Oct 05

Nucléaire, la fin d´un mythe

Public Sénat-diffusion du documentaire de Bernard Nicolas, Thierry Gadault et Hugues Demeude. Réalisé par Bernard Nicolas

« Nucléaire, la fin d’un mythe »

Samedi 06 octobre 2018 à 23h25
et
Dimanche 07 octobre 2018 à 12h25

54min
D´ici à 2028, 34 des 58 réacteurs vont fêter leur quarantième anniversaire, âge limite d´exploitation fixé lors de la construction du parc. EDF surendetté n´a pas les moyens de remplacer ces réacteurs en fin de vie. Ce film raconte comment la France, par choix politique, s´est rendue totalement dépendante du nucléaire jusqu´à se mettre dans une dangereuse impasse.
Ce film montre aussi que simultanément au vieillissement des centrales nucléaires, plusieurs barrages stratégiques d´EDF donnent quelques signes de faiblesse inquiétants.
Qui ont été les acteurs de cette stratégie électronucléaire ? Comment s´est-elle été imposée dans les coulisses de l´Etat, quels ont été les moments clés ? Quels sont aujourd´hui les véritables raisons et les risques liés au prolongement de la durée de vie du parc en exploitation ?
Une enquête rigoureuse au coeur de la machine nucléaire française avec les témoignages des différents acteurs du secteur.

Un film de Bernard Nicolas, Thierry Gadault et Hugues Demeude Réalisé par Bernard Nicolas Une coproduction : Bonne Pioche /Public Sénat Avec la participation de France Télévisions

Plus d’info ici

Le 5 octobre 2018


Oct 05

Flamanville: Les soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur ne sont pas bonnes

Une note de L’Autorité de Sûreté Nucléaire du 03/10/2018:

https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Soudures-de-l-EPR-un-travail-technique-important-reste-a-faire

>>

Anomalies des soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur EPR de Flamanville 3 : un travail technique important reste à faire

Objet : Réacteur EPR de Flamanville 3 – Soudures des tuyauteries VVP
Exigences d’exclusion de rupture et défauts non détectés lors des contrôles de fin de fabrication

Les soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur EPR de Flamanville 3 sont concernées par des écarts de conception et de réalisation.

EDF a informé l’ASN, par courrier le 23 juillet 2018, de la démarche de traitement des écarts qu’elle envisage de mettre en œuvre. L’ASN avait noté favorablement la proposition de remise à niveau d’une partie des soudures avec un procédé de soudage permettant de respecter les valeurs de résilience prévues dans le référentiel d’exclusion de rupture de ces tuyauteries.

EDF envisage néanmoins le maintien en l’état de certaines soudures, dont les 8 soudures situées au niveau de l’enceinte de confinement. L’ASN considère notamment que cette option nécessite la réalisation d’un programme conséquent d’essais visant à mieux caractériser les propriétés mécaniques des soudures. Dans la mesure où il n’est pas certain que cette démarche aboutisse, l’ASN invite EDF à engager dès à présent les actions préalables à la réparation des soudures concernées.

Les propositions d’EDF feront l’objet d’une instruction par l’ASN avec l’appui technique de l’IRSN. L’ASN consultera son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires dans le cadre de cette instruction.

L’ASN considère par ailleurs que les écarts constatés traduisent une défaillance de la surveillance réalisée par EDF sur certaines activités du chantier du réacteur EPR de Flamanville. Elle demande par conséquent à EDF d’étendre la revue de la qualité des matériels installés sur ce réacteur.

Enfin, le premier écart ayant été identifié par EDF en juillet 2015, l’ASN considère que la gestion de cette situation par l’exploitant a été défaillante. L’ASN demande donc à EDF d’effectuer une analyse approfondie des dysfonctionnements survenus au sein de ses services et de ceux de ses fournisseurs. EDF devra également expliquer l’information tardive de l’ASN, au début de l’année 2017.

>>

L’article original sur le site de l’ASN:

https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Soudures-de-l-EPR-un-travail-technique-important-reste-a-faire

En savoir plus :lire l’article détaillé de l’ASN

Soudures des tuyauteries VVP.
Exigeance d’exclusion de rupture et défauts non détectés lors des contrôles de fin de fabrication. (PDF 193 Ko)


Note:

Je ne suis pas technicien mais je suis effaré par la quantité de malfaçons trouvées sur les centrales nucléaires.

