Déc 30

La pollution de l’Océan Pacifique s’étend inexorablement

Résumés d’une série d’Articles concernant la pollution de l’océan pacifique présentés par ENENEWS

Concernant la pêche à proximité de Fukushima Dai Ichi (traduits de l’anglais)

Aleksey Yaroshevsky, RT reporter, 25 Dec. 2013 :

“Au port de SOMA (~45 km de Fukushima Dai ichi) quoiqu’ il soit juste quelques Km des zones contaminées par la radioactivité, des produits de la mer de toutes sortes et de toutes tailles sont amenés plusieurs fois par jour. C’est préoccupant… « 

Réponse (indirecte) de Akihisa Sato, travailleur au laboratoire, 25 Dec. 2013:

“Nous prenons des échantillons de chaque prise et si nous trouvons la plus petite trace de contamination, nous détruisons la totalité de la prise…. Ce poisson est sûr.

Autre avis:
Hirokai Kurosaki, economiste, 25 Dec. 2013:

“La plus grande partie du poisson pêché dans un rayon de 30 km est jeté aux ordures car contaminé. Et Tepco indemnise les pêcheurs locaux; ainsi ils sont contents et gardent le silence. Certain poissons sont commercialisés mais seulement localement.

En Russie on se préoccupe également:

Les résumés d’articles de Enenews et les références

Russian Experts: La pollution de Fukushima se disperse partout sur la terre; clairement, une grande quantité de poissons, de fruits de mer et autres produits de la mer ont été pollués. Ces produits représentent un grand danger pour l’espèce humaine lorsque ils sont consommés en grande quantité par les gens.

Maxim Shingarkin, vice-président du Comité de la Douma d’État de Russie pour les ressources naturelles, le 26 décembre 2013: “Les courants dans l’océan mondial sont ainsi faits que les zones de pêche près de la côte Nord Ouest des US on plus de probabilités de contenir des produits radioactifs que la mer d’Okhotk qui est bien plus près du Japon. Ces produits sont le principal danger pour l’humanité parce qu’ils peuvent se retrouver dans les assiettes des gens en grandes quantités. […] Les émissions dans l’air n’ont pas été projetées dans la mer D’Okhotsk, ni à Sakhalin, ni loin vers l’Est, ni dans les îles Kouriles. Donc, le transport aérien de marchandises ne semble pas dangereux pour autant. Je veux dire à ce jour parce que tout le combustible nucléaire pas a été retiré des unités de production d’électricité. Ceci signifie que des émissions radioactives dans l’atmosphère sont possibles en cas de surchauffe.

Vladimir Slivyak, Co-président du groupe de l’écologie international Ecodefence, le 26 décembre 2013: « Le gouvernement russe prévu de limiter la pêche dans l’Extrême-Orient. Pour autant que je sache, aucune de ces restrictions n’a été mise en patique à ce jour. Néanmoins, il est possible que certaines mesures seront prises. […] Il a fallu des années après Tchernobyl pour en tirer des conclusions détaillées sur l’ampleur de la pollution nucléaire. Nous avons une situation similaire avec Fukushima […] Nous saurons probablement les conséquences de cet accident dans 10-15 ans. Il est clair qu’une grande quantité de poissons, algues et tout ce que l’océan contient ont été pollués. Il est clair que la pollution se répand sur toute la terre. Il est clair que de vastes territoires ont été pollués au Japon même. Tout cela est généralement clair. Mais nous avons besoin de recherche afin de fournir plus de détails et cela prendra beaucoup de temps « .

