Sep 26

Fukushima: fuites non maîtrisées, fanfaronnades du premier ministre

Des voix s’élèvent enfin pour reconnaître la gravité d’une situation non maîtrisée à Fukushima

Enenews nous fournit quelques extraits de la presse mondiale anglophone

En Australie:

ABC News (Australian broadcasting corporation), le 25 septembre 2013: […] Mark Willacy, correspondant à Tokyo:

Au cours d’un entretien avec des journalistes étrangers à Tokyo,il a été demandé à l’ancien chef du United States Nuclear Regulatory Commission, Gregory Jaczko si la situation à Fukushima était réellement sous contrôle […] « Ce qui a été déclenché est une force au delà du contrôle humain. Tout ce que vous pouvez faire est de tenter d’atténuer la chose mais vous ne pouvez pas la contrôler réellement. Vous ne pouvez pas contrôler l’eau souterraine.»[…]

Willacy: mais l’ancien chef du Nuclear regulator Gregory Jaczko semble penser que [le mur de glace] pourrait bien être un gaspillage colossal de temps et d’argent. Jaczko: « Quel que soit le système que vous bâtissez, l’eau souterraine trouvera un chemin pour le contourner, le traverser, le détériorer. L’eau est une entité terriblement efficace dans ce domaine.»

Voir l’émission en anglais


Un universitaire japonais

Professeur Taisei Namura, Ph.D., Institut national de l’innovation biomédicale (sous la juridiction du ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, situé à Osaka):

«Le Cancer ne survient pas immédiatement. Si vous ne le reconnaissez pas et ne prenez pas des mesures dès maintenant, vous n’avez pas d’avenir. Nous devons sensibiliser le public. Nous ne pouvons pas être rassurés juste parce que c’est une petite quantité. Les symptômes n’apparaîtront que des décennies plus tard.»

C’est dans une émission de la télé coréenne sous-titrée anglais

[lien vers Enenews]


Dans le Japan Times:

Un ancien responsable américain conseille d’en terminer avec l’énergie atomique

Au cours d’une interwiev du précédent directeur de l’US Nuclear Regulatory Commission Gregory Jaczko, mardi à Tokyo:

«La crise en cours à Fukushima daiichi est signe que le monde doit sérieusement repenser la sécurité nucléaire et réfléchir à la possibilité d’en finir avec la dépendance à l’énergie nucléaire.»
[…]
«Quand vous regardez ce qui se passe autour du site de Fukushima dai ichi, c’est simplement inacceptable» car des milliers de gens ne peuvent toujours pas retourner à leurs maisons à cause de la contamination nucléaire.»
[…]
« De toute façon créer une telle technologie avec zéro risque n’est quasiment pas possible». Jaszko souhaite que «le Japon investisse ses ressources et son énergie pour en arriver à fonctionner sans énergie nucléaire.»
[…]
A propos des fuites d’eau contaminée : «on savait dès le début que ce problème de contamination était possible»

Traduction-résumé d’un article en anglais du Japan Times publié le 24 septembre 2013


Sep 22

Le nombre de travailleurs ayant des problèmes de santé augmente autour de Fukushima Dai Ichi.

D’après le ministère de la santé japonais le pourcentage de travailleurs de la centrale et des localités voisines ayant un problème de santé a augmenté.

Pour le première fois le ministère a analysé les résultats des examens transmis par le bureau de la médecine du travail compétent pour la centrale Nucléaire Dai Ichi et les localités environnantes.
Environ 6.700 personnes engagées dans un travail en relation avec les radiations, dans 545 unités de travail dans la région ont bénéficié d’un examen médical spécial l’an dernier. La plupart d’entre eux seraient des travailleurs de la centrale.

D’après le ministère de la santé, 284 d’entre eux, soit 4,21% des employés de la zone ont des résultats médicaux anormaux, comme une augmentation du nombre de globules blancs.
Ils ont été invités à faire des examens plus détaillés ou à démarrer un traitement.

C’est 4 fois la proportion de travailleurs ayant eu des problèmes de santé en 2010.

Selon le ministre, il n’est pas facile de comparer simplement les résultats car 70 % du personnel des unités de travail a changé dans les 3 dernières années.
Le ministre prévoit de mener une étude épidémiologique pour en apprendre plus sur l’impact des radiations.