«Exigeance d’exclusion de rupture»: cela signifie qu’une rupture d’un élément ou içi d’une soudure est considérée comme impossible. La réalisation de la pièce, de la soudure doit exclure ce risque. Il n’y a donc pas de protection supplémentaire installée pour ce risque puisqu’il est exclu. Les accidents nucléaires nous ont prouvé que l’impossible finit par arriver…Et si la pièce est en plus défectueuse…

Le 5 octobre 2018


Sep 20

Mycle Schneider : Dans le monde, « le nucléaire devient insignifiant »

Un article de « Reporterre »
https://reporterre.net/Dans-le-monde-le-nucleaire-devient
11 septembre 2018
Émilie Massemin (Reporterre)

Mycle Schneider est consultant international indépendant sur les questions de politique énergétique et nucléaire. Il est également l’auteur principal et l’éditeur du World Nuclear Industry Status Report 2018.
https://www.worldnuclearreport.org/World-Nuclear-Industry-Status-Report-2018-HTML.html

Mycle Schneider

Mycle Schneider

Le « Rapport sur l’état de l’industrie nucléaire dans le monde », établi par des experts internationaux indépendants, est officiellement présenté en France ce mardi 11 septembre. Parmi ses conclusions : une filière à la traîne loin derrière les énergies renouvelables, y compris en Chine, pourtant leader mondial de l’atome. Reporterre a fait le point avec Mycle Schneider, auteur principal et éditeur de ce rapport.

Mycle Schneider — Nous établissons ce rapport tous les ans depuis plus d’une dizaine d’années. Son objectif est de proposer une base factuelle aux débats sur les politiques nucléaires. Je trouve insupportables les discussions en l’air, comme s’il n’existait pas de chiffre sur le nombre de réacteurs nucléaires actuellement en construction, comme s’il s’agissait d’une opinion. … D’où ce rapport : on y donne des définitions très précises de ce qu’est un réacteur en construction, en fonctionnement, en démantèlement ; on donne les chiffres ; et on indique les sources — le texte compte plus de 12.000 notes de bas de page.

La première conclusion est que la Chine continue de dominer le paysage. Sur les quatre réacteurs nucléaires mis en service en 2017, trois étaient en Chine et le quatrième était au Pakistan, mais avait été construit par les Chinois. Par ailleurs, si la production mondiale d’électricité nucléaire a augmenté de 1 % en 2017, c’est le fait de la Chine.
Si l’on exclut la Chine, la production d’électricité nucléaire a baissé pour la troisième année consécutive. Mais même en Chine, la question de l’avenir du nucléaire se pose.

Deuxième point : le nucléaire devient irrelevant — je ne sais pas quel est le mot correspondant en français [« non pertinent »]. En effet, les capacités de production d’électricité ont augmenté de 257 gigawatts net — moins les arrêts — en 2017 au niveau mondial. Là-dedans, les quatre réacteurs mis en service ne représentent que 3,3 gigawatts, moins 2,3 gigawatts pour trois réacteurs arrêtés, donc 1 gigawatt net — insignifiant, irrelevant ; les énergies renouvelables, en revanche, représentent 157 gigawatts, soit plus de 60 % des nouvelles capacités nettes ! On fait toujours comme si le nucléaire était important, mais c’est surtout une perspective franco-française où il produit toujours plus de 70 % de l’électricité consommée. Et encore, ce chiffre est à nuancer : le nucléaire ne produit que 16 % de l’énergie finale, encore majoritairement issue du pétrole.

Un de ces nouveaux chapitres est consacré à l’avancement du démantèlement dans le monde. En effet, jusqu’à présent, nos statistiques s’arrêtent avec l’arrêt définitif du réacteur. Ainsi, mi-2018, 173 réacteurs étaient définitivement arrêtés dans le monde. D’où la question que nous nous sommes posée : que se passe-t-il ensuite ?

Nous avons aussi consacré un nouveau chapitre aux interdépendances entre nucléaire civil et militaire. La question de départ était : pourquoi cette dynamique de construction de nouveaux réacteurs ou de prolongation de réacteurs vieillissants ?


Pour lire l’article complet sur « Reporterre


Consulter le rapport sur l’état du nucléaire dans le monde
World Nuclear Industry Status Report 2018

Le 20 septembre 2018


Juil 16

Théatres d’Outre mer en Avignon– « LES CHAMPIGNONS DE PARIS », essais(polynésiens) transformés !

Texte original:
https://la1ere.francetvinfo.fr/theatres-outre-mer-avignon-champignons-paris-essais-polynesiens-transformes-608855.html

l'affivhe du spectacle
Grâce à ce spectacle, « Les Champignons de Paris», la compagnie polynésienne du Caméléon montre à quel point le théâtre citoyen est nécessaire dans les Outre-mer.

En racontant les conséquences individuelles, politiques et historiques des essais nucléaires qui se sont déroulés sur 30 ans dans l’archipel polynésien, la pièce livre à la fois les clés pour comprendre, une critique lucide d’un scandale d’État et un message fort.

