Fév 23

L’eau radioactive des fuites arrivera inéluctablement à l’océan.

Au moins 100 tonnes d’eau radioactive ont fui d’un réservoir de retenue à la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord du Japon.

Arnold Gundersen, un ancien dirigeant de l’industrie nucléaire et ingénieur en chef avec plus de 30 années d’expérience au Fairewinds Associates, estime que l’eau stockée dans le réservoir au site de Fukushima contient un isotope nommé strontium 90, qui provoque la leucémie.
Traduction d’une interview de Arnold Gundersen par la voix de la Russie le 21 Février 2014:

Pouvez vous commenter la déclaration de TEPCO au sujet des 100 tonnes d’eau radioactive qui ont fui cette semaine d’un réservoir de la centrale nucléaire de Fukushima? ? Est-ce que cela démontre vraiment que les autorités japonaises sont incapables de maîtriser la crise de Fukushima ?
Le réservoir a laissé fuir une quantité extraordinaire de rayonnement: 230 millions de désintégrations par seconde par litre. Ce que cela signifie: imaginez une bouteille de 1 litre de soda ; cette bouteille de 1 litre émettrait 230 millions d’étincelles nucléaires de rayonnement chaque seconde. Cela a donc été une fuite extraordinairement radioactive.
Ils affirment qu’elle ne s’est pas déversée directement dans l’océan; mais c’est presque aussi mauvais qu’elle se soit répandue dans le sol. L’eau du sol va arriver à l’océan sous peu. Donc, c’est juste une source de plus qui va avec certitude contaminer l’océan; si ce n’est pas maintenant ce sera plus tard.
En ce qui concerne la compétence de Tokyo électrique pour gérer la centrale, je pense que la fuite montre que ni Tokyo électrique, ni le gouvernement japonais ne prennent suffisamment au sérieux les problèmes de Fukushima Daiichi. J’ai lu une citation d’un dirigeant de Tokyo Electric nommé Masayuki Ono; il a dit « Cette fuite d’eau s’est produite malgré des diverses mesures prises par l’entreprise. Nous sommes désolés d’avoir causé ce souci ». Je pense que Tokyo Electric prétend être la victime de ces problèmes et non pas la cause de ces problèmes. Ils créé ce problème alors qu’ils avaient la responsabilité de s’assurer qu’il ne se produise pas. Ils esquivent leur responsabilité quand ils font des déclarations comme ça et quand ils laissent se reproduire sur le site des fuites qui semblent ne jamais devoir cesser.

Nous savons que les officiels de TEPCO affirment qu’ils ne croient pas que l’eau contaminée ait atteint l’océan Pacifique tout proche. À votre avis, devrions-nous les croire ou tentent-ils d’éviter de déclencher une vaste clameur publique sur la question?

Fuite

Comment pouvez-vous décontaminer tout cela ?

Cliché Tepco

L’eau n’a probablement pas coulé à la surface du site directement vers l’océan. Mais l’eau a pénétré dans le sol et elle descend jusqu’à l’eau souterraine, qui va rapidement à l’océan. Ainsi, ce que disent les japonais est techniquement correct, l’eau n’a pas couru sur la route pour se déverser dans l’océan; mais elle va vers l’océan de toute façon avec beaucoup d’autres fuites. Le site va fuir dans l’océan pendant une centaine d’années.
Cela semble vraiment terrible
Dans ce réservoir il y a un isotope nommé strontium 90; il se fixe sur les os et provoque la leucémie. Il reste dans l’environnement pendant 300 ans. Donc, le problème ne sera pas réglé simplement en réparant le réservoir. Ils ont contaminé l’ensemble de la nappe phréatique sous le site et finalement toute cette eau se dirige vers le Pacifique.

Ne pas arrêter toutes les centrales nucléaires peut-il être une décision dans cette affaire? Est-ce exact? Quels sont les efforts nécessaires pour résoudre efficacement le problème de la crise de Fukushima?

  • La première des 3 choses à faire est de remplacer Tokyo Electric par une firme d’ingénierie internationale.
  • La deuxième chose est que le gouvernement du Japon doit dépenser plus d’argent sur le site. Actuellement, ils utilisent des travailleurs très mal payés, de personnes qui sont sans-abri pour faire ce travail. Tout simplement ils ne dépensent pas assez d’argent pour résoudre le problème.
  • Et la dernière chose est qu’il doit y avoir plus de transparence pour que le peuple japonais puisse s’impliquer dans ce processus. À l’heure actuelle avec la loi sur le secret ils ne partagent pas avec le peuple japonais à quel point cet accident est vraiment grave. Et les médias au Japon ne sont pas en mesure de dire la vérité parce qu’ils ont peur d’aller en prison.