Résumé d’un article de NHK daté du 20 septembre


Note

Les informations dans le domaine de la santé sont rares ces temps. Celle-ci a le mérite d’exister; mais ce n’est pas bien précis. On attend vivement cette enquête épidémiologique promise…si elle est sincère.


Dernière minute

On vient de découvrir un stock de 200 à 300 tonnes de copeaux de bois contaminés au Césium à 500 km de Fukushima, dans le lit à sec de la rivière Kamo affluent du lac Biwa (préfecture de Shiga)ainsi qu’à d’autres endroits près du lac. Il y a jusqu’à 3.000 becquerels de Césium par kg.

Rapporté par Enenews

Lac Biwa

Lac Biwa
cliché office national du tourisme japonais.

Le Lac Biwa est le plus grand lac du japon: 670 km²
Il alimente 15 millions de personnes en eau potable.
C’est un lieu de tourisme très fréquenté et un lieu historique.
Son écosystème est protégé.

situation du lac Biwa

Lac Biwa marqué « A »


Sep 21

«Notre nation a le droit de savoir» – Dosage rapide du Strontium 90.

Norika Fujiwara - cliché wikipedia

Norika Fujiwara – cliché wikipedia

Norika Fujiwara [ex-Miss Japon] a enfreint une règle tacite de l’entreprise télévision: ne pas évoquer ses opinions politiques. La populaire modèle et actrice s’est prononcée contre un projet de loi qui renforce les sanctions à l’encontre des fonctionnaires qui font fuir des informations classifiées.
[…] Dans un message posté Vendredi, Fujiwara a accusé le gouvernement de cacher la vérité sur la crise à la centrale nucléaire de Fukushima, et de diffuser de la désinformation au sujet du rayonnement et des fuites d’eau radioactive.
«En tant que citoyennne, je suis vraiment inquiète à ce sujet»; Fujiwara écrivait dans un autre message: «Notre nation a le droit de savoir.» […] «Dès que le projet de loi sera signé, les gens qui écriront la vérité sur l’Internet (ou par d’autres moyens) seront punis», a-t-elle souligné. […]

C’est un article du Japan times le 18 septembre, résumé par Enenews (en anglais)


Note:

Les gouvernements tolèrent assez bien les fuites radioactives; par contre les fuites de vérités les incommodent fortement. Ce n’est pas l’apanage du Japon.


Recherche et dosage rapides du Strontium

Une équipe de chercheurs japonais a mis au point une technique qui permet de déceler et doser le Strontium 90 en 20 minutes au lieu de 2 à 4 semaines.

Yoshiga Takagai

Yoshitaka Takagai, le directeur de l’équipe de recherche et professeur associé à la faculté de Fukushima, explique la nouvelle technique de dosage du Strontium 90 le 18 septembre.cliché Asahi


La difficulté était d’extraire et d’isoler le Strontium du matériel analysé.
La nouvelle technique utilise une résine pour extraire et isoler le Strontium90. Automatisée, elle réduira l’exposition du personnel aux rayonnements. Cette technique peut être utilisée hors des zones contrôlées quand aux rayonnements.
La limite de détection est de 5 Bq/kg pour le sol et 3 Bq/litre pour un liquide.

Résumé d’un article paru le 19 septembre dans le journal Asahi Simbun
par YUKIKO SEINO


Note:

Le Strontium90 est un émetteur Bêta- pur.
C’est un rayonnement peu pénétrant qui n’est détecté par les compteurs Geiger habituels.
Sa demi-vie est de 28,5 ans
1 gramme de Sr90 a une radioactivité de 5,18 Tera Becquerels
1 Tera Bq ou 1 Tbq = 1012 Becquerels soit 1012désintégrations avec émission de rayonnement bêta- chaque seconde.
Il n’existe pas à l’état naturel
Le strontium 90 est facilement soluble dans l’eau.
Dans l’organisme, il se substitue au Calcium et s’accumule spécialement dans les os. Il est responsable de cancers des os et de leucémies.
Il est émis au même titre que les Césiums par les centrales et les explosions militaires.

