Fév 27

Les réfugiés hésitent à rentrer.

Mardi 26 février
Namie-Kawauchi
• La ville de Namié, entièrement évacuée, a édité un annuaire pour que les habitants puissent rester en contact. 4 000 personnes volontaires sont répertoriées.
Pendant ce temps là, l’école municipale, déplacée à Nihonmatsu, peine à recruter. Les 6 écoles de la ville ont été regroupées en une seule. Mais les enfants vont maintenant dans les écoles à proximité de leur nouveau domicile et il n’y a aucun inscrit en CP pour la rentrée prochaine, qui a lieu début avril au Japon. Lire la suite

Fév 24

Fukushima: rester ou partir. Une décision difficile.

Un entretien avec un père de famille, Mr KANNO

«https://youtu.be/4_I0FS6qXBs»


Notes:
– les enfants savent
– C’est un gros problème que de tout quitter et recommencer la vie de sa famille ailleurs
– Le gouvernement japonais fait tout pour que les gens restent en zone contaminée.
– je pense qu’il y a des gens qui n’ont simplement pas les moyens de partir (métier, moyens financiers, santé, parents …).
– La jeune fille de Mr Kanno fait allusion à un certain ostracisme vis à vis des émigrés issus de Fukushima. Ce fut le cas pour les victimes de Hiroshima-Nagasaki.
– La difficulté culturelle pour un japonais de se singulariser de son groupe.


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Fév 20

Fukushima deux ans après: des victimes livrées à elles-mêmes

– Le secteur nucléaire est dispensé d’assumer la responsabilité de ses échecs
– Les gouvernements ont mis en place un système qui consiste à préserver les intérêts des entreprises du nucléaire et à faire payer le prix par les victimes des catastrophes.

Le rapport de Greenpeace d’octobre 2013

résumé en français
Le rapport complet en anglais

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Fév 19

Lettres d’enfants de Fukushima lues aux Nations Unies – 30.10.2012

Les enfants, les jeunes pris au piège de la radioactivité.
Abandonnés par ceux qui devraient les protéger.
C’est eux qui vont souffrir le plus des conséquences de la pollution radioactive.


«https://youtu.be/GMy39eTSVC8»
Merci à KNA pour le sous-titrage français

Source: « sauver les enfants des radiations » une association japonaise
Le 19 février 2013

Fév 18

Vous pouvez appuyer la demande d’évacuation des enfants de Fukushima vers des territoires non contaminés

Ci-dessous le message de Miho, japonaise, membre du Collectif Independent WHO

Bonjour à toutes et tous,
J’ai reçu une demande urgente de M. Toshio Yanagihara, un avocat qui représente 14 enfants de Fukushima qui demandent l’évacuation collective de la zone contaminée. M. Yanagihara et les autres partisans organisent une manifestation le 23 Février à Tokyo. Ils sont à la recherche de plus de gens qui peuvent soutenir ce mouvement. Comme vous le savez peut-être, la récente enquête de santé sur les enfants de Fukushima a révélé que trois enfants avaient déjà été opérés sur le cancer de la thyroïde et qu’il y avait 7 autres enfants qui subiraient la même conséquence.
M. Yanagihara vous serait reconnaissant si vous pouvez vous inscrire comme « supporter » et laisser éventuellement un commentaire sur le site internet ci-dessous :
http://www.fukushima-sokai.net/action/adovocates-e.php
Bien amicalement,
Kozawa -Hoffmann Miho


Independent WHO «pour une OMS indépendante» a été créé après la catastrophe de Tchernobyl. L’organisation demande que cesse la subordination de l’OMS (WHO) à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). La survenue de la catastrophe de Fukushima a confirmé la nécessité de l’indépendance de l’OMS par rapport au lobby nucléaire.


Le cancer de la thyroïde est un cancer normalement rare

en France données INVS:
1 à 2 cas par an et par million d’enfants de moins de 15 ans
45 cas par an par million d’adultes

Les chiffres de la préfecture de Fukushima sont donnés pour 38 000 enfants (3 cas, peut-être 10).

3 cas sur 38 000, cela ferait déjà 78 fois plus que le nombre de cas attendus normalement…


Vous pouvez voir ici la video de l’intervention de Mr Yanaghiara et du maire de Futuba aux nations unies


Dr Helen Caldicot

Dr Helen CALDICOTT


Voici également l’intervention du Dr Helen Caldicot, médecin pédiatre australienne.