L’article de la voix de la Russie, en anglais
Le site de l’association Fairewinds, dirigée par Arnold Gundersen


Suite des événements sur Fukushima Diary:
Sur les 100 m³ de l’eau qui a débordé, ils en ont repris 36. Cependant, Tepco va devoir récupérer le sol aussi parce que la fuite a aussi débordé l’endiguement qui était supposé empêcher les eaux de fuites d’être absorbées par le sol mais ils n’ont encore rien publié à se sujet.
Les eaux de débordement étaient très concentrées en sel, ce qui les rend grandement radioactives. La forte radioactivité β induit du rayonnement continu de freinage même avec des protections. Les ouvriers qui nettoient se font gravement irradier.


Note:

La pollution de l’Océan pacifique cela signifie la pollution progressive des côtes (dépôts laissés par les marées, les embruns); la pollution de tous les aliments tirés de l’océan avec les facteurs aggravants de la concentration des isotopes au long des chaînes alimentaires et de la grande mobilité de nombreuses espèces marines.

Toute catastrophe nucléaire est une catastrophe mondiale.

Mercredi 26 à 23h15
Un reportage sur Fukushima par FR3: Fukushima, vers une contamination planétaire?
http://www.france3.fr/emissions/pieces-a-conviction/diffusions/26-02-2014_170742

Le 23 février 2014


26 Février 2014. Post scriptum
Je viens de lire que la vieille centrale nucléaire française de Fessenheim est construite sur la plus grande nappe phréatique d’Europe.
En cas d’accident la pollution de cette nappe pourrait priver d’eau potable les populations jusqu’à Rotterdam…Je crois aussi que cette centrale est construite sur un soubassement pas bien épais…


Fév 20

Fukushima: Déjà les premiers cas de cancer;
vers une contamination planétaire .

Une émission de FR 3 « Pièces à conviction » le mercredi 26/02/2014 à 23h15

Je reprends telle-quelle la présentation de l’émission par FR3.

Trois ans après la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, une autre catastrophe se profile. Sanitaire celle là. Les premiers cas de cancer sont apparus. 26 déjà, tous chez des enfants de 0 à 18 ans. Plus d’une trentaine de cas sont suspects, et des dizaines de milliers d’enfants n’ont pas encore été testés. Le gouvernement tente de minimiser l’ampleur du drame. Mais les familles s’angoissent, et des mères sont en colère. La contamination s’étend, au-delà du Japon.

Tous les jours, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminée sont déversées dans le Pacifique. Sur les plages de Californie les chercheurs, témoins de l’arrivée quotidienne de déchets du tsunami sur leurs plages, tentent par tous les moyens d’alerter les autorités. Les scientifiques du monde entier redoutent les effets incalculables sur la santé des populations si les poissons du pacifique continuent à être consommés sans aucun contrôle : un laboratoire d’analyses suisse vient de découvrir du césium 131 et 134 dans des barquettes de poisson dans un supermarché, ou dans du thé vert venant du Japon !!

Quelle est l’ampleur réelle de la contamination, humaine et environnementale ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Sommes-nous au bord d’une catastrophe sanitaire à l’échelle mondiale ?
Enquête sur le premier scandale nucléaire de l’ère de la mondialisation.

L’ enquête réalisée par Lionel de Coninck sera diffusée le mercredi 26 février 2014 à 23h10 et sera suivie d’un débat animé par Patricia Loison.


Note

Je découvrirai l’émission avec vous.
Voir la présentation de FR3


PS:
Voici ce que dit la CRIIRAD de l’émission:

L’équipe en charge du documentaire a effectué un tournage au laboratoire de la CRIIRAD le 16 janvier 2014.
Nous n’avons pas pu visionner le sujet avant diffusion et sommes donc dans l’impossibilité de le commenter a priori. Il semble que dans le montage final l’intervention CRIIRAD sera finalement limitée à la question de l’impact des faibles doses et non pas aux mesures effectuées au Japon par la CRIIRAD en mai-juin 2011, ni à notre mise en cause de la gestion de la catastrophe par les autorités japonaises.