Espérons que cette nouvelle technique soit rapidement disponible et utilisée car savoir s’il y a du Strontium 90 et combien est important pour la protection des habitants des zones contaminées; et aussi pour la détection des aliments contaminés (jusqu’à présent on ne se base que sur les césiums et on ne sait rien sur la présence ou pas du Strontium).


Sep 19

Vivre à Fukushima: s’informer, mesurer et éviter.

Comment vivre à Fukushima-ville ?(60 km de la centrale)
Où vont finalement aller les sacs de sol contaminé ?

Un membre du WNSCR (réseau sauver les enfants des rayonnements) vivant à Fukushima-ville, une mère de 4 enfants (deux d’entre eux vivent en dehors de la préfecture de Fukushima, à l’université), décrit le travail de décontamination dans la cour de sa maison et la vie quotidienne à Fukushima-ville. La décontamination a été effectuée après un an d’attente.

Le trou dans la courLe 6 Septembre:
C’est le 6° jour de décontamination de notre maison. Les travailleurs ont creusé un gros trou dans notre cour pour y enterrer le sol radioactif, lui-même placé dans de grands sacs qui sont supposés retenir le sol pendant 3 ans. La mairie de Fukushima nous dit qu’ils trouveront un endroit pour stocker le sol contaminé dans la commune et qu’ensuite ils déterreront les sacs et transporteront le sol contaminé vers cete zone de stockage. Je doute qu’ils soient en mesure de trouver un tel emplacement en 3 ans. Chaque fois qu’un nom de lieu est cité comme possible, les gens concernés, qu’ils vivent à proximité ou loin commencent par s’y opposer. Jusqu’à présent, je ne crois pas qu’une seule municipalité de la préfecture de Fukushima ait donné son accord pour un site de stockage temporaire des déchets contaminés.
Quand je considère la situation, je me demande comment on va pouvoir trouver un endroit où stocker tous ces combustibles usés qui vont continuer de s’accumuler aussi longtemps qu’ils laisseront fonctionner des centrales nucléaires.Le gouvernement japonais semble penser que notre seule préoccupation est la sécurité du fonctionnement des centrales; mais je pense qu’ils devraient aborder sérieusement et tenter de résoudre le problème de savoir où mettre ces combustibles usés. S’ils le font, ils devraient voir que nous devons cesser d’utiliser l’énergie nucléaire.

les caisses de déchetsLe trou dans ma cour est assez grand pour accueillir 3 de ces grands sacs qui seront placés dans le trou et recouverts d’environ 30 cm de sol propre. Ils ont aussi lavé le sol et les escaliers autour de la maison en utilisant un jet d’eau sous pression et ils ont aussi lavé notre toit. Les eaux usées de ces travaux ont été également collectées et emmenées dans un grand conteneur en plastique, qui selon les règlements, doit être emmené à un emplacement réservé au stockage et au traitement.

14 Septembre
4 jours après la fin des travaux de décontamination. Les niveaux de radioactivité ont considérablement diminué mais ne ils ne sont pas revenus au niveau d’avant l’accident. Beaucoup disent qu’ils vont remonter graduellement car des substances radioactives persistent encore dans l’environnement.

Les caisses e déchets radioactifs15 septembre
Nous avons reçu de la part des agents chargés de la surveillance de la radioactivité les résultats officiels des mesures avant et après la décontamination. A 50 cm au dessus du sol, le niveau de radioactivité dans notre séjour a été abaissés de 0,14 à 0,09 µSv/h et dans notre cour il est passé de 0,55~0,97 à 0,19~0,46 µSv/h.
La dose moyenne dans l’air dans la ville de Fukushima avant l’accident était d’environ 0,04 µSv/h. Ainsi vous pouvez constater que les niveaux de radioactivité dans et autour de notre maison ne sont pas aussi bas qu’ils le devraient.
La ville de Fukushima est à environ 60 km au nord de la centrale nucléaire ruinée Fukushima Dai ichi; cependant certaines parties de la ville sont fort contaminées et 3.234 personnes (au 15 mars 2011), surtout des mères de jeunes enfants ont évacué volontairement; la population est d’environ 283.000 habitants.