Aux États Unis

Arnold Gundersen s’élève contre la politique du secret que pratique le gouvernement américain

carte du nuage radioactif de Fukushima

Uncertainty in Simulation of Global Transport of Radioactive Tracer Emitted from Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant, Studies on the 2011 Off the Pacific Coast of Tohoku Earthquake, 2014

De Portland au sud, à Vancouver au nord, il y a eu localement d’importants dépôts de particules chaudes. L’un des scientifiques avec qui nous travaillons avait des filtres à air à Seattle, contrôlant l’air en continu; nous pourrions montrer clairement que l’individu moyen à Seattle a inhalé environ 10 particules chaudes par jour dans ses poumons. Quoi que vous fassiez, vous ne pouvez pas expulser ça: la taille des particules est telle qu’une fois inspirée, elle se dépose dans votre poumon […] Ce que les gens à Seattle auraient pu faire était de mettre des masques à air, mais bien sûr, le temps que nous ayons les données et qu’elles soient analysées, on était en mai et le plus gros du nuage était déjà passé. Les autorités savaient cependant. Je suis absolument convaincu que les autorités savaient et ont choisi de nous garder tous dans l’ignorance. A Seattle le gouvernement a annoncé qu’il allait faire voler des hélicoptères le long de la côte tout au long de la région de Seattle. Ils ont dit qu’ils faisaient la surveillance du rayonnement de fond, et que c’était juste une pure coïncidence qu’ils fassent cela seulement 90 jours après Fukushima Daiichi. Je ne le crois pas. Je pense que ces hélicoptères étaient à la recherche de particules chaudes et on ne nous a pas donné le résultat de ces enquêtes. Ils ont dit que c’était un secret de sécurité nationale. Donc, les autorités savaient et ne nous ont pas avertis […]

L’interview en anglais ici
En savoir plus sur Arnie Gundersen sur le site de son organisation

Sur la côte pacifique des USA et du Canada, il y a des phénomènes jamais vus auparavant: forte mortalité des étoiles de mer, poissons décolorés, comportements anormaux de populations entières… il se passe quelque chose dans le pacifique et les chercheurs ne savent pas quoi. Serait-ce la pollution radioactive ? nul ne le sait. Aux dernières nouvelles des Aigles de cette région souffriraient maintenant d’une maladie jamais vue qui les empèche de marcher et voler…
On peut voir aussi sur les cartes que la pollution s’infiltre dans le détroit de Bering. Ce détroit donne sur l’océan atlantique.

Carte de la contamination en surface en 2012

Surface water distribution of Fukushima 137Cs in 2012 (Aoyama et al., 2013; G. Hong, pers. comm. [personal communication])

Les chinois ont de leur côté mis l’embargo sur certains produits de la mer en provenance du japon.

Sri Lanka

The Island, le 25 décembre 2013: Les produits de mer des importations en provenance du Japon indiquent une contamination radioactive
[…] Atomic Energy Authority (AEA): Le Coordinateur National du Projet, Directeur des Sciences de la Vie , Wijeya A. Waduge a déclaré qu’une étude avait été menée selon les techniques de l’Autorité de l’énergie atomique (AIEA).
Grâce à cette étude, ils ont établi des données de référence pour la radioactivité marine autour du Sri Lanka [~ 4,300 miles de Fukushima, Japon]. Le Sri Lanka n’est pas atteint par la zone de danger de radiation, mais il est temps pour toutes les parties prenantes d’ être sur le qui-vive (..) Waduge dit que les niveaux de rayonnement, en particulier dans les produits de la mer importés du Japon, avaient sensiblement augmenté. […] Ces niveaux de rayonnement étaient en dessous du niveau de 100 Becquerel [Bq / kg] de danger, avec des résultats variant entre 15 et 20 […]
carte Japon-Sri-lanka


Déc 21

Fukushima-Tchernobyl: Des associations travaillent à venir en aide aux enfants des zones contaminées

Un message de l’association « Sauvez les enfants des radiations »

Les vacances d’hiver sont toutes proches ! Cherchez-vous des cadeaux uniques et originaux pour votre famille et amis ? Voici notre suggestion…

Nos organisations amies vendent des produits originaux pour amasser des fonds pour les enfants dans le besoin.
Ringono- bandeau