Fév 18

Le Dr MITA conseille aux habitants de Tokyo de passer 1 ou 2 mois par an en zone « propre ».


Entretien du Dr Shigeru MITA, médecin d’une clinique privée à Tokyo avec une revue internationale, vice.com, le 14 Février 2014

Ce qui suit est une traduction-résumé de cet entretien. J’ai conservé la forme: questions-réponses
Le texte original en anglais

Les test effectués par le dr Mita:
J’ai examiné plus de 1.500 patients. la plupart étaient des enfants.
J’interroge les patients, je les examine puis je fais pratiquer un examen du sang et une échographie de la thyroïde.

Dr Shigeru MITA

Dr Shigeru Mita

Les résultats:
J’ai surtout examiné des patients habitant Tokyo. J’ai constaté des symptômes anormaux surtout chez les enfants du jardin d’enfants et du primaire; et aussi chez les gens âgés. Ils avaient surtout des anomalies des globules blancs: une baisse des polynucléaires neutrophiles. Le sang est fabriqué par la moëlle osseuse qui est l’un des organes les plus sensibles aux rayonnements. Dans les cas graves on peut en arriver à des affections mortelles telle qu’une septicémie.

Est-ce que les anomalies s’améliorent ou s’aggravent depuis la fusion des réacteurs?
J’ai effectué les premiers tests en décembre 2011. Je ne peux pas comparer avec avant l’accident. Mais je peux dire que la menace a semblé se propager dans Tokyo depuis.

Quels ont les symptômes les plus graves que vous ayez rencontrés ?
C’était un bébé qui n’avait plus de polynucléaires neutrophiles. Cela signifie qu’elle aurait pu attraper une maladie grave éventuellement mortelle. Elle a par la suite été examinée dans un hôpital plus grand. Heureusement elle a récupéré après être partie vers Kyushu.

Que prescrivez-vous dans ces cas ?
Je ne peux rien prescrire, il n’y a pas de traitement pour cela. Il semble qu’ils récupèrent quand ils vivent un temps hors de la partie Est du Japon est; donc j’encourage cela.

Les effets disparaissent lorsqu’ils quittent les régions à risque ?
Oui, quand les patients vont à un autre endroit, comme Osaka, Kyoto, Shikoku ils vont mieux; mais ils rechutent quand ils reviennent à Tokyo.

Y a-t-il d’autres médecins qui font ces examens ?
Pratiquement pas. Je sais qu’un médecin de la clinique de Mitakanomori fait les mêmes examens. J’ai demandé à d’autres médecins de réaliser ces examens mais aucun n’a accepté.

Avez vous suffisamment de données pour publier une étude concluante ?
Je ne pense pas car je ne contrôle pas le lieu d’origine de mes patients. Certains se sont déplacés avant d’arriver à la clinique. Je n’ai pas actuellement assez de données pour une étude concluante. J’aurais besoin de la collaboration d’autres médecins.

Que pensez-vous de la contamination des aliments ? pensez-vous que les gens doivent prendre des précautions ?
De la nourriture contaminée arrive certainement à Tokyo. Beaucoup de gens pensent que nous devons manger des produits locaux pour soutenir l’économie. Je pense que nous devrions tout tester à fond et qu’au moins les enfants devraient ête tenus à l’écart de tout risque de contamination.

La clinique du Dr MITA

La clinique du dr MITA

Pensez-vous que les médias ont négligé la couverture des effets des rayonnements ? Ils ne mettent certainement pas l’accent sur ce problème. Je crois que les médias se sont mis du côté des puissants. Je pense qu’il est de la responsabilité du gouvernement d’aider les patients mais il ne le fait pas.

Le public japonais se préoccupe-t-il suffisamment du risque des radiations ?
Ceux qui vivent à l’Est sont réellement concernés; ils tentent de détourner les yeux des dangers de la radioactivité. Ceux qui vivent à l’Ouest sont plus rationnels et ils sont nombreux à aider ceux qui migrent, venant de l’Est du Japon.