Beaucoup de gens au dehors de Fukushima semblent penser que toute la préfecture est tellement contaminée que où qu’on aille l’eau et les aliments sont fortement radioactifs et dangereux. Cela peut être vrai dans des zones plus proches de la centrale nucléaire et dans certaines autres zones que le nuage radioactif a survolées après l’explosion et où les habitants ont reçu l’ordre d’évacuer; mais si vous regardez sur la carte, vous verrez que la préfecture de Fukushima est une assez grande préfecture.Et dans les villes comme Fukushima la plupart des gens, y compris moi,sont restés et vivent une vie quotidienne ordinaire.

Travaux terminésIl est probablement vrai que la majorité d’entre nous est encore profondément inquiète au sujet des effets des radiations, spécialement pour nos enfants pour les 5, 10, 20 ans à venir et même plus. Beaucoup d’entre nous ont traversé une longue période pendant laquelle nous hésitions à décider si nous devions ou non quitter notre maison, nos parents, nos amis, le travail, tout ce que nous avions à Fukushima.
Mais en même temps nous avons appris à mesurer la radioactivité dans l’eau et nos aliments, et aussi dans notre corps. Nous avons appris que certains aliments semblent absorber la radioactivité mieux que d’autres et donc à les surveiller plus étroitement. Nous avons appris à éviter les endroits où la radioactivité est particulièrement forte. Nous avons appris toutes ces choses et bien d’autres de telle sorte que nous sommes certains que vivre à Fukushima est aussi sûr que de vivre à Tokyo, en Californie, à Londres ou à Paris.
Ainsi, les mots clef sont: mesure et évite.

En conséquence, je bois l’eau du robinet car je sais qu’elle a été contrôlée et qu’elle est saine. J’achète la plupart de mes aliments à une coopérative qui impose des limites de Césium radioactif plus sévères que celles du gouvernement. L’an dernier nous avons décidé de manger du riz poussé chez mes beau-parents après en avoir mesuré la radioactivité et trouvé qu’elle contenait moins de 5 Bequerels par kg.
La limite décidée par le gouvernement japonais est de 100 Becquerels/kg pour le riz. Aux U.S. la limite est de 1.200 Bq/kg pour tous les aliments et en Europe la limite est de 1.250/kg pour les céréales,la viande et les légumes.

Je ne nie pas que Fukushima soit encore dans une situation difficile; et comme je l’écrivais plus haut, la plupart d’entre nous se pose chaque jour la question de savoir si nous prenons les bonnes décisions. C’est pourquoi, quand j’entends certains membres de la délégation japonaise répéter à la dernière réunion de l’IOC «Tokyo est sûr» pour les jeux de 2020 car il est à «250 km de Fukushima» et «la question de l’eau contaminée est sous contrôle», cela me rend vraiment furieuse.
Je souhaite que les gens hors de Fukushima sachent qu’il y a des gens ici qui font de leur mieux pour se protéger des radiations, pour vivre une vie quotidienne normale et décente. Et autant que je sache, pour avoir mesuré la radioactivité dans notre environnement, je peux affirmer que la totalité de la préfecture de Fukushima n’est pas aussi fortement contaminée que le monde pense qu’il est.
fin des travaux

Reportage et photos par Akiko Fukami, Fukushima-ville
Paru sur le site de WNSCN : «Réseau mondial Sauver les enfants du nucléaire»
Traduction: «vivre-apres-fukushima.fr»


Notes:

Les normes alimentaires japonaises concernant les Césiums depuis le 1 Avril 2012:
100 Bq/kg pour les aliments en général
50 Bq/kg pour la nourriture pour enfants
10 Bq/l pour l’eau potable

En Europe, depuis le 15 Juillet 2008 l’importation d’aliments contaminés est autorisée tant qu’ils ne dépassent pas, concernant la contamination par les Césiums:

Lait et aliments pour enfants: 370 Bq/kg
tout le reste: 600 bq/kg

Un sommaire sur la réglementation européenne

Auparavant on était encore sous le régime d’une directive de l’Euratom datant de 1987; elle indiquait pour les Césiums:
Aliments solides: 1.250 bq/kg
1.000 Bq/l pour les liquides, le lait
Aliments pour enfants: 400 Bq/kg


TRITIUM

Le site de Fukushima-Dai ichi relâche de grandes quantités de Tritium. Jusqu’à présent les gouvernements et experts ne considéraient que les Césiums. Le Tritium était considéré comme peu dangereux; cela tombait bien, le tritium traverse les parois de tous les récipients possibles; on ne sait pas le filtrer; le tritium est difficile à mesurer; l’industrie nucléaire est une grosse productrice de tritium qu’elle relâche dans la nature. On est en train de s’apercevoir que le tritium est plus dangereux que ce qu’il était affirmé.