Le spectacle « Les Champignons de Paris » pourrait se classer parmi ce que l’on appelle du théâtre documentaire. Ce genre, qui commence à faire florès sur les scènes de théâtre, en France et ailleurs, se veut un subtil mélange entre fiction et réalité montrée – la plupart du temps grâce à la diffusion d’éléments sonores ou à la projection d’archives ou de documents empruntés à l’actualité – tendant à expliquer, argumenter, dénoncer des faits historiques ou contemporains et se mêlant au récit… Un procédé qui unit plus ou moins habilement les faits et l’intime. À cet exercice, « Les Champignons de Paris » s’en sortent haut la main. C’est une réussite à la fois émouvante et édifiante, qui touche au cœur comme elle touche à l’esprit.

Plongée dans l’Histoire

Très loin du contexte culinaire que pourrait évoquer leur titre, ces « Champignons… » donneraient plutôt la recette pour comprendre comment une nation, la République française, sous l’air de « si vis pacem, para bellum » (si tu veux la guerre, prépare la guerre), a volontairement exposé l’un de ses territoires, la Polynésie française, aux radiations entraînées par les tirs nécessaires aux perfectionnement de son arsenal nucléaire. De 1966 à 1996, dans le cadre de ce programme nucléaire militaire, 193 tirs aériens et souterrains ont été ainsi opérés à Moruroa et Fangataufa, près de Tahiti.

Sur scène, plongée dans l’Histoire : l’auteure Emilie Genaedig et le metteur en scène François Bourcier convoquent les fantômes du Général de Gaulle, des ministres et des protagonistes militaires de l’époque, jusqu’au président Jacques Chirac relançant les essais puis annonçant leur arrêt définitif ; une multitude de personnages-clés se succèdent non seulement en images d’archives mais également par le truchement des acteurs. Ils sont trois sur scène endossant tour à tour le rôle des décideurs mais aussi des victimes, d’abord consentantes devant les promesses de richesses et d’avantages que le gouvernement français leur octroient, puis de plus en plus rétives devant les conséquences sanitaires épouvantables dont la Polynésie paie encore le prix fort de nos jours.

Trois comédiens pleins de talent

Les trois comédiens sont d’une grande justesse dans tous ces rôles : Tepa Teuru, Tuarii Tracqui et Guillaume Gay, par leurs interprétations, sont d’admirables passeurs de ce pan de l’histoire de France, aussi touchants quand ils jouent de simples travailleurs dans ces unités œuvrant à l’élaboration des tirs (on apprend notamment, consternés, quelle différence était faite entre militaires, vivant dans des bunkers relativement protégés des radiations et civils locaux, logés dans de simples baraques en bois…) que convaincants dans les rôles de militaires décisionnaires à Paris et en Polynésie ou autorités locales dépassées par les exigences françaises ou encore, personnalités politiques polynésiennes qui ont osé à l’époque se dresser contre le scandale annoncé.

Le public d’Avignon ne s’y est pas trompé en se rendant nombreux voir ces « Champignons… » dès les premières représentations : un thème volontairement méconnu, un scandale en puissance, la certitude d’en apprendre davantage sur l’envers (l’enfer ?) de ce décor paradisiaque polynésien et il n’en fallait pas plus pour que ce spectacle en particulier attise la curiosité des spectateurs jusqu’à pousser les portes de la Chapelle du Verbe Incarné. Le TOMA serait bien inspiré de réitérer ce type de sélection pour peu que les auteurs et les compagnies poursuivent ce genre de théâtre documentaire et de travail salutaire. Car les Outre-mer, du chlordécone aux Antilles ou à certaines affaires politiques, en passant par les petits bégaiements et les grands travers de l’Histoire, ont matière à fournir pour voir pousser d’autres « Champignons de Paris » sur scène…

Par Patrice Elie-Dit-Cosaque
Publié le 14/07/2018 à 11:46, mis à jour le 14/07/2018 à 11:47

« Les Champignons de Paris » jusqu’au 28 juillet à 21h35 à la Chapelle du Verbe Incarné (http://www.verbeincarne.fr/fr/), Festival d’Avignon.

Pour en savoir plus sur la compagnie du Caméléon : www.caméleon.pf

Texte original: https://la1ere.francetvinfo.fr/theatres-outre-mer-avignon-champignons-paris-essais-polynesiens-transformes-608855.html

le 16 juillet 2018


Juil 08

La commission d’enquête de l’assemblée Nationale française a rendu son rapport sur la sécurité et la sûreté des installations nucléaires:

Présentation:

Sur le site de l’Assemblée nationale:
http://www2.assemblee-nationale.fr/15/autres-commissions/commissions-d-enquete/commission-d-enquete-sur-la-surete-et-la-securite-des-installations-nucleaires

<<
L’augmentation du nombre d’incidents survenus au sein des centrales nucléaires françaises au cours de ces dernières années, bien qu’ils n’aient jamais dépassé le niveau 2 sur l’échelle INES (de l’anglais International Nuclear Event Scale) graduée de 0 à 7, ainsi que les incursions répétées de militants opposés à l’énergie nucléaire ont conduit à la création d’un commission d’enquête, le 20 décembre 2017 permettant l’examen à la fois sur la sûreté matérielle de nos installations nucléaires et leur sécurité à l’égard de tout acte de malveillance.

