Jan 30

Comment agit la radioactivité – une video

Je vous invite à  regarder cette petite video intéressante:

1- On y voit les rayonnements émis par une pointe d’aiguille radioactive grâce à  une chambre à  brouillard ultra simple.
2- Puis une animation nous montre comment les rayonnements abiment les chromosomes, supports de notre hérédité.

«https://youtu.be/IXMj7jTJE40»


PS.
1-
Les chromosomes de nos cellules se « déploient » lors des divisions cellulaires nécessaires à  la croissance des tissus. Les rayonnements les atteignent alors plus facilement. C’est pourquoi les organismes en croissance, les enfants sont plus sensibles aux rayonnements.

Les chromosomes sont porteurs de notre capital génétique. Le sujet porteur de chromosomes altérés va les transmettre aux générations suivantes. Voyez les articles sur les papillons mutants de Fukushima: les anomalies semblent s’aggraver de génération en génération.

2- Les rayonnements ne se bornent pas à abimer les chromosomes: ils dénaturent toutes les molécules présentes dans les cellules en les ionisant (en leur arrachant un électron). C’est pourquoi ils sont appelés « ionisants ».

3- Les cellules ont des capacités de réparation qui ne sont pas illimitées. Certaines vont pouvoir se réparer, d’autres vont périr, d’autres vont se scléroser. D’autres vont se cancériser.

4- Lors d’une exposition externe l’irradiation va se répartir sur le grand volume du corps entier.
Par contre en cas de contamination interne, chaque particule radio-active fixée dans l’organisme va irradier sans cesse le tout petit volume de cellules qui l’entoure et y faire ses dégâts. C’est ce qui explique la nocivité plus grande de la contamination interne. L’exemple le plus connu est celui d’une particule de Plutonium qui s’est bloquée dans un poumon: les cellules qui l’entourent sont ans relâche bombardées de particules Alpha; pendant des années; le cancer en est la conséquence.
La contamination interne se fait essentiellement par l’alimention (Césiums, Strontium); mais aussi par inhalation de poussières contaminées (Plutonium).
La « norme » d’exposition des populations est «au maximum 1mSv par an». Mais cette norme ne tient compte que de l’irradiation externe. La contamination interne vient s’y ajouter, les dégâts génétiques ne sont pas pris en compte.
Le gouvernement japonais veut faire vivre les gens dans un environnement qui les irradie jusqu’à 20 mSv/an.
(pour les conséquences de 1 ou 20 mSv, voir le vademecum)


31 janvier 2013
Un article de l’ACRO vient compléter ce billet, je vous le livre intégralement

La ville de Namié, qui avait partiellement évacué sa population dans des zones plus exposées, veut contrôler la santé de ceux qui avaient moins de 18 ans au moment de l’accident. Des chercheurs de l’université médicale de Hirosaki vont faire des tests sanguins pour voir s’il y a des changements dans la forme des chromosomes des lymphocytes. C’est la première municipalité à lancer une telle étude qui vient concurrencer celle menée par les autorités régionales. Environ 850 enfants, soit 23% des personnes éligibles, se sont portés volontaires.
La possibilité de détecter des lésions induites par les radiations ionisantes sur des lymphocytes et d’en déterminer la dose reçue est utilisée de longue date et relève de ce que l’on appelle communément la « dosimétrie biologique ».
Cette technique est intéressante pour une double raison. D’abord parce que ces cellules humaines (les lymphocytes) sont très faciles à collecter (à partir d’une simple prise de sang) mais aussi du fait qu’il s’agit d’une population cellulaire particulièrement radiosensible.
Le plus souvent cette technique repose sur un dénombrement de certaines aberrations chromosomiques caractéristiques de l’action des radiations (recherche de chromosomes dicentriques, de structures en anneaux…).
– Le premier problème est qu’il s’agit d’une technique peu sensible (peu utile pour des doses inférieures à 0,1 Gy) et qu’elle est essentiellement employée à la suite d’accidents d’irradiation pour reconstituer la dose reçue (et non pas pour le suivi des expositions professionnelles…).
– Le second problème est que ces aberrations chromosomiques sont de type instables (ou encore dite sub-létale) car elles sont difficilement supportables pour une cellule qui sera condamnée à brève échéance si elles ne sont pas réparées ou recombinées de façon stable.
En clair, s’il s’agit bien de ces aberrations chromosomiques que l’équipe japonaise envisage de rechercher – mais l’article de NHK ne le précise pas – il est probable que bien des expositions réellement reçues ne seront pas détectées d’abord parce qu’elles seront en-dessous de la limite de détection de cette technique, ensuite parce que le délai par rapport à l’accident de Fukushima est déjà important.
Cependant, il est aussi possible que les auteurs disposent d’une technique s’appuyant sur les lésions chromosomiques stables… La lecture de leur travail sera attendue avec intérêt.

L’article origine sur le site de l’ACRO

Le 30 janvier 2013


Jan 28

Le maire de Futaba et l’avocat de « Fukushima Collective evacuation trial » ont demandé l’aide du conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Voici deux videos sous titrées en français(merci KNA) qui décrivent bien les problèmes des habitants.
elles datent du 30/10/2012

Mr Idogawa était maire de Futaba au moment des accidents nucléaires

Il est le seul maire à avoir pris l’initiative d’évacuer ses concitoyens.
Il vient de démissionner car il ne veut pas cautionner la politique gouvernementale de faire revenir les populations sur des sites contaminés jusqu’à 20 mSV/an.
Lire la suite

Jan 26

Le maire de Futaba a démissionné car il n’accepte pas que ses concitoyens soient obligés de retourner vivre dans une zone à 20mSv par an.