Il est difficile à détecter: son rayonnement Beta- est de faible puissance et ne parcourt que 1 cm dans l’air et 0,02 mm dans le corps humain. Il faut des appareils spéciaux; les radiamètres standard (compteur Geiger)ne le détectent pas. Sa demi-vie est de 12,33 ans Sa période dans l’organisme (le temps que l’organisme met à en éliminer la moitié) est en moyenne de 40 jours (variant de quelques semaines à plusieurs mois); mais évidemment comme l’industrie en relâche sans cesse, la pollution se renouvelle sans fin.

Les fuites de Fukushima attirent l’attention sur ce problème: il n’y a pas que les césiums et l’Iode; ils y a aussi quantité d’autres poisons nucléaires dont le Tritium.

Un article canadien intéressant concernant le tritium dans l’eau de boisson

Sur le plan réglementaire concernant la présence de tritium dans l’eau potable, c’est l’anarchie complète dans le monde: Voici les valeurs maximales du tritium dans l’eau potable en Bq/l:

Canada 7.000
Australie 76.103
Russie 7.700
Suisse 10.000
USA 740
OMS 10.000

Au canada le «Ontario drinking water advisory council» recommande d’abaisser les limites de 7.000 Bq/l à 20 Bq/l
Pour l’Europe il n’y a pas de chiffre officiel pour l’eau potable; seulement, la constatation de plus de 100 Bq/l déclenche une enquète.
Chiffres tirés du document canadien


Sep 15

Manifestants à Tokyo: ne plus dépendre du nucléaire

Environ 9.000 manifestants se sont rassemblés à Tokyo le 14 septembre 2013 la veille du jour où le réacteur n° 4 de la centrale de Oi doit être arrêté.

Ce réacteur doit subir une inspection régulière. Cela signifie que tous les 50 réacteurs nucléaires du japon seront fermés.

manifestants à tokyo

Les manifestants, dont le prix Nobel Kenzaburo Oe, au centre dans la première rangée, portent des banderoles exprimant leur opposition à la reprise des opérations dans les centrales nucléaires lors d’une manifestation à Tokyo le 14 septembre (Satoru Ogawa)

Les manifestants ont appelé à ce qu’à l’avenir le Japon ne dépende plus de l’énergie nucléaire.
Ils ont défilé près de la gare JR Kinshicho et dans les environs de Tokyo Skystreet là où la tour de radiodiffusion attire des hordes de touristes.

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Sep 14

Trente mois après le tsunami le Tohoku est toujours en manque de services de santé

Le Tohoku est la province japonaise dont la côte a subi le tsunami du 11 mars 2011, puis la catastrophe nucléaire.

A Rikuzentakata, préfecture de Iwate, qui a été fort endommagée par le Tsunami, seulement 13 des 20 établissements médicaux ont rouvert; certains habitants ont du passer une journée entière pour y consulter.
A Miyagi Minamisanriku, seulement 2 des 13 établissements de santé ont rouvert. Les patients qui ont besoin de soins urgents sont dirigés vers Ishinomaki, à 30 minutes d’ambulance. Mais Ishinomaki est elle-même confrontée à une pénurie de services médicaux. Les services de santé de la ville se concentrent principalement sur les mesures de prévention pour les personnes évacuées vivant dans des logements temporaires.

Dans la préfecture de Iwate, les hôpitaux des villes de Yamada et Otsuchi ont perdu 60 lits chacun du fait du tsunami. Les hôpitaux des villes voisines acceptent leurs patients; mais certains malades ont du mal à accéder à ces hôpitaux distants.
A Ishinomaki, l’hôpital détruit a redémarré avec des installations de fortune; mais il ne peut prendre en charge ni les urgences ni les hospitalisations.
En conséquence , les patients se pressent à l’Hôpital de la Croix-Rouge japonaise. L’institution est submergée par une augmentation de 20% de patients nécessitant une hospitalisation et une augmentation de de 40% des urgences.