Événement plus rare, la commission d’enquête a sollicité un organisme expert pour éclairer ses débats. En effet, confrontée à des positions divergentes de ses interlocuteurs sur la question technique du refroidissement à sec ou en piscine des combustibles usagés encore hautement radioactifs, elle a demandé à l’IRSN un rapport sur les mérites et les inconvénients respectifs de ces deux méthodes d’entreposage ( voir le rapport de l’IRSN).

Le présent rapport, suite aux 43 auditions menées entre février et juin 2018 (tome 2) , conclut par la publication de 33 préconisations (tome 1).

Ces préconisations visent à :

  • lutter contre les risques d’endogamie de l’expertise,
  • renforcer le rôle de l’ASN,
  • mieux envisager les accidents,
  • contrôler la sous-traitance et mieux protéger ses salariés,
  • repenser la gestion des déchets et des combustibles,
  • prévenir les actes de malveillance,
  • mieux contrôler le démantèlement,
  • améliorer le contrôle démocratique.

>>

Voir le rapport de la commission d’enquête

Le rapport de l’IRSN concernant l’entreposage du combustible nucléaire usé.
Il s’agit ici de l’entreposage provisoire du combustible encore très « chaud » qui vient d’être sorti des réacteurs.

Le 08 juillet 2018


Juil 07

Le nucléaire français n’inspire pas vraiment confiance aux parlementaires

Les 19 centrales nucléaires françaises sont-elles suffisamment à l’abri du risque ? Après cinq mois de travail, 48 réunions dont 43 auditions, et 83 personnes entendues, les parlementaires français ont de sérieux doutes.

Sur France Inter, 5 juillet 2018:

Dans un rapport que France Inter a pu consulter, la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires s’alarme de plusieurs dysfonctionnements. Mais aussi, plus largement, de la culture du secret qui entoure le nucléaire français, y compris pour les représentants élus.

D’abord parce qu’ils ont l’impression de ne pas avoir appris suffisamment de choses. Sur les questions de sécurité par exemple, essentielles à l’heure où « les installations nucléaires pourraient être des cibles de choix à l’époque où le spectaculaire figure parmi les priorités des organisations terroristes », députés et sénateurs se sont souvent heurtés à un refus tout net de les informer.

Le rapport indique ainsi que « le secret-défense a été presque systématiquement opposé aux membres de la commission, tant par les pouvoirs publics que par le principal exploitant d’installations nucléaires ». Et la commission s’inquiète que « dans de nombreux cas, elle [ait] dû se contenter de bonnes paroles, sans qu’aucun élément tangible ne lui soit produit […]. Le propos qui consiste à demander à la représentation nationale de ‘faire confiance’ est difficilement acceptable.»

Des mesures de sécurité trop opaques

Difficile aussi pour les parlementaires de se contenter d’une promesse que « tout va bien » , alors par exemple que Greenpeace a réussi il y deux jours à faire voler un drone au-dessus d’une centrale nucléaire française. Ils expliquent avoir identifié plusieurs risques (chute d’avion, incursion de drones, sabotage interne, menace externe, et menace informatique), pour lesquels les mesures de prévention et les suites restent floues.

« Les installations nucléaires françaises n’ont pas été conçues pour résister à une agression terroriste », assurent-ils. De plus, il est difficile « d’identifier l’autorité prescriptrice en matière de sécurité », entre les différents ministères concernés, les forces de sécurité, les hauts fonctionnaires défense, etc. D’où un risque de désorganisation en cas d’incident. Les parlementaires recommandent de lier davantage sécurité (prévention des attaques) et sûreté (prévention des accidents), puisque dans les deux situations, « les conséquences sont les mêmes ».

Une sûreté qui offre « des failles »

La sûreté, justement, est un autre motif d’inquiétude, surtout après l’accident de Fukushima, qui a « démontré qu’une sûreté absolue n’est jamais acquise« et que même si « certains évènements semblent ‘impossibles’, il est apparu indispensable de ‘concevoir l’inconcevable’. »

Les parlementaires dénoncent ainsi un problème avec le facteur humain, notamment sur la question de la sous-traitance. Ils estiment que « 80 % des tâches sont de nos jours confiées à des entreprises sous-traitantes ». Ce qui pose plusieurs problèmes majeurs, comme « une perte de compétences des exploitants » et « leur dépendance vis-à-vis des entreprises prestataires ». Or selon l’ancien directeur de la centrale de Fukushima, ce fonctionnement est dangereux : il raconte que lors de la catastrophe, « les sous-traitants sont partis très rapidement, considérant que la tournure prise par les évènements n’était pas prévue par leur contrat », ce qui a retardé la stabilisation. De son côté, EDF assure pouvoir agir seule en cas d’accident, sans l’aide de ses sous-traitants.

