est la même chose pour la pollution des aliments par la chimie, les pesticides, les perturbateurs endocriniens etc…

  • Le Césium n’est pas le seul polluant. C’est le plus facile à détecter car il émet des rayonnements gamma. L’absence de césium ne prouve pas qu’il n’y a rien d’autre.
  • On ne peut pas se fier à la dilution des polluants radioactifs. Ils subissent en effet des phénomènes de bio-concentration au fil des filières alimentaires. Ils subissent également des phénomènes de concentration (dans les divers sédiments en particulier).
  • Même les faibles doses présentent un danger. Surtout pour les enfants.
  • Les contrôles sont insuffisants voire diminués depuis l’accident
  • Le public est mal informé

Une précision: L’Europe accepte d’importer des aliments pollués au Césium jusqu’à 100Bq/kg (50 Bq/kg pour les aliments pour enfants)

le 6 août 2014

Août 02

Baisse du nombre de globules sanguins chez des singes japonais après le désastre nucléaire de Fukushima

La revue Nature Scientific Reports vient de publier une étude sur le sang de 61 singes vivant à 70 km de la centrale de Fukushima.

Voici la traduction en français du résumé de l’étude visible ici en anglais

««
En avril 2012 nous avons réalisé une étude de 1 an sur le sang d’une population de singes sauvages habitant une zone de forêts de la ville de Fukushima. Cette zone est située à 70 km de la centrale nucléaire Fukushima dai ichi qui a relâché une grande quantité de matériaux radioactifs dans l’environnement suite au Tremblement de terre du Grand Est du japon de 2011.

A titre de comparaison, nous avons examiné des singes habitant la péninsule de Shimokita (préfecture d’Aomori),distante d’environ 400km de la centrale.

La concentration totale de Césium dans les muscles des singes de Fukushima était de l’ordre de 78-1778 Bq/kg;
alors que chez tous les singes de Shimokita le niveau de césium était en dessous de la limite de détection.

Comparés à ceux de Shimokita, les singes de Fukushima avaient un abaissement significatif du nombre de globules blancs et rouges, de l’hémoglobine, de l’hématocrite; chez les jeunes singes il y avait de façon significative une corrélation négative entre le taux de globules blancs et la concentration de Césium. [ndtr: plus il y a de césium, moins il y a de globules blancs]

Ces résultats suggèrent que l’exposition à des matériaux radioactifs a contribué aux changements dans la composition du sang chez les singes de Fukushima.

Published 24 July 2014
»»


Notes:

A Tokyo, le dr MITA a constaté un abaissement du nombre des globules blancs chez les enfants de moins de 10 ans; avec amélioration quand ils quittent la région contaminée.
Voir la lettre du Dr MITA à ses confrères
A Tchernobyl également des modifications hématologiques ont été notées.
Voyez les ouvrages cités dans les sections «documents» ou «téléchargements» notamment l’ouvrage de référence des drs Yablokov et Nesterenko,TCHERNOBYL: CONSÉQUENCES DE LA CATASTROPHE POUR L’HOMME ET LA NATURE
La traduction partielle en français.
Le texte complet en anglais

le 2 Août 2014