Quel est selon vous est la meilleure conduite à tenir pour les personnes vivant au Japon?
Je ne peux penser que sur la région autour de Tokyo. Je m’inquiète au sujet des enfants, de leurs parents, et des enfants qui naîtront à l’avenir. Je souhaite que les patients se déplacent vers un endroit plus sûr, mais la plupart des gens ne veulent pas se déplacer. Je recommande fortement à toute personne vivant dans la région de la capitale d’aller vivre dans un endroit plus sûr un ou deux mois par an. J’encourage tous ceux qui vivent à Tokyo de passer des tests sanguins aussi souvent que possible. Dans l’intervalle, il n’y a rien que je puisse faire, à part soutenir les patients à mon niveau du secteur privé.

Le texte original en anglais de l’entretien


Notes:

J’avais déjà rendu compte dans un billet du 15 Novembre 2013 de l’activité du Dr MITA
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/il-faut-faire-des-analyses-de-sang-aux-enfants-du-kanto/

Le Dr MITA confirme ici ses constatations; elles sont cohérentes avec ses déclarations de Novembre.
La fiabilité du Dr MITA et de ses dossiers? Je n’ai aucun élément permettant de la certifier. Mais c’est apparemment l’un des seuls médecins n’observant pas les consignes officielles de dénégation du risque nucléaire; je suppose qu’elle n’est pas en odeur de sainteté auprès des autorités. Connaissant les mensonges, omissions et consignes officielles, il me semble que la fiabilité du Dr Mita est bien meilleure que celle des autorités.
Comme il le souligne lui-même, il lui est impossible de connaître la proportion des patients atteints dans la population, ni d’avoir des détails sur d’éventuels antécédents communs. Il est apparemment impossible aussi de savoir si les aliments consommés sont contaminés ou pas: ils sont mis en vente dès qu’ils ne dépassent pas la limite officielle de contamination.

Le dr MITA parle des populations de l’est du Japon: le tremblement de terre et le tsunami qui ont suivi sont appelés officiellement la catastrophe du « Grand Est ».

Les globules blancs sont l’un des éléments importants de la protection de l’organisme vis à vis des microbes et virus.
Les constatations du dr MITA recoupent ce qu’ont constaté les médecins de Tchernobyl chez les populations obligées de vivre en milieu contaminé:baisse de l’immunité, fragilité de l’organisme, pathologies non cancéreuses…

Ses constatations sont faites dans le Kanto, une province qui officiellement a été très peu polluée, où aucune précaution particulière n’est recommandée, où les jeux olympiques sont prévus.


Pour plus d’information:

Les conséquences médicales et écologiques de l’accident nucléaire de Fukushima – au forum de New York le 12 mars 2013
Le diaporama du Dr Yablokov transcrit en français par Kna

Pathologies non cancéreuses dans les secteurs du Belarus contaminés par la radioactivité due à la catastrophe de Tchernobyl
Forum de Genève 2012
cliquer ici

L’ouvrage de base:
Tchernobyl.Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature

Pr Youri Bandazhevski – Dr Galina Bandazhevskaya
Voir le chapitre 6.4 Altérations de l’immunité et du système lymphoïde
Cliquer ici

Fiabilité des officiels ?

Au sujet des données médicales à Tchernobyl, voici ce qu’a dit le Pr Yablokov au symposium de New York du 12 Mars 2013

Mais en plus, à Tchernobyl, (à Fukushima maintenant), nous avons eu beaucoup de falsifications. En Union Soviétique ça a été le secret officiel pendant 3 ans 1/2 après la catastrophe. Nous avions des documents spéciaux – j’ai un de ces documents ici – du ministre de la santé publique, un ordre spécial pour modifier les données médicales. Ne jamais consigner dans les dossiers la vérité à propos de Tchernobyl et des conséquences de la radioactivité. Comment peut-on se baser sur ces données ? C’est impossible.

Texte disponible en français à la page Téléchargements du Symposium de New York Le diaporama du Dr Yablokov transcrit en français par Kna

le 18 février 2014 – mis à jour le 31 juillet 2014


Fév 08

Le nombre de cas de cancers de la thyroïde continue d’augmenter chez les jeunes de Fukushima

La préfecture de Fukushima a annoncé le 7 Février 2014 que le nombre d’enfants chez qui on a diagnostiqué définitivement ou suspecté un cancer de la thyroïde est monté à 75.

En Novembre 2013, c’était 26 cas confirmés + 32 suspects, soit 58 cas
En juillet 2013, c’était 18 cas confirmés + 25 suspects, soit 43 cas.