Des pièces pas si irréprochables

La qualité des pièces des centrales inquiète aussi la commission d’enquête. Ils évoquent « le vieillissement des installations nucléaires françaises », « la corrosion, l’altération de certaines pièces ou tuyauteries », « les effets du changement climatique ». Et se disent frappés par l’utilisation abusive d’un principe, « l’exclusion de rupture », qui est censée être garante de la fabrication de pièces irréprochables.

Un principe appliqué au départ uniquement aux pièces essentielles, mais étendu à d’autres domaines : or, le rapport rappelle que « cela a pour conséquence l’absence de procédures de secours, certains types d’accident étant réputés impossibles ». Pas si impossibles que ça : la commission a découvert qu’à Flamanville, des pièces censées être irréprochables « n’avaient pas été usinées de manière correcte. Des fraudes relatives à la conformité des pièces ont également été mises en évidence ».

Publié le jeudi 5 juillet 2018 à 7h07 par Olivier Bénis ( @OlivierBenis )

Note : Le nombre de réacteurs nucléaires en activité est de 58, répartis sur 19 sites. Six réacteurs sont en cours de démantèlement (Brennilis, Chooz A, Chinon A, Bugey A, Saint-Laurent A et Creys-Malville).

Pour réécouter l’interview (10 minutes) de Barbara Pompili (rapporteure de la Commission) invitée de Léa Salamé à 7h50 (NDLR : très instructive, à ne pas rater), cliquer ICI — ou aller à :
http://www2.assemblee-nationale.fr/15/autres-commissions/commissions-d-enquete/commission-d-enquete-sur-la-surete-et-la-securite-des-installations-nucleaires

Le 07 juillet 2018


Juin 18

De l’interdiction des armes nucléaires à leur élimination effective

La France doit signer et appliquer le traité bannissant les armes nucléaires

logo

Voici quelques extraits de l’infographie qu’a créée le réseau Sortir du nucléaire
http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires

La dissuasion nucléaire, c’est du gaspillage d’argent public !

☢ Depuis la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 1945 et les premières recherches sur la bombe atomique, la dissuasion nucléaire a coûté plus de 420 milliards d’euros à la France.
☢ À l’horizon 2025, les contribuables français financeront l’entretien et la modernisation des armes nucléaires à hauteur de 6,5 milliards d’euros par an (ce budget ne comprenant pas les dépenses de personnel ni celles de gestion des déchets ou de démantèlement) et sur la période 2019-2023, la loi de programmation militaire prévoit une enveloppe de 25 milliards d’euros pour la dissuasion, soit plus de 22 % des dépenses d’équipement de l’armée.
☢ Au niveau mondial, 100 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la dissuasion. Cette somme correspond au montant estimé par la COP 15 pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, deuxième menace pour l’Humanité après… la guerre nucléaire !

La dissuasion nucléaire, c’est dangereux et polluant !

De 1969 à 1996, l’armée française a effectué 210 essais atmosphériques et souterrains en Algérie et en Polynésie. Des milliers de personnes ont été irradiées et de gigantesques zones resteront contaminées pour des milliers d’années. Parmi les populations locales, chez les vétérans et leurs descendants : cancers, malformations et retards mentaux se sont multipliés.
Même en l’absence d’essais, la fabrication, le transport et le stockage des matières radioactives destinées à la bombe représentent un danger. Consacré à l’entretien et à la modernisation de la bombe, le site de Valduc (Côte-d’Or) et ses alentours sont pollués par des éléments radioactifs comme le tritium. L’histoire l’a montré à plusieurs reprises : des accidents peuvent arriver. Collisions de sous-marins avec leurs têtes et leurs réacteurs nucléaires, bombes égarées… Qu’ils soient le résultat de négligences humaines ou de défaillances techniques, ces événements montrent que le risque zéro n’existe pas et que les atteintes à l’environnement sont inévitables.

La dissuasion nucléaire, ça accroit les tensions !

☢ En 1962, la crise des missiles de Cuba déclenche une escalade de menaces nucléaires. La « ligne rouge » est franchie lorsque l’URSS installe des missiles nucléaires à 150 km des côtes américaines. Ici, les armes nucléaires ont failli déclencher une troisième guerre mondiale.
☢ De nombreux événements montrent que nous sommes passés une dizaine de fois près d’une guerre nucléaire. En 1983, des images satellites montraient 5 missiles américains en route vers l’URSS. Malgré ces évidences le colonel Petrov annonça au Kremlin une « fausse alerte ». En fait, les tâches lumineuses identifiées longtemps après sur les clichés étaient des reflets du soleil. L’Humanité a failli subir une guerre nucléaire… par erreur !
☢ Depuis que la Corée du Nord possède la bombe, les tensions se sont exacerbées. Par tweets interposés, Donald Trump et Kim Jong-un rivalisent de menaces à la guerre nucléaire. Et la nouvelle doctrine des États-Unis – exprimée début 2018 – prévoit de nouvelles armes nucléaires et désigne la Russie et la Chine comme des ennemis.