Un exemple, Ringono:

un groupe de japonais vivant en France et au Japon vend des badges et des cartes postales avec des dessins d’enfants de Fukushima.
Ringono offre des pommes non contaminées aux enfants grâce aux producteurs de pommes de la région d’Aomori, la pointe nord de l’île de Honshu. Aomori est la région natale des fondateurs de Ringono.
Leurs activités sont inspirées par le cure de pectine de pommes pratiquée depuis plus de 20 ans par l’institut Belrad pour les enfants de la zone contaminée de Biélorussie.
Avec la collaboration des écoles locales et d’organisations de Fukushima, Ringono fournit aux familles un dépliant qui contient des recommandations pratiques sur les aliments, utiles pour lutter contre la contamination interne.

L’information est principalement fournie par l’Institut Belrad, le dr Michel Fernex et l’association française non gouvernementale, «Les Enfants de Tchernobyl-Belarus».

Grâce à Ringono, plus de 20.000 enfants ont reçu des pommes et des brochures d’information.
Cette année encore, les enfants recevront des pommes-cadeaux pour leur santé et pour leur sourire !

Des membres de Ringono et les personnels de la cantine scolaire à Date

Des membres de Ringono et les personnels de la cantine scolaire à Date

La mesure des radiations pour le repas de la cantine: une routine quotidienne.

La mesure des radiations pour le repas de la cantine: une routine quotidienne.

Une commerçante qui vend des objets fabriqués par Ringono à Aizu-Wakamatsu

Une commerçante qui vend des objets fabriqués par Ringono à Aizu-Wakamatsu

Maison abandonnée à Minamisoma.

Maison abandonnée à Minamisoma
Photos Ringono.


Traduction de l’article, paru en anglais, de l’association «Sauvez les enfants des radiations»
Ringono signifie : champs de pommiers


En savoir plus sur les associations:

L’association « Sauvez les enfants des radiations  » World Network For Saving Children From Radiation
http://www.save-children-from-radiation.org/
Voyez la page en français et la liste des associations.

L’association RINGONO:
http://echoechanges-echoechanges.blogspot.fr/2012/02/ringono-champs-de-pommiers-association.html
http://ringono.com/fr/ (French page- ne manquez pas la video du sympathique producteur de pommes)
http://fr.jaapan.com/news/index/2820_ringono-la-pomme-dans-tous-ses-etats (si vous désirez acheter des cartes postales)

En France:
logo de enfants tchernobyl-belarusL’association française enfants de tchernobyl – belarus
http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php


Dernière minute:

Voici quelques infos que nous envoie Satoko Fujimoto, animatrice de RINGONO France qui nous autorise gentiment à utiliser ses photos

Nous sommes trop peu nombreux pour mener nos actions et nos pages en français ne sont pas souvent renouvelées. Mais nous publions régulièrement des rapports d’envoi sur FB en trois langues.
Voici le lien de notre page FaceBook, avec la mise à jour régulière en français.
https://www.facebook.com/pages/Ringono-りんご野/208927709154775

Demain nos pommes et notre feuillet d’information seront distribués aux enfants du village Katsurao, entièrement évacué depuis mars 2011, lors de leur fête de Noël. L’an dernier nous leur avons envoyé aussi des cadeaux de noël confectionnés à l’occasion de cette rencontre à Paris :
http://ringono.com/fr/2012/12/17/weekend-ringono-repor/

Nos pommes arriveront aussi à un orphelinat de la ville de Shirakawa, et l’année prochaine à la zone Osaki du département Miyagi, où la contamination est plus marquée qu’ailleurs dans le département.

Cette année à Paris nous avons également organisé une rencontre avec Kenta Sato réfugié du village Iitate :
http://ringono.com/fr/2013/04/23/iitate-paris-fr/

En France, le stand Ringono s’invite un peu partout dans des réseaux d’amis et je participe aussi à des salons ou des confés pour présenter des exposés (à venir en janvier, festival du film international des droits de l’homme à Toulouse).


le 21 décembre 2013:

Une lectrice m’écrit: « on croirait que les pommes ont un effet magique !!!»