254.000 jeunes ont été examinés.
Seuls ont été examinés les résidents de la préfecture de Fukushima âgés de 18 ans ou moins lors de la catastrophe nucléaire de 2011.
Ces derniers résultats incluent 28.000 personnes de plus qu’en Novembre 2013.
L’âge moyen des enfants atteints était de 14,7 ans au moment de la catastrophe.

Les officiels de la préfecture affirment qu’ils ne croient pas que ces cancers sont dus à la catastrophe nucléaire. Les scientifiques officiels disent qu’ils espèrent trouver dans les tissus thyroïdiens cancéreux enlevés par les chirurgiens des mutations d’un autre sorte que celles déclenchées par les radiations ionisantes; pour tenter de savoir si ces cancers ont été induits par les radiations ou pas.
Leur argument est qu’à Tchernobyl les cancers de la thyroïde ne sont survenus que 4 à 5 ans après l’accident nucléaire.
Il n’y a actuellement aucune technique capable de déterminer si, chez un individu donné, le cancer est du aux rayons ou pas.

Résumé d’un article de l’Asahi Shimbun du 7 Février 2014
L’article en anglais


Notes

Il est exact qu’il n’y a actuellement aucun moyen de savoir chez un malade donné si un cancer est du à l’exposition aux radiations ionisantes ou pas.

La date de survenue: 4 à 5 ans après l’accident:
– c’est la bouée de sauvetage des médecins officiels de Fukushima; la radioactivité est en fait la seule cause vraisemblable.
– il faut noter de plus qu’à Tchernobyl, les données médicales des premières années qui ont suivi l’accident ont été falsifiées ou détruites.(voir la note en bas de page)

L’incidence « normale » des cancers de la thyroïde chez l’enfant est de 1 à 3 pour un million d’enfants par an. On est devant un accroissement très important des cas. Ici on est à 75 pour 254.000 en 3 ans.


Voici ce que dit du cancer de la Thyroïde le Dr Yablokov dans son livre: «Tchernobyl, conséquences de la catastrophe pour l’homme et l’environnement»

Les particularités caractéristiques de la diffusion et de l’apparition du cancer de la thyroïde de Tchernobyl sont très différentes des données, largement utilisées comme références, sur les conséquences des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Le cancer de Tchernobyl :
– apparaît beaucoup plus tôt (non après 10 ans, mais déjà au bout de 3-4 ans après l’irradiation)
– il se développe dans une forme beaucoup plus agressive
– il ne touche pas seulement les enfants, mais des personnes adultes au moment de l’irradiation.

Il est erroné de penser que ce cancer est facilement guérissable chirurgicalement. Bien que dans la majorité des cas il est curable par l’opération, dans un tiers des cas environ le cancer continue à se développer après l’intervention. En outre, dans tous les cas de la cure chirurgicale sans exception le malade reste invalide pour toute la vie, dépendant entièrement des médicaments.

Enfin, il faut tenir compte du fait que le cancer de la thyroïde n’est que la pointe de l’iceberg des affections radio induites de cet organe (cf. partie 6.3.2.) – pour chaque cas de cancer il y a des centaines de cas d’autres maladies de la thyroïde, qui altèrent aussi son fonctionnement.

Publié en 2010 par l’académie des sciences de New York, cet ouvrage est le plus complet panorama critique des publications médicales et biologiques consacrées aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.
Vous pouvez consulter et télécharger une traduction française partielle de ce livre en vous rendant à la page «Téléchargements» en haut de cette page

Au sujet des données médicales à Tchernobyl, voici ce qu’a dit le Pr Yablokov au symposium de New York du 12 Mars 2013

Mais en plus, à Tchernobyl, (à Fukushima maintenant), nous avons eu beaucoup de
falsifications. En Union Soviétique ça a été le secret officiel pendant 3 ans 1/2 après la catastrophe. Nous avions des documents spéciaux – j’ai un de ces documents ici – du ministre de la santé publique, un ordre spécial pour modifier les données médicales.
Ne jamais consigner dans les dossiers la vérité à propos de Tchernobyl et des conséquences de la radioactivité. Comment peut-on se baser sur ces données ? C’est impossible.
Texte disponible en français à la page Téléchargements, Symposium de New York


Fév 05

Pesticides en France et radionucléides à Fukushima : des risques identiques pour les enfants ?

Propriétés communes de la radioactivité et des pesticides sur le plan sanitaire.