La dissuasion nucléaire, c’est du bluff !

Conscientes du caractère « juridiquement contraignant » du texte, les grandes puissances dotées de la bombe atomique ont boycotté les négociations. Au moment où un large consensus autour d’une stratégie de désarmement concerté émerge dans la communauté internationale, refuser d’y participer, c’est aller à rebours de l’histoire et de la volonté démocratique des peuples. Avec les capacités actuelles des arsenaux mondiaux, une guerre nucléaire serait synonyme d’autodestruction de l’Humanité.
Le bluff sur lequel repose la menace de l’emploi d’une arme nucléaire n’est pas crédible tant les conséquences seraient dramatiques. Dans ses mémoires, le président Valéry Giscard d’Estaing faisait une confidence qui révélait que la dissuasion nucléaire est un jeu de poker-menteur : « Je n’aurais jamais pris l’initiative d’un geste qui conduirait à l’anéantissement de la France. »
Censée être notre « assurance-vie », la dissuasion ne constitue pas une protection efficace contre les menaces actuelles que sont par exemple le terrorisme, les guerres civiles, les drones ou les cyberattaques. La dissuasion est une menace psychologique : elle ne « protège » pas comme une porte blindée ou une muraille. En vérité, elle donne simplement « l’illusion » de sécurité

La dissuation nucléaire, c’est anti-démocratique

Le Traité d’interdiction des armes nucléaires voté à l’ONU en juillet 2017 est un événement inédit. Une majorité d’États s’opposent frontalement aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Conscientes du caractère « juridiquement contraignant » du texte, les grandes puissances dotées de la bombe atomique ont boycotté les négociations. Au moment où un large consensus autour d’une stratégie de désarmement concerté émerge dans la communauté internationale, refuser d’y participer, c’est aller à rebours de l’histoire et de la volonté démocratique des peuples.
Les armes nucléaires sont les dernières armes de destruction massive en passe d’être interdites, alors que leurs conséquences humanitaires sont catastrophiques et que leur fabrication n’a jamais été décidée démocratiquement.


L’infographie contient beaucoup d’autres informations
Je vous invite à aller la regarder ICI
http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires

explosion nucléaire

Le 18 juin 2017


Avr 30

Tchernobyl : «Je suis la seule survivante de mon équipe de liquidateurs»

22 avril 2016 / Entretien avec Natalia Manzurova

un article de Reporterre
https://reporterre.net/Tchernobyl-Je-suis-la-seule-survivante-de-mon-equipe-de-liquidateurs

Le 26 avril 1986, des réactions en chaîne conduisaient à la fusion du cœur d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, aujourd’hui en Ukraine. Entre 1986 et 1992, entre un demi et un million de «liquidateurs» ont été «réquisitionnés» pour sauver ce qui pouvait l’être. Reporterre a rencontré l’une d’entre eux.

Radiobiologiste russe, Natalia Manzurova a été envoyée à Tchernobyl dès 1986 pour évacuer «les biens matériels devenus radioactifs». À la tête d’une brigade de sept personnes, elle a passé 4 ans et demi sur place.

Reporterre — Comment avez-vous été engagée comme «liquidatrice» à Tchernobyl ?

Natalia Manzurova — Mes parents avaient été recrutés de force par le régime dans les années 1950 pour construire le complexe nucléaire de Maïak. Nous habitions sur place, tenus au secret. J’ai souhaité devenir radiobiologiste pour comprendre leurs activités et les conséquences de celles-ci. En 1986, juste après l’accident de Tchernobyl, le laboratoire dans lequel je travaillais nous a réquisitionnés pour faire un inventaire de la catastrophe. Nous avons été envoyés sur place, comme 500.000 à 1 million d’autres liquidateurs. Parmi les liquidateurs, il y avait deux catégories : ceux qui étaient envoyés en mission ponctuelle d’un mois, comme des plombiers ou des chauffeurs… Et ceux qui étaient nommés pour un poste à long terme. Comme la dose d’exposition aux radiations n’était pas connue, le régime choisissait de les laisser le plus longtemps possible, perdus pour perdus… Personne n’était vraiment formé ni préparé. Mais, nous n’avions pas le choix. En tout, je suis restée 4 ans et demi à Tchernobyl, de 36 ans à 41 ans.

Natalia Manzurova, en avril, à Paris.

portrait : © Éric Coquelin/Reporterre

Dans quelles conditions travailliez-vous ?

Natalia Manzurova J’avais été nommée ingénieure en chef chargée de l’évacuation des biens matériels devenus radioactifs. Je dirigeais une brigade de sept «permanents» plus des occasionnels. Nous étions chargés d’explorer les appartements abandonnés précipitamment par les habitants pour récupérer meubles, bijoux, tissus… Ces objets étaient ensuite enterrés dans des fosses recouvertes de béton.