Hélas non. Pourquoi Ringono offre-t-il des pommes ?

C’est le résultat de l’expérience de l’institut Belrad à Minsk, en Biélorussie, pays le plus touché par les retombées de Tchernobyl.

L’institut de radioprotection Belrad a été créé par des médecins qui soignent les populations obligées de vivre en territoire contaminé (Dr Nesterenko, Dr Babenko et bien d’autres)
Ces médecins ont constaté que:

  • le pourcentage d’enfants en bonne santé qui était de 85% avant la catastrophe est passé à 20% quelques années après
  • les maladies chroniques sont passées de 10% à 20%
  • Indépendemment du type de maladies, le nombre de malades a partout augmenté.
  • la fréquence des malformations congénitales, dans les territoires contaminés par Tchernobyl s’est vue multipliée par un facteur 2,3

26 ans après l’accident, les habitants des territoires contaminés continuent de consommer des aliments contaminés par le Césium137.

Le césium ingéré s’accumule préférentiellement dans les reins, le foie, le coeur. On l’y trouve à des concentrations dix à cent fois supérieures à la concentration moyenne dans le corps.

C’est le système cardio-vasculaire qui est le plus sensible à l’irradiation par le césium incorporé.
Des dysfonctionnements cardiaques ont observés
– chez 18% des enfants contaminés à moins de 5Bq/kg,
– chez 65% des enfants contaminés à 11-26 Bq/kg,
– chez 87% des enfants contaminés à plus de 74Bq/kg.

L’irradiation causée à l’intérieur du corps par la consommation d’aliments contaminés est plus dangereuse que celle due au rayonnement externe.

Cette contamination interne ne peut être mesurée que par un radiamètre « corps entier »; un compteur Geiger standard ne peut la percevoir.

Même de faibles doses de contamination interne peuvent provoquer de graves maladies et la mort

Le but des médecins de l’institut de radioprotection Belrad est donc double:
1. Conseiller les populations sur les aliments à consommer, la façon de les cuisiner
2. Éliminer le plus efficacement possible les radioéléments du corps:

Normalement, l’évacuation spontanée de la moitié du césium incorporé prendra 90 à 150 jours pour un adulte; 15 à 75 jours pour un enfant.
Vivant dans une région où on est obligé de consommer des aliments contaminés – même s’ils sont « dans les normes » – le césium éliminé est immédiatement remplacé.

Il est donc nécessaire d’accélérer l’élimination des radionucléides du corps. Pour cela les médecins de Belrad utilisent la Pectine.
C’est un élément naturel présent dans les fruits et légumes (spécialement citrons, oranges mandarines, betteraves et POMMES.)

La pectine est une grosse molécule qui a la faculté de fixer et d’évacuer du corps humain (par les selles)les radionucléides et d’autres matières nocives.

Des extraits de pommes ont été mis au point et homologuées (Vitapect).

Une cure de Vitapect de 3 à 4 semaines est capable d’éliminer du corps jusqu’à 90% des radionucléides.

On pratique deux cures de 3 semaines par an; 3 à 4 cures par an dans les territoires très contaminés.
(1 cuillère à café deux fois par jour pour un enfant)

Ces informations sont tirées du petit livre de Vladimir BABENKO : « Après l’accident atomique; guide d’une radioprotection efficace » (éditions Tatamis)
Disponible en France chez votre libraire ou sur internet. Il a été traduit en japonais.

Alors, manger quelques pommes bien sûr ne va pas vous nettoyer de tous vos radionucléides.Je ne sais pas combien il faut de pommes pour faire 2 cuillères à café de Vitapect. On a vu qu’il faut plusieurs cures de 3 semaines par an.
Le geste de Ringono est un geste de solidarité et d’information.