Un article de Michel Philips du 31 Janvier 2014:

Radionucléides et pesticides ont des propriétés communes. D’une certaine manière, ils font courir à la population des risques sanitaires assez semblables. Et c’est encore plus vrai pour une population, celle des enfants.

On ne peut généraliser. Il existe une grande variété de radionucléides et de pesticides. Chaque agent a ses propriétés propres. Tous les agents n’agissent pas exactement de la même manière, mais, malgré tout, des tendances générales se dégagent. Ce sont ces propriétés communes à ces deux types d’agents que nous voudrions passer en revue.

1. Un risque sanitaire avéré
Qu’il s’agisse de la radioactivité ou des pesticides, ces agents présentent des dangers pour la santé….

Lire la suite de l’article de Michel Philips sur son blog


Une étude de l’INSERM a confirmé les effets sur la santé des pesticides
Il s’agit dans l’étude de l’INSERM uniquement des pesticides
L’Assemblée Nationale n’a pas encore su prendre de mesures sérieuses pour limiter l’usage et la dispersion de ces produits.


Dernière minute:

Une étude scientifique récente montre que les produits pesticides commercialisés sont des centaines de fois plus toxiques pour des cellules humaines que leur matière active seule.
Présentation de l’étude à lire ici

L’étude originale (en anglais):
http://www.hindawi.com/journals/bmri/aip/179691/
Major pesticides are more toxic to human cells than their declared active principles. Mesnage R, Defarge N, Spiroux de Vendômois J, Séralini G.E. BioMed Research International ,2014 (in press).
A lire ici


Fév 02

Censure à la télé – Boues radioactives

Le coût du nucléaire : censuré
Des boues de traitement de l’eau = déchets radioactifs

Toru Nakakita, 62 ans, un enseignant en économie de l’université de Tokyo n’a pas pu présenter à la télévision publique NHK son exposé concernant le coût du redémarrage des réacteurs et le risque d’acidents nucléaires.
Voilà plus de 20 ans qu’il participe à cette émission de la télévision publique NHK.

Il a envoyé son script à la NHK le 29 Janvier, veille de l’émission; la direction lui a demandé de ne pas aborder ce sujet avant l’élection du maire de Tokyo car cela pouvait perturber l’élection.

Mr Nakakita a insisté sans succès. NHK voyait un problème dans une des phrases de l’intervention:
«La croissance économique peut être obtenue même avec une politique du Zéro nucléaire»
Remarque du professeur:
« Sommes-nous capables de présenter des matériaux de discussion et de permettre aux électeurs un choix sérieux, et d’autant plus pendant cette campagne électorale ?»

Un représentant au service des relations publiques de la NHK:«Parce que la question de l’énergie nucléaire est l’un des points de discussion dans la course au poste de gouverneur de Tokyo, il est nécessaire pour nous d’être encore plus rigoureux pendant la période de campagne. … nous lui avons demandé de changer de sujet.»

Le professeur a démissionné.

Résumé d’un article paru dans le journal Mainichi le 31 janvier 2014

Note:

Le nucléaire a toujours et partout eu besoin de secret pour s’imposer


2,9 tonnes de boues ont été classées «déchet radioactif» dans la préfecture de Kanagawa.

Le ministère de l’environnement a d’abord caché l’origine de ces boues. D’après les représentants de la ville de Yokohama il s’agirait de boues en provenance des eaux pluviales et des installations de stockage de 17 écoles. Il y aurait également des boues collectées dans les fossés.

Les boues contenant plus de 8.000 Becquerels par kilo de Césium sont classées «déchets radioactifs»

Tokyo-kanagawa
140.000 tonnes de déchets ont été ainsi classées fin 2013 dans 11 préfectures dont Kanagawa.
Le ministère prévoit de construire des sites de stockage définitifs dans 5 Préfectures dont Miyagi. Dans les autres préfectures les déchets restent en suspens dans des stockages temporaires.
Un représentant du ministère a déclaré que le faible volume des déchets radioactifs de la préfecture de Kanagawa ne nécessitera pas la construction d’un site de stockage.

Résumé d’un article de l’ Asahi Shimbun du 01 Février 2014

Note:

La préfecture de Tanagawa est juste au sud de Tokyo.
On sait depuis fin 2011 que les rivières charrient des éléments radioactifs qui polluent la baie de Tokyo.

«https://youtu.be/t_MILM2_r4o»


Le 02 Février 2014