Le 23 janvier 2013, M. Idogawa, Ex-maire de Futabamachi a démissionné.“J’ai démissionné parce que je ne peux pas accepter un standard de 20 mSv/an. Je ne peux pas assumer une telle responsabilité pour le futur”

Dans un entretien à OurPlanet-TV, il explique qu’il démissionne parce qu’il ne peut pas accepter le standard de 20 mSv/an du gouvernement.
Le gouvernement japonais a décidé que les habitants devaient rentrer si la dose totale est en-dessous de 20 mSv/an; pour répondre à la demande sociale et économique.
Alors que c’est 1 mSv/an dans le reste du Japon, ce qui a été également confirmé par la Cour Suprème.
Même à Tchernobyl, quand c’est au-dessus de 5 mSv/an, la région est définie comme zone d’évacuation absolue. Lire la suite

Jan 25

Bétail abandonné autour de Fukushima: plus de césium chez les veaux que chez leur mère

Les centrales accidentées de Fukushima dai ichi on relâché et relachent encore de grandes quantités de produits radio actifs.
Une équipe scientifique a examiné la concentration en radionucléides des les organes de 79 bovins abandonnées entre 10 et 20 km autour de la centrale accidentée.
Ce sont les muscles squelettiques qui avaient accumulé le plus de Césium 134 et 137 (21,3 fois plus que dans le sang périphérique).
L’analyse de 3 vaches en gestation a montré qu’il avait plus de Césium dans les foetus que dans les mères: 1,19 fois plus.
En ce qui concerne les veaux nés après l’accident, ils avaient accumulé 1,51 fois plus de césiums que leur mère.
L’article original en anglais Lire la suite

Jan 23

L’émission de gaz mercaptan à Rouen, une leçon malodorante grandeur nature

carte-Rouen-paris

Rouen-Paris et quelques sites nucléaires

Le gaz malodorant, du Mercaptan, émis accidentellement par une usine de Rouen a atteint rapidement Paris qui est à 110 km à vol d’oiseau.
Il a traversé la Manche et infesté le sud de l’Angleterre. La côte anglaise la plus proche est à 160 km.
Lire la suite

Jan 20

Une rascasse chargée à 254 000 Bq/kg de Césium dans le port de Fukushima Dai ichi

rascasse

Image Tepco

Le poisson a été pêché par Tepco en Décembre; c’est le record actuel de contamination d’un poisson.
Il n’y a bien sûr pas de pêche alimentaire dans ce port.
Le record précédent était de 25 000 Bq/kg dans deux « greenlings » pêchés à 20 Km au nord de ce port en août 2012. Lire la suite

Jan 18

Les actes du forum de Genève organisé par le « Collectif Santé et Nucléaire pour une OMS indépendante » bientôt disponibles.

Pour parer à l’omerta officielle sur les effets des rayonnements ionisants, le collectif « independent WHO » a organisé un forum à Genève en mai 2012. Il a réuni des citoyens, des scientifiques indépendants de Biélorussie, du Japon , d’autres pays européens:

Pourquoi ce forum ?

couverture du livre
« Plus de 26 ans après le début de la catastrophe sanitaire de Tchernobyl, presque deux ans après le commencement de celle de Fukushima, le scandale de l’omerta sur les effets des rayonnements ionisants continue. Dans la région de Fukushima, il y a de plus en plus de malades dans la zone sinistrée, notamment des enfants.
Comme les victimes de Tchernobyl, les citoyens, médecins et scientifiques indépendants japonais sont obligés de s’organiser face aux carences des autorités et des organisations internationales, dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui, malgré les leçons sur les effets des rayonnements ionisants qu’elle aurait dû tirer de Tchernobyl, est toujours soumise à l’accord du 28 mai 1959 qu’elle a signé avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Lire la suite

Jan 16

Un chercheur du CNRS en poste au Japon se rebiffe:

« Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses »

Par Thierry Ribault,  Economiste au CNRS
Une Tribune du 16/01/2013 sur Rue89

Je vous invite à aller lire l’article entier sur Rue 89.
En voici quelques extraits:

«« Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au «  grand public  ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette «  animation  », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima. Lire la suite

Jan 13

Taux de mortalité augmenté, natalité diminuée au Japon depuis la catastrophe de Fukushima.

La pollution radioactive est-elle en cause ?

Déjà Iori Mochizuki  qui tient le blog Fukushima-diary s’était inquiété:

Iori Mochizuki

Iori Mochikuzi

Comme je l’affirmais dans l’édito  “Les statistiques embrouillées sur l’industrie médicale et démographiques aident le gouv jap à censurer les effets de la radioactivité sur la santé” , il est à présent pratiquement impossible de voir l’effet de la radioactivité sur la santé. Lire la suite

Jan 10

Séjour en territoire non contaminé pour des enfants de Fukushima

A l’occasion des vacances de fin d’année, un troisième séjour a été organisé dans la ville de Takashima, une ville proche de Kyoto, pour des enfants vivant dans des zones fortement contaminées par la catastrophe de Fukushima.

Mme Makiko Fujimoto

C’est une mère de famille, Makiko Fujimoto, qui est à l’initiative de ces séjours, simplement parce que pour elle, il est naturel de faire le maximum pour que les enfants, d’où qu’ils soient, puissent être heureux, sans souffrances.

Ainsi, après un premier séjour au printemps 2012, puis un second durant l’été, c’est une quarantaine d’enfants, accompagnés d’une dizaine de parents, qui ont pu bénéficier pendant 9 jours de ce troisième séjour et quitter pour un petit moment les endroits fortement contaminés où ils vivent.
Pendant quelques jours, ils vont donc pouvoir bénéficier d’une nourriture non contaminée, biologique, variée et très bien présentée. Lire la suite