Je crois qu’on envisageait de produire de la pectine au Japon. je ne sais pas où c’en est. Si un lecteur a une information à ce sujet, je le remercie de me la signaler.

En France:
L’association française «enfants de tchernobyl – belarus» soutient l’institut Belrad


Déc 17

Le dilemme des évacués de Fukushima : retourner ou pas chez eux ?

Les habitants du hameau Miyakoji de Tamura – district de Fukushima – hésitent à réintégrer leur domicile même après la levée de l’ordre d’évacuation prévue pour le printemps prochain.

Situation de Tamura La partie Est de ce hameau est en effet désignée maintenant comme étant une « zone de préparation au retour » bien qu’elle soit située à l’intérieur du périmètre de 20 km autour de la centrale N°1. Les résidents de cette zone sont autorisés à rester chez eux depuis plus d’un mois pour préparer leur retour. Mais on a constaté au 1er décembre que 30 foyers seulement sur 117 ont choisi d’y faire un séjour prolongé.

Pour les résidents des zones d’exclusion; le niveau des radiations n’est pas le seul facteur à prendre en compte face à ce dilemme, car ils reçoivent une indemnité mensuelle de 100 000 yens (environ 700 Euros) chacun. Mais une commission gouvernementale a présenté le 9 décembre un projet de directive visant à mettre un terme à cette indemnisation un an après la levée de l’ordre d’évacuation.

Kiyokazu Watanabe a décidé de mettre fin à leur vie « d’évacués » et de réintégrer son domicile dès le mois d’août dernier avec sa femme (61 ans) et sa mère (89 ans), mais son fils et le reste de sa famille vont rester à l’abri au centre de Tamura. Il participe aux travaux d’assainissement radioactif et se dit inquiet financièrement mais heureux que l’ordre d’évacuation soit prochainement levé. La dose de radiation annuelle dans l’air reste supérieure à un millisevert dans les montagnes environnant sa maison même après la fin des travaux de décontamination effectués sous l’égide du gouvernement central.

Seisaku Yoshida en famille

Seisaku Yoshida, au centre,son petit fils Seishiro, à gauche, et d’autres membres de la famille dans leur refuge à Tamura. (cliché Shinichi Fujiwara- Asahi Shimbun)

Pour sa part Seisaku Yoshida (65 ans) a décidé de rester dans l’abri de la famille de son fils à Tamura et de ne retourner dans sa maison – située dans le même hameau que celle de Watanabe – que lorsque la culture du riz rendra sa présence indispensable. Faute de soins, sa maison a été considérablement dégradée par les rats et la moisissure et il se demande s’il vaut la peine de dépenser jusqu’à 5 millions de yens (environ 35.00€) pour réparer une maison où la famille de son fils – qui a décidé de ne pas retourner à Miyakoji – ne vivra jamais. Peut-être vaut-il mieux faire un minimum de frais dans la maison et rester vivre auprès de son petit-fils ?

En octobre dernier, le journal Asahi Shimbun a lancé une enquête auprès des 117 foyers vivant à l’est de Miyakoji en leur demandant s’ils ont l’intention de retourner dans leur maison.
Les résultats sont les suivants : sur 60 réponses, il y a eu 16 « oui », 24 « non pas pour le moment mais peut-être plus tard » et 13 indécis.
Parmi les conditions à remplir avant de prendre la décision de rentrer chez eux, la plus souvent citée est de « stabiliser la situation de la centrale nucléaire N°1 à Fukushima » (29 foyers), suivie par la « poursuite des efforts visant à réduire encore le niveau de radiations » (26 foyers).

Résumé de l’article paru en anglais dans le journal Asahi Shimbun


Déc 15

Lettre de Takashi Hirose à tous les jeunes athlètes qui rêvent de venir à Tokyo en 2020,

et à leurs entraîneurs, à leurs parents.