Nous étions équipés de vêtements et de masques de protection, mais les deux premières années, la radioactivité était si forte que notre visage était comme «tanné». Je me souviens que nous ne disposions d’aucun instrument de mesure de la radioactivité pour évaluer la dangerosité du travail. Un comble pour un radiobiologiste. Nous connaissions pourtant les risques et faisions attention à bien nous laver les mains et à laver les aliments. Mais était-ce suffisant ? Bien sûr que non, puisque tous les membres de mon équipe sont morts du cancer. Je suis la seule survivante. Depuis la loi de 1993, les liquidateurs survivants sont pris en charge par l’État et affichent les statuts les plus élevés d’invalidité (2 et 3). Cela signifie que nous sommes logés et aidés financièrement. Mais les subventions diminuent aujourd’hui. Moi, j’ai 20 % d’aberration chromosomique et suis donc classée catégorie 2, avec un statut de maladie chronique. Je n’ai jamais pu reprendre une vie normale.

Et vous, comment allez-vous, moralement et physiquement, après ce drame ?

Natalia Manzurova J’ai connu un état de mort clinique, souffre de maux de tête et d’estomac récurrents, et j’ai subi une ablation de la thyroïde. Quand j’ai commencé à être malade, quelques mois après mon retour de Tchernobyl, je vivais seule avec ma fille. Il fallait tenir.

Souvent, les gens s’étonnent que je sois encore vivante, alors que la plupart de mes collègues sont morts. Je leur réponds que, lorsqu’ils ne me voient pas durant plusieurs jours, je suis malade, au fond de mon lit, et le reste du temps je m’efforce de guérir.

Ma relation à la vie a changé. Après avoir vu autant de malheurs autour de soi, on mesure mieux ce qui est important : les questions morales, les droits de l’homme, les enfants… Les liquidateurs ont d’ailleurs les taux de suicide parmi les plus élevés du pays.

Quelle fut la place des femmes parmi les liquidateurs ?

Natalia Manzurova Nous étions une infime minorité. Parmi les liquidateurs de Tchernobyl, il y avait 1 femme pour 1.000 hommes. En général, elles exerçaient des fonctions subalternes de cuisinières, de femmes de ménage, d’aides-soignantes. Il y a eu de nombreux cas de harcèlement, de viols et violences. C’était très dur. Les femmes liquidateurs qui étaient enceintes ont été obligées d’avorter pour éviter les malformations ou les « liquidateurs in utero », comme cela avait été le cas à Maïak.

Croyez vous que l’on ait tiré toutes les leçons de Tchernobyl ?

Natalia Manzurova Non. Dans ma vie, j’ai connu trois catastrophes nucléaires : Maïak en 1957, Tchernobyl en 1986, et Fuskushima en 2011. Mais j’ai l’impression que l’on ne prend pas suffisamment en compte les causes et les conséquences de ces accidents. Il faut notamment accentuer la transparence et les échanges autour de la vérification des lieux de production nucléaire. Il est toujours impossible d’accéder à Maïak, les données sur la contamination de la zone, l’une des plus dangereuse du monde, sont confidentielles et ce secret pèse sur nos têtes.

– Propos recueillis par Pascale d’Erm

un article de Reporterre
https://reporterre.net/Tchernobyl-Je-suis-la-seule-survivante-de-mon-equipe-de-liquidateurs


Avr 27

Tchernobyl il y a 32 ans: la contamination perdure

La santé des populations locales est sérieusement altérée.

Un article de natura-sciences.com

Il y a déjà 32 ans avait lieu l’accident nucléaire de Tchernobyl. Proche de la zone d’exclusion, les enfants et les jeunes adultes portent encore les stigmates de cette catastrophe européenne. Un programme de recherche européen fait le point sur les risques sanitaires rencontrés par ces populations.

« Il n’y a pas de vie saine après une catastrophe nucléaire », assure Michèle Rivasi, députée européenne et co-fondatrice de la CRIIRAD. Si le réacteur numéro 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, « la catastrophe de Tchernobyl ne relève pas du passé, la contamination perdure », assure la députée.

Durant plusieurs décennies, les autorités locales et la communauté internationale se sont focalisées depuis la catastrophe sur la sécurité des réacteurs. Le 27 novembre 2016, la société Novarka, une coentreprise des géants français du BTP Vinci et Bouygues installait une cloche de confinement pour recouvrir le sarcophage de la centrale nucléaire de Tchernobyl, construit dans l’urgence après l’explosion.

Des zones habitées encore contaminées

Aujourd’hui, cinq millions de personnes vivent sur 150 000 km2 de terres contaminées. Depuis 2013, grâce à des collaborations entre le Parlement européen et de la Commission européenne, un programme européen sur la santé et l’environnement a été lancé autour de la zone d’exclusion de Tchernobyl. Une étude a notamment été lancée dans le district d’Ivankov, un territoire ukrainien contaminé se trouvant dans la région de Kiev, à 30 km de la centrale de Tchernobyl.