Comment cela se passe autour de Tchernobyl:

«Au Belarus, quelque 2500 enfants ont contracté un cancer de la thyroïde entre 1986 et 2004»
Etat de santé des enfants au Belarus après l’acident de la centrale nucléaire de Tchernobyl
par la pédiatre Galina Bandajevskaya

une citation du livre :
Tchernobyl. Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature.
par A. Yablokov – V & A Nesterenko

Les particularités caractéristiques de la diffusion et de l’apparition du cancer de la thyroïde de Tchernobyl sont très différentes des données, largement utilisées comme références, sur les conséquences des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Le cancer de Tchernobyl :
– apparaît beaucoup plus tôt (non après 10 ans, mais déjà au bout de 3-4 ans après l’irradiation) ;
– il se développe dans une forme beaucoup plus agressive ;
– il ne touche pas seulement les enfants, mais des personnes adultes au moment de l’irradiation.
Il est erroné de penser que ce cancer est facilement guérissable chirurgicalement. Bien que dans la majorité des cas il soit curable par l’opération, dans un tiers des cas environ le cancer continue à se développer après l’intervention. En outre, dans tous les cas de la cure chirurgicale sans exception le malade reste invalide pour toute la vie, dépendant entièrement des médicaments.
Enfin, il faut tenir compte du fait que le cancer de la thyroïde n’est que la pointe de l’iceberg des affections radio induites de cet organe (cf. partie 6.3.2.) – pour chaque cas de cancer il y a des centaines de cas d’autres maladies de la thyroïde, qui altèrent aussi son fonctionnement.


Note

Séparer les enfants de leurs familles ? cela poserait d’autres problèmes. Je ne sais pas comment les japonais voient cela. Je pense qu’il faut donner aux familles qui le demandent le moyen d’aller s’installer ailleurs. Bien des familles qui en ont les moyens sont déjà parties. Un minimum, à mon sens ce serait de ne tolérer la mise en circulation que d’une nourriture saine et d’offrir aux enfants des séjours en milieu non radio-actif.
Mais la politique du gouvernement japonais est de faire vivre les populations dans des zones contaminées jusqu’à 20 mSv/an et d’utiliser de la nourriture locale, plus ou moins contaminée.
Le maire démissionnaire de FUTABA s’est insurgé contre cette volonté du gouvernement d’obliger les populations à vivre en milieu contaminé à 20 mSv/an. Alors que la norme internationale est de 1 mSv/an.
Pour la signification de ces chiffres au niveau des conséquences pour la santé, voir le petit « vademecum » accessible en haut de page.

Le 18 février 2013


Fév 14

Cancers de la Thyroïde à Fukushima: 3 cas officiels, 7 cas en examen.

« Les autorités régionales de Fukushima ont détecté 2 nouveaux cas de cancer de la thyroïde chez des enfants, ce qui porte à trois le nombre total de cas officiellement reconnus. Ils ont tous les trois subi une intervention chirugicale.
7 cas autres cas suspects subissent des examens médicaux plus poussés à l’hôpital universitaire de Fukushima.
Sur ce total de 10 cas pour 38 000 enfants contrôlés, 7 sont des filles. La moyenne d’âge est de 15 ans.

Shin’ichi Suzuki, en charge du programme thyroïde à l’université de Fukushima a changé de ton : lors du premier cas trouvé en septembre dernier, il n’y avait pas de lien avec la catastrophe. Maintenant, « il est trop tôt pour faire le lien avec la catastrophe »…»
L’ACRO nous mettra un hyperlien vers les statistiques officielles quand elles seront disponibles.
La dépêche de l’ACRO du 13 février 2013
Lire aussi sa dépèche du 14 Février: les cafouillages des dosimétries.


Notes

Le cancer de la thyroïde est un cancer rare

en France:
– 1 à 2 cas par an et par million d’enfants de moins de 15 ans
– 45 cas par an par million d’adultes
Données INVS
Les chiffres de la préfecture de Fukushima sont donnés pour 38 000 enfants (3 cas, peut-être 10).
Pour 3 cas sur 38 000, cela ferait déjà 78 fois plus que le nombre de cas attendus normalement…


Le traitement

Le traitement des cancers de la thyroïde est d’abord chirurgical: ablation partielle ou totale de la glande thyroïde.
Il peut être nécessaire d’y ajouter un curage des ganglions du cou et une radiothérapie par l’Iode 131.
Une surveillance est nécessaire à Vie pour repérer une éventuelle rechute ou des métastases.
En cas d’exérèse totale de la glande un traitement à Vie par l’hormone thyroïdienne est nécessaire. Pas toujours facile à régler aux diverses étapes de la vie: puberté, grossesse.
En principe, à 15 ans plus de 80% des patients sont en vie.
Y.Yablokov, un médecin de Tchernobyl signale qu’à Tchernobyl ils sont plus agressifs que les cancers « normaux »;
(voir la citation plus bas)

Les leçons de Tchernobyl

Dans la région de Tchernobyl les premiers cas de cancer de la thyroïde sont apparus 3-4 ans après la catastrophe.
Au Belarus le nombre de cas de cancers de la thyroïde des enfants a grimpé nettement dès 1990

Evolution de l'incidence du KC de la Thyroïde au belarus

Fig.17. Évolution de l’incidence cancer de la thyroïde dans la population du Bélarus.