Le 7 septembre 2013, lors de la 125ième séance du Comité International Olympique, le Premier Ministre du Japon Shinzo Abe a déclaré ceci:

Certaines personnes se font des inquiétudes au sujet de Fukushima. Je peux vous assurer que nous maîtrisons la situation. Fukushima n’a jamais causé et ne causera jamais de dégâts à Tokyo

Takashi HiroseA coup sûr, on s’en souviendra, dans les temps à venir, de cette déclaration : un des énormes mensonges des temps modernes.
Au Japon, on dit « LE MENSONGE ABSOLU ».

Y accordant foi, le C.I.O. a pris la décision que les Jeux Olympiques de 2020 se dérouleront à Tokyo. Les porte-parole du gouvernement japonais soutiennent la déclaration d’Abe en nous disant que les taux de contamination radioactive dans l’Ocean Pacifique n’ont pas encore dépassé les normes de sécurité.

Cela nous rappelle l’histoire du vieil homme qui saute du haut d’un immeuble de 10 étages et qui, pendant sa chute, entend les voix de chaque étage lui répéter : « JUSQU’ICI, TOUT VA BIEN » : « So far, so good ».

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Déc 12

Une école de Koriyama protège ses élèves avec le système D

Des bouteilles d’eau pour protéger les élèves en salle de classe.

les bouteilles alignées

Cliché site de l’école

Une école élémentaire à Koriyama City, (situé dans la préfecture de Fukushima quelque 34 miles à l’ouest de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi) utilise des bouteilles d’eau pour protéger les élèves du rayonnement provenant de la cour et d’autres zones autour des bâtiments scolaires.
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Déc 08

Les évacués se découragent – Le tritium à la mer.

L’eau radioactive à la mer ! Océan poubelle !

Aller directement à l’article

Les évacués:

De plus en plus d’évacués des 2 communes qui hébergeaient la centrale nucléaire de Fukushima Dai ichi abandonnent l’espoir de rentrer à la maison.
D’après une enquête gouvernementale publiée le 6 décembre 2013:
67% des habitants de Okuma et 64 % des habitants de Futaba affirment qu’ils ont décidé de ne pas rentrer. (en Janvier c’était 42% et 30%).
Les raisons évoquées:
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Déc 04

A 20 mSv/an, le risque de cancer des enfants de Fukushima est très sous-estimé

Vivre dans une zone à 20mSv par an comporte bien plus de risques que ce qu’affirment les gouvernements, l’AIEA et la presse.

Le gouvernement japonais incite les gens y compris les enfants et les femmes enceintes à retourner vivre dans des zones contaminées où l’exposition aux radiations est de 20 milliSieverts par an.

Dans une video, Arnie Gundersen (ancien ingénieur nucléaire devenu lanceur d’alerte – http://www.fairewinds.com/) analyse les résultats des dernières études scientifiques réalisées au sujet de l’exposition aux faibles doses.

L’étude BEIR VII : Effets biologiques des rayonnements ionisants.
Un rapport à l’Académie des Sciences US, daté de 2006.
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Déc 01

La nouvelle loi japonaise sur le secret

La nouvelle loi japonaise institue de lourdes peines pour ceux qui divulgueraient ou même posséderaient des informations que le gouvernement aurait classées Secret.

Malgré les manifestations.

une manif contre la loi sur le secret

Photo Yoshikazu Tsuno/AFP via Getty

Traduction partielle d’un article signalé par Enenews
L’auteur de l’article: Jake Adelstein; Journaliste d’investigation basé au Japon, , 29 novembre 2013:

[…] même les politiciens à l’intérieur du parti au pouvoir disent, « On ne peut pas nier que l’autre but est de museler la presse, d’enfermer les lanceurs d’alertes, et d’assurer que la catastrophe nucléaire de Fukushima cesse d’être une source d’embarras avant les Jeux olympiques. « […]
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