Depuis 1999, les équipes médicales de l’hôpital d’Ivankov n’avaient plus les moyens de mesurer les niveaux de radioactivité. Dans le cadre de ce programme européen, le laboratoire a été équipé de spectromètres et de radiomètres extrêmement fiables. Ces instruments ont permis de mesurer les niveaux de radioactivité dans les organismes, les aliments, les immeubles et installations. Notamment, 3.000 personnes ont été observées, particulièrement des enfants et des femmes enceintes.

La population suivie seulement depuis 2013

Les résultats complets de ces analyses ne seront rendues publiques qu’en juillet prochain. Toutefois, de premiers résultats ont déjà été communiqués. Trente-deux ans après l’accident, de nombreux problèmes de santé sont ainsi observés chez les enfants. « 45 % des enfants examinés ont un déséquilibre hormonal dans la thyroïde, 35% des enfants ont des problèmes de foies anormalement gros, 80% des adolescents ont des problèmes cardiaques et 30 % ont une pression sanguine trop élevée », relève Michèle Rivasi.

Ce n’est pas tout. Le taux de mortalité est 20 fois plus élevé que le taux moyen en Ukraine et de trop nombreux jeunes adultes sont atteints de cancers. Par ailleurs, 80% des garçons présentent un taux beaucoup trop élevé en homocystéine, un acide aminé qui touche divers organes et peut causer des AVC et des arrêts cardiaques. Enfin, la recherche a montré une corrélation entre le cancer du sein et la radiation. Pour continuer le suivi, un laboratoire d’analyse radiométrique et spectrométrique et un centre spécialisé pour la santé infantile et maternel seront inauguré à l’hôpital d’Ivankov en juillet.

Des sols et des aliments toujours contaminés

Le centre d’information et de consultation sur l’hygiène alimentaire de l’hôpital d’Ivankov travaille sur la prévention des maladies liées à l’exposition à la radioactivité. Dans cette région très pauvre, les populations élèvent et cultivent elles-mêmes leurs bétails et légumes. La principale source d’alimentation est devenue la forêt. Il est alors très difficile d’éviter l’ingestion d’aliments irradiés.

Le centre a analysé et listé les aliments contribuant à une radiation interne. Selon ses résultats, 30% des aliments irradiés proviennent de la forêt, à savoir des champignons, du gibier et des oiseaux sauvages. Les animaux vivant dans la zone d’exclusion sont quotidiennement chassés par les populations. Or, le taux de césium dans la viande animale n’a pas diminué. La viande de sanglier est notamment la plus dangereuse. « Une cartographie des sols d’Ivankov met en évidence que des zones hors de la zone d’exclusion de Tchernobyl ont des niveaux de pollution inappropriés pour une production de nourriture », souligne Michèle Rivasi. Elle espère donc développer une cartographie pour tous les districts avoisinant la zone d’exclusion et assurer l’accès à une alimentation saine.

La contamination est partout. Le bois contaminé au césium est également utilisé par les populations pour se chauffer et cuisiner. Ce bois a été analysé par le laboratoire du centre hospitalier d’Ivankov et les cendres montrent des niveaux de césium très élevés. Le cercle vicieux est en place : les cendres sont utilisées comme fertilisants, et augmentent encore les doses de césium déjà très élevés dans le corps humain.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

L’article original:
http://www.natura-sciences.com/sante/32-ans-apres-tchernobyl-malades-nucleaire.html

Le 27 avril 201


Mar 31

« La bombe et nous », film et débats sur les armes nucléaires

Présenté dans 12 cinémas finistériens, suivi de débats, le film «La bombe et nous» sensibilise à l’abandon du nucléaire civil et militaire.
Trois questions à Roland de Penanros, du Cian, Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires.

– Qu’est ce qui a motivé la création du Cian ?

En 2017, deux événements majeurs sont passés inaperçus.

  • En juillet, l’ONU adopte un projet de traité sur l’interdiction des armes nucléaires, décidé par 122 pays sur 192.
  • En octobre, à Oslo, le prix Nobel de la Paix est attribué à l’ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires.

La France, comme les autres puissances nucléaires, a boycotté ce traité d’interdiction. Mais, dans le Finistère, des citoyens ont décidé de mener un travail d’information au sein du Cian.

– Parlez-nous de «La bombe et nous» de Xavier-Marie Bonnot

Construit sur trois ans de rencontres fortes, inquiétantes et passionnantes, ce film amène à réfléchir sur l’avenir du nucléaire militaire….

Pour lire la suite de l’entretien, cliquer sur l’image

La bombe et nous

L’article origine de Ouest-France publié le 27/03/2018

le 31 mars 2018