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Sep 11

Travaux de décontamination à Fukushima : il y a des retards

Le gouvernement japonais et les gouvernements locaux sont en retard pour leurs travaux de décontamination nucléaire, deux ans et demi après la catastrophe à la centrale Fukushima Dai-ichi.

Sortie en Janvier 2012, la feuille de route initiale avait prévu que le nettoyage de la radioactivité serait terminé avant la clôture de l’exercice 2013 (mars 2014)dans 11 municipalités désignées comme « zones en cours de préparation pour la levée de l’ ordre d’évacuation » où les doses annuelles de rayonnement sont à 20 millisieverts ou moins, et dans les « zones de non – résidence», où les doses annuelles sont entre 20-50 millisieverts.

La nouvelle feuille de route pour la décontamination

La nouvelle feuille de route pour la décontamination

Les travaux de nettoyage ne sont actuellement dans les temps que dans quatre communes : Tamura, où ils ont déjà été réalisées , Naraha , Okuma et Kawauchi. Les travaux n’ont pas encore commencé à Namie et Tomioka et sont encore en phase de planification pour Futaba.Le ministère a reconnu qu’ils ne pourront pas être terminés à l’échéance;il présentera un nouvel échéancier ultérieurement.

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Sep 09

La gravité de la contamination par le Césium

«Implications de la contamination massive du Japon par le césium radioactif»

L’intervention du dr Steven STARR au symposium de New York du 11 Mars 2012:
dont Kna a réalisé le sous-titrage en français

Le conférencier nous explique clairement pourquoi le césium est dangereux même en très petites quantités
Il s’appuie sur l’expérience des médecins des régions polluées par Tchernobyl (Pr Bandazhevsky)pour nous montrer les conséquences sur la santé de vivre en milieu contaminé.
A voir absolument: «https://youtu.be/j2xBBwGz3pQ»

Le débit est rapide et il est parfois difficile de suivre. Je vous conseille après avoir vu la video de télécharger les images du diaporama et le texte français de la conférence:
Le diaporama en français
La transcription française

Le site de Kna
un ensemble de textes traduits par KNA


PS: vous pouvez trouver les ouvrages des médecins de Tchernobyl dans la page «Documents»: Drs Babenko, Yablokov, Bandajevski, Galina Bandajevskaya (pédiatre)


Sep 06

Des marchandises et poissons japonais refusés en Corée du sud et en Russie

La Corée du sud a interdit les importations des produits de la pêche en provenance de 8 préfectures japonaises; quel que soit leur niveau de radioactivité.

D’après le ministère des océans et de la pêche, les gens sont de plus en plus préoccupés par les fuites de centaines de tonnes d’eau contaminée à partir de la centrale de Fukushima.
Des associations environnementales et des associations de citoyens avaient demandé de cesser les importations des produits de pêche en provenance du japon jusqu’à ce qu’on puisse assurer au public que les produits de la mer sont bons à manger.
Un article du 06 Septembre dans le journal japonais Mainichi

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Sep 05

Japon – Le travail des pêcheurs de SOMA ruiné par les fuites radioactives.

Les pêcheurs de Matsukawaura ont du faire le deuil de leurs morts; ils ont reconstitué leur outil de travail; ils ont effectué des campagnes de pêche-test pour déterminer les zones et les espèces qui permettraient une pêche compatible avec les normes alimentaires. Les fuites radioactives de Fukushima dai ichi ont ruiné tout ce travail.

Voici un résumé d’un article en anglais du journal Asahi Shimbun du 4 Septembre:

A cause des fuites d’eau radioactive à la centrale ruinée de Fukushima Dai Ichi, les pêcheurs comme Yoshinori Yamazaki sont contraints de remettre à plus tard les opérations de tests prévues pour Septembre.

Le port de matsukawaura

Le port de matsukawaura désert en août à cause de l’annulation des tests de pêche.(cliché Takayuki Kihara)


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