Voir
Situation écologique, problèmes démographiques et santé des populations au Belarus et dans les pays voisins. par Pr Y. Bandajevski


«Au Belarus, quelque 2500 enfants ont contracté un cancer de la thyroïde entre 1986 et 2004»
Etat de santé des enfants au Belarus après l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl
par la pédiatre Galina Bandajevskaya


une citation du livre :
Tchernobyl. Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature.
par A. Yablokov – V & A Nesterenko

Les particularités caractéristiques de la diffusion et de l’apparition du cancer de la thyroïde de Tchernobyl sont très différentes des données, largement utilisées comme références, sur les conséquences des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Le cancer de Tchernobyl :
– apparaît beaucoup plus tôt (non après 10 ans, mais déjà au bout de 3-4 ans après l’irradiation) ;
– il se développe dans une forme beaucoup plus agressive ;
– il ne touche pas seulement les enfants, mais des personnes adultes au moment de l’irradiation.
Il est erroné de penser que ce cancer est facilement guérissable chirurgicalement. Bien que dans la majorité des cas il soit curable par l’opération, dans un tiers des cas environ le cancer continue à se développer après l’intervention.
En outre, dans tous les cas de la cure chirurgicale sans exception le malade reste invalide pour toute la vie, dépendant entièrement des médicaments.
Enfin, il faut tenir compte du fait que le cancer de la thyroïde n’est que la pointe de l’iceberg des affections radio induites de cet organe (cf. partie 6.3.2.) – pour chaque cas de cancer il y a des centaines de cas d’autres maladies de la thyroïde, qui altèrent aussi son fonctionnement.

Le 14 février 2013


Fév 11

De la « substance noire » avait été trouvée dès août 2012 devant la station de métro Harujuku à Tokyo: 21 346 Bq/kg

C’est 200 fois la limite de sécurité d’avant le 11-3.
Cette « substance noire » très radioactive a été trouvée également dans d’autres quartiers très peuplés de Tokyo
Le quartier Harakuju est réputé comme un centre de mode et de culture. Beaucoup de jeunes le visitent en permanence
Des images du quartier: Lire la suite

Fév 09

Des associations japonaises organisent des journées de « récupération » pour les enfants des écoles.

Programmes de récupération: périodes où l’enfant va vivre dans une zone non contaminée et reçoit une nourriture non polluée. Cela se pratique également pour les enfants de Tchernobyl; les médecins ont mesuré que la charge radioactive en Césium des enfants diminuait de 30% lors d’un séjour de 3 semaines.
Voir Les enfants de Tchernobyl

Compte-rendu d’une journée de « récupération »

Des enfants de Fukushima apprécient un spectacle de KOTO pendant une journée de « récupération ».

Depuis longtemps, l’école maternelle Takenoko de Fukushima organise deux fois par mois une journée de « récupération »; celles-ci permettent aux enfants de jouer dans un environnement à faible niveau de radiation; ils vont dans la préfecture de Yamagata , à côté de Fukushima en une heure et demie de bus. Le bus scolaire a été offert par le « Réseau de Fukushima pour sauver les enfants des radiations. »

Enfants autour du Koto

Les enfants autour du Koto

« Un jour de février, les enfants et l’encadrement de Takenoko on cuit des pommes de terre en robe des champs.
L’événement du jour était une représentation de KOTO.
Le professeur de Koto se joint à nos journées de récupération chaque année, en tant que bénévole. Lire la suite

Fév 06

La vie quotidienne début 2013 au Japon : comment protéger ses enfants de la radioactivité ? – par Marc Humbert

Une info de première main
A lire sur le blog de Paul Jorion

Voici le début du courrier de Marc Humbert

Je suis revenu du Japon, fin août 2012 après un séjour de 4 ans et je viens d’y passer une quinzaine de jours entre la mi-décembre et le début janvier. Les populations d’une grande partie de l’Est du Japon donnent l’impression de vivre comme si la radioactivité n’existait pas, mais quand on quitte les routines quotidiennes et que les langues se délient, on perçoit l’immense angoisse de fond et la profonde opposition à la remise en marche d’une production d’énergie nucléaire. Les sondages évaluent cette opposition à plus de 60%. Quand on en rencontre des familles jeunes avec enfants, le malaise est pire et les mamans vivent très mal cette situation, surtout si elles sont restées à moins de 100 km de la centrale. Même en vivant plus loin, comme nombre de celles qui habitent à Tokyo, elles s’inquiètent pour leurs jeunes enfants. Je vous livre ci-après quelques témoignages directs et d’autres lus dans les journaux et transcrits depuis mon retour.

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http://www.pauljorion.com/blog/?p=49521


Merci à «Pectine Actualités» de nous avoir signalé ce courrier intéressant


Fév 04

Développer les programmes de récupération pour les classes d’enfants concernés par le désastre nucléaire de Fukushima

Le 19 Octobre 2012 , le « Conseil des citoyens pour une aide aux enfants et aux victimes du désastre nucléaire » s’est réuni à Tokyo
Le but de la réunion était d’accroître l’aide aux programmes de récupération des enfants vivant dans les régions contaminées. Et de promouvoir des projets scolaires de récupération.

Programmes de récupération: périodes où l’enfant va vivre dans une zone non contaminée et reçoit une nourriture non polluée.
Cela se pratique pour les enfants de Tchernobyl; les médecins ont mesuré que la charge radioactive en Césium des enfants diminuait de 30% lors d’un séjour de 3 semaines.
Voir Les enfants de Tchernobyl et la note en bas de page.

Quelques extraits de l’information de l’association « Save children from radiations » (en anglais)

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